Au péril de t'aimer (French Edition)

Elma Hilde · Chapitre 14 sur 33

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Au péril de t'aimer (French Edition)

Chapitre treize

 

 

Milo

Mes yeux profondément ancrés dans les siens, je m’enfonce en elle une nouvelle fois.

Il y a de longues minutes que je suis rentré à la maison après notre dîner en tête-à-tête. Avery a quitté le restaurant la première. Je lui ai laissé prendre de l’avance au cas où nos parents seraient encore debout. J’en ai profité pour prendre un café au bar du restaurant. Je m’abstiendrai de raconter à Avery que notre serveuse est venue m’aborder après son départ. Certaines filles n’ont vraiment pas froid aux yeux… Je l’ai poliment éconduite avant de prendre la route qui m’a conduit à cet instant.

Celui où elle s’offre à moi en toute sincérité. Tout est différent entre nous, ce soir. Moi, elle, la manière dont nos corps s’entremêlent. C’est intense et follement beau.

Mon cœur battait la chamade lorsque je montais les marches jusqu’au premier étage. Pris d’une trouille monstre, j’avais peur de commettre l’irréparable. Pas pour moi, mais pour elle. Avy se livre et sa fragilité ne m’a jamais autant sauté aux yeux que depuis le début de cette histoire. Si je peux assumer les risques que je prends en franchissant ce pas avec elle, il n’en est pas de même en ce qui la concerne. Je renoncerais à cette folie si je devais la voir souffrir.

Avy m’a envoyé un texto à son arrivée pour me prévenir que nos parents dormaient et qu’elle m’attendait dans sa chambre. En franchissant la porte de la maison, j’ai hésité à la rejoindre. Ma peur de la décevoir m’a pris aux tripes et je ne savais plus quoi faire.

Je suis allé dans sa chambre pour en parler avec elle. Lorsque je l’ai retrouvée, elle avait ôté sa robe et passé un peignoir en soie. Elle était assise sur son lit et s’est levée d’un bond en me voyant entrer, signe qu’elle était nerveuse elle aussi.

C’est le moment où j’ai arrêté de réfléchir. Pris d’un besoin irrépressible de l’embrasser, j’ai foncé sur elle et tous mes doutes se sont envolés lorsque ma bouche a retrouvé la sienne.

— Milo, gémit-elle en plantant ses ongles dans mon dos. C’est bon…

Mes mains plantées dans ses hanches, je m’enfonce lentement en elle jusqu’à la garde.

— Tu es si belle, dis-je sans pouvoir croire que son corps magnifique soit entre mes mains.

De mes yeux avides, je redessine la forme avantageuse de ses seins. J’en saisis un pour mieux l’apprécier dans ma main. Avant de les tenir entre mes doigts, j’ignorais que j’aimais autant les poitrines opulentes.

— Milo, soupire Avy en remuant sous moi.

Je devine ce qu’elle désire : que j’accélère la cadence.

— On a tout notre temps.

— S’il te plaît, m’implore-t-elle. Je n’en peux plus…

Je souris contre sa bouche.

— Tu as un corps si parfait qu’il mérite d’être longuement adoré.

— Pourquoi est-ce que tu me tortures ?

— Je veux seulement te faire longuement l’amour.

Avy pose ses grands yeux troublés sur moi. J’imagine aisément que les hommes avec qui elle a couché jusqu’ici n’étaient pas le genre d’amants à chercher à l’adorer. Cela me fait mal d’y penser, mais tous ces connards ne voulaient que la baiser ni plus ni moins. Elle ne comptait pas pour eux. Même si je connais déjà la réponse, je lui demande :

— Est-ce qu’un homme t’a déjà fait l’amour ?

Elle fait non de la tête et un air coupable lui déforme le visage. Elle me fait de la peine et je meurs d’envie de la serrer dans mes bras, ce que je fais. Mes bras repliés de chaque côté d’elle, je l’enveloppe de mon corps tout en la câlinant.

— Dans ce cas, je serai le premier.

