Variations styli

Diane M Dansereau · Chapitre 16 sur 41

Pages du PDF

Variations styli

Chapitre 13. Le participe présent

13 • Le participe présent

 

Comme nous l’avons déjà vu au chapitre 12, la plupart du temps le participe présent en anglais se traduit par un infi nitif en français.

after speaking après avoir parlé before leaving avant de partir Let’s begin eating. Commençons à manger. I like reading. J’aime lire. He sees them playing. Il les voit jouer. Seeing is believing. Voir, c’est croire.

N’oubliez pas l’emploi du participe présent en anglais pour le pré-sent et l’imparfait de l’indicatif :

He is sleeping. Il dort. He was working. Il travaillait.

Remarquez la traduction du participe présent des cas spéciaux dans la note suivante.

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 7 1

 

Note de vocabulaire : les diffi cultés de

la traduction du -ing anglais

Certaines expressions associées aux positions du corps qui em-

ploient le participe présent en anglais emploient le participe

passé en français :

kneeling : agenouillé

lying : couché

leaning : acoudé, adossé sitting : assis (mais standing : debout)

 

Seule la préposition en se suit du participe présent en français : en étudiant. Cette structure, qu’on appelle le gérondif, sera examinée plus tard, dans la section III de ce chapitre. Pour une variante linguistique qui permet le participe présent après un verbe de perception, voir la note suivante.

 

Variante linguistique : le participe présent

après les verbes de perception

Il existe une structure, quoique rarement employée, qui permet le

participe présent (au lieu de l’infi nitif) après un verbe de percep-

tion et dans laquelle le sujet du participe diffère de celui du verbe

principal. Comparez les deux phrases suivantes :

J’ai vu Pierre traverser la rue.

J’ai vu Pierre traversant la rue.

Dans les deux phrases c’est Pierre qui traverse la rue. Dans la

deuxième phrase, on emploie le participe présent pour exprimer

une action en train de se dérouler : il était en train de traverser

la rue. Cette action se déroule à la même époque que l’action du

verbe principal :

Je le vois partant. (Il part).

Je l’ai vu partant. (Il partait).

Je le verrai partant. (Il partira).

 

Nous commençons ce chapitre par une description de la formation du participe présent et entrons ensuite dans les détails de son emploi sans et avec la préposition en.

3 7 2 C H A P I T R E 1 3

I. FORMATION DU PARTICIPE PRÉSENT

La formation du participe présent est très simple : on prend le radical de la première personne du pluriel (du présent de l’indicatif ) et on y ajoute la terminaison -ant. N’oubliez pas de garder la lettre e après le radical qui se termine en -g et la cédille à la lettre c dans le participe présent.

nous chantons : chantant

nous rendons : rendant

nous prenons : prenant

nous dormons : dormant

nous fi nissons : fi nissant

nous buvons : buvant

nous mangeons : mangeant

nous commençons : commençant

Seuls trois verbes ne suivent pas cette règle pour former le participe présent :

être (nous sommes) → étant

avoir (nous avons) → ayant

savoir (nous savons) → sachant

Le participe présent est toujours invariable (ne s’accordant jamais avec un substantif ou un pronom) : Voulant arriver à l’heure, Marie s’est dépêchée.

Il existe aussi une forme composée du participe présent qui consiste en le participe présent du verbe auxiliaire (avoir ou être) suivi du parti-cipe passé : ayant fi ni, étant arrivé(e)(s).

Pour former la négation du participe présent, on met presque tou-jours le ne devant le verbe simple ou le verbe auxiliaire et le deuxième élément de la négation après, comme pour un verbe conjugué :

Ne pouvant pas le faire, nous avons renoncé au projet.

Ne trouvant rien à faire, il a décidé de se coucher.

N’ayant jamais vu la neige, il fut émerveillé par la tempête.

Notez que comme pour les verbes conjugués, l’élément négatif per-sonne suit le participe passé dans la forme composée du participe pré-sent : N’ayant vu personne, il a quitté la salle.

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 7 3

II. EMPLOI DU PARTICIPE PRÉSENT

On emploie le participe présent pour éviter des mots redondants et des phrases lourdes. Étudiez les phrases suivantes :

Quand il a fi ni son travail, il rentre chez lui. → Ayant fi ni son travail,

il rentre chez lui.

