Legacy, Tome 2- Life

Elma Hilde · Chapitre 2 sur 42

Pages du PDF

Legacy, Tome 2- Life

Franchir la porte de notre appartement de…

Macsen #2

 

 

Franchir la porte de notre appartement de River North en compagnie de Saige est une véritable victoire. Sincèrement, j’ai cru qu’elle allait me laisser planter là, au milieu du hall d’entrée, lorsque je l’ai trouvée si hésitante au pied de l’ascenseur.

Qu’aurais-je fait si elle n’avait pas rendu les armes ?

Je me voyais déjà ramper à ses pieds ! Cette nana m’a totalement aliéné. Oui, j’aurais fait face si elle était partie, mais uniquement pour Tempé. Cette petite fille mérite une vie heureuse avec des parents aimants et répondant à ses besoins. Mais moi, en tant qu’homme, je n’aurais plus été le même. Saige a su faire ressortir tout ce qu’il y a de bon en moi, mais sans elle, je ne suis plus rien ! Revenir à ma vie passée, avant qu’elle ne vienne y faire le ménage, n’est plus une option.

Toutes les femmes me paraissent fades et insignifiantes à côté de cette belle rousse au sourire franc et à la douceur sans limites.

Cette douceur, ma drogue...

Oui, je suis devenu dépendant de cette bienveillance dont elle a toujours fait preuve envers moi et ma fille.

Comment ce petit bout de nana a-t-il pu me mettre à ses pieds ? Ça me dépasse complètement ! Pourtant, je lui serai éternellement reconnaissant d’avoir réussi cette prouesse.

Tout ce que je pensais insurmontable : m’attacher à un autre être humain, laisser libre cours à mes sentiments à mes émotions me semble d’un naturel et d’une facilité que je n’aurais jamais envisagé. Laura a tout embelli ; ma relation avec ma tante, ma façon de voir l’avenir et l’homme que je désire être. Même une épreuve aussi douloureuse que la perte de ma famille, Saige m’a aidé à en faire une véritable force. Elle a su alléger ce fardeau pour le rendre plus supportable. J’ai compris que le temps est précieux, que la vie peut partir en vrille en une fraction de seconde et, rien que pour cette raison, je désire la chérir et mordre ce bonheur à pleines dents pour n’avoir aucun regret.

Voilà à quoi j’aspire : vivre, aimer et profiter de ces moments de valeur pour que, même dans les épreuves, je trouve le courage de les surmonter, d’en ressortir grandi. C’est ce que Saige a fait pour moi !

Dans l’entrée, je lâche sa valise et noue mes doigts aux siens, tout en l’attirant en direction du salon. Sur place, je l’invite à s’installer sur le canapé avant de me rendre dans la cuisine où je m’occupe de faire couler du café. Muni de deux tasses, je la rejoins et lui tends celle que je lui destine. Elle l’accepte en me remerciant. Je m’assieds à ses côtés. Un silence gêné s’ensuit. Le nez plongé dans son mug « Ingalls », Laura est à court de mots. De mon côté, je suis un peu paumé. Lorsqu’elle se risque enfin à relever la tête, elle me contemple dans mon ensemble.

— Tu portes encore ta tenue de bloc.

— J’étais en train d’opérer quand Nelly m’a appelé.

— Nelly ?

Je glousse.

— Tessa !

— Oh !

Elle ricane.

— Elle va adorer...

— J’espère bien !

Nous échangeons un sourire un peu débile, coincé même. J’ai l’impression d’être un ado draguant sa première nana... l’horreur !!!

— Alors... euh..., dis-je dans ma barbe.

Saige enfouit son visage dans ses paumes en soupirant.

— Je suis trop stupide...

Ma main presse sa cuisse.

— Pourquoi dis-tu ça ?

— J’ai tout foutu en l’air.

Je la démunis de sa tasse, enroule mes bras autour de sa taille de guêpe et la soulève avant de l’installer délicatement sur mes genoux. Instinctivement, elle se musse dans mon cou.

— Qu’est-ce qui te chagrine ?

— Mais regarde ce que j’ai fait Mac ! Nous n’arrivons même plus à nous parler, maintenant !

— Bien sûr que si !

Elle me lance une œillade perplexe. Je lui souris avec confiance tout en câlinant sa joue.

— Je dois bien admettre que la situation est un peu perturbante. Tu étais sur le point de t’en aller et cette idée n’est pas simple à réaliser.

— En agissant comme je l’ai fait, j’ai brisé la confiance que tu as placée en moi, se larmoie-t-elle dans mes bras.

— J’ai davantage perdu celle que j’avais en moi !

Elle a un mouvement de recul et m’observe avec scepticisme.

— J’ai eu la prétention de penser que tu étais épanouie dans ta vie...

— Mais c’est le cas !

