Nom de Code: Bélier (Série Linear Tactical t. 13) (French Edition)

Chapitre 30

 

 

Une excursion organisée par Ian DeRose était une expérience à ne pas manquer.

Wavy ne savait pas à quoi elle s’était attendue. Peut-être à séjourner dans une belle suite d’hôtel pendant qu’il assistait à une réunion d’affaires. Peut-être à voler vers l’Asie, où Zodiac avait un bureau à Singapour.

Mais elle ne s’attendait pas à un yacht sur la Côte d’Azur. Et voir Ian si détendu était encore plus inattendu. C’était un grand bateau, le plus grand qu’elle avait jamais vu. Ian lui expliqua que ce n’était pas le sien. Il l’avait emprunté à un ami.

— Quel genre d’ami te prête un yacht de cette taille ?

Il sourit.

— Le genre acteur célèbre. Nous l’avons protégé quand un harceleur a essayé de le tuer.

Il lui donna son nom, et elle ouvrit de grands yeux.

— Ouah.

— Quand je me suis rappelé que son yacht portait un nom d’arc-en-ciel, Rainbow Bright, j’ai accepté son offre de l’emprunter n’importe quand.

Jamais elle n’avait vu Ian avec un tel sourire. C’était comme ça depuis quatre jours qu’ils étaient sur le Rainbow Bright.

Il était dehors sur le pont, il n’en avait quasiment pas bougé depuis qu’ils étaient montés à bord. Il aimait être dehors, quel que soit le temps. Elle l’avait trouvé là-haut jour et nuit, par temps ensoleillé ou nuageux. Même quand les vagues étaient plus grandes qu’elle ne l’aurait voulu à cause des tempêtes qu’ils avaient essuyées.

Au départ, elle avait cru que c’était parce qu’il aimait vraiment être sur l’eau. Mais alors que Wavy l’observait, impatiente de le peindre à nouveau, elle comprit que c’était parce qu’il était dehors. Pas de murs, pas de plafonds, rien pour l’enfermer.

Comme s’il pouvait respirer.

Elle se raidit. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu passer à côté.

— Tu es claustrophobe.

Ian leva les yeux de son ordinateur portable posé sur la table où il travaillait sur le pont.

— Effectivement.

— Tu l’as toujours été ?

— Non, répondit-il en refermant l’ordinateur. Je t’ai dit que le Dr Rayne m’avait aidé. C’était pour ça. J’ai dû apprendre à m’adapter à ma phobie.

— Je me souviens que dans la grotte, tu étais… pas vraiment nerveux, mais tendu.

— Oui, répondit-il avec un hochement de tête. Je suis mal à l’aise dans la plupart des espaces clos, et cela ne disparaîtra probablement jamais. La montée en ascenseur jusqu’au penthouse est une expérience éprouvante à chaque fois que je l’utilise. Les voitures, ce n’est pas génial non plus, mais au moins il y a beaucoup de vitres.

— Des fenêtres, murmura-t-elle, comprenant de mieux en mieux. C’est pour ça qu’il y en a autant dans le penthouse.

Il se cala sur sa chaise qu’il fit pivoter pour lui faire face.

— Il avait les fenêtres les plus nombreuses que j’ai pu trouver. Et c’est pourquoi j’aime passer autant de temps sur le patio.

— Tu me raconteras ce qui s’est passé ?

Il vint s’asseoir près d’elle, là où elle était en train de se prélasser en regardant les étoiles.

— Je le ferai, mais je ne veux pas faire quoi que ce soit qui te cause un stress excessif. Pour l’instant, tu dois te concentrer sur toi. Je ne veux pas que tu t’inquiètes pour moi.

— Peut-être qu’il est temps pour moi de commencer à m’inquiéter de quelqu’un d’autre que moi. Peut-être que c’est ce dont j’ai besoin. Peut-être que je me suis tellement centrée sur moi que je ne peux pas guérir. Et je te connais. Je sais que si c’est une chose contre laquelle tu te bats encore des années plus tard, ça a dû être assez dur.

