Le Chasseur Implacable: Une sombre romance mafieuse (Guerre des Mafias t. 10) (French Edition)

Chapitre 17

17

 

Brenna

 

D es yeux ignobles scrutent chaque centimètre carré de mon corps, jusqu'à ce que j'aie l'impression que des centaines d'insectes rampent sous ma peau. Je me rappelle de respirer, j'essaie de stabiliser mes mains pendant que je verse du whisky dans des verres en cristal.

— Je la prends, déclare un homme qui a maté mes seins en se léchant les babines pendant les cinq dernières minutes. Il a une cicatrice qui va du côté droit de son front jusqu'au menton. Le musc épais de son eau de Cologne flotte dans l'air et me donne la nausée. Il prend le whisky et m’attrape le poignet, comme si j'étais à lui et qu'il n'y avait pas moyen de s'en échapper.

Je grimace lorsque ses doigts mordent ma peau.

— Bas les pattes ! Sullivan vient demain. Il l'attend intacte ! ordonne Mama Christian.

Il continue à me serrer le poignet.

— Sullivan est attendu en ville ?

— C'est ce que Jack a dit. Il est à New York et a déjà approuvé ses photos, avoue-t-elle.

Un bâtard malade a des photos de chaque centimètre carré de mon corps.

Je ne peux pas m'attarder ici. Je dois trouver un moyen de m'échapper.

Après avoir revêtu ma lingerie pêche et mes talons aiguilles crème, je n'avais nulle part où cacher le briquet et la laque.

— Je me contenterai alors de baiser sa bouche et ses seins, affirme-t-il.

Mon pouls s'accélère.

— Fitz, tu te condamnes à mort. Sullivan te coupera les couilles s'il le découvre. Et je ne perdrai pas mon gros paquet. Choisis une autre fille ! prévient Mama Christian.

Il se lèche les lèvres, tend la main vers l'avant et déchire ma lingerie sous mon sein. Il tourne mon mamelon.

Je halète, le cri est étouffé dans ma gorge. J'essaie de faire un pas en arrière, mais je ne peux pas. Sa main est trop serrée sur mon poignet et il me tire vers lui.

— Lâche-la ! Je n'ai pas envie qu'elle soit blessée ! Mama Christian lui donne une tape dans le dos.

— Fitz, laisse-la partir ! lance une voix tandis qu'un nouvel homme entre dans la pièce. Il domine tout le monde. Ses traits sont plus effrayants, plus dominants que ceux des autres hommes, ce que je n'aurais pas cru possible il y a quelques secondes. Il me semble familier, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi.

Fitz me relâche et je rebondis contre le mur.

Mama Christian s'approche de lui. Le ton de sa voix se module. Il est plus doux, presque affectueux, mais avec le grésillement de la fumeuse.

— Jack ! Je me demandais quand tu allais arriver. Elle met sa main sur son entrejambe et l'étudie comme s'il était tout pour elle.

Jack. Ce doit être le père de Jack Christian. Mes tripes plongent.

Il trace ses mamelons avec ses doigts et elle gémit. Ma nausée augmente. Elle est tellement dégoûtante. Je suppose qu'à l'époque, elle était jolie, mais elle n'a pas bien vieilli. Je pourrais passer outre et voir sa beauté, mais je sais quel genre de malade mentale elle est.

Elle garde la main sur son pantalon et se rapproche de lui.

— J'ai besoin qu'elle soit intacte pour Sullivan demain, Jack. Jackie me l'a donnée. Il a tout organisé, et tu sais combien Sullivan paie pour des filles intactes. Elle n'a même pas de caries.

Jack Sr. me regarde, m'évalue de la même façon que les autres hommes. Mes entrailles frémissent de peur. Un sourire sinistre se dessine sur ses lèvres et me rappelle son fils lorsqu'il me fixait dans la voiture de Brad après l'avoir aidé à m'enlever. Il ordonne :

— Ne touche pas à la fille !

