Pour un corps à cœur: La Famille Sullivan, New York, tome 2 (French Edition)
Chapitre Treize
— Papa, ce mariage surprise, c’est merveilleux, non ?
Dès que William Sullivan ouvrit la porte, Suzanne se jeta dans ses bras, tandis qu’il venait à sa rencontre.
— Oui, lui accorda-t-il en la serrant fort. Encore mieux parce que tu as pu être de retour au lac aussi vite.
Dans la voiture, elle avait mentionné que son père essayait d’avoir de meilleures relations avec elle que pendant son enfance. Roman était vraiment heureux d’avoir des preuves sur combien son père l’aimait, simplement dans la manière dont il la serrait dans ses bras – comme s’il ne voulait pas la laisser partir.
Quand il était question de Suzanne, c’était un sentiment qu’il ne connaissait que trop bien.
— Je voulais te le dire dès que Smith m’a demandé de l’aider pour le mariage il y a quelques semaines, lui expliqua son père. Mais avec les paparazzi toujours sur ses talons, je comprends les risques de propager la nouvelle.
— Si quelqu’un peut comprendre le côté néfaste de la célébrité, c’est toi, murmura-t-elle.
Une lueur de tristesse bien ancrée traversa le visage de son père avant qu’elle poursuive.
— Ne t’inquiète pas de ne rien m’avoir dit. Je suis seulement heureuse d’être là pour le célébrer avec eux. Et, bien sûr, pour aider de toutes les manières possibles.
— Je serai ravi d’aider aussi, proposa Roman.
Et bien qu’il fût sincère, une grande part de sa proposition découlait de son désir de s’assurer que Suzanne ne gère pas un autre grand projet alors qu’elle avait besoin de temps pour se détendre et recharger ses batteries.
Quand le père de Suzanne se tourna vers Roman, elle s’écarta enfin et sortit de son étreinte.
— Bonjour, je suis Roman Huson, dit-il en posant leurs sacs pour serrer la main de son père.
— Je suis le père de Suzanne, William.
Roman fut impressionné par sa poigne ferme. Construire des maisons l’avait gardé fort. C’était un père avec qui un homme ne voulait pas faire de vagues.
— Entrez, dit William en faisant un pas sur le côté pour les laisser accéder à la maison qui était beaucoup plus impressionnante que ce que Suzanne avait laissé entendre. Les poutres de pin faisaient au moins dix mètres dans le salon et la salle à manger, et les grandes fenêtres avaient une vue directe sur le soleil se couchant sur le lac, avec les montagnes vertes derrière les eaux bleues.
— Vous avez certainement tous les deux faim et soif après cette longue route. Qu’est-ce que je vous sers ? Et vous pourrez me dire comment vous vous êtes rencontrés après, ajouta-t-il sans perdre une seconde.
Pour que je sache si tu es assez bien pour ma fille était le véritable sous-entendu.
Suzanne posa une main sur le bras de son père.
— Je ne voulais pas essayer de t’expliquer au téléphone, mais tu dois savoir que Roman est là parce qu’il travaille. En tant que mon garde du corps.
— Ton garde du corps ?
Son père parut tout de suite inquiet.
— Qu’est-ce qui se passe, chérie ? Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu avais des ennuis et que tu avais besoin d’un garde du corps ?
— Je n’ai pas d’ennuis, répondit-elle automatiquement.
Puis, après avoir pris une seconde, elle compléta.
— Pas beaucoup du moins. Seulement des trucs techniques étranges au travail et sur mon téléphone.
— Alors pourquoi tu as eu besoin d’engager Roman ?
— Je ne l’ai pas fait.
Sa bouche devint le trait d’irritation dont Roman avait eu l’habitude au cours des deux derniers jours. Et qu’il trouvait bien trop sexy.
— Alec, Harry et Drake l’ont embauché dans mon dos. Je l’ai découvert lundi soir au vernissage de Drake.
— Toute cette situation aurait dû être gérée d’une bien meilleure façon, concéda Roman.
William n’avait pas arrêté de froncer les sourcils depuis que sa fille avait prononcé les mots garde du corps. Et ce n’était pas étonnant – quel parent voulait admettre que ses enfants pouvaient être en danger ?
Les souvenirs de Roman ricochèrent dans sa tête, vers l’époque où il avait quatorze ans, dans un ring de boxe contre un mec cinq ans plus vieux et avec vingt kilos de plus que lui. Un ring de boxe dans lequel l’avait mis son père pour gagner un pari. C’était drôle de songer combien mettre Roman en danger n’avait jamais semblé perturber son père.
— Même si votre fille ne m’a pas embauché elle-même, dit Roman en revenant au présent, je veux que vous sachiez que si les choses deviennent plus sérieuses, je m’assurerai qu’elle reste saine et sauve.