Il se passa une main dans les cheveux.

— Je veux que tu comprennes que ce ne sont pas les JO de la douleur. Ce que j’ai vécu, ce que tu as vécu, c’est…

— Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons comparer. Je comprends.

Il passa ses bras autour de ses genoux, contemplant au loin les lumières scintillantes de la France.

— Je suppose que je devrais commencer par le pire. Mon frère, Grant, est la personne qui a créé Mosaïque. Il ne donnait pas dans le trafic d’êtres humains à l’époque, mais il avait une très longue liste d’autres activités criminelles : vente d’armes, espionnage, drogues.

— Oh.

Voilà pourquoi il était triste au sujet de son frère. Pas seulement à cause de sa mort.

— Mon père était aussi impliqué dans des activités illégales quand j’étais jeune, alors la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. Je me suis engagé dans la Marine dès que j’ai pu pour m’éloigner de tout ça, et ma famille m’a renié. Mon père, à un moment donné avant sa mort, a changé d’avis, et il est revenu dans le droit chemin.

— C’est bien, non ?

Ian haussa les épaules.

— Ouais. Même si je n’avais toujours pas envie d’avoir affaire à lui. Mais je suis content qu’il ait au moins tenté de réparer certains des dégâts qu’il avait causés au cours de sa vie.

Les dégâts qu’il avait causés à son fils aussi, mais elle savait que Ian ne le dirait pas.

— As-tu pu le voir avant sa mort ?

— Non, mais j’aurais peut-être dû. Au lieu de léguer sa fortune à Grant comme lui et moi nous y attendions, mon père m’a tout laissé. Grant ne s’en est jamais vraiment remis.

Ian s’allongea à côté d’elle pour regarder les étoiles lui aussi.

— Un organisme de maintien de l’ordre m’a contacté à l’époque où j’étais encore dans la Marine pour faire tomber mon frère et son réseau. J’avais l’alibi parfait pour rejoindre leur groupe. Tout ce que j’avais à faire était de convaincre Grant que je voulais revenir dans l’entreprise familiale. Que j’avais vu à quel point cela pouvait être lucratif, au vu de ce que mon père m’avait légué.

— Tu as aidé à faire un tas d’arrestations, non ?

Ça, Wavy le savait.

— Ouais, mais pas avant que Grant ne découvre que je travaillais à le faire tomber. Il a pété les plombs. Que je fasse ça, ajouté au fait que mon père m’avait laissé l’argent… J’avais sous-estimé à quel point il me détestait.

Ian se tut.

— Nous ne sommes pas obligés de parler de ça si tu n’en as pas envie.

Ne pas parler, c’était quelque chose qu’elle comprenait fort bien.

Il prit une inspiration, et les mots sortirent précipitamment.

— Quand Grant a découvert que je travaillais sous couverture contre lui, il m’a enfermé dans un cercueil en bois, à l’ancienne, comme dans le Far West, et il m’a enterré vivant.

Tout le corps de Wavy se figea. C’était tellement pire que ce à quoi elle avait pensé.

— Comment as-tu survécu ?

Wavy voulut lui prendre la main, mais se figea à mi-chemin, craignant que ce soit la mauvaise chose à faire. Pour la première fois, elle comprit son hésitation lorsqu’il la touchait. Elle comprenait enfin le désir impérieux de toucher quelqu’un pour lui offrir son soutien tout en sachant que son réconfort risquait d’aggraver la situation. Il s’agissait de ce dont lui avait besoin.

Wavy laissa retomber sa main sur son flanc.

— Est-ce que quelqu’un t’a secouru ?

— Non, je n’ai pas été secouru. Je suis mort.

Elle déglutit, la bile lui brûlant le fond de la gorge.

— Quand j’ai fini par manquer d’air, Grant m’a déterré et m’a fait réanimer. Une fois conscient et fonctionnel, il m’a remis dans la boîte, et enterré à nouveau.