Puisqu’il cherche la vérité, il continue ses investigations. → Cher-

chant la vérité, il continue ses investigations.

Il est important de noter que dans ces phrases, le sujet du participe présent doit être identique au sujet de la phrase principale. La phrase suivante n’est donc pas correcte, ni en français ni en anglais (mais voir la « Variante linguistique » vers la fi n de ce chapitre) : *Ayant dit ceci, il est important de noter que… *(Having said that, it’s important to note…).

Si le sujet du participe présent diffère de celui de la phrase principale en français, cependant, on n’a qu’à ajouter ce sujet à la phrase subor-donnée (la phrase avec le participe présent). Comparez les deux ex-emples suivants :

Ayant fi ni de parler, l’étudiant quitte la salle. (C’est l’étudiant qui

fi nit de parler et qui quitte la salle.)

Le professeur ayant fi ni de parler, l’étudiant quitte la salle. (C’est le

professeur qui fi nit de parler et l’étudiant qui quitte la salle.)

Le participe présent peut se rapporter au verbe de la phrase principale ([a]–[c], ci-dessous). Dans ce cas, il se trouve en tête de la phrase. Quand il se rapporte à un verbe, le participe présent simple a la valeur d’une subordonnée circonstancielle, c’est-à-dire qu’il indique la cause ou les circonstances du verbe principal et répond à la question Pourquoi ? / Pour quelle raison ?

a. Voulant arriver à l’heure, il a quitté sa maison à 6 heures.

(Pourquoi a-t-il quitté la maison si tôt ?)

b. Ne sachant pas la réponse, nous n’avons rien dit.

(Pourquoi n’avez-vous rien dit ?)

c. Ayant fi ni son travail, il rentre chez lui.

(Il rentre chez lui pour quelle raison ?)

3 74 C H A P I T R E 1 3

Notez que la forme composée du participe présent ([c], ayant fi ni) marque l’antériorité par rapport au verbe principal ; autrement dit : Après avoir fi ni son travail, il rentre chez lui.

Le participe présent peut aussi se rapporter à un substantif (ou pronom) dans la phrase principale (le mot souligné dans les exemples suivants). Avec les verbes de perception, il se trouve après la phrase principale, où il se rapporte à l’objet du verbe principal ([d]–[e]). Il peut aussi suivre directement le substantif auquel il se rapporte ([f]–[g]). Quand il se rap-porte à un substantif (ou pronom) le participe présent a la valeur d’une subordonnée relative, c’est-à-dire qu’il est synonyme à une proposition commençant par le pronom relatif qui : Je l’ai vu qui parlait au téléphone ; une fi lle qui portait une robe bleue. (Voir aussi [d1]–[g1], plus loin.)

d. Je l’ai vu parlant au téléphone.

e. La voilà, cherchant son ami.

f. Les personnes ayant la réponse correcte peuvent partir.

g. Une fi lle portant une robe bleue nous a fait entrer.

Il est important de comprendre que le participe présent se trouve plutôt à l’écrit. Dans la langue parlée, on entend presque toujours une phrase subordonnée :

a1. Puisqu’il voulait arriver à l’heure, il a quitté sa maison à

6 heures.

b1. Comme nous ne savions pas la réponse, nous n’avons rien dit.

c1. Après avoir fi ni son travail, il rentre chez lui.

d1. Je l’ai vu qui parlait au téléphone.

e1. La voilà, qui cherche son ami.

f1. Les personnes qui ont la réponse correcte peuvent partir.

g1. Une fi lle qui portait une robe bleue nous a fait entrer.

Exemples du participe présent

i. Albert Camus Le premier homme, 1994

[Les enfants] couraient, traversant la rue, essayant de s’attraper, couvert

déjà d’une bonne sueur, mais toujours dans la même direction, vers le

champ vert, non loin de leur école, à quatre ou cinq rues de là.

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 7 5

ii. Le Nouvel Observateur, 3–9 janvier 2013

Quel patient CMU [couverture maladie universelle] refuserait des

prosthèses ne coûtant rien, car fi nancées par le contribuable ?

