Pour un corps à cœur: La Famille Sullivan, New York, tome 2 (French Edition)

Chapitre Trente

 

 

— Bonjour, Suzanne. Roman.

Wayne, le capitaine des pompiers, leur serra la main dans le hall de l’immeuble de son appartement.

— Je vous présente Lee Mitchell, un de nos meilleurs enquêteurs sur les incendies.

— Je suis enchanté de faire votre connaissance à tous les deux, dit Lee. Pourquoi ne pas monter dans votre appartement pour que je vous montre ce que j’ai trouvé ?

Suzanne était une femme forte, mais elle était quand même heureuse d’avoir la main de Roman dans le bas de son dos lorsqu’ils se dirigèrent vers les ascenseurs. Elle aurait pu faire face à tout ça seule, mais elle n’avait plus à se battre en solo désormais. Elle avait Roman à ses côtés maintenant. Et, pensa-t-elle avec un sourire, elle avait sa famille et ses amis aussi. Ils avaient toujours été là, attendant qu’elle ouvre la porte pour les laisser entrer. Enfin, elle avait compris qu’avoir besoin des autres n’était pas un signe de faiblesse.

Les sourcils de Roman se relevèrent montrant son interrogation devant son sourire. Elle lui répondit avec un baiser rapide qui le fit sourire immédiatement.

Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent à son étage et que son cœur commença à battre la chamade, Roman lui prit la main avant qu’elle ait la chance de le faire. Peu importe ce qu’ils allaient découvrir, ils le gèreraient en tant qu’équipe.

Lee s’arrêta juste après avoir passé la porte devant un trou dans le mur où son système d’automatisation se trouvait auparavant.

— Nous avons pu déterminer que le début de l’incendie avait eu lieu dans ce mur. D’après ce que nous avons découvert pour l’instant, quelqu’un a fait une mise à jour de votre système d’automatisation, l’a réinstallé et ensuite, une des nouvelles parties est devenue trop chaude et a fondu. Il s’avère que les câbles électriques derrière le cache, derrière l’unité, ont chauffé et ont commencé à faire de la fumée et des étincelles.

Il lui donna un sac plastique avec l’élément à l’intérieur. Ce qui était auparavant du plastique blanc était désormais recouvert de suie et à moitié fondu.

— CP Systems. Un de ces appareils d’automatisation de la maison est aussi dans l’appartement voisin.

De la fureur résonna dans la voix de Roman.

Toutefois, Suzanne était plus que furieuse à ce point. Elle sentait la piqure de la trahison.

— Il y a un élément CP Systems dans tous les appartements de cet immeuble, confirma le capitaine.

Suzanne refusa de laisser ses mains trembler.

— Je sais qu’il s’agit d’une preuve, mais puis-je l’emmener avec moi ? Je vous rendrai l’appareil dès que je l’aurai montré à quelqu’un.

— Et cette personne est ? demanda Lee.

— Craig Boylan, un des fondateurs de CP Systems.

Lee regarda Wayne avec un air interrogateur. Quand le capitaine hocha la tête, Lee dit :

— D’accord, mais j’aimerais être avec vous quand vous lui montrerez.

— D’accord. Roman et moi vous rejoignons à leur siège social dans quelques minutes.

Elle tendit l’appareil à l’enquêteur, fière de voir combien ses mains restaient fermes.

En allant à la voiture de Roman, Suzanne appela son père.

— Qu’avez-vous trouvé, chérie ? demanda-t-il. Je vais te mettre sur haut-parleur pour que tu puisses tous nous le dire.

— Le feu a démarré derrière l’appareil d’automatisation de la maison.

Cela lui demandait des efforts pour garder sa voix ferme, mais elle réussit.

— Il y a des preuves qu’une mise à jour a été faite pendant qu’on était au mariage, qui a fait fumer les câbles et déclenché des étincelles. Nous allons parler directement au fondateur de l’entreprise qui les fabrique, mais j’espérais que toi et le reste du groupe pourriez me dire quelque chose d’abord – les Philippines apparaissent dans les données des serveurs ?

