Au péril de t'aimer (French Edition)

Elma Hilde · Chapitre 29 sur 33

Pages du PDF

Au péril de t'aimer (French Edition)

Chapitre vingt-huit

 

Avery

June est enceinte ! Voilà plus de deux heures que ces mots tournent en boucle dans ma tête, mais je ne réalise pas pour autant ce qu’ils signifient.

Après l’annonce de June, Milo a décidé de s’en aller avec elle. Vu son état, il était normal qu’il ne veuille pas la laisser repartir seule. Même s’ils ne prendront aucune décision ce soir, j’imagine qu’ils ont des choses importantes à se dire.

Après que Milo a installé June dans sa voiture, il est venu me parler sous le porche de la maison. Il était perdu et aussi très inquiet. Cela m’a brisé le cœur de le sentir aussi affolé et j’aurais voulu être présente pour lui, mais ce n’était pas ma place. Être seule n’est pas une mauvaise chose, car j’ai moi aussi besoin de digérer l’information.

Allongée sur mon lit, je décide qu’il est temps de me remuer. Après le départ de Milo et June, Arizona s’est chargée de congédier poliment nos invités. Pour la fête de la décennie, on repassera…

N’ayant pas la force de donner le change, je me suis retranchée dans ma chambre. Depuis j’ai reçu la visite de mon père à qui j’ai expliqué la situation. Lui aussi s’est retrouvé sans voix. Il a bien essayé de me rassurer, mais je n’avais pas envie d’entendre ce qu’il avait à me dire. Sûrement parce que je suis encore sous le choc.

Après un long câlin bien plus réconfortant que n’importe quel mot, il m’a laissée pour aller se coucher. Zoo venait de nous rejoindre. Il a sûrement pensé que je serais plus bavarde avec elle, mais ce n’est pas le cas. Nous sommes restées sur mon lit dans un silence pesant.

Mais il est bientôt 2 h 30 et passer une nuit blanche ne m’aidera pas à avoir les idées claires demain. Car si la soirée a viré au cauchemar, demain s’annonce encore bien pire.

J’abandonne mon lit pour aller à mon dressing.

— Qu’est-ce que tu fais ? s’enquit Zoo qui s’est redressée sur le lit.

— Je me change. Je pense que le mieux à faire est d’essayer de dormir.

— Tu vas y arriver, tu crois ?

Je fais non de la tête.

— Mais je peux toujours tenter ma chance.

— Tu ne veux pas me dire comment tu te sens.

— Pas sûre que c’est nécessaire, lui dis-je en retirant ma robe.

— À ton avis, qu’est-ce qu’il va faire ?

— Ça, je ne peux pas le savoir avant d’en avoir parlé avec lui.

Je finis d’enfiler un pantalon de yoga et un t-shirt avant de me tourner vers elle.

— Zoo, ne le prends pas mal surtout, ce n’est pas du tout contre toi, mais je n’ai vraiment pas envie d’en parler pour le moment. J’ai la sensation que ma tête va éclater.

— Je comprends.

— Demain sera un autre jour.

— Je peux te piquer une fringue ? Je vais dormir là si tu veux bien.

— Bien sûr ! Sers-toi, voyons.

Je retourne à mon lit et tire sur les draps pour m’y glisser quand mon portable s’agite sur ma table de chevet. Je le consulte. C’est un message de Milo.

Milo

Tu dors ?

Je me hâte de lui envoyer :

Avery

Non. Je suis dans ma chambre avec Zoo. On allait se mettre au lit.

Message auquel il répond :

Milo

Je suis en bas, trésor.

Ni une ni deux, je saute dans ma paire de baskets et me précipite en dehors de ma chambre en lançant à Arizona :

— Milo est là. Couche-toi si t’es crevée. Ne m’attends pas.

Je n’écoute même pas ce qu’elle me répond. Je cours déjà dans l’escalier pour me rendre au rez-de-chaussée. J’ouvre la porte et sors à toute vitesse. Quand je vois Milo, il est appuyé contre le capot de sa voiture. Je cours dans sa direction et me jette dans ses bras, soulagée qu’il soit là.