 

III. EMPLOI DU GÉRONDIF

On appelle gérondif la structure en + participe présent. Comme le parti-cipe présent, le gérondif s’emploie pour rendre une phrase plus économe :

Il étudie pendant qu’il regarde la télévision.

Il étudie tout en regardant la télévision.

Le gérondif s’emploie couramment à l’oral aussi bien qu’à l’écrit (tandis que le participe présent se voit plutôt à l’écrit). Il se lie toujours au verbe (tandis que le participe présent peut se lier au substantif/pro-nom aussi bien qu’au verbe).

Le gérondif a toujours la valeur d’une subordonnée circonstan-cielle. Celle-ci peut exprimer deux idées différentes :

• Le gérondif peut exprimer la manière dont ou la condition dans

laquelle le verbe principal s’achève. Dans ce cas soit il répond à la

question Comment ?, soit il égale une phrase hypothétique commen-

çant par si.

En prenant ce médicament, tu te sentiras mieux.

(Comment est-ce que je me sentirai mieux ? Si tu prends ce mé-

dicament, tu te sentiras mieux.)

C’est en essayant qu’on apprend.

(Comment est-ce qu’on apprend ? Si on essaie, on apprend.)

Il gagne sa vie en vendant des assurances.

(Comment est-ce qu’il gagne sa vie ? Il vend des assurances.)

• Le gérondif peut aussi indiquer la simultanéité de deux actions,

répondant à la question Quand ?

3 76 C H A P I T R E 1 3

Il est tombé en montant dans la voiture.

(Quand est-il tombé ? Il est tombé lorsqu’il montait dans la voiture.)

En sortant, j’ai remarqué l’heure.

(Quand avez-vous remarqué l’heure ? Je l’ai remarquée lorsque je

sortais.)

Notez que le gérondif perd sa préposition en si le verbe est au négatif.

En faisant tout cela, tu comprendras. (Si tu fais tout cela…) Ne faisant rien, tu ne comprendras rien. (Si tu ne fais rien…)

L’expression tout en + participe présent souligne la simultanéité de deux actions contradictoires (angl. all the while : [a], ci-dessous) ou bien la concession (bien que, quoique : [b]).

a. Il fait ses devoirs tout en regardant la télévision.

b. Tout en regrettant son ancienne école, Anne se plaît beaucoup au

lycée.

Les deux phrases suivantes illustrent bien la différence entre le géron-dif et le participe présent. Dans (a), le gérondif montre la simultanéité de deux verbes ; alors c’est Jacques qui traversait la rue. Dans (b), le participe présent se rapporte au nom propre (Marie) ; alors c’est Marie qui traversait la rue.

a. Jacques a rencontré Marie en traversant la rue.

b. Jacques a rencontré Marie traversant la rue.

 

Note de vocabulaire : expressions

populaires avec le participe présent

soi-disant (so-called) : le soi-disant chef ce disant, ... (in so saying) ayant dit ceci, ... (having said that) strictement parlant (strictly speaking) en ce faisant (in so doing) la Belle au bois dormant (Sleeping Beauty)

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 7 7

Exemples du gérondif

i. Un professeur parle de ses élèves (Amiens 2000)

Alors, il y a deux choses différentes… leur provoquer l’amour de la

littérature tout en améliorant la langue…

ii. Un professeur parle de sa formation

professionnelle (Amiens 2000)

Bon, alors,… moi, j’ai appris mon métier à l’école hôtelière de Pa-

ris [...] Il faut pour être titulaire passer un concours de recrutement

tout en enseignant comme auxiliaire.

iii. Jean Giono, Le grand troupeau, 1931

Le vent saute les Alpes en hurlant. [...] un homme, courbé en deux,

pousse sa marche contre le vent en tendant les cuisses.

iv. Albert Camus Le premier homme, 1994

[Les élèves] se taisaient, serrés autour de leur maître, qui ne

trouvait rien à leur dire et qui soudain les quitta en disant qu’il

reviendrait. [...]

Quand il fermait les yeux à demi, tout en mangeant avec appétit,

on l’imaginait en robe de soie et les baguettes aux doigts.

v. Le Point, 3 janvier 2013

En utilisant la couleur kaki dans les collections, les créateurs esquis-

sent une allure militaire mais non dénuée de romantisme.