— Oh, mon Dieu. Combien de fois ?

Merde. Pourquoi avait-elle demandé ça ?

— Honnêtement, je ne suis pas sûr. Disons que mon esprit m’a protégé d’un souvenir trop détaillé. Je me souviens de certaines choses, comme de mes ongles qui s’arrachaient parce que je grattais le bois trop fort. J’ai essayé de me frapper la tête jusqu’à l’inconscience une fois, en espérant mourir pendant que je n’étais pas réveillé. Mais tout se mélange. Je crois qu’il a dû y avoir une demi-douzaine de fois.

Il était mort une demi-douzaine de fois. Wavy n’avait pas de mots. Comment quelqu’un pouvait-il revenir de ça ?

— Ce dont je me souviens le mieux, c’est d’un sentiment général d’impuissance. C’est une chose sur laquelle le Dr Rayne et moi avons beaucoup travaillé. Ma claustrophobie est liée à cela. Tout mon entraînement, toute ma force… rien de tout cela ne suffisait. J’ai eu beau pousser sur ce bois, je ne pouvais rien faire pour me sauver.

Elle plaqua une main sur sa bouche pour retenir un sanglot.

— À un moment donné, j’ai compris qu’il y avait une caméra dans le cercueil avec moi. C’est comme ça qu’ils savaient quand me déterrer. Ces foutus tarés voulaient regarder.

— Ton frère t’a infligé ça ?

Au vu de la relation de Wavy avec ses frères, de leur manière de la protéger, c’était inconcevable pour elle.

— Oui. Grant, et son meilleur ami, son second, dit Ian en regardant Wavy. Erick Huen.

La boucle était bouclée.

— Tu as tué ton frère. C’est pour ça qu’Erick Huen te déteste.

— Oui. Je savais que je ne pourrais pas survivre à une autre fois dans ce cercueil. Alors quand ils m’ont ressuscité, je me suis battu avec toutes les forces qui me restaient. J’ai assommé Erick et étranglé Grant de mes propres mains. Erick est revenu à lui, et il aurait pu me descendre, mais à ce moment-là, mon équipe avait compris que les choses avaient mal tourné, et ils avaient pénétré dans la zone.

Cette fois, elle ne put s’en empêcher. Elle prit sa main et ferma les yeux, reconnaissante qu’il n’ait pas fui son contact.

— Erick s’est enfui en sautant d’une falaise. Nous pensions qu’il était mort. Apparemment, ce n’était pas le cas.

— Tu ne pouvais pas le savoir.

Tous deux regardèrent les étoiles.

— Alors j’ai passé les deux dernières années et demie à apprendre à garder ma panique sous contrôle, dit enfin Ian. Et crois-moi, ça n’a pas été facile, et ça a pris beaucoup de temps.

— Tu as pris une chose horrible et tu as créé une force à partir de là.

Elle savait qu’elle aurait dû être horrifiée par ce qui lui était arrivé, mais elle ne voyait que ça, réellement : il s’était recréé en quelque chose de meilleur, de plus fort à cause de ce qui lui était arrivé.

Il se rapprocha un peu d’elle.

— Est-ce que j’ai mal fait de te le raconter ? Je sais que c’est une histoire assez macabre.

— Non. Je suis sincèrement désolée pour ce qui s’est passé, mais…

Wavy espérait qu’il comprendrait ce qu’elle essayait de lui dire. Qu’elle n’avait pas l’air de prendre la situation à la légère.

— Tu as trouvé de la force au fond de l’horreur. Je voudrais pouvoir le faire, mais je crains de ne jamais y arriver.

Ian passa un bras autour de ses épaules et la tira pour qu’elle soit à demi allongée sur lui.

— Tu es déjà en train de le faire. Je le vois à chaque fois que tu ajoutes une nouvelle couleur dans tes tableaux. Tu n’as pas besoin d’être une guerrière pour être forte. La force tranquille, c’est la plus durable.

