La cité des eaux
L'ombre Nue
Hélas! et la colline inclinée et pensive
Avec le souvenir demeure à l'horizon!
L'OMBRE NUE
J'ai fait de mon Amour cette blanche statue. Regarde-la. Elle est debout, pensive et nue, Au milieu du bassin où la mire son eau
Qui l'entoure d'un double et symbolique anneau De pierre invariable et de cristal fidèle.
La colombe en passant la frôle de son aile, Car l'Amour est vivant en ce marbre veiné Qui de son long regard que rien n'a détourné, Contemple, autour de lui dans l'eau proche apparue, La fraîcheur de son ombre humide, vaine et nue.
L'HEURE
Rapide, aiguë et furtive,
L'aiguille sur le cadran
Perce l'heure où elle arrive
De son dard indifférent.
La rose, de ses pétales,
Compte l'instant qui se suit
En minutes inégales
Qui s'effeuillent sans un bruit.
Le temps pour toi se divise
Selon que tu l'as pensé!