Pour un corps à cœur: La Famille Sullivan, New York, tome 2 (French Edition)
Chapitre Vingt-Cinq
Suzanne Sullivan était dans son lit.
Roman était défait par la vision de ses longs cheveux répandus sur ses oreillers, ses joues roses sous l’excitation et ses yeux brillants d’anticipation. Portant toujours le t-shirt noir et le jean qu’elle avait mis ce matin-là, elle était complètement renversante. Et tellement sexy, même si presque chaque centimètre de sa peau était recouvert.
Comment ne pas embrasser la femme la plus courageuse, la plus extraordinaire qu’il n’ait jamais connue ? Comment ne pas lui faire l’amour quand tous les évènements entre eux les avaient menés à cette nuit inévitable ?
Depuis le départ, il avait pensé qu’elle était un livre ouvert, surtout quand il s’agissait des choses qu’elle aimait. Et maintenant, alors que les autres femmes auraient pu cacher leurs sentiments, elle lui avait dit qu’elle l’aimait.
Suzanne l’aimait.
Elle avait dit qu’il tombait amoureux d’elle aussi. L’avait dit si adorablement. Avec tellement de confiance. Comme si cette réalité ne lui faisait pas peur le moins du monde. Il n’avait jamais connu quiconque d’assez fort pour ouvrir son cœur de cette manière. L’ouvrir malgré la douleur potentielle de ne pas pouvoir garder ce bonheur à jamais.
Il aimerait tellement pouvoir empêcher cette douleur. Mais quand il lui aurait dit toute la vérité sur son passé…
Une nuit. Il désirait désespérément cette précieuse nuit avec elle. Une nuit où l’honneur pouvait céder le pas au désir. Une nuit où il pourrait l’aimer avec son corps de toutes les manières possibles, vu qu’il ne méritait pas de l’aimer avec son cœur. Il lui dirait tout au réveil, mais pour les prochaines heures, il ne gâcherait pas la chance d’aimer Suzanne Sullivan avec tout ce qu’il avait.
Il jeta sa chemise dans un coin de la chambre avant de s’approcher d’elle.
— Waouh, souffla-t-elle. Tu es incroyable.
Elle fixa son torse nu avec admiration et il ne put s’empêcher de ressentir de la fierté devant la béatitude de Suzanne. Toutes ces heures interminables à faire des pompes, des tractions et des abdos avaient valu le coup, ne serait-ce que pour lui plaire.
— Je ne me sens pas du tout désolée pour les femmes avec qui tu as été et que tu as rejetées avant moi. Surtout maintenant que je sais ce qu’elles ont vu.
Elle tendit les mains vers lui.
— Ce qu’elles ont pu toucher.
Il lui attrapa la main avant qu’elle ne touche son ventre, gentiment, mais fermement. Quand elle avait frotté son nez contre son cou en allant vers la chambre, il l’avait presque prise directement dans l’escalier. Mais il avait besoin que ce soit bon pour elle. Pas seulement bon – à couper le souffle. Il ne pouvait donc pas la laisser le toucher, l’embrasser encore. Pas quand il était prêt à exploser à la moindre provocation.
Après avoir capturé son autre poignet, il attira ses deux mains à ses lèvres. Il embrassa ses auriculaires en premier, puis le bout de ses annulaires, les majeurs, puis les index. Quand il en vint aux pouces, il les lécha tous les deux.
— Roman.
Sa voix tremblait en disant son nom.
— Tu ne vas pas être rapide et coquin, hein ?
Coquin ? Oui.
Rapide. Jamais de la vie.
Au lieu de lui répondre par des mots, il longea les trois traits de sa paume gauche avec sa langue. Tout le corps de Suzanne se mit à trembler, le rouge de ses joues semblait s’être répandu partout.
— Je ne savais pas que mes mains pouvaient être des zones érogènes, murmura-t-elle pendant qu’il tournait son attention vers sa paume droite.
— Chacune des parties de ton corps peut ressentir du plaisir, murmura-t-il en déposant des baisers sur la peau tendre à l’intérieur de son poignet. Et on ne se reposera pas ce soir avant de les avoir toutes découvertes. Il ponctua sa promesse avec un tournant de langue dans le creux de son coude droit.
Il n’avait jamais rencontré quiconque avec une concentration aussi indéfectible que celle de Suzanne. Il était récompensé en l’ayant tout entière pour lui et les mouvements de sa bouche. Surtout quand un effleurement de ses dents sur son biceps lui arracha un gémissement.