— Saine et sauve, répéta Suzanne d’une voix irritée. Bien sûr que je vais rester saine et sauve, comme toujours. Parce que je sais m’occuper de moi-même.
Le regard que son père lança à Roman était la réplique même de celui d’Alec. Un qui disait Suzanne est tout pour nous. Si je te fais confiance avec sa sécurité, tu ferais bien de mériter cette confiance à chaque seconde.
— Bien sûr que tu le peux, dit son père d’une voix douce, mais tu aurais quand même pu me dire ce qu’il se passait. Cela n’échappa pas à Roman comme William semblait un peu blessé d’avoir été exclu de la boucle familiale.
— Je ne voulais pas t’inquiéter. Je suis certaine que les gars non plus.
— Je suis ton père. M’inquiéter est mon travail. Si tu as besoin de mon aide, je veux le savoir.
Bien qu’une part de Roman fût impressionnée par la manière dont William essayait de se rattraper après son absence lorsque Suzanne et ses frères étaient enfants, une autre partie se méfiait. Roman voulait protéger Suzanne de tout, incluant la possibilité que son père puisse la blesser plus qu’il ne l’avait déjà fait.
À ce moment-là, Alec, Harry, Drake et Rosa passèrent la porte, arrivant certainement du même avion.
— Commençons la fête ! s’exclama Alec en guise de salut en posant son sac de voyage près de la porte.
Pendant que Suzanne et son père allèrent accueillir les nouveaux arrivants, Roman prit une minute pour regarder la famille entière. Ils étaient une belle bande, et ayant de toute évidence du succès, mais c’était d’autant plus impressionnant vu la proximité qu’ils se témoignaient tous. Même avec William légèrement en retrait, Roman pouvait voir le lien réel qui les unissait. Un fort. Le genre que son père et lui n’avaient jamais forgé, peu importe le nombre de bières qu’ils avaient pu boire ensemble, ou combien de matchs de boxe ils avaient gagné.
— Le timing parfait, dit William. Smith et Valentina offrent des cocktails et le dîner à l’auberge pour toutes les personnes pouvant être là ce soir. Ils ont dit de venir dès que nous sommes prêts.
— Je dois seulement mettre autre chose que mon jean, dit Suzanne, et ensuite je serai prête à partir.
Comme si son frère venait de remarquer ce qu’elle portait, Alec regarda à deux fois son chemisier en soie épousant ses formes, son jean moulant et ses talons.
— Pourquoi tu portes quelque chose d’aussi révélateur ?
Elle se renfrogna en regardant son frère.
— Tout le monde s’habille comme ça.
Il fronça aussi les sourcils.
— Pas toi.
— Maintenant oui. Alors tu ferais mieux de t’y habituer.
Après cette réplique, elle attrapa son sac et monta l’escalier. Quelque chose disait à Roman que si ses frères pensaient que son ensemble était révélateur, ils n’avaient encore rien vu. Même si c’était pour faire clairement comprendre qu’elle était réellement en colère qu’ils aient embauché Roman dans son dos.
Alec se tourna vers Roman.
— Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Harry m’a dit qu’elle nous avait pardonné pour t’avoir embauché.
— Vous connaissez Suzanne mieux que moi, dit Roman, mais je suppose qu’elle n’a pas apprécié la manière dont tu as parlé de sa tenue. Je m’excuserais si j’étais à ta place, et vite.
— Il se passe quoi, mec ?
Alec était connu pour ses regards féroces, qui étaient maintenant dirigés vers Roman.
— Tu es de quel côté ?
— Celui de Suzanne.
Et pas seulement parce qu’Alec et ses frères l’avaient engagé pour la protéger. Parce qu’il l’aimait bien.
Plus qu’aucune autre femme qu’il ait connue.
* * *
Peut-être que Suzanne aurait dû se préoccuper de faire renvoyer Roman après la manière aberrante dont il s’était comporté avec Craig. Quand ils avaient quitté la ville plus tôt ce jour-là, c’est ce qu’elle essayait de se convaincre de faire. Tout au long de l’après-midi et de la soirée, elle avait essayé de recouvrer ses esprits. De se souvenir de toutes les raisons pour lesquelles elle ne devait pas tomber amoureuse de Roman.
Puis, après leur conversation dans la voiture et la manière dont il s’était ouvert sur son enfance, sa résolution durement gagnée avait disparu. Pour le moment, elle n’avait pas le sentiment qu’elle devait s’habiller super sexy pour pousser Roman à franchir la ligne. Mais après ce qu’Alec venait de dire ? Elle était assez en colère pour surpasser les ensembles précédents, seulement pour lui rabattre le caquet.
Et si Roman pouvait se montrer impressionné par cette robe dorée qui épousait tellement ses formes qu’on pourrait croire qu’elle ne portait rien du tout – une robe si sexy qu’elle-même avait du mal à croire qu’elle la portait –, alors, pour être franche, elle n’était pas certaine de vouloir passer inaperçue. Elle voulait être réellement remarquée, pas seulement pour faire semblant de le séduire afin qu’il l’embrasse et démissionne.