Je me remets à bouger lentement en elle. Je veux aller chercher son plaisir en douceur, l’exciter jusqu’à lui en faire perdre la tête. Je noue mes doigts aux siens en m’activant en elle.

Je veux seulement t’adorer, Avy…

*

Il est minuit passé lorsque je consulte mon réveil. Je tombe de fatigue, mais le sommeil a bien du mal à venir me prendre. Je suis bien et j’ai envie de faire durer ce moment apaisé. Le corps nu d’Avery est pelotonné contre le mien à la recherche de ma chaleur. Je remonte le drap pour être certain qu’elle n’ait pas froid. Elle remue et son bras se déploie autour de ma taille. À leur tour, mes bras resserrent leur prise sur elle.

Avant ce soir, jamais je ne m’étais senti si serein après lui avoir fait l’amour. Je le suis bien plus qu’en pénétrant dans sa chambre tout à l’heure. Je devais angoisser à l’idée de la rejoindre pour concrétiser tout ce que nous nous étions dit au restaurant.

Jusqu’à ce soir, Avery m’a donné l’impression de prendre toute cette histoire à la légère, mais elle m’a prouvé qu’elle comprenait pleinement tout ce qu’une aventure entre nous impliquerait. J’ai honte de le reconnaître, mais sa manière de mener ses relations a obligatoirement faussé mon jugement. Avery m’a remis les idées en place et je lui en suis reconnaissant.

Maintenant que nous avons décidé de nous donner une chance de former un couple, d’autres problèmes se posent à nous. Le principal est celui que représentent nos parents. Outre le fait qu’ils n’apprécieront pas la vérité lorsqu’ils la découvriront – et le plus tard sera le mieux – nous allons devoir vivre sous le même toit qu’eux.

Je ne veux même pas songer à la réaction de Malcolm s’il savait que je couche avec sa fille. Je n’aurais aucune excuse à lui fournir s’il me demandait ce qui m’a passé par la tête. Dire qu’elle est devenue une belle jeune femme, si belle que je n’ai pas résisté à l’envie de lui faire l’amour n’est pas très approprié.

Et ma mère ? Elle dira que tout est la faute d’Avery. Elle soutiendra qu’elle a tout fait pour me séduire et que je suis tombé dans le panneau comme tous les hommes qu’Avery a attirés dans son lit.

— Hmm…

Avy s’agite contre moi et je la câline pour qu’elle se rendorme.

— Chut, murmuré-je dans ses cheveux. Dors, mon cœur.

— Il serait plus prudent que tu retournes dans ta chambre, dit-elle d’une voix pleine de sommeil.

— Peut-être, mais je n’ai aucune envie de te lâcher. Je veux te tenir dans mes bras toute la nuit.

— Tu t’inquiètes à propos de nos parents, n’est-ce pas ?

Sentant combien cela l’inquiète, je l’encourage à me regarder. Je veux qu’elle dorme et j’aimerais en faire autant, mais avant cela, il faut qu’elle comprenne que j’ai la situation en main. Elle pose ses yeux brillants de fatigue sur moi.

— Disons les choses comme elles sont, ce soir, nous avons décidé de prendre ce virage que la vie nous a offert et, maintenant, nous formons un couple.

Un sourire se dessine sur ses lèvres.

— Et mon besoin de te protéger n’en est que plus vivace. Je veux prendre les choses en mains et faire en sorte que tout se passe bien.

Mes doigts vont et viennent le long de son bras.

— Le plus important pour l’instant est que nous apprenions à nous appréhender maintenant que tout est différent et que nous renforcions tout ce que nous sommes déjà pour être plus forts le jour où les obstacles se présenteront à nous. Qu’est-ce que tu en penses ?

— C’est le mieux à faire, je suis d’accord avec toi. Mais pourquoi tu ne dors pas ?

— Ce n’est pas pour cette raison que je ne dors pas, je t’assure. C’est seulement que…

Je câline sa joue.

— Tu es là dans mes bras et j’ai du mal à réaliser.