Fitz gémit puis saisit le cou de la brune à côté de moi. Ses yeux s'écarquillent et j'ai envie de mourir. La culpabilité m'envahit à l'idée qu'il va maintenant lui faire du mal à elle plutôt qu'à moi.

— Bouge ton gros cul ! dit-il en maintenant sa prise sur son cou. Il la pousse hors de la pièce et ils disparaissent.

Un à un, les hommes choisissent une femme, certains en prennent deux. Tous disparaissent comme s'ils connaissaient parfaitement la maison. Bientôt, il ne reste plus qu'un seul homme.

Il a un accent irlandais. Ses cheveux roux et sa barbe naissante sont striés de gris, ce qui me fait penser qu'il pourrait être plus âgé, mais il ne semble avoir qu'une trentaine d'années. Il pose son verre à moitié plein.

Nerveusement, je retrouve ma voix et lui demande :

— Encore du whisky ?

Il n'a pas l'air aussi effrayant que les autres, mais il me prouve que j'avais tort. Je me rends vite compte qu'il est plus dangereux que n'importe lequel d'entre eux. C'est le sous-estimé qui se fout de qui il fait chier.

— Lass, j'ai besoin d'air frais et d'une pipe. Tu vas me la donner. Je le dévisage et jette un coup d'œil vers la porte, espérant que quelqu'un lui répètera que je ne suis pas à lui. Mais il n'y a personne. Je lance :

— Vous avez entendu Jack.

Il sort un Zippo de sa poche, allume une cigarette et tire une grande bouffée. Il expire et la fumée tourbillonne autour de nous. L'arrogance se lit sur son visage. Il déclare calmement :

— Tu crois que c'est Jack qui commande ? grogne-t-il. Je me fous de ce que lui ou Sullivan veulent. Maintenant, attrape cette bouteille. Cette merde bon marché, c'est pour les mauviettes. Il désigne un whisky fort en fût.

Je ne bouge pas, trop effrayée pour faire quoi que ce soit, l'esprit en ébullition, me demandant comment m'en sortir. C'est la mauvaise chose à faire.

Il met sa cigarette dans le cendrier, saute et fait le tour du bar, puis arrache la bouteille de l'étagère. Il me passe la main autour de la tête et me tire les cheveux en arrière. Son visage ne change pas de son attitude calme, ce qui me fait encore plus peur.

— Prends deux verres, jeune fille ! Je vais d'abord te laisser te détendre un peu.

Mes lèvres tremblent, et il fait glisser sur ma joue les phalanges qui tiennent la bouteille.

— Quand je dis de faire quelque chose, tu obéis. Ou il y aura des conséquences.

Une larme coule sur mon menton. Je ramasse deux verres, et la satisfaction grandit dans son expression.

— Voilà ! Ce n'était pas difficile, n'est-ce pas ?

D'autres larmes coulent sans que je puisse les retenir, mais je secoue la tête, incapable de parler.

Il s'avance et je le suis jusqu'à ce que je me retrouve contre le mur. Son corps me domine, m'emprisonne jusqu'à ce que je ne sente et ne voie plus que lui. Il m'embrasse doucement sur les lèvres, comme si j'étais quelqu'un qu'il aimait, et il ne colle pas mon corps contre le sien.

— Nous allons à ma voiture. Il neige, alors je te donne mon manteau, mais je t'enlèverai tout après avoir bu un verre. C'est compris ?

Je ferme les yeux, me maudissant d'avoir cru, quelques instants plus tôt, que j'étais en sécurité pour la soirée.

Ses lèvres se pressent à nouveau contre les miennes et il me relâche. Lorsque j'ouvre les yeux, il est en train de retirer sa longue veste en cuir du cintre. Il l'ouvre et menace :

— Ne me mets pas en colère ! Je peux t'assurer que c'est le côté de moi que tu veux.

Je scrute le bar à la recherche de quelque chose à emporter pour le repousser, mais ma peur ne fait que croître. Il n'y a que de l'alcool, des pintes en verre et des verres en cristal.