— Tu as seulement embrassé mes mains et mes bras et je suis déjà prête à faire quelque chose que je ne pensais jamais faire de ma vie.
— C’est quoi ? demanda-t-il en arrêtant l’assaut de ses baisers.
Elle semblait ne pas croire ce qu’elle s’apprêtait à dire.
— Supplier.
Il n’essaya même pas de cacher son sourire malicieux.
— Oh, tu vas supplier sans l’ombre d’un doute avant la fin.
— Je n’aime pas ce mot. La fin.
Lui non plus, il l’avait regretté tout de suite après l’avoir prononcé. Mais il n’avait pas de meilleur mot pour le remplacer, pas quand il refusait d’être le genre de connard à faire des promesses qu’il ne pourrait pas tenir. La seule manière de pouvoir effacer le souvenir du côté éphémère de cette nuit-là était le plaisir, des baisers torrides, des mordillements sur des parties de son corps dont il tirerait un plaisir insoupçonné.
Il souleva les deux bras de Suzanne au-dessus de sa tête et referma ses poings sur les barreaux en métal de la tête de lit.
— Garde tes mains là jusqu’à ce que je te le dise.
— Et si je ne le fais pas ?
Il aimait son ton de défi plus qu’il ne le devrait. Il aimait tout chez elle plus qu’il ne le devrait.
— Je t’attacherai si je le dois.
C’était à des années-lumière des choses romantiques qu’elle voulait entendre, mais jamais il n’aurait pu le deviner en regardant les étoiles dans ses yeux.
— Alors dans tous les cas, je gagne ?
Elle le faisait rire depuis le premier jour avec ses bonnes réparties.
— Ce soir, promit-il, nous allons gagner tous les deux.
Le son de son halètement de surprise devant sa promesse sexuelle était si incroyablement érotique… Et le sourire malicieux qu’elle lui lança quand elle en fit des tonnes en desserrant ses doigts des barres avant de les serrer encore plus fort, fit faire un tour à son sang au point qu’il fut surpris de ne pas voir sa peau émettre de la vapeur.
Avec ses bras au-dessus de sa tête, le t-shirt de Suzanne remontait de quelques centimètres dévoilant un peu de sa peau lisse. Se forçant à prendre son temps, pour l’exciter et la goûter plutôt que de la dévorer sur-le-champ comme il en avait terriblement envie, il glissa le bout de ses doigts sur son ventre. Ses muscles fermes dansèrent sous ses doigts pendant qu’elle cherchait à reprendre son souffle. Mais il n’avait pas prévu de la laisser faire dans un avenir proche et baissa sa tête pour déposer un baiser sur son nombril.
Elle tenait toujours la tête de lit et son corps s’arqua vers le sien, un petit son de supplication lui échappa.
— Tu es si douce, murmura-t-il contre son ventre avant de prendre le rebord de son t-shirt pour le remonter le long de ses côtés.
Il frotta ses joues rugueuses sur elle.
— C’est si bon. Prenant le coton entre ses dents, il le releva encore plus haut pour révéler un soutien-gorge délicat en dentelle jaune.
Il aurait peut-être dû être surpris par ces sous-vêtements féminins sous le t-shirt noir. Mais ce n’était pas le cas, parce que Suzanne était tout à la fois. Belle et intelligente, sérieuse et sensuelle.
Il avait passé les vingt dernières années à essayer de se rattraper pour ses erreurs d’adolescent dans les rings de boxe en gardant un contrôle parfait partout ailleurs. Mais avec elle, son contrôle ne faisait pas que de lui échapper, il éclatait en des milliers de petits morceaux. Il ne se rendit réellement pas compte d’avoir déchiré son t-shirt avant qu’il soit étalé de chaque côté d’elle.
S’il y avait eu un signal pour arrêter toute cette folie, ça aurait dû l’être. Mais au lieu de vouloir s’éloigner, Suzanne le poussa en avant.
— Encore.
Elle se lécha les lèvres, les laissant brillantes et plus qu’appétissantes.
— Je veux plus de toi. Plus de ta passion. Plus de tout.
Avec sa permission, sa demande, même, il posa les mains sur ses seins recouvert de dentelle, gémissant en remarquant qu’ils entraient parfaitement dans sa main. Il caressa sa peau douce avec ses pouces. Il aimait sentir ses mamelons pointer sous la fine couche de dentelle jaune.
