Hedard University Diary, Tome 2- Les tribulations de Cupidon

Chapitre 18

PARKER

 

— Apaisée — c’est le mot qui me vient à l’esprit tandis que j’admire Autumn dormir.

Ses cheveux blonds étendus sur l’oreiller, sa respiration calme, son corps joliment recroquevillé sous les draps. Ce matin, alors que le soleil s’élève dans le ciel, elle m’offre le plus beau des tableaux.

Il est à peine 8h et je suis là, assis dans ce fauteuil, depuis deux longues heures déjà. Je n’arrivais plus à dormir, alors je me suis levé pour la regarder.

Qu’est-ce que cette fille me fait ? Pourquoi elle me touche autant ?

C.J a raison, cette relation est vouée à l’échec.

Je devrais sûrement trouver le courage de mettre un terme à tout ça avant qu’elle souffre. Je la préserverais de bien des difficultés.

Autumn en a assez bavé. C’est vrai, cette pauvre fille a déjà vu le pire de ce qu’un mec totalement cinglé peut faire. A-t-elle besoin d’être avec un type à peine sorti d’une relation aussi profonde ?

La regarder remuer sous les draps, s’étirer tel un chat m’arrache un sourire. Doucement, elle ouvre les yeux et me cherche dans la pièce lorsqu’elle s’aperçoit que je ne suis pas près d’elle. Je croise ses grands yeux pleins de sommeil en pensant qu’elle est superbe au réveil.

— Bonjour.

— Tu es debout depuis longtemps ?

J’abandonne mon fauteuil pour venir m’asseoir près d’elle. Ma main se pose sur sa hanche.

— Depuis un petit moment.

Je me penche et l’embrasse. Elle en profite pour me parcourir du bout des doigts.

— Bonjour, mon gros malabar.

— Tu me charries toujours avec ça, mais je sais que tu aimes me reluquer.

— Ça serait faire injure à tout ton dur labeur pour sculpter cette merveille.

Je l’observe le sourcil arqué.

— Tu sais que j’ai cherché sous l’oreiller et je n’ai rien trouvé de bien croustillant...

— Parce que ce n’est pas là que je le range.

— Puis-je en déduire que tu l’as utilisé ?

— Un si beau cadeau ! Ça aurait été dommage de ne pas le sortir de son emballage.

— Et alors ? Qu’est-ce que tu as découvert ?

— Que j’aimerais apprendre…

La voir rougir me donne envie de l’embrasser. Le haut de mon corps couvre le sien. Mes lèvres courent sur les siennes.

— Quelle est la prochaine étape ?

— Te montrer…

Je ne lui dévoile rien de mon emballement pour ne pas l’affoler ou la faire paniquer, mais Bon Dieu ce que j’ai hâte de la voir.

— Tu te sens prête pour ça ?

— Jusqu’à hier, je croyais que je ne le serais jamais, mais je me suis surprise moi-même à prendre du plaisir en te touchant. J’ai envie d’essayer, de tester mes limites, tu vois…

— Dis-moi ce que tu attends de moi. Veux-tu que je me contente de regarder, que je participe, qu’on improvise ?

— Chez toi, tout est venu progressivement. Chaque pas en a amené un autre. Le mieux est d’avancer au fur et à mesure.

Elle m’indique le tiroir de sa table de chevet.

— Il est là.

J’ouvre et trouve une petite serviette. Je la déploie et découvre le vibromasseur que je lui ai offert à son anniversaire. Je le dépose près de son oreiller.

— Tu veux te déshabiller ou je le fais ? À moins que ça te perturbe trop. Tu préfères rester cachée sous les draps ?

— Non, je crois que j’ai envie que tu t’en charges…

En disant cela, elle s’agenouille au milieu du lit. En haut, elle porte un tee-shirt à l’effigie de l’université.