— Dernier avertissement, jeune fille.

Je redresse les épaules et pose les verres de whisky sur la table d'appoint près de lui. Puis je me glisse dans son manteau. Il serre les pans.

— C'est le blizzard dehors. Tiens ça fermé ! Je croise les bras sur ma taille et il me tend les verres. Je les prends et il me conduit hors de la salle, dans le couloir, vers la porte d'entrée.

Bo se tient à l'entrée, les bras croisés sur la poitrine. Son air renfrogné devient nerveux lorsqu'il réalise que nous sortons.

— M. Bailey. Il acquiesce, puis ses yeux se plantent dans les miens.

— Je t'ai dit de m'appeler Donny.

L'appréhension envahit son visage.

— Donny. Je suis désolé. Euh... Mama Christian m'a dit que la fille ne devait pas partir avec quelqu'un d'autre que Sullivan.

Donny resserre son bras autour de ma taille et lisse le col du T-shirt de Bo comme s'il n'était pas bien à sa place.

Bo retient son souffle, sans ciller.

Donny reste calme, totalement maître de la situation et autoritaire.

— Bo, qui est le chef ici ? Mama Christian ou moi ?

Bo se racle la gorge.

— Vous, monsieur.

— C'est ça. Maintenant, ouvre la porte, puis dégage de mon chemin avant que je ne te poignarde ! lance-t-il avec un sourire étrange, comme s'il venait de lui demander s'il voulait aller boire une bière.

Bo ouvre la porte et une rafale de vent projette de la neige sur nous. Donny fait un pas en avant puis s'arrête. Il se retourne vers Bo.

— Personne n'a intérêt à me déranger. Je la ramènerai quand j’en aurai fini avec elle.

Mes entrailles frémissent plus fort, mais je tourne la tête vers l'épaule de Donny car la neige me gifle le visage.

— Oui, monsieur, déclare Bo.

Donny me traîne jusqu'à une voiture et ouvre la portière arrière. Il ordonne :

— Monte ! m’intime-t-il tout en me poussant.

Il me suit à l'intérieur et baisse une vitre de séparation. L'arrière de la tête d'un homme apparaît et des yeux nous regardent dans le rétroviseur. Donny demande :

— Va voir ailleurs, et ne reviens pas tant que je ne l'ai pas ramenée à l'intérieur ! Laisse tourner le moteur ! dit-il au conducteur.

Le conducteur répond :

— Oui, monsieur, avant de sortir et de claquer la portière.

La bile me monte dans la gorge. Je serre plus fort les pans de son manteau et fixe mes genoux, essayant de trouver un moyen de m'échapper.

Sa main se glisse entre les pans de cuir, plongeant entre mes cuisses. Effrayée, je frissonne, haletant par petites bouffées d'air. Donny se penche vers mon oreille, lèche mon lobe, et j'ai envie de mourir.

La voix de Finn remplit ma tête. Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t'arrête pas !

Je ferme les yeux, essayant de calmer mon cœur qui s'emballe pour pouvoir réfléchir. Je me lance :

— S'il te plaît. Est-ce qu'on peut avoir à boire d'abord ?

Il recule, ses lèvres se retroussent comme s'il avait gagné. J'essaie de ne pas me tortiller quand sa paume glisse sur le bas de ma cuisse, son pouce me caressant, se rapprochant de mon sexe.

— Oui. Prends un verre, jeune fille ! Mais enlève ce manteau et assieds-toi en face de moi. Écarte ces cuisses ! Il me serre la jambe et je grimace. Un léger ricanement emplit la voiture. Il retire sa main et pointe du doigt l’endroit.

Je me mets en face de lui, toujours serrant fortement les verres. J'en pose un, essayant de gagner du temps. Ma voix tremble.

— Laissez-moi vous remplir un verre !

Ses lèvres se retroussent. Il déboucle sa ceinture, dégrafe son pantalon, sort sa bite et la doigte.

— Enlève ma veste !

