Pour un corps à cœur: La Famille Sullivan, New York, tome 2 (French Edition)

Chapitre Vingt-Six

 

Suzanne avait toujours rêvé de trouver l’amour. Mais rien n’aurait pu la préparer à la passion, au plaisir, à la joie et l’émerveillement d’aimer Roman.

Elle voulait rester allongée dans son lit pour toujours, nue, les membres entrelacés avec les siens, leurs deux cœurs battant la chamade pendant qu’ils essayaient de reprendre leur souffle. Mais leurs ventres vides, et leurs forts gargouillements avaient d’autres projets.

Se relevant sur un de ses bras musclés, il la regarda.

— On dirait que tu as besoin des pâtes que je prévoyais te préparer.

Il abaissa son regard vers ses lèvres, le démangeant toujours après ses merveilleux baisers.

— Avant que tu me distraies.

— C’était la meilleure distraction au monde, non ?

Elle aima la manière dont ses lèvres formèrent un sourire.

— Oui.

Il ne lui avait pas fait de promesses ce soir, ne lui avait pas dit qu’il l’aimait en retour, mais elle espérait que les deux arriveraient bientôt, sa manière de lui faire l’amour lui avait déjà révélé tout ce qu’il ressentait.

Il l’avait touchée comme si elle était la femme la plus précieuse sur Terre.

Il l’avait embrassée comme s’il ne voulait jamais s’arrêter.

Et quand il lui avait fait l’amour, son cœur avait tellement gonflé qu’il avait été sur le point d’exploser dans sa poitrine.

Elle était sur le point de faire de son mieux pour le distraire encore quand son estomac gronda encore plus fort.

— Tu as besoin de manger.

Il se leva et la tira hors du lit. Il l’attira contre lui et elle se retrouva pressée contre son corps nu et ferme.

— Comme ça, tu auras assez d’énergie pour ce que je te ferai ensuite.

Humm. Ne savait-il pas que la dernière chose qu’elle voulait quand il disait des choses comme ça, était de descendre à la cuisine pour cuisiner et manger ?

Mais avant qu’elle puisse protester en disant qu’elle avait encore beaucoup d’énergie pour refaire l’amour avec lui, il l’habillait d’une de ses chemises à manches longues, son délicieux parfum l’enveloppait.

Après avoir mis une vieille paire de jeans, elle se dit qu’elle avait tort quand elle pensait qu’il ne pouvait pas être plus sexy que dans son costume noir, il glissa un préservatif dans sa poche arrière, puis il lui prit la main et la guida hors de la chambre et dans l’escalier jusqu’à la cuisine en bas.

Elle aimait lui tenir la main. Elle se sentait tellement ivre de bonheur, que même si elle avait la pire voix du monde, elle avait envie de chanter. Surtout quand elle pensait au préservatif dans sa poche arrière, comme s’il savait qu’ils ne pourraient pas s’empêcher de se toucher assez longtemps avant de retourner à l’étage.

— Je n’ai jamais fait de pâtes maison avant, dit-elle quand ils arrivèrent dans la cuisine et qu’il jeta la pâte devenue dure pendant qu’il la faisait jouir encore et encore. Montre-moi comment on fait.

Le regard qu’il lui lança quand il mit l’eau à bouillir, puis en sortant d’autres œufs du frigo et de la farine de l’armoire, lui disait qu’il savait qu’elle prévoyait de le distraire à nouveau, mais elle s’en moquait. Toutes les excuses étaient bonnes pour avoir ses bras autour d’elle pendant qu’ils cassaient les œufs et les pliaient dans la farine dont ils avaient recouvert le comptoir en marbre. Avec les mains de Roman par-dessus les siennes, ils pétrirent la pâte. Elle n’avait jamais éprouvé un réel intérêt pour la cuisine auparavant, mais maintenant elle en voyait toutes les possibilités coquines…

En tournant la tête vers lui, elle se saisit de ses lèvres pour l’embrasser. La pâte fut momentanément oubliée quand il prit son visage entre ses mains pour approfondir le baiser ; sa langue trouva tous les points sensibles de sa bouche, ses joues, sa mâchoire. Dommage que son estomac continuât de gronder comme un camion dévalant l’autoroute.