Penchant la tête en avant, il recouvrit la dentelle de sa bouche, suçotant, léchant, mordillant sa chair au travers comme un homme possédé. Quant à elle, elle s’arqua, se soulevant du matelas pour se donner complètement à lui.
Il savait depuis le début comment elle serait au lit, sans aucune honte, sans avoir peur d’aller là où la passion les guidait. Le fait qu’elle ne reculait pas devant quoi que ce soit – et trouverait du plaisir dans tout ce qu’il ferait – le rendit encore plus fou. Tellement, qu’encore une fois, il se rendit à peine compte de ce qu’il faisait quand il attrapa la fine dentelle du soutien-gorge entre ses dents et la déchira. Tout ce qu’il savait, c’était qu’aucun retour en arrière n’était possible. Définitivement pas ce soir. Peut-être jamais.
Parce qu’une fois qu’il aurait eu Suzanne, l’aurait eu complètement, rien ne pourrait être aussi bon. Il désirait déjà ardemment la dévorer, était esclave de son parfum, accro à ses gémissements de plaisir.
Ses mains et sa bouche rivalisaient déjà pour prendre possession de ses seins en se déplaçant sur elle pour prendre tout ce qu’il désirait tellement. Il ne se lassait pas d’elle, peu importe à quel point il caressait, touchait, embrassait, mordillait. Encore et encore, il aima son premier sein, puis l’autre avant de s’occuper des deux à la fois. Les hanches de Suzanne se relevaient contre les siennes tout en disant son prénom d’une voix devenant plus rauque chaque seconde.
— Roman. S’il te plaît.
Il n’avait jamais entendu quelque chose d’aussi beau que le son de sa supplication pour obtenir enfin la jouissance.
— Je suis si près.
La pensée de pouvoir la faire basculer sans rien de plus que ses mains et sa bouche sur ses seins le fit presque jouir lui-même.
Ce fut par instinct purement masculin qu’il appuya la barre dure et toujours recouverte de son érection vers le V entre ses jambes, tout en se saisissant de ses deux seins qu’il suça fort. Entre deux battements de cœur, tous les muscles de son corps se tendirent avant de se détendre quand elle devint flexible sous l’excitation, ondulant les hanches sous lui pour se saisir des vagues de plaisir qui la traversaient.
Quand son orgasme s’apaisa enfin, elle resta allongée sur le dos, la tête sur les oreillers avec un sourire désinvolte sur les lèvres.
— C’était merveilleux.
Et ce n’était que le début.
Il lui avait laissé son jean pour se forcer à prendre son temps, mais il allait perdre la raison bientôt s’il ne pouvait pas enfin voir, toucher et goûter chaque centimètre de son corps. Il lui retira ses baskets et le denim noir tomba sur le sol en quelques secondes, la laissant couverte seulement de sa culotte de dentelle jaune.
Dans un effort pour regagner une toute petite partie de sa maîtrise sur lui-même, il ferma les yeux et prit une grande inspiration. Mais l’odeur de l’excitation de Suzanne l’emmena seulement plus loin, le poussant d’autant plus aux frontières de la folie.
Avec révérence, il s’agenouilla entre ses longues jambes musclées et posa la main sur son sexe recouvert de dentelle. Elle ferma les yeux en se frottant contre sa main.
— Recommence, Roman. Fais-moi jouir encore. Avec tes mains. Ta bouche. De toutes les manières que tu veux. J’en ai envie aussi.
Il était presque déjà en train de lui faire tout ce qu’il voulait, mais il comprenait pourquoi elle le lui disait. Parce qu’après avoir passé autant de temps à se promettre de lui résister et à croire que c’était la seule voie honorable, elle s’assurait qu’il sache qu’elle était consentante pour tout ce qu’il lui faisait.
Il voulait lui dire qu’il la ferait jouir au moins d’une demi-douzaine de façons différentes au cours de la nuit, que chaque orgasme serait meilleur que le précédent, mais il ne parvenait pas à prononcer le moindre mot. Pas quand toute son attention était concentrée à glisser ses pouces sous les rebords de sa culotte pour la descendre lentement. À peine retirée, il dut reposer sa main et caresser sa peau humide et chaude.
Ses doigts glissaient sous son excitation, il faisait des allers-retours de bas en haut jusqu’à ce qu’il ne puisse plus supporter de ne pas être en elle, premièrement avec un doigt, puis un autre. En levant les yeux vers son visage, il remarqua qu’elle le regardait la toucher, se regardait se soulever contre sa main pour être capable de le prendre de plus en plus profondément en elle.