— Oui.

Elle reconnut la voix de Calvin.

— Aucun des premiers ne montre d’activité des Philippines, mais cette semaine c’est de là que tout provient.

— Merci, les gars. Cette information m’aide beaucoup. Je vous appelle dès que j’en ai fini avec la prochaine réunion.

— Tout le monde dans le secteur de la sécurité avait l’habitude d’avoir ses serveurs dans les Philippines, expliqua Suzanne à Roman, mais au fil des ans, CP Systems a proposé une offre tellement intéressante que nous avons tous dû quitter le pays pour trouver d’autres endroits pour nos serveurs.

Malgré son travail dans la sécurité, elle avait toujours cru que la plupart des gens étaient fondamentalement bons. C’était en grande partie ce pourquoi elle faisait ce métier d’ailleurs. Elle ne voulait pas que les gentils se fassent blesser par les méchants. Mais savoir que son ami l’avait prise pour cible… c’était un coup bas.

— Avec si peu d’entreprise là-bas maintenant, il y a de grandes chances pour que ce soit eux. J’ai fait confiance à Craig. Je n’arrive pas à croire qu’il ait fait quelque chose comme ça.

Un muscle tressauta dans la mâchoire de Roman.

— Quand je l’ai collé au mur, je l’ai regardé dans les yeux. Je lui ai aussi fait confiance quand il a dit qu’il n’en avait pas après toi.

Elle avait toujours pensé savoir bien lire les gens et elle pensait que c’était aussi le cas de Roman. Comment avaient-ils pu tellement se tromper tous les deux sur Craig ?

Desserrant ses doigts sur son téléphone, elle trouva son numéro et le composa.

— Craig, c’est Suzanne Sullivan. Il faut qu’on parle. Je suis en chemin et je vais avoir besoin de pass de sécurité pour moi, Roman Huson et Lee Mitchell.

Elle glissa son téléphone dans son sac.

— Il va tout nous préparer immédiatement.

— Il doit savoir que quelque chose cloche. Alors pourquoi il coopèrerait ?

Roman semblait aussi confus qu’elle quand il se gara dans le parking souterrain de l’immeuble de CP Systems.

— Sauf s’il pense que tu seras d’accord pour avoir une sorte d’arrangement avec lui. Mais il devrait savoir que tu ne feras rien de sale avec quiconque.

Malgré la matinée ridiculement stressante qu’ils avaient, la plus douce des émotions éclata dans la poitrine de Suzanne en voyant combien il la comprenait.

— Je t’aime.

Roman se gara, coupa l’alimentation, puis l’attira près de lui pour l’embrasser au point de lui couper le souffle. Quand il la laissa, elle avait le cœur qui battait la chamade pour des raisons n’ayant rien à voir avec l’incendie dans son appartement.

— Si c’est ta manière de me dire que tu m’aimes aussi, je prends.

Il lui caressa la joue avec un de ses doigts calleux.

— Prête à botter des fesses ?

Cette fois, ce fut son tour de l’embrasser plutôt que de lui donner une réponse verbale et elle se retrouva presque à grimper sur lui dans l’habitacle restreint de la voiture.

— Si c’est ta façon de dire oui, je prends, dit-il quand ils s’arrêtèrent pour reprendre leur souffle.

— Merci de me faire oublier d’être en colère et apeurée. Je suis plus que prête à botter des fesses.

Lee les attendait quand ils entrèrent dans le hall. S’il pouvait voir qu’ils s’étaient embrassés dans le parking, il n’en montra rien. La réceptionniste du rez-de-chaussée sembla plus qu’alarmée en tendant le pass de sécurité temporaire à Roman. Quand Suzanne et Lee eurent les leurs, un agent de sécurité les escorta au bureau de Craig au dernier étage.