Quand il s’était ouvert en lui racontant son passé, elle avait eu le sentiment qu’ils commençaient à devenir amis. Être capable de partager des choses avec lui – et qu’il le fasse en retour – l’avait remplie de chaleur. Et de tendresse. Elle se forçait à combattre son attirance pour lui, mais elle ne savait pas le faire contre la chaleur et la tendresse.
D’accord, ses frères paniqueraient s’ils savaient que Roman la regardait avec intérêt – et qu’elle ressentait la même chose. Mais elle en avait plus que marre qu’ils essaient de contrôler sa vie de quelque manière que ce fut, sous prétexte de la protéger. Quand allaient-ils voir qu’elle pouvait le faire toute seule ?
La tête haute, elle laissa la chambre pour descendre dans le salon. Elle ne fut pas surprise de trouver Roman l’attendant devant la porte. Ce qui la surprit toutefois fut son regard émerveillé.
— Tu es à tomber par terre.
Elle eut le souffle coupé devant la chaleur dans ses mots – et son regard. Elle eut du mal à trouver assez d’oxygène pour dire :
— Merci.
Elle se regarda avant de lever les yeux vers elle.
— J’étais assez en colère contre Alec quand je suis montée. Tu ne penses pas que cette robe est un peu trop habillée ?
— Je ne peux pas nier comme tu es superbe dedans, répondit-il immédiatement. Mais ce qui importe n’est pas ce que je pense. Ni ce que tes frères pensent. C’est ce que toi tu penses. Si tu aimes ou pas cette robe.
Après avoir eu tellement d’hommes essayant de lui dire quoi faire toute sa vie, il ne pouvait pas savoir comme elle appréciait le soutien de sa décision – peu importe ce qu’elle était. Ils parlaient peut-être seulement d’une robe, mais elle avait le sentiment qu’ils allaient vers quelque chose de plus profond. Ou du moins, quelque chose qui pourrait être plus grand, si seulement l’un des deux décidait de le laisser grandir.
En baissant les yeux, elle passa les mains sur le joli tissu.
— Je l’aime. Et elle est en fait assez confortable, remarqua-t-elle avec une légère surprise.
Ses jeans et ses t-shirts étaient faciles à porter, mais en descendant l’escalier, elle se demanda pour la première fois si ce n’était pas une manière de se cacher. Elle ne pensait pas entretenir de problème avec le sexe. Mais elle appréciait ce que son corps pouvait faire, que ce soit de l’exercice, pour le travail ou le plaisir.
Mais peut-être que la raison pour laquelle elle n’avait jamais voulu mettre sa féminité en valeur venait d’une peur plus profonde. Bien qu’elle jurât vouloir trouver l’amour, elle ne pouvait nier que chaque fois que les choses devenaient sérieuses ou légèrement intenses avec un homme avec qui elle sortait, elle paniquait. Cela venait d’un héritage où l’amour avait mal tourné.
D’autres femmes pouvaient chercher une tempête, une romance à en perdre pied, mais le rêve de Suzanne de trouver « le bon » n’avait jamais ressemblé à ça. Pas quand ses parents avaient vécu une histoire de rêve seulement pour le voir s’effondrer de la pire des manières.
Rosa, Drake, Harry et son père attendaient tous en bas de l’escalier alors qu’Alec était sur le porche pour passer un appel.
— Quelle robe fantastique ! dit Rosa quand elle remarqua Suzanne.
Suzanne appréciait le soutien de la petite-amie de son frère.
— J’aime aussi la tienne.
Rosa était l’une des femmes qui faisaient le plus envie sur terre, et tout ce qu’elle portait était merveilleux. Bien qu’elle portât une simple robe en lin ce soir, elle resplendissait dedans. L’amour, Suzanne avait souvent remarqué, faisait cela aux gens. Tous ses cousins qui étaient tombés follement amoureux brillaient encore plus qu’avant.
Alec revint à l’intérieur et ses yeux s’écarquillèrent quand il vit ce qu’elle portait. Suzanne se prépara pour le commentaire qui viserait à essayer de la contrôler, qu’il ne manquerait certainement pas de lui envoyer.
— J’ai dépassé les bornes plus tôt, dit-il.
Elle n’en croyait pas ses oreilles.
— Tu me présentes tes excuses ?
Un muscle tressauta dans sa mâchoire comme s’il trouvait douloureux de l’admettre, mais il hocha la tête.
De tous ses frères, Alec était celui qui avait le plus de mal à admettre ses torts. Cela en faisait toute une histoire. Elle le serra dans ses bras.
— Merci.
Son frère lui donna un baiser sur la tête.