Elle montait de plus en plus haut, sa peau rougissait et ses yeux se dilataient quand un autre orgasme se montra, sa respiration devint plus rapide que la fois où ils avaient piqué un sprint dans le parc.
Elle bascula la tête en arrière et ferma les yeux en poursuivant sa jouissance, son nom s’échappant à nouveau de ses lèvres. Il n’avait jamais été aussi dur, jamais aussi près de perdre la raison que quand elle palpita et serra ses doigts pendant son orgasme.
Mon Dieu, si c’était aussi bon de la sentir jouir, comment pourrait-il survivre en lui faisant l’amour ?
Il avait délibérément gardé les baisers sur la bouche pour la fin parce qu’une fois qu’ils s’embrasseraient à nouveau, il ne pourrait pas s’empêcher de la faire entièrement sienne. Et il voulait qu’elle sache combien elle lui était précieuse, combien elle était spéciale pour lui avant cela. Pas une simple partie de jambe en l’air se terminant beaucoup trop tôt.
Il fit courir ses mains sur ses courbes nues – le doux évasement de ses hanches coulant vers sa taille, le renflement de ses seins pleins, ses fortes épaules. Enfin, il entremêla ses doigts dans la soie brune de ses cheveux.
— Tu me rends heureuse, Roman.
Il ressentit ses mots autant qu’il les entendit. Les ressentit dans une part profonde de son cœur qu’il n’avait jamais laissé prendre vie.
— Tellement heureuse.
Comment pouvait-il faire autre chose que lui dire la vérité ?
— Tu me rends heureux aussi.
Puis, sa bouche fut sur la sienne.
Enfin.
Chaque terminaison nerveuse en Roman prit vie quand Suzanne ouvrit les lèvres pour laisser sa langue se glisser à l’intérieur pour la goûter. Rien n’avait jamais été plus doux. Et rien ne lui avait jamais paru aussi bon que de sentir sa langue glisser contre la sienne.
Lentement. Doucement. C’était comme ça qu’il voulait l’embrasser. Il voulait qu’il dure une éternité. Un baiser qu’ils n’oublieraient jamais. Mais il était impossible de nier le feu faisant rage en eux. Un qui rendit leur baiser torride, fiévreux, frénétique.
Toutes les choses qu’il souhaitait lui dire, il les lui transmit par ce baiser. La manière dont leurs langues dansaient, leurs souffles fusionnaient, leurs soupirs et leurs gémissements remplissaient la pièce – tout cela rempli d’espoir. De rêves. De souhaits. Et d’une faim dévorante.
Une faim si intense que plus il la dévorait, plus il en voulait.
Quelque part au milieu de leur baiser, les mains de Suzanne quittèrent la tête de lit pour caresser ses épaules et son dos.
— J’ai besoin de toi.
Elle chercha le bouton de son pantalon.
— En moi.
Il souleva ses hanches pour la laisser le déboutonner et descendre la fermeture éclair.
— Maintenant.
Elle commençait à lui retirer son pantalon quand il la distrait avec un autre baiser. Il avait besoin de lécher ses lèvres d’une commissure à l’autre, du haut vers le bas, caresser sa langue avec la sienne, l’embrasser encore et encore jusqu’à ce qu’elle jouisse pratiquement seulement avec eux.
Mais elle était trop concentrée sur son objectif de l’avoir en elle – le meilleur au monde si on lui demandait son avis – pour se laisser distraire longtemps. Attrapant la laine noire de son pantalon de ses mains, elle le déchira comme il l’avait fait avec son t-shirt.
Il n’avait jamais été avec une femme aussi féroce, aussi déterminée, aussi captivante, aussi parfaite de toutes les manières possibles.
Puis elle lui retira son boxer et l’enveloppa de ses doigts. C’était si bon qu’il eut à peine la force de s’éloigner de sa main.
— Je savais que de te laisser les mains libres était une mauvaise idée, grogna-t-il contre sa bouche en entremêlant ses doigts avec les siens.
Si elle le touchait à nouveau comme ça, il exploserait, mais ce n’était pas la seule raison pour laquelle il devait lui tenir les mains. Ses lèvres étaient un point de connexion profonde – leurs paumes unies, leurs doigts entremêlés en étaient un autre.