— Avy, bredouille-t-il en me serrant très fort, son visage enfoui dans mon cou.

Là, il éclate en sanglots. C’est très déroutant pour moi de le voir s’effondrer. Je l’étreins de mon mieux et le laisse pleurer autant qu’il en a besoin. Je n’ose même pas imaginer le bazar que cela doit être dans sa tête.

— Je suis désolé, mon cœur, couine-t-il. Tellement désolé.

— Chut, dis-je pour le consoler. Tu n’as pas à t’excuser.

— Je ne sais plus quoi faire, Avy. Je n’arrive même plus à penser.

Je me défais de notre étreinte pour prendre son visage entre mes mains. C’est si douloureux de le voir aussi désemparé. Jamais Milo ne m’avait montré autant d’émotion.

— Où est June ?

— À la maison, répond-il confus. C’est la seule idée qui m’est venue.

— Tu as bien fait.

— Elle s’est endormie et j’ai eu envie de te voir.

— Je suis contente que tu sois là. J’avais envie de te voir moi aussi.

— Pardon d’être parti comme ça…

— Arrête, insisté-je quand il s’excuse encore. Tu as agi comme il faut.

— Je n’arrive pas à y croire. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar.

Tout comme moi…

— La soirée s’est mal terminée, c’est vrai et la situation n’a rien de facile, mais Milo, tu vas devenir père !

De nouveaux sanglots lui échappent.

— Ce n’est pas comme ça que ça devait arriver, dit-il en se cachant dans les paumes de ses mains. Ce n’est pas avec elle que je voulais avoir un enfant.

Mon cœur se serre face à sa peine.

— Je sais… Nous avions des projets et ils viennent d’être bousculés. Quoi qu’il en soit, ça reste un bébé et il n’a rien demandé à personne.

Je prends ses mains dans les miennes.

— Milo, j’aimerais te poser une question et je te demande de me répondre en toute franchise. N’aie pas peur de me dire ce que tu éprouves vraiment. Rien ne viendra changer ce qu’il y a entre nous.

— Je t’écoute, me dit-il un sourire touché en coin.

— C’est peut-être encore trop frais à ton esprit, mais j’ai envie de te le demander. As-tu envie d’être le père de cet enfant ?

Il semble étonné que je lui pose cette question.

— Tu as le droit de ne pas le vouloir. Tout comme de ne pas savoir où tu en es, mais tu as aussi le droit de désirer cette paternité. Aussi effrayante et inattendue soit-elle. Je veux que tu fasses ce choix en ton âme et conscience, mais surtout, pour toi. Pas pour satisfaire June ou même moi. Tu dois le faire pour toi !

— Nous en avons déjà parlé tous les deux et je ne me sens pas prêt, je le reconnais. Je voulais vivre un million de choses avant d’en arriver à cette phase de ma vie.

— C’est tout à fait normal. Tu es très jeune.

— Mais je ne suis pas du genre à m’enfuir devant mes responsabilités.

— Et c’est tout à ton honneur. Est-ce que vous avez pris le temps de parler ?

— Un peu, mais elle était fatiguée. Tout ce que j’ai appris, c’est qu’elle est revenue ici avec l’idée de nous donner une seconde chance, car elle savait pour le bébé. Elle ne voulait pas m’annoncer sa grossesse avant que je n’aie pris ma décision au sujet de notre couple pour ne pas m’influencer. Finalement, lorsque je lui ai avoué que je t’aimais, elle s’est sentie humiliée et elle a préféré repartir pour New York. Elle était en colère et elle a envisagé d’élever l’enfant seule. Ce sont ses amis qui l’ont poussée à revenir pour me parler de sa grossesse.

— De combien de mois est-elle enceinte ?

— Bientôt quatre. C’est fou, soupire-t-il. Je n’ai rien remarqué lorsqu’elle était là.