Avec un gémissement, Roman retira sa bouche de sa peau.

— La pâte est prête à être roulée et coupée en rubans.

Il lui donna le rouleau à pâtisserie, mais bien qu’elle pût le faire toute seule, elle fut heureuse qu’il ne s’éloigne pas quand elle commença à la rouler. Il avait préféré rester le torse contre son dos et soulever ses cheveux sur le côté pour mordiller la peau sensible qu’il venait tout juste de mettre à nue.

Suzanne avait toujours été concentrée au travail. Rien ne l’intimidait. Rien ne perturbait sa concentration. Mais rien n’aurait pu la garder concentrée sur l’aplanissement de la pâte quand tout ce qu’elle voulait était de se retourner dans les bras de Roman, envelopper son cou de ses bras et l’embrasser à nouveau. Surtout maintenant qu’elle savait comme c’était bon d’être avec lui, d’avoir ses muscles fermes contre elle, ses mains et sa bouche partout sur elle pendant qu’il l’emmenait d’un pic à l’autre.

Et il y avait ce préservatif dans sa poche après tout…

— Refais-moi l’amour Roman.

Elle murmura les mots contre ses lèvres.

— Ici. Maintenant. Sur l’îlot de la cuisine. J’ai mille fois plus faim de toi que de n’importe quoi d’autre.

L’instant d’après, il avait les mains sur sa taille et la soulevait sur le comptoir. Ses fesses écrasèrent la pâte à moitié aplanie, mais elle se moquait d’attendre plus longtemps pour le dîner, peu importe les grondements de son estomac.

Tout ce qui lui importait était d’être enfin avec l’homme qu’elle avait eu si peur de ne jamais pouvoir obtenir.

— Je n’arrive pas à me rassasier de toi, dit Roman en posant ses grandes mains de chaque côté de la chemise dont il l’avait recouverte en haut et qu’il déchirait pour l’ouvrir. Il se saisit de ses seins, puis baissa la tête pour jouer avec ses mamelons avec sa langue, l’un après l’autre. Même s’ils venaient tout juste de faire l’amour, il semblait affamé d’elle. Il fit pleuvoir les baisers sur son ventre en direction de la partie d’elle mourant d’envie d’être touchée.

— Jamais je ne pourrai me rassasier de toi.

Elle posa les mains sur sa mâchoire pour qu’il la regarde dans les yeux.

— Tu n’auras jamais à le faire.

L’expression de Roman devint sombre et intense, puis il posa ses mains sur les chevilles de Suzanne, lui souleva les jambes et abaissa sa bouche sur son sexe.

— Roman.

Elle tomba en arrière pour s’appuyer sur le comptoir avec ses avant-bras pendant qu’il retournait son monde. Personne ne lui avait jamais donné toutes ces sensations.

Comme si elle pouvait se donner volontiers à lui, sans poser de questions et sans interruption.

Comme si elle ne lui faisait pas seulement confiance avec son cœur, mais aussi avec son âme.

Comme si elle était exactement là où elle devait être, avec la personne faite pour elle.

— Suzanne.

La manière dont il murmura son nom contre sa peau excitée la fit monter encore plus haut.

— Tu es si belle.

Il ponctua ses mots avec un coup de langue et un lent glissement de ses doigts dans son intimité chaude et serrée.

— J’ai besoin de toi.

Le baiser avec la langue qu’il lui donnait entre les jambes lui fit perdre toute pensée rationnelle.

— J’ai besoin de toi.

Entendre l’urgence dans ses mots, et la supplication prouvant qu’il ne savait pas s’il devrait être là, mais qu’il ne pouvait pas s’en empêcher, la fit éclater en mille morceaux sous sa langue et ses mains.

Puis, aussi soudainement qu’il l’avait mise sur le comptoir pour la dévorer, il la transporta dans le salon tout près et la déposa sur le canapé en cuir.