Il n’aurait pas pu trouver de mots plus parfaits. Quelqu’un de sa trempe qui reconnaît sa force en elle, cela représentait tout.

Elle avait envie de lui faire l’amour juste là, sur ce pont. Elle voulait absorber plus de sa force à travers ses pores. Elle glissa sa jambe sur les hanches de Ian, jusqu’à être allongée sur lui.

— Est-ce que tu peux t’assurer que ce pont est dégagé, et que personne ne viendra ? murmura-t-elle.

Elle voulait faire l’amour avec lui, là, au grand jour, dans un endroit où il n’avait aucune contrainte ou peur pesant sur son esprit. Où ils pouvaient se concentrer sur le fait d’être ensemble.

Il attrapa le talkie-walkie qu’il gardait toujours à proximité.

— Tristan, peux-tu faire en sorte que nous ayons une intimité totale sur le pont arrière tribord ? Y compris les caméras.

— Avec plaisir, boss.

Elle haussa un sourcil.

— Est-ce qu’il s’agit de Tristan Zimmerman ?

Ian hocha la tête.

— Il me fallait au moins un membre de mon équipe à bord, et on voulait quelqu’un que tu connaisses sur le navire. Il a fait profil bas.

Il voulait dire que c’était au cas où elle paniquerait. Mais honnêtement, c’était une préoccupation légitime.

— Je suis contente qu’il soit là. Et je suis ravie qu’il nous laisse de l’intimité.

Ian tendit la main pour repousser les cheveux du visage de Wavy avant de la poser sur sa joue.

— Nous ne sommes pas obligés de faire quoi que ce soit si tu n’en as pas envie. Et tu peux changer d’avis à tout moment, quelle qu’en soit la raison. On peut juste s’embrasser. Ou rester allongés à regarder les étoiles.

— Les deux. Tout ça.

Wavy avait conscience de recommencer à ne pas utiliser de phrases complètes. Elle n’avait pas envie de parler, mais pas pour les mêmes raisons que d’habitude. Elle voulait être avec lui. Le respirer. Sentir sa force de toutes les manières possibles.

Elle s’assit à califourchon sur lui, et passa son t-shirt par-dessus sa tête. Elle aurait dû être nerveuse, mais le sentir dur sous elle, la chaleur dans ses yeux quand il la regardait, chassaient toutes les peurs avant qu’elles ne puissent se former.

C’était Ian. C’était elle. Il n’y avait pas de place pour les démons entre eux.

Wavy déboutonna la chemise de Ian, laissant glisser ses ongles sur sa poitrine tandis qu’elle faisait glisser le tissu sur le côté.

Cette fois-ci était différente, et ils le savaient tous les deux. Ils avaient fait l’amour de presque toutes les manières possibles pour un couple. Au cours des six semaines qui avaient précédé son enlèvement, ils avaient vécu la passion impérieuse d’une relation nouvelle : la découverte, les provocations, la volupté, et tout le plaisir. C’était merveilleux, et elle en avait aimé chaque seconde.

Mais cette fois-ci, c’était différent. Cette fois, ils savaient tous les deux ce que c’était que d’avoir failli se perdre. Cette fois, c’était avec révérence et en sachant que rien ne garantissait un lendemain.

Cette fois, quand elle regarda ses doigts puissants qui glissaient de ses hanches à son dos jusqu’à ses épaules, elle les imaginait ensanglantés et lacérés là où il avait griffé pour sortir de ce cercueil. Et elle voyait leur force maintenant.

Cette fois, ils ne prenaient rien pour acquis.

Elle s’écarta de lui pour pouvoir retirer le reste de ses vêtements. Elle le croyait quand il disait que personne ne regardait. Il n’y avait que lui et elle, la haute mer et les étoiles au-dessus d’eux.

Il déboucla sa ceinture et dézippa son pantalon. Ils se rapprochèrent, et elle écrasa ses lèvres contre celle de Ian. La sensation de sa peau nue contre la sienne était enivrante.