La porte du bureau était déjà ouverte quand Suzanne tempêta :

— Je pensais que nous étions amis.

Elle eut à peine conscience que Roman refermait la porte derrière eux.

— On l’est.

Craig tendit les mains comme pour prendre les siennes, mais elle ne le laissa pas la toucher. Elle était désolée de l’avoir laissé faire un jour.

— Qu’est-ce qu’il se passe, Suzanne ? Pourquoi es-tu si en colère ? Roman m’a dit que tu avais des soucis au travail, mais sans me dire ce que c’était.

Après toutes les années où elle et Craig avaient été dans les affaires ensemble, n’aurait-elle pas dû voir les ténèbres en lui ?

— N’essaie pas de faire comme si tu ne savais pas pour les appels sans fin. Pour les attaques par déni de service.

Craig la regarda, elle, puis Roman.

— Alors c’est pour ça que tu étais là plus tôt cette semaine ? Parce que tu pensais que j’étais derrière une grosse émission pour mettre ses serveurs HS ?

— Je lui ai dit que tu ne pouvais pas être derrière ça, répliqua Suzanne avant que Roman puisse le faire. J’ai juré que tu étais un mec bien.

— Je le suis, dit Craig en levant les mains. Je ne te ferais jamais ça, Suzanne. Je ne ferais pas ça à ton entreprise. Je ne suis peut-être pas aussi blanc comme neige que toi, mais tu sais que j’ai mes limites. Comment peux-tu penser que je pourrais m’abaisser à faire quelque chose comme ça ?

Comme si c’était un signal, Lee posa l’appareil d’automatisation de CP Systems à moitié fondu sur le bureau de Craig. Les sourcils de Craig se levèrent sous les cheveux retombant sur son front.

— Qu’est-ce que… ?

— Roman et moi avons quitté la ville pour le mariage de mon cousin il y a quelques jours et quand je suis rentrée il y avait des camions de pompiers devant mon appartement. Lee est l’enquêteur des pompiers qui a découvert que le feu s’est déclenché via cet appareil. Un des tiens, qui a de toute évidence été falsifié.

Craig déglutit péniblement en tendant la main vers le sac plastique.

— Attendez. Mettez ça d’abord.

Lee donna une paire de gants à Craig.

Suzanne remarqua que les mains de Craig tremblaient légèrement en enfilant les gants. Il prit l’appareil dans le sac et le retourna pour regarder les fils et les circuits.

— Cette puce n’aurait jamais dû être utilisée.

Ses dents se serrèrent quand il regarda à nouveau Suzanne.

— Je ne sais pas ce qu’il se passe ici, mais tu peux me croire, je vais le découvrir.

Roman avait déjà repris la main de Suzanne et la tenait fermement quand elle dit :

— Soit tu es très bon acteur pour paraître surpris tout le temps…

— Soit je n’ai rien à voir avec tout ça.

Être innocent de toutes les charges avec lesquelles ils étaient venus ne semblait pas rendre Craig plus heureux, toutefois. Il récupéra son téléphone et composa un numéro.

— Dennis, c’est Craig. As-tu installé une nouvelle puce sur un de nos systèmes d’automatisation de maisons il y a quelques jours au…

Suzanne lui donna l’adresse qu’il répéta au téléphone.

— Qui t’a assigné ce travail ?

Le visage de Craig pâlit.

— Compris.

Il raccrocha, puis fixa l’écran de son téléphone un long moment avant de composer un nouveau numéro.

— Patrick, j’ai besoin que tu viennes dans mon bureau. Non, ça ne peut pas attendre la fin de ta réunion. Ramène-toi tout de suite.

Craig posa son téléphone, les mains plus tremblantes que jamais.

— Suzanne, si quelque chose t’était arrivé dans cet incendie…

Il semblait angoissé.

