La cité des eaux

Henri de Régnier · Chapitre 17 sur 61

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La cité des eaux

Intérieur

N'ont pu faire s'entresourire l'un à l'autre, Lui qui porte un miroir, elle qui s'y voit nue, La Solitude assise et le Passé qui rôde.

 

INTÉRIEUR

Le Temps sentencieux et le muet Amour Se tiennent côte à côte et debout devant l'âtre, Et l'on voit se croiser dans le miroir verdâtre La faulx vaine du Temps et l'aile de l'Amour.

L'aile est lasse. Le Temps parfois parle à l'Amour; La voix douce reprend la voix acariâtre;

L'enfant résiste et le vieillard s'opiniâtre, Et l'enfant ne veut pas comprendre, étant l'Amour.

Rosaces au parquet et lustres au plafond, Éclair qui va tonner, roses qui fleuriront! Le miroir s'interroge et scrute le miroir.

Le meuble se contracte et crispe ses pieds tors; La porte s'entrebâille et l'on attend l'Espoir Qui de l'aile de cendre eût fait une aile d'or.

 

LE PAVILLON

La corbeille, la pannetière et le ruban

Nouant la double flûte à la houlette droite, Le médaillon ovale où la moulure étroite Encadre un profil gris dans le panneau plus blanc;