Elle ne savait pas quand il avait eu le temps de retirer son jean et de mettre le préservatif, mais elle s’en moquait. Tout ce qui importait était de pouvoir chevaucher chacun des grands, durs et épais centimètres de son érection.

— Oh, mon Dieu.

Elle avait les mains appuyées contre son torse pour prendre appui alors que celles de Roman étaient sur ses hanches pour l’aider à monter et descendre encore et encore jusqu’à ce qu’elle délire presque de plaisir.

— Rien n’a jamais été aussi bon. Elle n’avait jamais été du genre à parler pendant le sexe, mais avec Roman, elle ne parvenait pas à retenir ce qu’elle ressentait. Elle ne voulait pas le faire.

— Je ne veux jamais cesser de t’aimer.

Il souleva ses hanches pour que chaque fois qu’il s’enfonce en elle, de nouveaux éclats de plaisir la traversent.

— Je ne veux jamais que tu cesses de m’aimer.

Plus de vagues de bonheur absolu se déversèrent en elle pendant qu’ils faisaient onduler leurs hanches ensemble.

— S’il te plaît ne t’arrête pas Roman. S’il te plaît.

— Je n’arrêterai jamais.

Ses mains se resserrèrent sur ses hanches quand ses émotions inondèrent son visage.

— Je ne peux pas m’arrêter. Pas avec toi.

Il les fit rouler sur le canapé pour qu’elle se retrouve sous lui, la bouche sur la sienne dans un baiser émotionnel, son corps la prenant, l’aimant, sans restreinte.

Elle avait été éblouie par la beauté de faire l’amour avec lui dans la chambre. Maintenant, elle l’était à nouveau par le côté cru, animal, de leur passion.

Il y avait eu un temps où elle aurait eu peur d’un amour aussi sauvage, mais maintenant elle se complaisait dans chaque instant. Elle avait enfin trouvé sa moitié en Roman, un homme dont les profondeurs du désir étaient aussi sans limites que les siennes.

Son corps aurait dû être repu de leur relation sexuelle précédente, mais elle était toujours aussi affamée de lui qu’elle pouvait l’être. Elle n’avait jamais couché avec une personne dont elle était amoureuse avant. Tout l’acte était tellement plus grand, tellement meilleur – rien ne pouvait se comparer à ce qu’elle ressentait quand elle était dans ses bras.

Leurs baisers devinrent encore plus sauvages qu’ils tombèrent du canapé pour atterrir sur le tapis. Aucun des deux ne s’en soucia. Tout ce qui comptait était qu’ils essayaient d’être le plus proche possible de l’autre. Chaque moment de bonheur absolu, chaque seconde d’extase qu’il lui donnait quand elle avait un orgasme, elle ne faisait pas seulement que le prendre, elle donnait tout autant.

— Je n’avais aucune idée.

Elle pouvait à peine parler vu son essoufflement après avoir fait l’amour aussi férocement que passionnément. Sa voix était étouffée par sa large épaule, mais elle ne voulait pas qu’il bouge dans un avenir proche. Jamais, en fait, puisqu’elle aimait la sensation de son poids sur elle.

Oui, elle resterait avec joie juste là, sur le tapis du salon, avec Roman pour toujours.

— De quoi ?

N’étant de toute évidence pas pressé de bouger, la question de Roman lui parvint au-dessus de sa tête.

— Comme le sexe pouvait être épatant.

La serrant toujours près de lui, il les fit rouler pour qu’elle soit à nouveau étendue sur son torse.

— Je suis heureux si tu l’ignorais. Et d’avoir pu être celui qui te le montre.

Elle détesta l’éclair de jalousie qui la traversa.

— Toi, tu savais ?

Il déplaça une mèche humide de ses cheveux sur sa joue.

— Je pensais le savoir. Mais avec toi… Le pouce de Roman caressa sa lèvre inférieure comme s’il ne pouvait pas s’empêcher de la toucher, et elle le lécha instinctivement, de la même manière qu’il l’avait fait quand elle avait essuyé la glace au chocolat de sa bouche.

— Tu me fais désirer des choses, Suzanne.