Je déglutis difficilement, gardant les yeux sur son visage et non sur sa bite, puis j'obéis.

— Bien, jeune fille.

Il me tend la bouteille. Elle est intacte. J'ai tellement peur et mes mains tremblent tellement que je n'arrive pas à l'ouvrir.

Il se penche en avant, met sa main sur la mienne, tire sur la languette et fait sauter le bouchon. Il abaisse ses mains et écarte mes genoux.

Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t'arrête pas ! ordonne la voix de Finn. Ressaisis-toi ! me réprimande-je encore.

— Buvons un verre ! parviens-je à dire.

Il fixe ma culotte si longtemps que la chaleur me brûle le visage. Ses yeux verts remontent le long de mon corps comme s'il les faisait glisser sur ma peau. Quand son regard croise le mien, je me force à sourire. D'une manière ou d'une autre, ma confiance en moi réapparaît.

— Laissez-moi vous servir un verre !

La suffisance s'allume dans ses yeux. Il attend et continue de m'étudier tandis que je me verse quelques doigts de whisky et je le lui tends.

Il prend le verre, s'assoit sur son siège et recommence à se tripoter la queue tout en prenant une grande gorgée.

Figée, je ne bouge pas.

Il fait signe à l'autre verre.

— Prends un verre, jeune fille !

J'obéis, remplissant le mien comme le sien.

— Plus. Verse-toi quelques doigts de plus ! ajoute-t-il.

Je le fais, puis je tiens maladroitement la bouteille et mon verre.

— Mets-t-en sur les seins !

— Qu-Quoi ?

Il arque un sourcil et reprend une gorgée. La tension monte et ma poitrine se serre. Après avoir avalé, il répète :

— J'ai dit : verses-en sur tes seins ! Fais-le après en avoir pris une gorgée !

J'ai la bouche sèche, mais je fais ce qu'il me dit. Je bois une gorgée et verse le whisky sur moi. La chaleur imprègne la dentelle à peine visible qui recouvre mes mamelons. Le whisky brûle en descendant dans ma gorge, créant un feu dans mon ventre, me faisant penser à des flammes.

Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t'arrête pas !

Le feu. Le whisky.

Le whisky n'est pas super inflammable.

Le whisky en fût l'est.

— Frotte la bouteille sur tes seins ! demande-t-il, tout en tordant son érection selon le même schéma lent.

Je le fais, en essayant de trouver un moyen de m'emparer de son Zippo.

— Gémis !

Ravalant ma honte, je respire profondément et gémis comme si j'aimais ça.

— C'est ça, ma belle ! Bois encore en gémissant, et cette fois, décolle ton cul du siège et verses-en sur ta chatte !

Décidée à faire preuve d'audace, je le regarde dans les yeux.

— Si je suis une gentille fille, tu me laisseras fumer une cigarette ?

Il arque les sourcils.

— Tu fumes ? Tu as l'air trop naïve pour ça.

Je n'ai jamais fumé. Je déteste l'odeur et je sais que cela détruit les poumons. Je réfléchis un instant, puis je souris.

— Je n'ai jamais fumé avant. Mais je n'ai jamais fait ça non plus. Peut-être... J'expire une bouffée d'air de façon calculée. Peut-être que tu peux être mon premier pour beaucoup de choses ? C'est... c'est en train de m'exciter. Tu m'excites. Je me mordille la lèvre, écarquillant les yeux.

Un gémissement profond s'échappe de sa bouche. Le rouge lui monte au visage et il déboutonne sa chemise en m'observant.

— Accorde-moi un bon spectacle, et je te donnerai plus qu'une cigarette.

Je me lèche les lèvres.

— Oui, monsieur.

Des yeux brûlants plongent dans les miens, enflammés par le péché. Il acquiesce.

Je souris, garde mes yeux plantés dans les siens et bois plusieurs gorgées tout en cambrant mes hanches vers le toit et en faisant couler le whisky sur ma fente.

— Puuuuutain ! marmonne-t-il.

Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t’arrête pas !

