Échapper aux manipulateurs
L'irritabilité
Les représailles promises peuvent être de différentes natures : bouderies, hurlements, sabotages, sanctions professionnelles... Les manipulateurs sentent d’instinct ce qui peut avoir un réel impact sur leur victime. Pour autant, le simple fait de sentir cette intention de punir est déjà blessant et générateur d’angoisse.
L'irritabilité
Les manipulateurs sont de vraies boules de stress parce qu’ils sont très angoissés. La rage, la haine et la violence qui les habitent, transparaissent également au point d’être physiquement perceptibles à distance. C’est pourquoi il arrive souvent que l’assemblée se crispe quand ils entrent dans une pièce, et pousse un soupir de soulagement quand ils en sortent. Et ils savent bien jouer de ce stress qu’ils dégagent. Ils se montrent excitables, nerveux, irritables et donnent l’impression qu’ils font un effort surhumain pour se contenir et ne pas exploser. De cette façon, les gens ont peur de les contrarier et marchent d’autant plus sur des œufs qu’ils les savent par ailleurs susceptibles et d’humeur très chatouilleuse. Beaucoup redoutent les conflits, les cris, les ambiances lourdes et feront leur possible pour les éviter, y compris céder à ce chantage émotionnel auquel se livrent les manipulateurs. Pourtant, céder à un chantage est le meilleur moyen de le voir se reproduire.
La dramatisation théâtrale
Avec les manipulateurs, vous assistez à une pièce de théâtre permanente. Ils dramatisent beaucoup, toujours dans le but d’intimider. Tout est grave, tout est dangereux ! C’est épouvantable ! Les répliques sont grandiloquentes : « Tu m’as trahi ! », « Tu détruis une famille unie ! », « Vous allez ruiner cette entreprise ! » Ils roulent des yeux effrayés, se tordent les mains, sanglotent, prennent un air pathétique à vous fendre le cœur, se transforment en furie en un éclair, et reprennent instantanément un masque jovial et chaleureux si une tierce personne entre dans la pièce. C’est l’occasion de réaliser que pour des gens qui prétendent ne pas pouvoir contrôler leur rage, leur self-control est remarquable. Bref, ce sont de sacrés comédiens. Tant qu’on est sous leur emprise, ça fonctionne plutôt bien. On y croit et on se recroqueville devant leur cinéma. Mais dès qu’on a décortiqué le mécanisme, on s’aperçoit qu’ils sur-jouent comme de mauvais acteurs, jusqu’à en être grotesques. Au théâtre, leur jeu n’obtiendrait sûrement pas un Molière ! Ceci dit, applaudir bruyamment leurs pompeuses tirades pourra devenir un bon moyen de montrer qu’elles n’ont plus l’impact escompté.