— Je veux que tu saches que je suis désolé. Je ne savais rien de tout ça, mais je suis vraiment désolé…

Patrick fit irruption dans la pièce, frappant presque Roman en ouvrant la porte.

— Encore toi. Qu’est-ce que…

Il remarqua tardivement que Suzanne se tenait à côté de Roman.

— Suzanne ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

— Je vais te dire précisément ce qu’il se passe, Patrick. Mon téléphone et les serveurs de mon entreprise se font attaquer depuis des mois. Et hier, mon appartement est presque parti en flammes après une mise à jour de cet appareil quand j’étais absente pour un mariage dans ma famille.

Quelque chose ressemblant beaucoup à de la peur traversa le visage de Patrick avant qu’il ne ferme son regard.

— Nos unités suivent un processus de tests stricts et sont garanties ininflammables.

— Ils le sont avec les puces approuvées, mentionna Craig en avançant vers son partenaire, son accent irlandais devenait plus prononcé à cause de sa détresse grandissante. La nouvelle puce installée chez Suzanne n’a pas été autorisée. Tu sais très bien que je l’ai rejetée dès les premières vagues de tests parce que je n’ai jamais voulu que CP Systems espionne ses clients alors qu’on veut précisément les protéger de ce genre de choses. On n’est jamais arrivés aux tests des risques d’incendie.

Pendant que Craig parlait, Roman retira sa main de celle de Suzanne et changea de position pour la protéger de son corps. Lee, pendant ce temps, recula dans un coin du bureau, aussi loin que possible de tout le monde.

Le danger crépitait quand Craig avança vers Patrick.

— Tu aurais pu la tuer.

— Et t’entendre te lamenter sur ton amour perdu ? Je ne me serais certainement pas engagé sur cette voie.

Devant l’expression surprise de Craig, Patrick ricana.

— Tu penses que je ne savais pas que tu te faisais Suzanne ?

Roman avait traversé la moitié de la pièce pour faire payer Patrick pour avoir dit ça quand Suzanne sauta devant lui. Bien qu’elle lui parlât seulement avec les yeux – je sais, il me met en colère aussi – elle savait qu’il la comprendrait. Il le faisait toujours. Mais on doit le laisser parler, on doit savoir dans quoi il est impliqué. Je suis assez forte pour supporter tout ce qu’il a à dire.

Elle regarda l’homme qu’elle aimait guerroyer intérieurement contre ses instincts qui le poussaient à la protéger de toutes les manières dont il pouvait le faire avant de hocher la tête pour montrer son assentiment. Il laissa la scène se poursuivre un peu plus longtemps. Si Patrick était assez stupide pour poser la main sur elle toutefois, elle ne pourrait pas le retenir.

— Surveille ton langage, avertit Craig.

— Tu aurais dû surveiller tes propres paroles, fulmina Patrick. Si tu n’avais pas été aussi à l’aise avec elle sous la couette, elle n’aurait pas su qu’on travaillait sur le même nouveau programme. Dès qu’elle a su qu’on était aussi de la partie, elle a intensifié la production et nous a battus au poteau avec une bonne longueur d’avance. Tu nous as fait perdre des millions de dollars de bénéfices et tout ça pourquoi ? Elle t’a peut-être trouvé amusant pendant quelques nuits, mais elle ne serait jamais restée avec toi. Les filles comme elle semblent innocentes, alors que tout ce qu’elles veulent c’est s’envoyer en l’air avec des mecs comme ça.

Il pointa Roman du pouce.

Avant que Craig ou Roman puisse mettre les mains autour du cou de Patrick, Suzanne s’avança devant lui. Encore une fois, elle était heureuse d’avoir appris à être aussi rapide en grandissant avec trois frères.

— J’ai toujours su que CP Systems essayait de construire un programme similaire, Patrick. Créer des programmes numériques abordables était une évidence.

Elle insista sur l’évidence. Bien qu’elle eût tissé des liens avec Craig sur un niveau technique, elle n’avait jamais pu le faire avec son cofondateur axé sur les ventes. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle avait pensé Patrick capable de s’en prendre à elle comme il semblait l’avoir fait.