3 78 C H A P I T R E 1 3

 

Variante linguistique : exceptions dans la

littérature à la structure « correcte »

On considère mal construite les phrases suivantes (exemples pris

de Grevisse et Goosse 1993) :

Étant tombé sur la tête, le médecin m’a donné un certifi cat. En attendant le plaisir de vous voir, veuillez agréer mes salu-tations distinguées.

Il faut reconnaître cependant que l’usage des auteurs, comme à

l’époque classique, prend beaucoup de liberté avec cette règle.

Voici des exemples de la littérature où le sujet du participe

diffère de celui du verbe conjugué :

En approchant d’Alexandre, l’air s’allège. (Jean Cocteau,

Maalesh, 1949)

En entrant dans l’église, le regard s’arrête sur un beau jubé

de la Renaissance. (Anatole France, Pierre Nozière, 1899)

Je voy qu’en m’écoutant vos yeux au ciel s’adressent. (Jean

Racine, Esther, 1689)

Médicalement parlant, un repos d’une journée au moins lui

est nécessaire. (Jules Romains, Knock, 1922)

L’appétit vient en mangeant. (proverbe)

La fortune vient en dormant. (proverbe)

 

Exercices oraux

Exercice 1. Pourquoi ?

Avec un partenaire, imaginez ce qui a causé l’action ou la situation exprimée dans les phrases suivantes. Utilisez un participe présent. N’oubliez pas que cet emploi du participe présent marque un style soutenu de la langue.

MODÈLE : Elle est en retard.

Ayant oublié de mettre son réveille-matin, elle est en retard.

1. Elle n’a pas répondu au téléphone.

2. Elle ne peut pas s’acheter une nouvelle robe.

3. Elle a réussi à tous les examens.

4. Elle s’est payé un voyage à Madrid.

5. Elle ne comprend pas la leçon.

6. Elle a travaillé dix heures ce week-end.

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 7 9

7. Elle a fi ni par prendre sa voiture.

8. Elle a gagné beaucoup d’argent.

9. Elle se cache.

Exercice 2. Comment ?

Travaillant avec un partenaire, choisissez une expression de la deuxième colonne pour indiquer comment l’émotion de la première colonne est exprimée.

MODÈLE : On montre la surprise… en X.

la surprise frapper les mains l’indifférence hausser les épaules l’accord hocher la tête la joie hausser les sourcils la confusion froncer les sourcils

Exercice 3. Comment ?

Avec un partenaire, imaginez comment ces choses sont arrivées. Em-ployez toujours le gérondif.

MODÈLE : Il a fait la connaissance de son meilleur ami... en faisant du ski.

Le garçon est devenu fort.

La fi lle a perdu une dent.

Le monsieur a perdu sa montre.

Je me suis coupé le doigt.

Mon père a gagné sa fortune.

Je me suis fait mal.

Exercice 4. La simultanéité de deux actions

Avec votre partenaire, montrez la simultanéité des deux actions en met-tant le deuxième verbe au gérondif. Ensuite, suivant le même modèle, discutez des choses que vous faites simultanément.

1. Il ronfl e et il dort.

2. Il ferme les yeux et il chante.

3. J’ai vu mon voisin et je sortais les ordures.

3 8 0 C H A P I T R E 1 3

4. Elle est sortie et elle courait.

5. Il est entré et il ôtait son manteau.

Exercice 5. La simultanéité de deux actions qui ne vont pas bien ensemble

Avec votre partenaire, montrez la simultanéité de deux actions qui ne vont pas bien ensemble en employant la structure tout en + participe présent avec le deuxième verbe. Ensuite, suivant le même modèle, dis-cutez des choses bizarres que vous faites simultanément.

1. Elle se baignait et elle mangeait un hamburger.

2. Il se promenait à bicyclette et il fumait une cigarette. 3. Il parle avec sa femme et il lit un roman.

4. Elle fait ses devoirs de maths et elle écoute ses exercices de

phonétique.

Exercice 6. La concession

Avec votre partenaire, montrez la concession en employant la structure tout en + participe présent dans la première partie de la phrase. Ensuite, créez des phrases personnelles qui suivent le même modèle.

