Dépasser Darwin

Didier Raoult · Chapitre 14 sur 52

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Dépasser Darwin

— La cellule altruiste

Vus d'avion, ces villes et villages semblent des organismes très différents et autonomes, qui ne vivent que pour eux-mêmes. De plus près, on constate qu'ils sont composés d'humains qui se sont associés parce qu'ils estimaient qu'il valait mieux pour eux vivre à Bombay ou à Aumont-Aubrac. La collectivité fonctionne finalement plus dans l'intérêt de l'individu que l'individu ne vit pour la collectivité. On peut aussi trouver les mêmes types de personnes à Bombay ou à Aumont-Aubrac comme on trouvera le même gène dans des organismes différents.

 

La cellule altruiste

Autant le gène peut être égoïste, autant, dans ces villages et mégapoles, dans ces sociétés organisées que sont les organismes, la cellule peut être altruiste.

Pour le bien de l'ensemble, en effet, certaines cellules s'autodétruisent (apoptose). L'embryon, notamment, se sculpte par apoptose. Une cellule infectée par un virus peut se « faire hara-kiri » pour éviter que le virus se propage dans l'organisme ; un peu comme un soldat se ferait tuer sur place pour défendre le reste de son unité. La cellule, en un sens, se suicide pour sa famille (par famille on entend ce qui a un répertoire génétique similaire ou proche).

Si le gène, lui, est égoïste, l'organisme qui vit avec d'autres ne peut pas l'être complètement. Dans tout organisme complexe ou société, on observe que certains de ses membres se sacrifient pour le bien des autres, comme le soldat sur le champ de bataille.

Cette théorie du gène égoïste s'est trouvée très rapidement validée par la révolution que nous vivons actuellement, la séquence des gènes.

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