— Je n’ai pas accéléré après avoir parlé avec Craig. J’ai seulement été à la même vitesse que d’habitude.

Elle montra les dents avec un sourire qui n’en était pas réellement un.

— Vite. Sécurité Sullivan va vous battre sur le marché à la loyale. Même avec toutes les distractions que tu as envoyées dans ma direction.

Les pupilles de Patrick devinrent si grandes qu’on voyait à peine ses iris.

— Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n’ai pas envoyé de distractions.

— C’est drôle, dit-elle alors que ce ne l’était pas. Les données téléphoniques et de serveurs que ma famille et mes amis étudient de près racontent une histoire différente.

— Ces données ne peuvent rien prouver.

— Je sais que tu n’es pas la personne la plus technique au monde, le taquina-t-elle délibérément, mais j’ai passé les trente dernières années à manger, respirer et dormir sur tellement de technologie que je pourrais peindre Mona Lisa avec ces données si je le voulais. Ce qui veut dire que sans avoir plus de preuves que ça, je peux prouver que CP Systems a fait du sabotage sur moi et mon entreprise.

— C’est des conneries.

Mais il y avait une peur évidente dans ses yeux quand il commença à s’éloigner d’elle.

— C’est vrai, Patrick.

Suzanne n’avait jamais vu Craig aussi en colère. Ni aussi déçu.

— Suzanne est douée à ce point. Bien meilleure que toi et moi ne le serons jamais. Et Dennis m’a déjà dit que tu lui as demandé d’installer la puce non autorisée dans son appareil – je suis persuadé qu’il ne la pensait pas différente des autres tant il en a installé cette année. Dès que tu as entendu qu’elle était partie, tu as pensé que c’était ta chance d’entrer et d’agir sans être détecté, hein, fils de pute ?

Avant que Craig puisse lui donner le coup de poing dont il mourait d’envie, Patrick se retourna et sauta vers la porte. Il fut si rapide que Suzanne eut à peine commencé à lui courir après qu’elle réalisa qu’il n’était plus debout.

Parce que Roman l’avait déjà mis au sol dans une prise de lutte qui semblait – et sonnait – pas seulement douloureuse, mais implacable.

Lee sortit enfin de son coin.

— J’ai envoyé un message au capitaine et il a appelé la police. Ils seront là d’ici peu.

— Je suis vraiment désolé pour tout ça, dit Craig à Suzanne. Tu as ma parole que je vais m’assurer que Patrick sera traîné en justice, peu importe les impacts sur mon entreprise.

— Je veux la justice, acquiesça-t-elle, mais j’aimerais que tu trouves un moyen pour qu’aucun de tes actionnaires, employés ou clients n’ait à payer pour les mauvaises décisions de ton partenaire.

En même temps, elle réalisa qu’elle ne détestait pas vraiment entendre les gémissements de Patrick quand Roman enfonça son genou un peu plus dans le bas de son dos. Bien qu’elle n’ait jamais été une admiratrice de choses comme les combats, elle devait admettre que c’était assez sexy de voir à quel point Roman maintenait l’homme au sol comme s’il ne pesait rien alors qu’il devait faire quatre-vingt-dix kilos.

Patrick n’avait pas raison sur plusieurs points, mais il avait vu juste sur une chose – elle voulait réellement s’envoyer en l’air avec Roman. Quelle femme ne le voudrait pas ? Et pas seulement parce qu’ils avaient enfin attrapé le méchant.

Roman l’aimait et lui faisait assez confiance pour savoir qu’elle pouvait se protéger et se défendre toute seule. Et elle l’aimait et lui faisait assez confiance pour le laisser la protéger et la défendre – tout comme elle le protègerait et le défendrait contre tout et n’importe qui voulant lui faire du mal à l’avenir.

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