— Quand l’a-t-elle découvert ?

— Il n’y a pas longtemps. Elle a remarqué qu’elle n’avait plus ses règles, mais elle a mis ça sur le compte de la séparation. Finalement, quand elle l’a su, il était trop tard.

— Elle aurait préféré avorter si elle avait pu ?

— Elle ne l’a pas dit comme ça, mais c’est ce que j’ai cru comprendre.

Milo fait courir ses mains le long de mon dos pendant que j’essuie ses joues encore humides. Après un moment d’un silence lourd, Milo lève les yeux vers le ciel.

— Mon Dieu, Avy, soupire-t-il. Je n’arrive pas à croire que je vais te dire ça, mais…

Il revient vers moi et mon cœur s’affole devant le sérieux de son air.

— Il y a encore beaucoup de choses que j’ignore, mais j’ai une certitude : dans ces conditions, je ne pourrai pas partir à Paris avec toi.

À court de mots, je me contente de hocher la tête. Au fond de moi, j’aimerais hurler, crier, pleurer, bref de laisser éclater ma colère, mais comment me le permettre ? Milo agit seulement comme ce qu’il est, en homme bien. Je ne peux pas lui reprocher de faire exactement ce qu’on attend de lui.

— Avy, dis-moi que tu ne me détestes pas, se hâte-t-il de me supplier.

— Mon Dieu, Milo, couiné-je avant de me suspendre à son cou. Je t’aime plus que tout et jamais je ne te détesterai. Fais ce qui te semble le mieux et je te soutiendrai quoi que tu décides.

— Je ne sais pas quoi faire, mon cœur. Je ne me suis jamais senti aussi perdu.

— Alors, je vais te guider, lui dis-je en posant mes mains de part et d’autre de son visage. Pour le moment, je veux que tu rentres chez nous et que tu ailles dormir. Même si c’est difficile, il faut que tu mettes toute cette histoire de côté pour les heures à venir.

— Mon amour, qu’est-ce que je ferais sans toi ? me dit Milo en passant ses mains dans mes cheveux.

— Demain, je passerai chez toi et nous parlerons posément de tout ça. Ce soir, nous sommes à bout de nerfs et fatigués. Il faut que nous prenions le temps de recouvrer nos esprits.

— Avery, je t’aime, bafouille-t-il en me soulevant dans ses bras. Tu es et tu resteras la personne la plus importante de ma vie. Il n’y a que toi. Aujourd’hui et à jamais.

— Il n’y a que toi, glissé-je à son oreille. Depuis toujours et à jamais.

Verrou en forme de cœur contour

 

Milo

Un claquement de porte, c’est ce qui me sort du sommeil, le lendemain matin. La nuit a été courte et agitée et l’inconfort de mon canapé ne m’a pas vraiment aidé. Un autre phénomène, plus au sud, me rappelle qu’il n’y a pas que mon lit qui m’a manqué, Avy aussi.

Je reste allongé quelques minutes pour laisser à mon corps le temps de se calmer. C’est aussi une très bonne excuse pour repousser le moment où je devrais me confronter à la personne qui s’agite dans ma cuisine. À cet instant, je serai prêt à sauter dans le premier avion pour Paris et oublier toute cette affaire. À cet instant, je veux m’envoler avec la femme que j’aime et me perdre dans ses bras.

Mais l’instant ne peut pas s’éterniser et je dois affronter cette nouvelle réalité : June est enceinte, je vais devenir père et je dois assumer l’arrivée de mon futur enfant. Même si celle-ci me prive du bonheur de vivre avec Avery à Paris.

Je repousse le plaid sur l’accoudoir et m’assieds avant de plonger mon visage dans mes mains. J’ai comme l’impression de vivre une gueule de bois magistrale.

— Salut…

Les yeux clos, je prends une longue inspiration avant de me lever et me retourner vers June. Habillée d’un de mes caleçons et d’un t-shirt, elle se tient appuyée contre l’îlot de cuisine, côté salon.

— Bonjour.