Elle me manifeste son accord de la toucher en levant les bras. Je m’approche en serrant les poings comme si ce geste allait faire cesser mes tremblements. Je saisis le bas de son vêtement et le passe au-dessus de sa tête.

Il me faut quelques secondes pour baisser les yeux et découvrir sa poitrine. J’ai le souffle coupé en voyant ses seins magnifiquement faits. De taille moyenne, en forme de poire, je me fais la réflexion qu’ils sont incroyablement sensuels.

— Euh…

Je me racle la gorge.

— Tu veux bien t’allonger ? Que je retire ton short.

Docile, elle m’obéit.

Je sens qu’elle est nerveuse, mais il n’y a pas d’hésitation en elle. Mes doigts s’introduisent sous l’élastique de son bas. Je la fixe dans les yeux.

— Je peux ?

L’air convaincu, elle hoche la tête.

— Je veux que tu me voies.

J’ai un sourire pour elle. Puis, je fais lentement glisser son vêtement sur ses cuisses que je caresse du bout des doigts et le retire totalement. Cette fois, ma plus grande difficulté est de détourner les yeux de ce que je vois d’elle, de ce tapis de poils joliment taillé qui semble m’indiquer la direction à suivre.

— Tu es belle…

Instinctivement, mes mains remontent le long de ses jambes, mais je ne m’autorise pas à aller plus loin.

— Autumn, tu es parfaite.

— J’aimerais que tu te mettes nu toi aussi.

— Tu es sûre ?

— Oui, s’il te plaît.

En moins de deux, je vire mon froc et mon boxer.

— Allonge-toi près de moi, m’invite-t-elle en m’offrant sa main.

J’accepte et la rejoins dans le lit.

Là, je saisis son vibromasseur et le lui tends. Son teint rosé me donne envie de la prendre dans mes bras et de lui dire que tout va bien se passer, mais j’ai la gorge si sèche que j’ai bien du mal à parler.

Autumn s’enfonce dans l’oreiller, inspire un grand coup et remonte ses genoux tout en écartant les jambes. Fasciné, je la regarde lorsqu’elle commence à se toucher. Elle pousse un gémissement qui paraît indiquer qu’elle se détend. Je sens que ses membres se relâchent eux aussi.

— Caresse-moi, Parker.

Devant une si belle invitation, je ne peux qu’obtempérer. Je laisse mes doigts aller sur son corps. Je suis d’abord un peu timide et me concentre sur ses bras, sur son ventre. Mais aller plus loin me fait peur. Je ne veux pas la faire flipper.

— Mes seins, Parker. Touche-les.

J’obéis et commence à malaxer l’un de ses seins. Elle pousse un gémissement satisfait. Les cercles sur son clitoris s’intensifient. Son autre main attrape son vibromasseur. Elle le glisse entre ses jambes. Son corps se cambre tandis qu’elle l’introduit en elle.

— Allume-le !

Ravi d’apporter mon concours, je me redresse et m’intéresse à l’objet emprisonné entre ses cuisses. Et je bande comme un malade devant ce spectacle de toute beauté. J’actionne son cadeau d’anniversaire. Immédiatement, elle resserre les jambes et commence à onduler au rythme des vibrations. De doux soupirs s’échappent de ses lèvres.

Un bras au-dessus de son corps, je me penche et dépose un baiser sur l’un de ses tétons.

— Encore !

Volontairement, je place mon érection contre sa hanche. Mes doigts s’enfoncent dans l’autre pour effectuer une pression de son bassin sur ma bite. Je bouge lentement.

Une main dans ses cheveux, je l’embrasse, la couve de baisers, mais je m’attarde le plus souvent sur ces deux merveilles que sont ses seins.

— C’est bon, me confie-t-elle en s’accrochant aux barreaux de bois de sa tête de lit. Parker, c’est parfait…

— J’ai tellement envie de toi.

Et me maîtriser est de plus en plus difficile.