Je repousse la nervosité qui monte en moi, ma peur et mon embarras à l'arrière de mon esprit. J'abaisse la bouteille et mon cul, puis je remplis mon verre presque jusqu'en haut.

Il enroule son doigt en l'air puis se tapote les cuisses.

Mes palpitations explosent. Les insectes rampent sous ma peau, me paralysant presque. Mais je lutte, j'entends la voix de Finn encore et encore. Je lui tends la bouteille de whisky et il la referme. Très prudemment, je m'approche de lui. Au lieu de le chevaucher, je pose mon cul sur ses jambes. Je me penche à son oreille et roucoule :

— Alors, j'ai été sage ?

Ses doigts glissent sur mes hanches, sous la fine bande de ma culotte. L'envie de le repousser se fait sentir, mais je résiste. Il me répond :

— Tu l'as été.

Je lui caresse le côté de la tête, mes doigts me donnent envie de le griffer jusqu'à ce qu'il saigne.

— Alors, je peux avoir une cigarette ?

— Oui, jeune fille. Tu peux en prendre une.

Il sort son paquet de sa poche et en porte un à mes lèvres. Il tend le Zippo.

Merde ! J'ai du whisky partout sur moi.

— Attends !

Il s'arrête, la mâchoire serrée.

— Je veux l'allumer moi-même.

Ses yeux se rétrécissent et son corps se raidit.

J'ajoute rapidement :

— Nue. À califourchon sur toi. Mon cœur bat plus vite, sachant que je crée une situation dangereuse où mes chances de gagner sont déjà faibles.

Puis il devient plus menaçant.

Il ouvre un canif et le tient devant mon visage.

— Enjambe-moi !

Je prends une gorgée, la brûlure se propage jusqu’à mon estomac, et je me repositionne de façon que mon cul soit sur ses genoux, loin de son érection.

Le sang bat entre mes deux oreilles. Il prend le couteau et coupe le tissu de mon décolleté. Mon soutien-gorge s'ouvre en grand, dévoilant mes seins. Il suce mon sein et je me force à ne pas pleurer. Il m'entoure de ses bras et la lame plate de son couteau s'appuie sur ma colonne vertébrale.

— Le whisky a meilleur goût sur toi, ma belle, marmonne-t-il avant de porter sa bouche à mon autre sein.

Je dis la seule chose que je peux faire pour que ça s'arrête.

— Enlève ma culotte et laisse-moi allumer ma cigarette !

Son visage se place devant le mien, me défiant.

— Tu veux fumer pendant que tu prends ma bite ?

La panique s'empare de moi. Je secoue la tête, essayant de penser à tout ce que je peux faire pour l'empêcher de m’obliger à faire ça.

— Non ? Tu n'es qu'une allumeuse ? lance-t-il, une pointe de colère apparaissant dans sa voix. C'est la première fois que je l'entends de toute la soirée.

Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t’arrête pas !

Je réplique :

— Non. Je veux jouer avec moi-même, fumer ta cigarette et boire du whisky pendant que tu me regardes.

Ses lèvres se retroussent, apaisées par ma réponse. Il ricane puis prend son couteau.

— Lève ton cul !

En retenant mon souffle, j'enfonce mes genoux dans le siège en cuir. Il saisit le milieu de ma culotte et le déchire avec son couteau. Elle se fend et pend autour de mes hanches.

— Tout le reste. Je veux qu'on m'enlève chaque pièce de ma lingerie, poursuivis-je, voulant qu'elle soit loin de moi lorsque j'appuierai sur le zippo.

Il renifle fort, se lèche les lèvres.

— Non. Tu les gardes telles quelles !

Mon estomac fait des sauts périlleux. Il me repousse sur ses jambes, pose la lame ouverte sur le siège et tient la cigarette et le Zippo devant moi.

Je les prends d'une main, repousse son manteau de mes épaules avec le bas du verre, puis le pose sur son épaule nue. Je me penche à un centimètre de sa bouche, nos respirations se confondent.

