Legacy, Tome 2- Life

Elma Hilde · Chapitre 15 sur 42

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Legacy, Tome 2- Life

La vie de Saige est en danger !

Macsen #18

 

La vie de Saige est en danger !

Lors de mon ascension vers sa chambre, après l’appel de Tessa, je n’avais pas l’illusion de croire que ça n’était qu’une broutille, mais, d’ici à voir sa survie menacée aussi gravement...

C’est une véritable catastrophe !

Et j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne trouve aucun moyen de l’aider.

Mais putain, à quoi me servent mes années d’études et les centaines d’opérations que j’ai effectuées si je ne suis pas foutu de faire un truc utile pour ma femme, bordel !!! Et Collins commence à me taper sur les nerfs avec ses : « On ne peut rien faire si ce n’est attendre... » !!! Non, mais sérieux, j’ai une tronche à faire le planton !!!

Alors, forcément, entre Collins et le fait que Laura m’ait caché tout ça, j’étais une putain de bombe à retardement ! Rien d’étonnant à ce que j’explose !

C’était trop d’émotions à gérer...

Et voir Laura dans cet état m’a rendu un peu plus barge. Cette fille, c’était un véritable rayon de soleil qui a éclairé mon existence et, maintenant, elle est tellement plus terne. Compte tenu de la merde qui bouillonne dans mon cerveau, je peux aisément imaginer ce qu’elle peut ressentir, elle. Je sens qu’elle est terrifiée. D’ailleurs, c’est mon cas également. Oui, je suis terrorisé ! Je lui ai fait la promesse que tout irait bien pour l’apaiser, mais la vérité est que j’ignore quoi faire.

Voilà pourquoi j’ai le nez plongé dans l’écran de mon ordinateur portable : je cherche les meilleures options qui s’offrent à nous. J’irai au bout du monde s’il le faut, je ferai appel aux plus éminents chirurgiens de cette planète, je dépenserai jusqu’à mon dernier dollar, mais je tenterai tout pour que ma femme vive !!!

— Mac...

La petite voix fatiguée et timide de Saige me force à renoncer à mes investigations.

— Hum ?

— J’ai besoin de faire pipi...

Je me lève et avance vers elle puis, je m’occupe de la débrancher de son moniteur cardiaque et l’aide à se mettre debout. Je l’escorte jusqu’à la petite salle de bains attenante à sa chambre.

— Merci, me dit-elle, en attendant de me voir sortir.

— S érieusement ?! Tu ne peux pas faire pipi devant moi ?

— Je peux rester seule deux secondes et garder un semblant d’intimité, s’il te plaît ?

— Ton droit à l’intimité, tu l’as perdu en me mentant sur ton état de santé !

Je croise les bras et m’adosse au mur, bien déterminé à ne pas la laisser seule.

— Et vu ce que tu m’as déjà autorisé de te faire au pieu, on n’est pas à un pipi près !

Elle a une moue ironique.

— Très drôle !

— On va y passer la journée ou ?

Elle soupire et se décide enfin à s’asseoir sur la cuvette.

— Tu viens d’anéantir tout romantisme entre nous !

— Genre, je suis romantique. Ouvre les yeux, Saige, je suis un connard ! Je suis ton connard, mais je reste fondamentalement un connard.

— Si ça te plaît de le croire...

Une fois sa petite envie assouvie, elle se lève et se lave les mains. Je me penche à son oreille. 

— Tu sais, même dans ta blouse, tu me fais bander...

— Je confirme, tu es un connard ! riposté-t-elle, en me lance une œillade assassine en coin.

Je ricane et lui ouvre la porte de la salle de bains. Je reçois un coup de coude dans le ventre lorsqu’elle passe devant moi.

— Avoue que tu l’aimes, ton connard, l’encouragé-je, en l’assistant alors qu’elle se remet au lit.

Elle pouffe et se laisse tomber contre les oreillers.

— Qu’est-ce que tu fais ? se renseigne-t-elle, en pointant du menton mon ordinateur.

Comment répondre à ça ?

Si je lui dis la vérité, je vais lancer un sujet délicat que je n’ai pas vraiment envie d’aborder avec elle. Je ne me leurre pas, ma démarche ne va pas lui plaire !

— Rien.

— Donc, tu viens de passer deux heures à pianoter sur ton ordi pour ne rien faire, suppose-t-elle, dubitative.

Elle me pousse doucement.

— Crache le morceau, Cole !

— Laura, je n’ai pas envie de faire ça...

— Faire quoi ?

— On va encore s’engueuler et ce n’est pas ce que je veux.

— Donc, je ne vais pas aimer !

— Il y a des chances, oui !

— Assieds-toi, m’invite-elle en tapotant sur le matelas, près d’elle.

Je m’exécute.

— Moi aussi, ça serait sympa qu’on évite les disputes, mais, Mac, on doit pouvoir parler de tout ça sans que ça finisse en engueulade.