Je ne dois pas la brusquer, elle doit venir à moi, mais je meurs d’impatience de m’enfoncer en elle, de la pénétrer et de jouir. Je veux ce pouvoir ! Celui d’être le mec qui la réconciliera avec le sexe. Ma manière de la toucher est plus prononcée. Elle aussi accélère le rythme. Elle remue, bouge, frotte ses jambes l’une contre l’autre.

— Parker…

Ses mains sont dans mes cheveux. Elle les attrape, les tire, en harmonie avec son excitation.

Je l’embrasse. J’introduis ma langue dans sa bouche et la lui dévore. Elle répond avec la même ardeur. Nos dents s’entrechoquent tant nous sommes pris par ce baiser, par l’envie de nous donner l’un à l’autre.

Une complainte torturée résonne dans ma gorge. Son corps se tend, se tord. Elle va céder. Ses ongles griffent ma peau. Toujours en tenant sa hanche, je vais et viens contre elle.

Entre le fait de la sentir au bord de la jouissance, de l’avoir sous mes doigts, au bout de mes lèvres et de percevoir son désir dans son être, dans ses gestes, je vais perdre pied moi aussi. Ma respiration est saccadée. Je gémis à mon tour en réponse aux siens.

Tout en elle se raidit. Elle émet un cri de plaisir étouffé par ma présence entre ses lèvres lorsque son orgasme la terrasse. Un cri long et profond. Un cri qui me captive. Je ferme les yeux et ondule une ultime fois avant de limiter.

— Parker, murmure-t-elle en m’embrassant alors que je jouis encore. C’est tellement fort…

Je la couvre de baisers.

— Bon sang, tu es parfaite !

— Viens en moi.

Je recule.

— Quoi ?

— Je veux te sentir en moi.

— Il ne faut pas aller trop…

— S’il te plaît, insiste-t-elle de sa moue la plus suppliante. Je gère, je t’assure.

Un peu stupéfait par sa requête, je me redresse et la dévisage sans vraiment savoir quoi faire. Autumn s’occupe de retirer l’objet en elle. Moi, je regarde sa hanche que j’ai souillée.

— Parker ?

— Tu as du… dis-je avec maladresse. Je vais te nettoyer.

Je suis prêt à bondir du lit pour me sauver en direction de la salle de bains, mais elle me retient par le poignet.

— C’est toi, ça ne me gêne pas. Parker ?

Je n’ose pas la regarder. Elle pose une main sur ma joue.

— Hé…

Elle me contraint à l’affronter.

— Je te demande de m’aider à retrouver encore un peu de moi. De mon pouvoir de décision.

Elle m’embrasse.

— S’il te plaît, rends-moi mon corps !

Une phrase d’elle et je capitule.

Je ne cherche plus à fuir et je m’exécute. Elle est sincère, sereine et j’ai envie d’elle. Après avoir récupéré une capote dans mon sac, je lui donne un nouveau baiser plus doux, plus langoureux tout en me plaçant là où elle me désire. J’agis avec une grande délicatesse. Je la manipule avec tendresse. Mon sexe se présente au sien. Ses mains remontent le long de mes bras. J’exerce une pression plus forte. Elle est trempée, ce qui me facilite clairement les choses. Nos yeux se trouvent.

— Je me sens prête pour toi.

Et je m’enfonce en elle d’une seule poussée en entendant ses quelques mots résonner à mes oreilles. Il ne m’en faut pas davantage pour savoir qu’elle va m’offrir tout ce que je désire, que je vais me répandre en elle. Je me fige et la voix tremblante, je ne peux retenir cet aveu :

— Tu me fais peur, Autumn…

— J’ai peur moi aussi.

Je m’étends sur son corps, me cache dans son cou.

— Prends-moi dans tes bras. Serre-moi fort !

Elle fait ce que je lui demande et murmure à mon oreille :

— Tout se passera bien. Je te le promets.

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