— Ce canapé n’a pas l’air très confortable.

— Pas tellement, dis-je en m’étirant.

J’entre dans la cuisine et me fais couler un café sous le regard de biche de June.

— Merci de m’avoir amenée ici, hier soir. Tu n’étais pas obligé de le faire.

— Ce n’est pas parce que je couche avec ma « sœur » que je suis devenu un monstre, rétorqué-je avec amertume.

Je peux comprendre son désarroi en apprenant sa grossesse, mais je lui en veux farouchement pour son attitude envers Avery.

— Tu cherches encore à ce qu’on se dispute, c’est ça ?

— Ça dépend de toi, June, dis-je en portant ma tasse de café à mes lèvres. As-tu l’intention de t’en prendre à Avery ou es-tu prête à accepter ma relation avec elle pour qu’on puisse à avancer ?

— Avancer ? Mais tu vas partir, Milo ! Comment peut-on avancer si tu vis en France ?

Elle fait courir ses mains sur son ventre et pour la première fois je constate cette bosse encore discrète sous mon t-shirt.

— Après que tu t’es endormie, je suis retourné voir Avy.

Sur la défensive quand j’évoque Avy, elle adopte une posture plus agressive. Cette rivalité entre elles est loin d’être terminée.

— Je ne pouvais pas la laisser dans le doute après la manière dont je l’ai quittée.

— J’entends d’ici ce qu’elle a pu te dire…

J’arque un sourcil vers elle.

— Et qu’a-t-elle dit selon toi ?

Elle hausse les épaules.

— Que j’essaie de te récupérer avec cet enfant par exemple.

J’ai un sourire narquois dans ma tasse.

— Tu poses un regard totalement erroné sur elle, tout comme ma mère. Mais peu importe ! Je me moque de ce que tu penses et si tu veux que nous arrivions à nous entendre, il va falloir que tu retiennes un peu ta langue, June. Ma seule condition à mon implication dans l’éducation du bébé, c’est que tu fiches la paix à Avery.

— Et comment songes-tu à t’impliquer dans la vie de cet enfant en étant en France ?

— J’ai décidé de ne pas partir.

— Vraiment ?

Je peux lire dans son regard toute la satisfaction qu’elle trouve dans ma réponse et j’avoue que cela m’agace.

— Et Avery ?

— Ses projets restent inchangés.

— Quel avenir avez-vous si vous vivez aussi loin l’un de l’autre ?

— J’imagine que tu aimerais que je réponde : aucun. Heureusement pour moi, Avery m’aime suffisamment pour me soutenir dans mes choix comme je la soutiens dans les siens. Et s’il y a bien quelque chose que les débuts de notre relation m’ont appris, c’est que nous trouvons toujours une solution. Cette fois ne fera pas exception.

Elle arbore une moue qui semble dire « C’est ce que l’on verra ». Je préfère l’ignorer et je poursuis :

— Si tu as fini de t’occuper de mon couple, on pourrait parler sérieusement de ce que tu veux faire.

— Comment ça ?

— Eh bien, est-ce que tu envisages de venir vivre ici pour que je sois près de toi et du bébé ?

— Je le voulais, mais tu as refusé que…

Je la stoppe d’un geste de la main.

— Que les choses soient claires, l’arrivée de cet enfant ne sera pas une opportunité d’essayer de sauver notre couple. J’en ai fait mon deuil et il est impératif que tu en fasses de même. Je suis on ne peut plus sincère quand je parle de m’engager dans cette aventure, mais si je ne pars pas à Paris avec Avy, c’est pour rester à Miami. J’ai mon appartement et mon emploi. Ce qui est très appréciable vu ce qui nous attend.

— Tu étais pourtant sur le point de quitter ton emploi pour la suivre, elle. Qu’est-ce qui t’empêche de revenir à New York ?

— Je n’en ai pas envie, tout simplement.

Je me frotte le visage excédé par son comportement égoïste.