— Alors, pourquoi Saige ? Pourquoi t’enfuir au lieu de me faire part de tes angoisses ?

— Je crois que j’ai eu un coup de panique à l’idée de ne pas réussir à tenir le rythme. Il y a mon internat et notre vie à la maison...

— Ça, je peux le comprendre ! Je suis passé par là quand j’étais à ta place. À la différence de toi, je n’avais que ma petite personne à gérer. Ce n’est pas le fait que tu as du mal à tout assumer qui me perturbe, mais que tu préfères te sauver plutôt que trouver une solution à un problème posé.

L’air coupable, elle me fuit.

— J’ai eu peur de te décevoir. Tu as fait tellement pour nous. Tu as repris ta vie en main pour devenir un père remarquable pour ta fille et un petit ami formidable pour moi. Je me suis sentie si minable face à toi !

— Je n’ai jamais rien entendu d’aussi absurde ! Laura, je ne serai pas la moitié de l’homme que je suis, sans toi ! Tout ce que je te montre aujourd’hui, ce n’est que le fruit de ton travail. Tu es la seule responsable des changements que j’ai opérés dans mon existence.

Ses yeux si doux, si tendres, se posent sur moi et me réchauffent le cœur de leur amour.

— Je suis désolée, Mac... Sincèrement...

Et je n’ai aucun doute sur la véracité de ses paroles. Tout en elle traduit son embarras face à notre situation. Oui, elle s’en veut, et comment pourrais-je l’accabler ? Je me suis totalement épris de cette femme qui s’est donnée sans compter à moi et à ma fille également. Nous avons pris tout ce qu’elle avait à nous offrir et pas un instant, j’ai vu à quel point nos premières semaines de vie commune lui ont coûté sur un plan émotionnel. Alors, non, je ne lui en tiens pas rigueur et je ne laisserais pas ce geste de désarroi noircir cette merveilleuse relation que nous bâtissons peu à peu.

Prenant son visage en coupe, je l’embrasse avec toute la délicatesse que sa soudaine vulnérabilité fait jaillir en moi.

— Je veux qu’on s’en aille, Laura ! Juste toi, moi et notre précieuse princesse.

— Qu’on parte ?

— J’ai tout arrangé avec Frank, ce matin !

— De quoi est-ce que tu parles ?

— J’ai bien vu que tu es fatiguée, ces derniers temps. Le boulot te pèse énormément alors, j’ai voulu que nous nous accordions quelques jours de tranquillité. Avant même de comprendre ce que tu t’apprêtais à faire, j’ai pensé à vous conduire dans la résidence secondaire de Nicole et Robert, près du lac Michigan. Ça serait l’occasion rêvée de se reposer, de nous retrouver après cette journée difficile, tu n’es pas d’accord ?

— Je ne sais pas...

Clairement, elle hésite !

— Je n’aime pas tirer profit du fait que tu connaisses personnellement Frank.

— Ne te préoccupe pas de ça...

Elle repousse une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

— Il va imaginer que je suis complètement instable. Je lui ai envoyé un mail pour lui notifier ma démission un peu plus tôt dans la matinée.

— Je suis au courant et je lui ai déjà dit de ne pas en tenir compte.

— Pourquoi t’es-tu mêlé de ça ?

— Tu ne penses pas sérieusement que je vais laisser la meilleure interne que j’ai eue sous mes ordres compromettre son année sans lever le petit doigt !?

Mon compliment l’adoucit sensiblement.

— Tu es brillante, ma chérie, bien plus que je ne l’ai jamais été !

— Je crois que tes sentiments t’aveuglent !

— Oh, non ! m’exclamé-je avec conviction. Je te vois à l’œuvre chaque jour et j’ai pleinement conscience de ton talent. Je vais t’aider, te soutenir pour que cette cadence infernale te paraisse plus simple au quotidien.

— Je n’aime pas l’idée d’être avantagée.

— Ce n’est en aucun cas du favoritisme ! Je veux seulement t’épauler à la maison et avec Tempé afin que tu puisses davantage te concentrer sur le boulot, rien de plus !

— Dans ces conditions, je suis d’accord…

— Mais avant de repartir sur de meilleures bases, j’aimerais que nous nous accordions un peu de bon temps en famille, que nous profitions du grand air pour souffler, mais surtout pour consolider tout ce que nous sommes déjà !

— Je...

— Je ne peux pas prendre le risque que ce qui vient de se produire arrive à nouveau ! la coupé-je avant qu’elle n’ait le temps d’objecter quelques arguments que ce soit pour se débiner. Tu dois me permettre de te soutenir et comprendre que tu peux tout me dire sans avoir la moindre crainte pour nous ou pour notre avenir et ce séjour au calme nous y aidera ! Laisse-moi t’amener là-bas, je t’en prie !