— Je veux seulement que tu sois heureuse, dit-il à voix basse.
— Je le sais, dit-elle doucement quand elle recula. Mais je ne suis plus une petite fille. Tu dois me faire confiance pour prendre mes propres décisions.
Bien qu’il ne semblât pas complètement convaincu, il hocha la tête.
— Je vais essayer.
— Bien, dit-elle avec le sourire, parce que je viens de me rendre compte que j’aime bien m’habiller et être jolie parfois.
— Tu es toujours jolie, Suz. Si tu penses que tu dois troquer ton jean pour impressionner un mec, il n’est pas pour toi.
Elle leva un sourcil.
— Est-ce que c’est ta version de me faire confiance ?
Il grimaça.
— Désolé. Les vieilles habitudes ont la vie dure.
— Surtout pour un vieux comme toi.
— Trente-quatre ans ce n’est pas vieux.
Elle rit en s’éloignant.
— Si tu le dis, lança-t-elle par-dessus son épaule.
Alors qu’ils quittaient la maison pour aller à l’auberge de Main Street et rejoindre le cocktail de Smith et Valentina, Suzanne et Rosa marchaient côte à côte devant les autres.
— Alec était tellement en colère contre moi avant que je monte, songea Suzanne à voix assez basse pour que ses frères ne puissent pas entendre. Je me demande ce qui l’a fait changer d’idée.
— Ton garde du corps, l’informa Rosa à voix basse.
— Roman ? C’est lui qui lui a fait remarquer qu’il dépassait les bornes en outrepassant ses droits de grand frère ?
— Il a dit à Alec de but en blanc qu’il devrait s’excuser pour avoir agi en connard.
— Waouh.
— Je sais que tu ne voulais pas de garde du corps, mais quitte à être coincée avec l’un d’eux pendant un moment, Roman ne semble pas si mal.
Suzanne rit.
— Je suis d’accord, il est agréable à regarder.
— Pas seulement ça, dit Rosa, mais il semble vraiment se soucier de toi. Comme si tu étais plus qu’une cliente, je veux dire.
De l’espoir palpita dans la poitrine de Suzanne.
— Pourquoi tu dis ça ? demanda-t-elle en essayant de rester nonchalante.
— Les gardes du corps avec qui j’ai travaillé avant étaient toujours renfermés. Ils faisaient leur travail, mais il n’y avait de connexion d’aucun côté. Alors que vous semblez être non seulement des amis, mais il est aussi évident qu’il y a beaucoup d’alchimie entre vous, si vous voulez devenir plus à l’avenir.
Comme Suzanne ne répondit pas tout de suite, Rosa se mordit la lèvre.
— Je me mêle sûrement de ce qui ne me regarde pas. Je sais qu’on ne se connaît pas depuis longtemps, mais je me sens si proche de toi, déjà.
— Tu n’as pas du tout dépassé les bornes, lui assura Suzanne. Et nous sommes proches. C’est seulement que j’essaie de comprendre ce que je ressens pour Roman. Je n’arrête pas de penser que je devrais garder mes distances, mais ensuite je veux me rapprocher, ce qui n’a aucun sens. Et je déteste quand les choses n’ont pas de sens.
Elle regarda Rosa.
— S’il te plaît, ne dis rien de tout ça à Drake. Surtout quand je sais que ça ne donnera rien.
— Bien sûr que je ne dirai rien. Je suis toujours fidèle au code des filles, dit Rosa avec un sourire. Et crois-moi, si quelqu’un comprend ce qu’on peut ressentir quand rien ne semble avoir de sens, c’est moi. La dernière chose à laquelle je m’attendais quand j’ai fui Miami, était ton frère. Ce n’est pas seulement que je ne cherchais pas l’amour. Je ne croyais pas que quiconque pourrait m’aimer comme il le fait. Elle regarda Drake par-dessus son épaule.
— J’ai constamment le sentiment d’avoir besoin de me pincer pour m’assurer que ma vie est réelle. Je ne peux pas imaginer ma vie sans lui. Il est tout pour moi, Suz. Tout mon cœur et mon âme sont enveloppés dans un beau, brillant, talentueux et amusant paquet.
Suzanne sourit à la femme qui, elle l’espérait, deviendrait bientôt sa belle-sœur.
— Mon frère ferait tout pour toi, Rosa. Je sais que tu ferais la même chose pour lui.
— N’importe quoi, promit Rosa d’une voix fervente.
Les mariages, Suzanne le savait, faisaient ressortir le côté romantique de tout le monde. Surtout des personnes comme Rosa et Drake, qui étaient toujours au début de leur romance.
Et elle lança un autre regard à Roman par-dessus son épaule – seulement pour le surprendre en train de faire la même chose – Suzanne ne pouvait s’empêcher de se demander ce que le mariage pourrait leur apporter à tous les deux.
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