— Écoute June, je fais un énorme sacrifice en laissant Avery s’en aller sans moi. Je renonce à ma vie avec elle pour un bon moment. Il est temps que toi aussi, tu fasses des sacrifices !

— La présence de mes parents serait d’une aide considérable, tu ne crois pas ?

— Je n’ai besoin de l’aide de personne et je ne céderai pas. Tu es libre de rester vivre à New York. De mon côté, je ferai de mon mieux pour te soutenir, mais il est hors de question que je quitte Miami.

— Très bien, comme tu voudras…

— Ce qui veut dire ?

— Je vais venir m’installer ici, dit-elle d’un ton agacé. Mais dans mon état, je ne peux pas travailler, Milo ! Comment vais-je trouver un appartement ?

— Sur ce point, tu vas devoir solliciter l’aide de tes parents. D’ailleurs, leur as-tu parlé du bébé ?

Elle acquiesce.

— Ils sont d’accord pour m’aider, mais j’ignore s’ils voudront se montrer aussi généreux si je ne rentre pas à New York.

— Je ne vais pas pouvoir tout assumer, June. Le bébé, c’est une chose. Toi, c’en est une autre. Il va falloir que tu te gères.

— Laisse-moi déjà leur annoncer que je viens m’installer ici. Je n’ai pas toutes les réponses.

— Je ne te le reproche pas. Je tiens juste à éclaircir certains points. Sache que je serai là pour les rendez-vous médicaux et je m’assurerai que vous ne manquiez de rien. Je répondrai présent quand tu auras besoin de moi et je prendrai à cœur mon rôle de père. De ton côté, tu dois intégrer l’idée que tu seras une mère célibataire, tout comme je serai un père séparé de la mère de son enfant. Il va falloir se serrer les coudes et je dois pouvoir compter sur toi autant que tu compteras sur moi.

— Oui, j’ai compris, dit-elle excédée. Je ne suis pas une gamine, Milo.

— Ce n’est pas la peine de te vexer ! Il faut que tout soit dit si on veut que ça marche.

— Tu n’as peut-être pas tort, me concède-t-elle dans un haussement d’épaules.

— On va commencer par le commencement, dis-je en m’approchant. As-tu fait des examens depuis que tu sais pour le bébé ?

— Une analyse de sang pour confirmer mon test de grossesse et une échographie à l’hôpital.

— Et tout va bien ? Il est en bonne santé ?

— Oui, il va très bien.

Pour la première fois, je souris en songeant à ce petit être qui grandit en elle. C’est assez incroyable…

— Je me demande : comment as-tu pu tomber enceinte ? Tu prenais la pilule pourtant.

— Tu te souviens de ce week-end que nous avions passé avec mes parents dans les Hampton ?

— Bien sûr. On venait de célébrer nos diplômes.

— J’avais oublié ma pilule à la maison. J’aurais dû te le dire avant ce petit aparté dans le jacuzzi. Je n’y ai plus pensé et les verres de champagne que nous avions bus ne m’ont pas aidé à m’en souvenir.

— Je reconnais que j’aurais préféré que tu me le dises et qu’on s’évite tous ces problèmes.

— Je sais que le moment n’est pas idéal. Ce n’est pas vraiment le départ que je voulais prendre dans ma vie.

Je prends sa main et la ramène dans mes bras. Elle se love contre moi.

— On ne l’avait pas vu venir, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire de cette aventure quelque chose de sympa. C’est une question de volonté.

— Hum, soupire-t-elle en m’enlaçant. Je sais que ça ne changera rien, mais je t’aime, Milo.

Un détail qui risque de compliquer un tantinet les choses, surtout avec ma douce.

— Ça me rassure d’être auprès de toi.

— Je ne vais nulle part alors prends soin de toi et du bébé. On va s’en sortir. J’y veillerai.

Maintenant, je dois faire en sorte que cet imprévu n’impacte pas ma relation avec Avery. Je peux être le père de ce bébé, mais sans elle dans ma vie, je ne serai pas heureux.

OceanofPDF.com