— Toi aussi, dit-elle en remuant coquinement ses hanches et ses seins.

— Je n’ai jamais désiré quelqu’un comme je te désire… et je ne parle pas que de sexe.

Il fit courir une main le long de ses courbes en rassemblant ses pensées et elle retint sa respiration en attendant ce qu’il dirait ensuite.

— Je parle de…

L’horreur apparue soudain sur son visage.

— Je t’ai fait mal.

Elle suivit son regard sur ses hanches. Il y avait des marques rouges là où il l’avait maintenue pendant qu’ils faisaient l’amour.

— Je savais que je ne pouvais pas me faire confiance avec toi.

— Non.

Elle posa une main sur sa mâchoire et le força à la regarder.

— Tu m’as prise sans retenue. Tu m’as donnée tout ce que tu avais. Tout ce que tu es.

Son corps bourdonnait toujours de plaisir. Comme elle s’était sentie bien en étant aussi près qu’elle le pouvait de lui.

— Et j’ai adoré ça, Roman. Tu sais que c’est le cas.

— J’aurais dû être plus doux. Je ne l’ai pas été avec toi. Je n’ai pas pu me contrôler assez pour prendre mon temps.

— La prochaine fois, tu pourras l’être, mais seulement si c’est ce dont nous avons envie. Parce que si nous devons nous lâcher à nouveau…

Elle l’embrassa, la bouche ouverte cette fois, et il l’enserra immédiatement de ses bras pour l’attirer contre lui.

Elle était plus que prête de savoir ce que la prochaine fois lui réservait quand son estomac gronda entre eux. Et souhaitait ardemment qu’il lui dise ce qu’il désirait en plus du sexe.

Mais plutôt que de retourner dans son état de vulnérabilité, il dit :

— Tu ferais mieux de mettre des vêtements.

Il caressa son dos de bas en haut avant de les soulever tous les deux et s’éloigner d’elle.

— Sinon, je ne pourrai jamais finir de préparer le dîner.

La seule raison pour laquelle elle alla attraper son dernier t-shirt et des sous-vêtements dans sa valise, était parce qu’elle pouvait voir qu’il avait besoin de temps pour rassembler ses pensées sur ses sentiments. Avec de la chance, quand le dîner serait prêt, il serait capable de les lui exprimer.

Se sentant satisfaite, temporairement du moins, et plus que submergée par toutes les délicieuses sensations virevoltant toujours dans son corps, plutôt que de réessayer à l’aider à cuisiner une fois habillée, elle resta avec joie sur un tabouret de bar avec un verre de vin rouge. Elle sourit quand elle vit l’étiquette des Vignobles Sullivan sur la bouteille de Zinfandel.

— Je suis heureuse que tu aies pu rencontrer Marcus et sa femme, Nicola, dit-elle après avoir pris une gorgée du délicieux vin.

— Ils semblent tous les deux être des gens bien, dit-il en mélangeant la sauce maison.

Les pâtes avaient été roulées, coupées et frémissaient dans l’eau bouillante.

Assise à l’îlot de la cuisine à le regarder cuisiner, elle se dit qu’elle pourrait s’habituer à ce genre de choses. Non seulement tout sentait réellement bon, mais pour être franche, elle avait toujours les jambes molles après leurs relations sexuelles acrobatiques.

— Ils sont vraiment gentils. Peu importe à quel point ils sont riches et célèbres, toute ma parenté est faite de gens bien. Je ne dis pas qu’ils ne peuvent pas être trop sûrs d’eux parfois, ou qu’ils ne peuvent pas te mettre en rogne, mais je ne peux imaginer l’un d’entre eux faire délibérément du mal à quelqu’un. Surtout les uns envers les autres.

— Comment est-ce arrivé ?

Il leva les yeux des plaques.

— J’ai rencontré beaucoup de familles en étant garde du corps, et la plupart se battent et se disputent.