— Je veux prendre une dernière gorgée, la verser sur toi et regarder ça glisser sur ta peau pendant que je fume et que je me doigte.

Des flammes vertes brûlent dans ses orbites. Il murmure :

— Et ensuite ?

Je fais glisser le bord du cristal le long de son torse tout en disant :

— Lécher chaque goutte sur toi jusqu'à ce que j'arrive à ça... là. J'arrête le verre à côté de sa bite.

Ses lèvres tressaillent.

— Assez correct, jeune fille.

J'essaie de reculer, mais il me tire d’un coup les cheveux.

Je sursaute, je crains d'avoir fait une bêtise et de me faire violer d'un moment à l'autre.

— Je vais jouir sur toi. Ces lèvres et tes putains de gros seins. Quand j'aurai fini, nous prendrons un autre verre avant que je ne te penche sur ce siège et que je te prenne le cul.

L'air est si épais que je manque de m'étouffer.

Il me relâche, s'assoit et étend ses bras sur le siège, attendant que je passe à l'action.

Je fais lentement basculer le whisky par-dessus son épaule, en faisant glisser le verre sur sa poitrine jusqu'à l'autre côté. Le liquide coule le long de son corps et s'accumule à la base de son érection.

Je prends le reste de l'alcool et le tiens au-dessus de sa bite.

— Je ne voudrais pas oublier de la lécher avec ça.

Il sourit, et je verse le reste sur sa bite frémissante, en veillant à ce que mon corps ne le touche pas, puis je jette le verre sur le siège. Je me penche loin de lui, puis j'étire mon bras avec le briquet et le Zippo vers le haut. Je lâche la cigarette pour qu'elle tombe sur le sol.

— Oups ! dis-je en riant. Je me détache de lui, me mets à genoux et ramasse la cigarette. Je la porte à ma bouche, de sorte qu'elle se retrouve entre ses genoux, puis je frotte ma main sur sa cuisse. D'un geste rapide, j’allume le Zippo et l'enfonce dans son entrejambe.

Sa bite et ses couilles s'enflamment soudain. Ses jambes et ses bras s'agitent tandis que les flammes remontent le long de son corps et qu'il hurle. Je m'éloigne de lui, attrape le couteau et le plante dans le côté de son corps, encore et encore.

Les flammes finissent par s'éteindre, mais le temps qu'elles le fassent, il ne bouge plus. L'odeur du sang et de la peau brûlée me parvient au nez. Un épais nuage de fumée noire plane dans l'air. Le temps passe tandis que je le fixe, ma main tachée de rouge, étouffée par l'odeur putride.

Bats-toi, luciole ! Bats-toi et ne t’arrête pas !

La voix de Finn me fait sortir de ma transe. J'ouvre la portière et trouve la force de sortir son corps de la voiture. Je respire profondément l'air glacé. J'attrape son manteau, le mets sur moi et m'apprête à monter dans la voiture quand je m'arrête.

Je me penche et sors son portefeuille de sa poche. J'essuie le couteau dans la neige pour le nettoyer le mieux possible. Puis je le referme et le jette sur le siège avant. Je remonte la vitre de séparation pour essayer de contenir l'odeur et abaisse les vitres arrière. Je passe la marche arrière, puis je démarre.

Je ne sais pas où je vais. Mes entrailles frémissent encore tandis que je traverse la ville. Les pensées qui s’entrechoquent à toute vitesse dans ma tête ne ralentissent jamais, alors j'allume la radio.

Eminem retentit dans les haut-parleurs et je me mets à sangloter en pensant au visage souriant de Finn qui chantait au concert. Je continue à conduire malgré mes larmes, le pare-brise étant brouillé par la neige et mes émotions.

Je ne suis toujours pas sereine lorsque j'approche d'une voie rapide.

Le panneau indique New York City. 96 miles.

Je m’y engage et appuie sur l'accélérateur, je ne sais pas où je vais mais je sais que je dois m'éloigner le plus loin possible d'ici.

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