1. Elle lui dit qu’elle l’aime, mais en même temps elle le trompe avec

son meilleur ami.

2. Il est riche, mais il refuse d’acheter une nouvelle voiture. 3. Il a soif mais il refuse de boire.

4. Il est content de son nouveau travail, mais il regrette son temps libre

perdu.

Exercice 7. Ce qui est logique

Avec un partenaire, associez les deux colonnes pour obtenir une phrase logique.

1. En recevant son diplôme a. l’entreprise a pu éviter la

en mai, faillite. 2. Ayant pris le vol de 20h, b. ils ont poussé un soupir de

soulagement.

L E PA R T I C I P E P R É S E N T 3 8 1

3. Étant sans papiers et sans c. ses parents lui refusent leur

domicile fi xe, aide fi nancière. 4. Leur fi ls ayant échoué au d. nous étions certains d’être à

bac une troisième fois, Paris sans délai. 5. En obtenant ce nouveau contrat, e. il s’est fait arrêter par la police. 6. En arrivant au sommet de la f. il va pouvoir chercher un

montagne, emploi immédiatement.

Exercices écrits

Exercice 1. Le participe présent : pourquoi ?

En imitant le modèle, créez trois phrases originales qui expliquent pour-quoi quelque chose est arrivé dans votre vie ou dans la vie de quelqu’un que vous connaissez.

MODÈLE : N’ayant pas les moyens de nous payer l’entrée, nous avons manqué le

concert hier soir.

Exercice 2. Le gérondif : comment ?

En imitant le modèle, créez trois phrases originales qui expliquent comment quelque chose est arrivé dans votre vie ou dans la vie de quelqu’un que vous connaissez.

MODÈLE : Pendant les vacances, je suis tombé(e) en faisant du ski.

Exercice 3. Le gérondif : la simultanéité

En imitant le modèle, créez deux ou trois phrases originales qui décri-vent des choses que vous faites (ou que quelqu’un d’autre fait) souvent simultanément.

MODÈLE : Mon frère chante en jouant de la guitare.

Exercice 4. Le gérondif : comment ?

Répondez à la question en imitant le modèle. Répondez par plusieurs verbes.

MODÈLE : Comment fait-on marcher la voiture ?

On fait marcher la voiture en mettant la clé dans l’ignition, en démarrant et en appuyant sur l’accélérateur.

Question : Comment apprend-on à bien parler une langue étrangère ?

3 8 2 C H A P I T R E 1 3

Exercice 5. Le gérondif : tout en...

En imitant le modèle (qui parle de deux actions simultanées mais contradictoires), créez deux phrases originales qui parlent de vos ha-bitudes personnelles.

MODÈLE : Il m’arrive de temps en temps de conduire tout en consultant le plan de

la ville.

Exercice 6. Le participe présent et le gérondif

Reformulez les phrases en employant des participes présents ou des gérondifs.

1. Bien que vous affi rmiez votre bonheur, vous avez l’air triste. 2. Il écoute la radio et il conduit.

3. Elle s’est foulé la cheville ; elle faisait de la gymnastique. 4. Il a gagné sa vie ; il jouait de la guitare dans un club. 5. Comme elle avait travaillé toute la nuit, elle s’est endormie en classe. 6. Puisqu’ils avaient oublié d’aller à la banque, ils n’avaient pas

d’argent.

7. En même temps qu’il préparait le dîner, il écoutait ses messages

téléphoniques.

8. Alors que je promenais le chien, j’ai rencontré mon professeur de

français dans le parc.

9. Elle a essayé d’attirer notre attention ; elle a hurlé.

10. Pendant qu’elle faisait du yoga, elle pensait à son emploi du

temps.

11. Quoiqu’il prétende adorer les chiens, il se recule chaque fois qu’il

en voit un.

12. Tu réussiras dans la classe si tu écoutes le professeur. 13. Si vous voulez maigrir, vous devriez manger moins de pâtisseries. 14. J’ai vu mon voisin lorsque je descendais de ma voiture. 15. Le petit a montré sa colère ; il s’est bouché les oreilles. 16. Puisqu’elle a décidé de prendre sa retraite, elle se sent beaucoup

moins stressée.