Le Soleil rouge de l’Assam

Abir Mukherjee · Chapitre 15 sur 38

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Le Soleil rouge de l’Assam

12: Février 1905: Est de Londres

12

Février 1905

Est de Londres

 

Un agent de police solitaire montait la garde devant l’entrée du 42 Fashion Street. L’inspecteur Gooch lui a à peine accordé un regard en passant devant lui pour pénétrer dans l’entrée suivi de Whitelaw et moi.

Le couloir était vide, les résidents s’enfermaient dans leurs chambres et nous évitaient. Même le ronronnement de leurs conversations, amorti par des murs minces, avait cessé, interrompu au bruit de nos pas.

« Où est-ce ? a demandé Gooch.

– En haut », a répondu Whitelaw.

La porte des Drummond avait été grossièrement refermée par une ficelle enroulée autour de la poignée et attachée à un clou enfoncé dans ce qui restait du chambranle. Gooch l’a dénouée et il est entré.

L’endroit paraissait tel que je l’avais laissé plusieurs heures plus tôt. Le lit en cuivre et le matelas sali de sang au milieu de la pièce, la malle métallique dessous, le bureau, le fauteuil avec le châle de Bessie plié sur le dossier et la vieille armoire avec sa porte entrouverte et la valise posée au-dessus.

Gooch a fait lentement le tour de la pièce, s’arrêtant devant le bureau pour ouvrir le petit tiroir. Rien dans son contenu n’a paru retenir son attention et il l’a refermé pour s’intéresser au lit.

Il a passé la main sur la tête de lit en cuivre, puis il a appuyé sur le matelas qui s’est plaint avec un grincement métallique. En se penchant il a tiré le coffre qui était dessous et a manipulé le cadenas. Lequel était solidement fixé.

Gooch s’est redressé, a reculé d’un pas et contemplé la scène.

« Où sont les draps ? »

Nous nous sommes regardés, Whitelaw et moi.

« Nous les avons utilisés pour transporter la femme dans un fiacre, a répondu Whitelaw. Je ne me rappelle pas ce qu’ils sont devenus ensuite. Ils ont peut-être fini à l’hôpital, ou bien un des autres locataires pourrait les avoir pris pour les faire laver, monsieur. »

Gooch l’a fixé longuement. « Ces draps sont des pièces à conviction d’une scène de crime, sergent. Allez les chercher. Maintenant ! »

L’ordre était destiné à Whitelaw, mais en tant que débutant j’ai cru qu’il me revenait de m’en charger. Je me suis dirigé vers la porte.

« Pas vous, a dit Gooch. J’ai quelques questions à vous poser, agent Wyndham. » Il s’est tourné vers Whitelaw. « Allez-y, sergent. Trouvez-moi ces draps. »

Il a attendu que Whitelaw soit parti, puis il est allé examiner la serrure et le montant en passant lentement le doigt sur le bois éclaté.

« Vous dites que c’était fermé de l’intérieur ?

– Je pense que oui. J’ai trouvé la clef là-bas par terre. » J’ai tiré mon mouchoir de ma poche, je l’ai déplié et lui ai montré la clef. Pour la première fois depuis que je l’avais rencontré il a souri.

« Vous ne l’avez pas touchée à mains nues ?

– Non, monsieur. »

Parfois la chance est avec vous. Je savais très peu de choses sur le travail d’enquêteur, mais j’avais lu suffisamment pour savoir que l’avenir de la police reposait sur les méthodes scientifiques et que les empreintes jouaient un rôle essentiel.

« Brave garçon », a dit Gooch en prenant le mouchoir et la clef. Il a couvert seulement l’anneau de la clef pour l’insérer dans la serrure et il a tourné. Le pêne est rentré doucement. Il a tourné de nouveau et le pêne a repris sa position originale, puis il a tourné la clef plusieurs fois. Il y avait assez de jeu pour que les quelques coups violents nécessaires pour défoncer la porte aient pu suffire à la déloger.

Gooch a enchaîné. Il a laissé la clef dans la serrure, il est sorti de la pièce et a tiré la porte derrière lui. Puis, sous l’effet d’une puissante secousse, la porte s’est ouverte violemment pour aller cogner le mur. La clef est tombée lourdement près du mur et non près de la porte où je l’avais trouvée précédemment, mais cela pouvait être dû au fait qu’à ce moment-là la porte avait été fermée. La clef avait peut-être été délogée au premier coup d’épaule et la porte se serait ouverte sous un autre coup. Gooch est entré et a ramassé la clef avec mon mouchoir dans lequel il l’a enveloppée. « Je suppose que vous pouvez vivre sans votre mouchoir », a-t-il dit et il l’a mis dans sa poche.