— Alors, pour mes huit cousins de San Francisco, leur père est mort quand ils étaient tous très jeunes, alors peut-être que ça les a rapprochés. Je sais que Marcus a beaucoup aidé pour élever ses frères et sœurs, puisque Lori et Sophie étaient à peine plus que des bébés quand c’est arrivé. Pour mes cousins de Seattle, leurs parents ont toujours eu un superbe mariage, mais d’après ce que j’ai compris, ils ont eu de gros ennuis quand mon oncle Max a perdu son emploi il y a des années. Il ne voulait pas prendre d’argent de la part de ses frères, même si mon père n’arrêtait pas de lui en proposer. Mon cousin Ian, tu sais, celui qui est propriétaire de l’immeuble dans lequel je vis, a beaucoup renoncé à certaines choses pour les aider. Ils ont toujours été proches, mais je suppose que c’est ce qu’ils ont traversé qui les a aidés à l’être encore plus. Quant à mes cousins dans le Maine…

Elle se moqua d’elle-même quand elle réalisa qu’elle jacassait sans fin à propos de sa grande famille.

— Je suis presque certaine que tu comprends.

Il sourit.

— Oui. Quand la famille traverse une passe difficile, vous vous épaulez. Comme tes frères et toi quand ta mère est morte.

Son sourire s’estompa.

— Là où la plupart des familles s’effondrent.

Elle détestait voir de la douleur sur ses traits, elle aurait tant aimé la faire disparaître…

— Roman, peut-être que si tu parlais avec ton père…

Il cachait ses sentiments derrière un masque dur en servant leurs assiettes.

— Si tu le rencontres un jour, tu comprendras pourquoi ça ne sert à rien de perdre mon temps.

Roman lui avait dit quand ils faisaient l’amour qu’il ne cesserait jamais de l’aimer. Elle voulait croire qu’il le pensait, que ce n’était pas seulement sous les coups de l’orgasme. Alors, s’il le pensait, cela ne voudrait-il pas dire qu’elle rencontrerait son père un jour ?

Puisqu’ils venaient tout juste de faire l’amour pour la première fois ce soir, et qu’une seule personne sur les deux avait dit je t’aime, elle ne devait pas faire de plans sur la comète. Mais ce n’était pas facile de ne pas le faire quand elle poursuivait toujours ses objectifs sans revenir en arrière ni laisser la peur interférer dans sa détermination et sa concentration.

Après avoir placé une grosse plâtrée de pâtes devant elle, il apporta son verre de vin et son assiette, et prit place sur le tabouret à côté d’elle.

— Ça sent incroyablement bon.

Elle prit une bouchée et fit un son – incroyablement embarrassant – de bonheur culinaire.

— Je vais supposer que ça te plaît.

Elle lui aurait répondu si elle avait arrêté de se remplir la bouche assez longtemps pour parler. Mais entre son besoin désespéré de nourriture et le chef incroyable qu’il était, tout ce qu’elle pouvait faire était de continuer à manger. Et manger. Et manger. Jusqu’à ce que sa fourchette atteigne le fond de l’assiette et qu’elle réalise qu’elle avait englouti son repas en un temps record.

Souriant de toutes ses dents, Roman n’hésita pas à glisser son assiette entre eux pour qu’ils puissent tous les deux la manger. Ce n’était pas seulement délicieux et romantique, c’était aussi amusant d’être dans la cuisine du loft de Roman à parler, aimer et manger. Elle se sentait à sa place.

Parfaitement.

— Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai mangé quelque chose d’aussi bon.

Elle se pencha pour l’embrasser.

— Merci d’avoir préparé le dîner.

— Merci d’être une femme qui mange. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’en ai rencontré une.

Elle regarda les deux assiettes qu’elle avait vidées.

— Si je n’étais pas aussi pleine après avoir mangé la moitié de ton assiette en plus de la mienne, je serais certainement en train de les lécher. Alors, oui, je dirais que je suis une femme qui mange. Et maintenant que j’ai fait le plein d’énergie, que dirais-tu si on laissait la vaisselle dans l’évier pour le moment pour qu’on puisse…

La sonnette de la porte interrompit sa proposition indécente.

— Roman, c’est papa. Tu es à la maison ?

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