Amusée par ma réponse, elle m’embrasse à la commissure de mes lèvres.

— J’ai l’impression de rêver moi aussi.

— Qui a dit que je voyais ça comme un rêve ? la taquiné-je.

— Espèce de… vocifère-t-elle en me chahutant.

J’écrase ma bouche sur la sienne en riant. Je l’embrasse encore et encore avant de l’étendre sur le dos. J’ai follement envie d’elle tout à coup. Avy comprend mes intentions, car elle dit :

— J’ai envie de toi, moi aussi, mais il est très tard et tu dois te lever demain.

— Avy, grogné-je d’envie sur ses lèvres.

Même si j’aimerais me fondre en elle sans me soucier de demain, je dois admettre qu’elle a raison.

Avy m’ouvre ses bras et je m’y blottis avec bonheur. Niché dans son cou, je respire l’odeur de sa peau : un divin parfum de pivoine, de grenade et celle de nos deux corps après l’amour.

— Je veux bien que tu restes dans mon lit, mais dors, Milo.

Son petit ton autoritaire m’amuse. Je rends les armes et accepte ce sommeil que je repousse depuis de longues minutes.

— Bonne nuit, chuchote-t-elle dans mes cheveux alors que je m’apaise dans ses bras.

Verrou en forme de cœur contour

 

Avery

Ouch ! Je porte mon doigt à la bouche pour faire disparaître la goutte de sang causée par une piqûre d’une aiguille.

Depuis ce matin, je m’efforce de mettre une touche finale à la robe que j’ai confectionnée pour mon dossier de candidature, mais je ne suis pas au top de ma créativité. Ce premier dîner romantique et notre première nuit d’amour en tant que couple ont été magiques, mais je suis éreintée.

Pourtant, je dois assurer, car mon dossier doit impérativement être envoyé aujourd’hui. Mon mail est rédigé et mes croquis sont scannés. J’ai aussi joint les photographies de mes plus belles réalisations et ajouté quelques dessins que j’ai réalisés avec la nouvelle tablette que Milo m’a offerte. Il n’y a plus que cette dernière robe que je tiens impérativement à leur présenter. Malheureusement, quoi que je fasse, j’ai l’impression que mes choix ne sont pas les bons. J’angoisse à l’idée de ne pas être à la hauteur et que mon travail soit médiocre.

Dans un soupir las, je passe la robe en revue à la recherche de la plus petite imperfection. Comme d’habitude, il y a toujours un détail qui me chiffonne. L’arrivée d’un SMS me détourne de mon modèle. Je prends mon téléphone pour en prendre connaissance.

Milo

Je t’invite à déjeuner. 12 h 30

Et zut ! Un autre jour cette invitation m’aurait mise en joie, mais aujourd’hui, ce n’est pas le bon moment. Il faut que je boucle ma candidature. Je lui réponds :

Avery

Je suis désolée, mais j’ai trop de boulot. Je dois envoyer mon dossier et tout ce que je fais est trop nul…

Le cœur lourd, je repose mon portable et retourne à mon ouvrage. J’ai à peine le temps de m’y remettre que mon téléphone se met à sonner. C’est un appel de Milo.

— Salut, ma beauté.

Hmm… j’adore le son de sa voix. Elle suffit à me faire sentir bien mieux.

— J’ai un rendez-vous et je n’ai pas beaucoup de temps à t’accorder alors je vais aller droit au but. Écoute-moi attentivement !

Je souris lorsqu’il me fait son numéro d’homme autoritaire.

— Je t’écoute.

— Avy, tu as un talent incroyable et je suis toujours stupéfait parce que tu es capable de réaliser. Tu n’as qu’un seul défaut, c’est que tu ne crois pas à toi. Alors, tu vas me faire le plaisir d’envoyer ce foutu dossier sans te poser de questions et tu vas commencer à profiter de tes vacances. Le recruteur de ce couturier serait stupide de ne pas voir ton talent.

— Malheureusement, ils ont dû recevoir un million de candidatures.