Il a poursuivi : « Donc, en admettant que la porte était en effet fermée de l’intérieur, et avec la clef encore dans la serrure, et en admettant que notre agresseur n’est pas un fantôme, alors la question qui se pose est comment est-il sorti. »

Nos regards se sont tournés vers la fenêtre en même temps.

 

Whitelaw est revenu avec les draps ensanglantés à l’instant où j’allais me pencher à la fenêtre. Tom Drummond le suivait, visage cendreux et casquette à la main.

Le sergent l’a présenté à Gooch.

« Toutes mes condoléances, monsieur Drummond, a dit l’inspecteur. Soyez assuré que nous arrêterons le coupable. »

Drummond n’avait pas l’air d’écouter.

« Dorénavant, a poursuivi Gooch, je considère que vous êtes la dernière personne à avoir vu votre femme avant son agression. »

La réaction de Drummond a été résignée. « Si vous le dites.

– Dites-moi à votre manière ce qui s’est passé ce matin. »

Le mari a raconté une histoire qui recoupait ce que son copain Finlay m’avait dit : qu’il s’était levé à cinq heures et qu’après que Bessie lui avait fait un café il était parti à St Katharine Docks chercher un emploi pour la journée. Il y avait rejoint Finlay et comme ils n’avaient rien trouvé ils avaient décidé d’essayer de tenter leur chance au Bleeding Hart, en s’arrêtant en route à Fashion Street.

« Et pourquoi exactement vous arrêter en route ? »

Drummond a cligné des yeux. « Pour manger quelque chose.

– Qu’avez-vous pris ?

– Quoi ?

– Pour votre petit déjeuner. Qu’avez-vous mangé ?

– Du pain et du fromage, a répondu Drummond en se passant les doigts dans les cheveux.

– Avez-vous vu votre femme ?

– Non. Elle était en haut.

– Autrement dit, vous ne l’avez pas vue ?

– Pas dans l’arrière-cuisine, non.

– Êtes-vous monté dans la chambre ensuite ? »

Drummond a regardé Gooch puis Whitelaw avant de fixer son regard sur moi. Il se passait quelque chose dans son crâne.

Il a finalement répondu : « Oui. Avant de partir je suis monté dire au revoir à Bessie.

– Quelle heure était-il ?

– Vers huit heures et demie.

– Dites-moi ce qui s’est passé. »

Drummond a hésité. « Y a pas grand-chose à dire. J’ai monté l’escalier. La porte était fermée. J’ai frappé, j’ai dit que c’était moi. Elle a ouvert, nous avons parlé une minute et je suis parti.

– De quoi avez-vous parlé pendant cette minute ?

– Je lui ai dit que j’allais à Bethnal Green, a-t-il répondu d’une voix qui n’était soudain plus qu’un murmure, et que j’espérais qu’y aurait du travail.

– Et qu’a-t-elle dit ?

– Pas grand-chose.

– Pendant une minute ? »

Drummond n’a pas répondu.

« De quoi d’autre avez-vous parlé ? a demandé l’inspecteur avec cette fois de la menace dans la voix.

– Je… je me rappelle pas. »

Ce n’était pas mon rôle, mais cela ne m’a pas arrêté.

« Lui avez-vous demandé de l’argent ? »

Gooch et Drummond m’ont tous les deux regardé. C’est Gooch qui a parlé le premier.

« Eh bien ? Répondez à la question. Avez-vous demandé de l’argent à votre femme ? »

Drummond était mal à l’aise. « Peut-être bien… »

L’inspecteur m’a encouragé d’un regard.

Enhardi, j’ai continué. « Bessie Drummond, monsieur, était employée comme intendante et elle collectait le loyer des autres locataires de la maison. Elle gagnait probablement davantage que Drummond. À tout le moins, ses appointements étaient réguliers. »

Bessie n’était pas la seule dans ce cas, et de loin. Si vous vous contentiez de lire les journaux vous pouviez penser que les seules femmes qui travaillaient à Londres étaient maîtresses d’école, bonnes d’enfants et putes, mais ici dans l’Est c’était ridiculement faux. En réalité, la plupart des femmes de Whitechapel travaillaient comme couturières, cuisinières, lingères et une douzaine d’autres métiers. Il le fallait, n’était-ce que pour garantir qu’il y ait de quoi manger quand il n’y avait pas de travail pour leurs hommes. En fait, je soupçonnais les revenus de Bessie d’avoir en partie décidé Drummond à l’épouser. Revers de cette aubaine financière, Drummond et les autres dans sa situation se sentaient et rejetés et déchus de leur virilité, ce qu’ils ne compensaient souvent que par la violence physique, histoire de rappeler qui commandait. Bessie n’aurait pas été la première dans l’East End à souffrir de l’ironie de donner de l’argent à son mari pour qu’il le boive et n’obtenir qu’un œil au beurre noir en retour. Elle ne serait pas non plus la dernière.

« Combien lui avez-vous demandé ?