— Je veux être au-dessus, murmura-t-elle.

Ian glissa les bras sous sa tête, et un large sourire s’étala sur son beau visage.

— Oui, s’il te plaît.

En temps normal, elle n’aimait pas particulièrement être au-dessus. Wavy aimait l’avoir sur elle, qui l’entourait de sa force, ou derrière elle, en train de lui empoigner les cheveux.

Mais aujourd’hui, elle voulait avoir le contrôle. Il le savait, et il était plus qu’heureux de la laisser faire.

Wavy chevaucha à nouveau ses hanches, et cette fois il n’y avait plus rien entre eux. Ils haletèrent à l’unisson quand elle s’abaissa sur sa longueur. Les doigts de Ian agrippèrent ses hanches avec une force presque douloureuse, mais elle s’en fichait. Elle savait ce que cela signifiait. Il ressentait la même chose qu’elle. Ils avaient tous les deux eu peur d’avoir perçu ça pour toujours, mais ce n’était pas le cas.

Elle tomba en avant, et appuya ses mains sur la poitrine de Ian pendant qu’elle le prenait jusqu’à la garde. Ensuite, elle se mit à bouger. Ses yeux bruns la regardaient, brûlants.

— Je te voulais là, dehors, dit-elle. Je te voulais à l’air libre, là où est ta place. Je voulais te chevaucher quand il n’y aurait rien d’autre contre nous que la peau de l’autre, et l’air de la nuit.

La voix de Wavy résonnait différemment à ses oreilles.

Le médecin l’avait prévenue qu’elle serait toujours un peu enrouée étant donné les dommages qu’elle avait causés à ses cordes vocales. Mais maintenant qu’elle avait retrouvé ses mots, elle ne semblait plus pouvoir s’arrêter de parler. Le fait qu’il bougeait un peu à chaque fois qu’elle parlait lui donnait encore plus envie de le faire.

— Tu es la plus belle chose que j’aie jamais vue, dit-il en la pénétrant. Tu as toujours été belle à mes yeux, depuis la première fois que je t’ai vue, mais là tout de suite…

À présent, c’était lui qui ne trouvait plus ses mots.

— Je suis à toi, Arc-en-ciel, possède-moi.

Il posa doucement ses doigts sur ses hanches, les caressant de haut en bas, tandis qu’elle se penchait en avant et se frottait contre lui dans un mouvement qui les fit tous deux haleter en quelques secondes. Elle les tourmentait tous les deux, savourant la sensation de contrôle. Reculaient pour ralentir les choses quand ils étaient trop proches tous les deux. Le rire de Ian était aussi rauque que celui de Wavy.

— Tu es très douée pour ça.

Elle se releva sur les genoux, pour qu’il soit presque entièrement sorti d’elle, puis se plaqua contre lui. Il gémit, et elle recommença. Comme elle l’avait appris avec sa peinture, elle laissa le rythme l’emporter, et son corps faire ce qu’il voulait. Plus vite, puis plus lentement, puis un rythme qui la laissa brûlante d’impatience. Elle ne savait plus où elle terminait, et où Ian commençait.

— Aide-moi, chuchota-t-elle.

Il savait exactement ce dont elle avait besoin, sans avoir à le demander. Il agrippa de nouveau ses hanches et leur imposa un rythme qui les fit grimper en flèche.

— Oui ! dit-elle d’une voix rauque, mais pas faible. Oui, Ian !

Les doigts de Wavy lui griffèrent le torse quand l’orgasme la submergea. Il l’attira fermement contre lui et se plaqua contre elle en criant son nom. Elle s’effondra contre sa poitrine, et il l’entoura de ses bras. Tous les deux haletaient.

On avait pris beaucoup de choses à Wavy au cours de sa captivité, des choses qu’elle ne récupérerait sans doute pas.

Mais cela n’en faisait pas partie.

OceanofPDF.com