Elle se penche vers moi et dépose un baiser sur mes lèvres.

— Je serai follement heureuse de m’évader avec toi et notre ange, Macsen.

J’ai un putain de sourire quand elle accepte enfin ma proposition.

Ma lionne et ma princesse rien que pour moi pendant une semaine ! ça un air de paradis ou je ne m’y connais pas !?!

Lentement, je fais basculer son corps incroyablement parfait sur l’assise du canapé et m’installe entre ses cuisses. Je la contemple un instant, cette femme splendide à la chevelure rousse dont les boucles s’étendent sur le tissu vert du sofa.

Ma Laura, ma beauté... Comment cette petite ingénue a-t-elle pu dérober mon cœur avec tant d’aisance ?

Ma main est sur sa hanche. Elle remonte le long de son ventre jusqu’aux trois boutons dorés qui l’enferment dans sa veste. Je les défais un à un avant d’en écarter les pans. Devant mes yeux, sa sublime poitrine, délicieusement soulignée par un pull moulant, me nargue m’invite à son exploration.

— Ma chérie, tu es renversante, la flatté-je, la bouche asséchée par mon envie d’elle.

Ses doigts fins se faufilent sous ma blouse qu’elle remonte le long de mon torse.

— Je crois que vous n’avez plus besoin de ça, Docteur Cole.

Je m’agenouille devant elle et m’empare de sa jambe. J’entreprends de lui hotter ses bottes. Puis, très doucement, mes doigts grimpent sur ses bas. Je les lui retire sans cesser de la contempler. J’ai un sourire carnassier quand je saisis l’élastique de son tanga.

— Je crois que vous n’avez plus besoin de ça, Docteur Lane.

Pris d’une urgence de m’assouvir en elle, je baisse mon pantalon de bloc suffisamment pour en faire surgir mon sexe déjà prêt à passer à l’action. Laura s’occupe de remonter sa jupe et m’offre la vision étourdissante de son mont de Vénus.

Je pose sa jambe gauche sur la mienne et me penche vers elle jusqu’à sentir ses lèvres contre mon gland. Nos regards sont toujours rivés l’un à l’autre.

— Je t’aime, Laura.

— Je t’aime aussi, mon amour.

Enfonçant mes doigts dans la chair de ses fesses, je me plonge en elle d’une poussée énergique. Ses formes dangereuses de sensualité se cambrent sous mes yeux quand j’en prends possession. Elle me montre son approbation dans un cri de plaisir péniblement retenu.

— Ma lionne, grondé-je en rejetant la tête en arrière.

— Mac, j’ai envie de te sentir...

Une seconde… Pendant une seconde, je brûle de me déchaîner en elle, de la posséder avec toute l’ardeur que ses courbes vertigineuses éveillent en moi. Je veux me perdre dans ce corps qui me met au supplice, qui attise tous mes instincts. Je crois que je vais laisser libre cours à mes envies, mais une force échappant à mon contrôle me pousse dans une autre direction. Et tout devient plus doux, plus langoureux. Mes pulsions se dominent d’elles-mêmes, mes besoins s’ajustent et mon instinct n’écoute plus qu’une voix, celle de son corps. Je l’entends me supplier de l’aimer et je m’exécute. Je m’égare dans cette délectation qui flirte avec l’adoration. Je savoure tout de cet être fait pour moi, qui m’aime aussi ardemment que je l’aime. Je vais et viens en elle dans une lenteur dévastatrice. Oui, à cet instant, elle détruit tout ce que j’ai pu être, tout ce que je croyais savoir sur le sexe et m’ouvre à un monde bien au-delà de tout ce dont j’ai osé rêver. Rien n’est comparable à ce que je découvre en elle quand je me libère de mon passé que j’accepte dans sa forme la plus douce, cet amour qui me consume de l’intérieur. Qu’il fasse de moi ce qu’il veut, je lui cède les pleins pouvoirs. Avec Saige, je suis en sécurité, je suis chez moi ! Elle finit d’abolir ce qui reste de moi, de cet individu méprisable et vide du moindre intérêt pour faire de moi son homme.

Je me suis souvent épanché en Laura en pensant avoir une sorte d’emprise sur elle. J’avais la sensation d’être quelqu’un puissant exerçant une espèce de domination sur la femme présente dans son lit. Pourtant, en ce jour particulier marquant un tournant dans notre relation et, tandis que je vis le plus renversant des orgasmes, je ne me suis jamais senti aussi homme qu’à cet instant. Je m’accomplis dans cet antre frémissant lui-même de plaisir et je sais avec une certitude inébranlable qu’il n’y aura plus qu’elle… J’ignore si elle est à moi, mais je n’ai aucun doute sur le fait d’être à elle… à jamais à elle…

OceanofPDF.com