— Et sur ce million de candidatures, je sais déjà laquelle est celle d’une future grande créatrice de mode.

— Comment faire pour me démarquer ?

— Tu n’as rien à faire pour y parvenir. Sois toi-même, tout simplement.

Mes joues commencent à rosir et je ne suis pas mécontente qu’il ne me voie pas.

— Merci pour tes encouragements. Je vais me contenter de relire mon mail et l’envoyer sans me poser de questions. J’ai bossé comme une folle sur mes croquis, il va forcément en sortir quelque chose de positif.

— C’est évident. Ton travail va être récompensé, j’en suis persuadé. Envoie ce mail et nous fêterons ça tous les deux. Ça te dit ?

— J’en meurs d’envie.

— Alors, c’est entendu. Je t’appelle après mon rendez-vous pour qu’on s’organise. Bye.

Milo raccroche et je m’installe devant mon ordinateur. Je relis mon mail, efface quelques passages et en réécris d’autres jusqu’à obtenir une lettre de motivation très acceptable. Je termine de prendre quelques photos et de réunir tous mes documents en un seul PDF quand :

— Arrête tout de suite ce que tu fais, belle blonde !

Je balance un coup d’œil vers l’entrée de mon studio et mon cœur bondit en voyant Arizona sur le seuil de ma porte.

— Zoo ! m’écrié-je, folle de bonheur de la voir.

— Allez viens, je t’enlève, direction la plage ! On y sirotera des mojitos.

Je viens à sa rencontre et l’enlace.

— J’adorerais te suivre, mais je dois finir mon dossier pour mon stage…

— Avy, tu bosses dessus depuis une éternité ! se lamente Zoo. Tu te prends beaucoup trop la tête.

Arizona est un peu chez elle dans mon studio, c’est donc très naturellement qu’elle entre dans la pièce et se fait couler un café. Je la regarde faire en me demandant ce qui peut bien l’amener.

— Aux dernières nouvelles, tu étais en Californie, non ?

— Comme tu vois, je suis revenue.

— Depuis quand ?

— Hier soir. J’ai atterri super tard.

— Tu aurais dû me le dire, je serais venue te chercher à l’aéroport.

Arizona fend l’air avec son bras.

— J’ai pris un taxi, t’inquiète.

Les bras fermés sur ma poitrine, je l’observe les yeux froncés.

— Tu es venue fouiner, n’est-ce pas ?

— Fouiner ? J’ai autre chose à faire que de traverser le pays seulement pour me mêler de ta vie !

J’éclate de rire.

— Ben non, justement ! Il n’y a rien que tu aimes plus au monde que de fourrer ton nez dans mes affaires.

— C’est faux, dit-elle en jetant un coup d’œil aux croquis que j’ai éparpillés sur mon atelier.

Non… elle n’aime pas du tout fouiner !

— La vache ! Tu t’es donné à fond sur ces modèles !

— Ils te plaisent ?

— Attends, tu rigoles ? Ils sont sensas.

Elle prend un des nombreux croquis et le tend vers moi.

— Est-ce que tu as fait ce pantalon ? Parce que j’ai le haut parfait à porter avec.

— Pas encore, mais je peux te le faire si tu l’aimes.

Je lui indique le portant sur lequel j’entrepose mes créations.

— En attendant que je le finisse, jette donc un coup d’œil par là. Il y a quelques nouveautés.

Toujours contente de porter mes vêtements, elle commence à passer en revue ceux que j’ai suspendus. De mon côté, je mets de l’ordre sur mon atelier.

— Ne me dis pas que tu ne vas pas retourner à Los Angeles cet été.

Zoo hausse les épaules.

— J’sais pas. Ça dépendra de toi.

— Comment ça ?

— Si tu te décides à m’accompagner, pourquoi pas !

— Tant que cette histoire de stage ne sera pas réglée, je ne peux pas quitter Miami.