– Quelques shillings, a répondu Drummond en tortillant sa casquette entre ses doigts.

– Et vous les a-t-elle donnés ? »

Drummond a acquiescé.

« Comme ça ? Tout simplement ? Vous lui demandez son argent durement gagné pour pouvoir passer la journée dans un pub à boire avec vos copains et elle vous le donne en souriant ?

– C’est ça qu’elle a fait, a confirmé Drummond. C’était ma femme. Elle savait où que c’était sa place.

– J’en suis sûr, a dit Gooch en estimant la taille de l’homme en face de lui. J’en suis bien sûr. Et ensuite ? Vous avez pris l’argent et vous êtes parti ?

– C’est ça. J’ai redescendu, et on est partis moi et Finlay.

– Et c’était la dernière fois que vous avez vu votre femme ? »

Drummond a dégluti avec difficulté. « C’est ça.

– Et elle a fermé à clef derrière vous ?

– Probable. C’est ça qu’elle faisait… l’habitude en somme.

– Aviez-vous une clef ? »

Drummond a secoué la tête. « Elle m’en a jamais donné une.

– Y a-t-il une autre clef de cette porte en dehors de celle que possédait votre femme ?

– Si y en avait, elle m’a rien dit. »

Gooch a réfléchi à cette réponse.

« Eh bien, nous voilà pratiquement au même point que lorsque vous êtes arrivés, vous et le sergent. La seule autre issue est la fenêtre. » Il s’est tourné vers moi. « Agent Wyndham. Auriez-vous l’obligeance ? »

Je me suis penché sur le rebord de la fenêtre et j’ai regardé dehors. Il y avait une cour intérieure entre l’arrière des immeubles de ce côté de Fashion Street et ceux du côté opposé. La disposition du 42 était telle que, sur la façade, il n’y avait qu’un niveau au-dessus de la rue, alors que sur l’arrière il y en avait pratiquement deux.

Il n’y avait pas grand-chose à voir. La cour boueuse contenait un appentis délabré, du linge gris sur une corde et les déchets habituels de la vie dans l’East End : un cimetière de voitures d’enfant, des meubles détruits et des monceaux d’ordures, le tout transformé en terrain de jeu par une tribu de gamins pieds nus à peine vêtus.

De la fenêtre au sol il n’y avait aucun chemin autre que la confiance en soi ou en Dieu. Trop haut pour sauter si vous accordiez de la valeur à vos membres. En me penchant davantage j’ai examiné les murs à droite et à gauche : une façade misérable en brique couverte de suie et s’effritant par endroits pour révéler le sable jaune en dessous. Plus loin, d’autres rebords de fenêtres, mais tous à une distance de dix pieds ou plus, un trop grand saut pour tout autre qu’un trapéziste suicidaire.

D’un côté il y avait cependant un tuyau d’évacuation. Fixé au mur pourrissant par de vieilles attaches il s’en était séparé à environ un pied au-dessous du niveau de xla fenêtre, et le mur autour était taché de vert d’algue et d’humidité provoquée par l’eau qui en coulait sans cesse dans un cloaque boueux. Le tuyau était à portée de main. Si un homme se tenait sur le rebord de la fenêtre et n’avait pas le vertige il était concevable qu’il l’atteigne. L’utiliser pour descendre était impossible, mais pas pour monter. En me tordant le cou j’ai regardé son parcours jusqu’au chéneau qui longeait le toit. Il passait tout près d’un rebord de fenêtre à l’étage au-dessus.

Je suis rentré et me suis redressé.

J’ai dit : « On ne peut pas descendre, mais un homme en bonne forme aurait pu utiliser le tuyau d’évacuation pour atteindre un rebord de fenêtre directement au-dessus de nous, ou même le toit. »

Gooch s’est tourné vers Drummond : « Qui habite la pièce au-dessus ? »

Drummond a regardé par terre en secouant lentement la tête. « J’aurais dû le savoir, sacré nom.

– Savoir quoi ?

– Vogel. Le youde du dessus. Il avait un béguin malsain pour Bessie. J’ai surpris plus d’une fois le salaud en train de la reluquer. »

Gooch a regardé le sergent Whitelaw, puis moi. Son expression nous a dit tout ce que nous avions besoin de savoir.

Une minute plus tard nous étions en haut de l’escalier devant la porte de Vogel. Le sergent Whitelaw a essayé la poignée de la porte puis a frappé fort contre la peinture qui s’écaillait.

« Police ! Ouvrez ! »

Silence. Il a frappé de nouveau.

Il a regardé Gooch. « Dois-je la défoncer, monsieur ?

– Allez-y. »

Whitelaw a pris son élan pour se jeter contre la porte.

J’ai crié : « Attendez ! Il doit y avoir un autre moyen. »

Je suis redescendu avec Tom Drummond chez lui et lui ai demandé d’ouvrir l’armoire à vêtements.