Jamais dans sa vie il n’avait tenu la main d’une femme, ni quand ils marchaient dans la rue et surtout pas au lit. On ne tient pas la main de quelqu’un avec qui on couche occasionnellement, seulement les personnes à qui on tient. Et comme il le lui avait avoué plus tôt ce soir-là, il n’avait jamais tenu à une femme avant.
Mais il avait besoin de tenir les mains de Suzanne. Il avait besoin d’être près d’elle de toutes les manières possibles. Peau à peau. Bouche contre bouche. Main dans la main. Et maintenant…
Elle souleva ses hanches contre les siennes et il glissa son érection contre son intimité moite, les faisant gémir tous les deux de plaisir.
— Encore, la pressa-t-il en s’appuyant contre sa moiteur sans être en elle.
— Oui, murmura-t-il contre sa bouche en faisant tourner ses hanches pour faire glisser sa verge dure contre elle.
— Fais-toi du bien, Suzanne.
Il aimait dire son nom, aimait sa rondeur et ses pointes sur sa langue.
— Fais-toi jouir contre moi.
De la sueur tombait de son torse sur elle alors qu’il tentait de retenir sa propre jouissance pour qu’elle trouve la sienne.
— Juste comme ça, sans rien entre nous, comme je sais que tu me veux. Comme j’ai envie de toi.
Elle gémit de plaisir sous ses paroles torrides durant le baiser suivant, puis elle haleta quand il plongea sa langue profondément dans sa bouche, alors qu’elle atteignait son orgasme suivant.
Roman ne voulait rien de plus que de plonger en elle, mais parvint d’une manière ou d’une autre à se souvenir de continuer à se frotter, l’effleurer et appuyer contre elle jusqu’à ce qu’elle se fige sous lui. La dernière chose qu’il voulait était de s’éloigner d’elle maintenant, mais il n’avait pas été assez lucide plus tôt pour préparer un préservatif.
Elle fit un son de protestation quand il retira ses mains des siennes et sauta en bas du lit. Il attrapa une poignée de préservatifs dans la boîte qu’il gardait dans son armoire, puis ressauta sur elle, éparpillant tous les petits paquets sur le lit, sauf un.
Son rire s’enroula autour de son cœur.
— Les grands esprits se rencontrent, dit-elle. Nous allons vraiment en avoir besoin de plus d’un.
Complètement captivé par son sourire, il oublia un instant d’ouvrir le paquet. Tout ce qu’il pouvait faire était de fixer la plus belle femme du monde… et s’émerveiller qu’elle soit ici dans son lit.
— Je m’occupe de ça, lança-t-elle en récupérant le petit sachet carré.
Un instant plus tard, elle jetait l’enveloppe et tendait les mains vers lui.
— Et ne t’avise pas de t’imposer. Je meurs d’envie de poser les mains sur toi.
Elle se lécha les lèvres.
— Pour commencer du moins.
Il méritait une médaille pour ne pas perdre la tête au moment où ses doigts glissèrent sur sa verge tout en imaginant ses lèvres faire de même. En serrant les dents, il parvint à résister à son contact jusqu’à ce qu’elle termine de dérouler le préservatif sur lui.
Il lui reprit les mains, l’embrassa passionnément, et plongea en elle d’un grand coup de reins. Alors qu’elle enveloppait ses jambes autour de lui pour le prendre en elle plus profondément, ils se balancèrent, s’embarrassèrent, tout en murmurant le nom de l’autre. Le plaisir montait, montait. Si haut que Roman oublia un instant qu’ils pourraient seulement avoir cette nuit, lorsqu’il se perdit dans la femme ayant bouleversé complètement son monde depuis l’instant où il avait posé les yeux sur elle.
Enfin – finalement – il l’aimait de la manière dont il l’avait désiré depuis le début. Pas seulement avec son corps, mais aussi avec son cœur autrefois de pierre… Et son âme perdue dans les ténèbres depuis bien trop longtemps.
Roman s’était toujours promis de ne pas faire l’erreur de rêver du véritable amour, celui durant toujours, celui qui n’existait pas. Mais quand Suzanne le regarda dans les yeux avec une émotion si pure et douce en murmurant : « je t’aime », quand un autre orgasme commença à s’emparer d’elle, il n’eut d’autre choix que de sombrer dans le rêve interdit devenu réalité. Il tomba la tête la première dans l’extase en tenant fermement Suzanne dans ses bras.
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