— Ça va être compliqué vu qu’on n’est pas d’accord.

— Qu’est-ce que tu cherches ?

— Je ne peux pas rester là à ne rien faire, ce n’est pas possible !!!

— Macsen, chuchote-t-elle, en prenant mes mains dans les siennes. Tu es un grand médecin, tu es un homme intelligent...

Je m’apprête à intervenir, mais elle se tord le cou jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent.

— Tu sais mieux que quiconque que ma seule et unique chance de m’en sortir est de recevoir un nouveau cœur. Celui-ci est en train de cesser de fonctionner et c’est inévitable. C’est douloureux à admettre et j’adorerais que le destin me soit aussi favorable qu’il y a 20 ans, mais ni toi ni moi n’avons de pouvoir là-dessus.

Elle câline tendrement ma joue.

— Et le destin fait incroyablement bien les choses...

Je lève les yeux au ciel.

— N’importe quoi ! Le destin, c’est de la merde ! Je crée ma propre chance, Laura. Toi, moi, Tempé, ce n’est pas le fruit du hasard.

Elle abaisse le regard.

— Si on en est là, c’est juste que tu es une nana totalement folle ou avec de grands manques affectifs. Je n’ai pas encore statué...

Elle se relève immédiatement et me cingle avec ses immenses billes verte brillantes de fatigue. Je ris.

— Il faut être soit l’un soit l’autre pour venir vivre avec un inconnu surtout si le mec en question est aussi con et arrogant que moi. J’avais déjà du mal à y croire, mais quand tu m’as avoué que tu m’aimes, je me suis dit : « Waouh, cette gonzesse est carrément tordue ! »

— Tu as un sens de l’humour totalement merdique quand tu es anxieux !

Je dégage son épaule de son imposante chevelure fauve.

— Je ne veux pas avoir à regretter de ne pas avoir tout essayé pour toi, ce n’est pas concevable ! J’ai perdu ma famille et je n’ai rien pu y changer, mais, aujourd’hui, je ne suis plus un garçon de neuf ans. Je dois tout tenter, Saige !

Elle se laisse tomber contre mon torse. J’enroule mes bras autour de son corps si parfait et dépose un baiser sur le sommet de sa tête.

— Je t’aime, ma jolie lionne.

— Je t’aime aussi.

— Je sais qu’on va s’en sortir ! Je ne peux pas imaginer t’avoir rencontrée, m’être épris de toi pour que tu me quittes après tous ces merveilleux moments que tu m’as fait vivre. Je veux garder foi en mon avenir et mon avenir, c’est toi, Laura.

— Je m’inquiète pour toi.

Je la saisis par les bras et la contrains à se redresser.

— Pour moi ?

Ses grands yeux verts se remplissent de larmes.

— Ce que tu as déjà vécu...

J’attrape son visage en coupe.

— Arrête ça, tout de suite ! Mon passé ne doit pas t’affecter de la sorte ! Oui, j’ai souffert de la mort de ma famille, mais je ne veux plus que tout ce que j’ai enduré vienne influencer tes décisions. On a évité la catastrophe et ça ne doit plus se reproduire !

— Je n’ai pas envie de vous laisser, sanglote-t-elle devant moi. J’ai besoin de voir ma jolie Tempérance grandir, je veux t’aimer jour après jour. Je me considère comme une privilégiée. Ma famille m’a toujours couverte d’énormément de tendresse, j’ai eu un cœur qui m’a offert de très belles années . J e devrais probablement être reconnaissante et me dire que si ma vie doit cesser, j’ai déjà reçu beaucoup. Pourtant, j’ai envie de hurler que ça ne peut pas s’arrêter , p as maintenant que je te connais, que j’ai cette formidable petite fille à aimer. J’ai pris cette chance du destin et j’ai voulu en faire quelque chose de bien, mais depuis nous, j’ai l’impression de ne rien avoir vécu, que ma vie commence avec toi !!!

La voir si ébranlée me donne envie de la serrer contre mon cœur, de la rassurer.

— Et c’est ce qui va arriver, ma chérie ! Je te jure que tu vas vivre ! Tu mourras paisiblement dans ton lit, après avoir mené l’existence que tu désires. Tu seras ce grand chirurgien que je perçois en toi. Tu verras ta fille s’épanouir et devenir une merveilleuse jeune femme...

Je l’embrasse longuement dans le cou avant de me replonger dans ses yeux.

— J’attends tout de toi, Laura. Je veux vivre cette vie dont tu m’as ouvert les horizons, alors, ne m’abandonnes pas, je t’en supplie...

— Je vais me battre pour vous, Macsen, je te le promets.

Tenant toujours son joli corps dans mes bras, je l’étends sur le lit et le recouvre partiellement. Mes lèvres foncent vers les siennes et les rencontrent dans un baiser profond.

— Je t’aime, ma Laura, y murmuré-je à bout de souffle après l’avoir étreinte pendant un certain temps. Je t’aime tellement...

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