Je lui ai expliqué que comme Bessie s’occupait de la maison pour le propriétaire elle devait avoir les clefs de toutes les autres chambres.

Drummond a tiré un petit coffre en acier de sous une pile de vêtements.

J’ai demandé : « C’est là qu’elle gardait l’argent du loyer ?

– Oui. »

Il est allé le déposer sur le bureau dont il a ouvert le tiroir.

« La voilà », a-t-il dit en me tendant une petite clef. Je la lui ai prise, j’ai ouvert le coffre et soulevé le couvercle. Il ne contenait que quelques shillings. J’ai écarté les pièces et un petit calepin et j’ai pris un trousseau de clefs accrochées à un anneau.

J’ai refermé le coffre et l’ai rendu à Drummond qui l’a remis dans l’armoire, et un instant plus tard nous sommes remontés rejoindre Gooch et Whitelaw qui attendaient. J’ai brandi le trousseau de clefs comme un trophée.

Gooch m’a arrêté avant que je puisse en essayer une.

« Monsieur Drummond devrait peut-être le faire. »

Drummond en a choisi une, l’a glissée dans la serrure et a tourné.

Il y a eu un clic satisfaisant et la porte s’est ouverte, mais avant que Drummond puisse tourner la poignée Whitelaw l’a arrêté en lui posant une main sur la poitrine.

« Si vous permettez, monsieur Drummond, c’est une affaire pour la police, maintenant. »

L’inspecteur Gooch est entré le premier dans une pièce au plafond bas plus petite et plus nue que celle des Drummond, contenant seulement un lit, une commode avec une valise posée dessus, une chaise et une table sur laquelle il y avait un étau et des outils métalliques.

La première chose qui m’a frappé a été l’odeur, une puanteur pénétrante, âcre, suffocante qui vous atteignait dans l’arrière-gorge comme de la vodka pure. Les yeux ont commencé à me piquer.

Gooch a toussé, puis il a sorti son mouchoir de sa poche pour se protéger le nez. J’aurais fait la même chose si mon mouchoir n’avait pas été dans sa poche pour envelopper une clef.

« Bon sang de bois, qu’est-ce qui pue comme ça ? a demandé Whitelaw.

– Aucune idée, a dit Drummond en se couvrant le nez.

– C’est de l’acide nitrique, a répondu Gooch.

– Qu’est-ce que ce Vogel fait avec de l’acide nitrique ? » a demandé Whitelaw.

J’ai ouvert le premier des trois tiroirs de la commode. Il ne contenait que des broutilles : quelques enveloppes portant des timbres que j’ai jugé russes et renfermant des lettres dans une écriture étrangère, deux couteaux de sculpture, un cuir à rasoir et autres épaves. Je l’ai refermé et suis passé aux deux autres. Bien que loin de déborder ils contenaient deux chemises (il manquait un bouton à l’une et les deux étaient râpées au poignet), un pantalon usé jusqu’à la corde aux genoux, un fin cardigan vert et quelques sous-vêtements. Ce n’était peut-être pas grand-chose mais c’était beaucoup pour un homme avec les moyens de Vogel.

Gooch, toujours avec son mouchoir sur le nez, s’est penché sur la table pour étudier les outils. Il s’est agenouillé et a ramassé ce qui ressemblait à des copeaux de bois. « Quel est le gagne-pain de l’homme ?

– D’après Bessie il fait des cannes, des manches de parapluies, des trucs comme ça, a répondu Drummond. Il travaillait pour un autre youde, mais y s’est fait virer y a quelques semaines et il a décidé de se mettre à son compte. Même qu’il a eu le culot de demander à Bessie d’y prêter de l’argent. »

Gooch a levé un sourcil. « Elle prêtait de l’argent aux gens ?

– Des fois, oui. Si elle les connaissait assez bien et si elle pensait le récupérer. Avec des intérêts, bien sûr.

– Elle en a prêté à Vogel ?

– Sûrement pas. Pour faire ça il aurait fallu qu’elle perde la boule. Elle y a dit d’aller se faire voir.

– Vous étiez présent quand ça s’est passé ? »

Drummond a paru mal à l’aise. « Pas vraiment, mais elle m’a raconté. Elle a dit qu’il était devant notre porte, qu’il l’attendait. Que ça la rendait nerveuse.

– Et vous avez fait quelque chose ?

– Et comment, a répondu Drummond soudain sur un terrain plus sûr. Je suis monté ici et j’y ai dit de pas s’approcher de ma femme.

– L’avez-vous frappé ? » a demandé Grooch, mais Drummond n’a pas eu le temps de répondre.

« Inspecteur, est intervenu Whitelaw agenouillé à côté du lit, vous feriez bien de jeter un coup d’œil ici. »

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