— OK, mais que les choses soient bien claires, Avy ! Maintenant que je suis là, il est hors de question que tu restes enfermée ici à travailler. On va sortir…

Elle prend ma robe bleu marine que j’ai créée à l’occasion de cette soirée totalement folle au travail de Milo et l’agite devant moi.

— Et toi, tu vas porter cette petite merveille !

— Tu arrives trop tard, lui dis-je en allant m’asseoir sur le sofa. Je l’ai déjà portée quand je suis sortie avec Milo.

— La soirée à son grand cabinet d’avocats ?

J’acquiesce et Arizona me rejoint.

— J’attends toujours que tu me racontes comment était cette soirée. Bizarrement, je n’ai jamais reçu ton coup de fil.

 Et on se demande pourquoi je ne l’ai pas appelée...

— Franchement, il n’y avait pas grand-chose à raconter. J’ai trouvé ses collègues sympathiques et le repas était délicieux.

Apparemment, je ne dois être très convaincante, car Arizona m’observe d’un drôle d’air.

— Regarde par ici un peu pour voir…

Je relève la tête.

— Quoi ? dis-je en toute innocence.

— Il y a un truc que je devrais savoir ?

Je fais non de la tête.

— Pas du tout.

— Après tout ce temps, tu sais que tu peux tout me dire, non ?

L’espace d’une seconde, j’hésite à lui dire la vérité à propos de Milo. Zoo connaît mes sentiments pour Milo. Je pourrais partager cette incroyable nouvelle avec elle, mais pour la première fois de ma vie Milo est à moi, à moi seule. C’est ridicule, mais j’ai envie de garder ce secret pour moi aussi longtemps que possible. Je dirai la vérité à Zoo, le moment venu…

— Oui, je le sais et je t’assure que tout va bien. J’ai vraiment passé une super soirée et Milo a été adorable.

— Comment ça se passe avec lui ? Ce n’est pas trop dur de le voir tous les jours ?

— Finalement, non. J’ai passé de bons moments en sa compagnie.

De très bons moments…

— Excuse-moi, je suis chiante avec mes questions, mais tu sais que je suis toujours très méfiante quand il s’agit de Milano. Tu pars vite en vrille quand il s’agit de lui et je n’ai pas envie de te ramasser à la petite cuillère.

J’emprisonne sa main dans la mienne.

— Qu’est-ce que je ferais sans toi, ma Zoo ?

Nous nous observons quelques instants et je me sens incroyablement heureuse qu’elle soit là.

— Tu sais quoi ! m’exclamé-je en frappant dans mes mains. J’ai envie d’un mojito.

— Mais… et ta candidature ?

Je me lève et récupère ma tablette.

— Tu as raison, j’ai suffisamment bossé sur ce dossier. Je pourrais le peaufiner éternellement sans jamais être satisfaite. Autant se jeter à l’eau.

Après avoir joint mon fichier PDF à mon mail, je clique sur « Envoyez ».

— Et voilà, c’est parti !

J’embrasse Zoo.

— Je m’habille vite fait et on file boire ce mojito.

— Je peux fouiller ? J’aimerais me trouver une robe pour sortir ;

— Bien sûr. Prends ce qui te plaît.

Je laisse Zoo à son shopping et je file vers la maison. En chemin, j’écris un SMS à Milo.

Avery

J’ai écouté ton conseil et j’ai envoyé ma candidature. Merci, Milo. J’ai hâte qu’on célèbre ça. En attendant, je file boire un mojito avec Zoo.

Ce mail parti, je me sens délestée d’un poids. Les dés sont jetés et je n’ai plus qu’à attendre que la chance me sourie.

Je viens de passer la porte de ma chambre quand je reçois la réponse de Milo.

Milo

Bravo, mon cœur. Zoo est de retour ? Super… Je n’aurais plus que 50 % de ton attention maintenant. Bon mojito, mais sois sage ! Je te veux consciente dans mon lit.

Je glousse en lisant sa réponse. Il est hors de question que je me retrouve incapable de lui faire l’amour ; j’aime trop cela pour m’en priver.

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