Le Chasseur Implacable: Une sombre romance mafieuse (Guerre des Mafias t. 10) (French Edition)
Chapitre 6
6
Finn
U ne combinaison toxique de colère, de regrets et de haine a pris possession de moi au cours de la semaine dernière. Ce sont ces sentiments-là, mélangés, qui ont motivé chacune de mes actions. J'ai trop bu, j'ai donné trop de coups de poing à droite et à gauche et surtout j'ai ruminé trop longtemps mon rendez-vous avec Brenna. Pourtant, rien n'a arrêté l'agonie profondément enracinée que j'ai ressentie à chaque instant.
Je ne savais pas qu'une personne pouvait manquer à ce point à une autre, surtout si on la connaît à peine. Je ne sais pas pourquoi j'ai cru que c'était elle la bonne. C'était idiot de ma part. J'aurais dû savoir qu'une fille comme elle n'accepterait pas toutes mes conneries. Et si je suis honnête avec moi-même, elle ne devrait pas avoir à le faire. Elle vaut bien mieux que tout ça.
Maintenant, je suis là, le sang bouillant, en colère contre moi-même parce qu'elle est là et que je la veux toujours. Le désir pour elle n'a pas diminué d'un iota. Plus elle reste devant moi, plus le sang brûle dans mes veines, créant un mal si grand que je ne sais pas comment j'y survivrai.
— Que fais-tu ici ?
— Je... Elle secoue la tête, des larmes perlant dans ses yeux bleus, brisant notre contact visuel si intense.
Je m'approche, je la respire, je soulève son menton pour qu'elle ne puisse pas m'éviter. J'avoue :
— J'ai été malheureux sans toi.
— Je suis désolée, murmure-t-elle.
— Pourquoi es-tu ici ? répété-je, confus. Elle m'a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas gérer tout ce qui fera toujours partie de moi.
— Je m'en vais. Je n'aurais pas dû venir. Elle fait un pas sur le côté.
J’en fais de même, puis je m'approche si près qu'elle ne peut plus bouger. J'ai l'impression que mon cœur se vide de tout son sang. Mais son expression me tue, alors j'adoucis mon geste.
— Brenna, pour la dernière fois : pourquoi es-tu ici ?
Elle ferme les yeux et déglutit difficilement.
— Je pensais que nous pourrions nous revoir. Elle ouvre ses yeux bleus de bébé et détruit mon cœur un peu plus. Il y a de l'espoir là-dedans. Comme si nous pouvions avoir une vraie chance de nous battre ensemble malgré tout. D’exister à deux.
Mais on ne peut pas. Demain, elle changera d'avis.
Ma poitrine se serre.
— Tu ne peux pas gérer les choses dans lesquelles je suis impliqué.
Elle affirme avec confiance :
— Si, je le peux.
— Non. Tu m'as bien fait comprendre que tu avais besoin d'espace.
— Oui. Et je n'ai rien fait que penser à nous deux.
— Je suis un O'Malley. On ne peut pas y échapper. Le recul que tu as pris pour réfléchir à tout ça devrait t’en avoir fait prendre conscience, n’est-ce pas ? lui fais-je remarquer.
Elle glisse ses mains sur mes joues.
— Je sais. Je m'en fiche.
— Tu ne t'en fiches pas. Peut-être qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas, mais demain ce sera une autre histoire, lui dis-je, détestant contempler cette cruelle vérité.
— Non ! Je le sais ! insiste-t-elle.
— Bon sang, Brenna ! maugréé-je.
— Pourquoi es-tu si en colère contre moi ?
— Tu ne peux pas entrer et sortir de ma vie comme ça, m'écrié-je avant de regarder le ciel, essayant de retrouver un peu de calme.
Elle attire mon visage vers le sien.
— Je te comprends, et je n’ai pas du tout l’intention de faire ça.
Le silence emplit la ruelle d'une tension palpable. Je réfléchis intensément, et me rappelle à juste titre que ce n'est pas sa faute si je suis qui je suis. Elle ne fait pas partie de mon monde. Elle ne comprend pas l'ampleur de ce dans quoi je suis impliqué. Je calme le ton de ma voix, mais une fois que j'ai ouvert la boîte de Pandore, je ne peux plus m'arrêter.
— Je suis un homme mauvais, Brenna. Je traque les gens et je leur fais du mal. Parfois, je les tue. Cette semaine, j'ai volé le dernier souffle d'un homme qui a planté ce bras sur la plage. Je ne me sens pas coupable de ce que j'ai fait. Je ne le regrette pas. Je le referais cent fois s'il le fallait. C'est le genre de personne que je suis. Alors tout l'espace que tu viens de mettre entre nous n'effacera ni ne changera rien au mal qui sévit en moi. Et je peux t’assurer que tu es trop bien pour moi et tu n'as rien à faire dans mon monde sombre.
En tremblant, elle inspire longuement et arrive à articuler :
— Je sais qui tu es, Finn. Tu me l'as déjà dit. Je l'ai vu la première nuit où nous nous sommes rencontrés dans le bar. Ça n'a pas d'importance.
— Et pourtant, si. Ça en a.
— Non, ce n'est pas le cas. Je suis toujours là. Je te veux toujours.
Ce sont les mots que j'ai rêvé d'entendre, mais elle ne sait pas ce qu'elle dit. Je lui réponds :
— Pourquoi ça ? Tu peux avoir n'importe quel homme, crois-moi. Tu n’as que l’embarras du choix. Va épouser ton petit ami du country club ! Tu auras de l'argent, du prestige et ta mère sera heureuse.
D’un coup, elle me gifle si fort que ma tête part sur le côté.
Respirant difficilement, je tends la main et touche la peau de ma joue qui me brûle. Aucune femme ne m'a jamais giflé auparavant. Son corps tremble tandis que je lui fais lentement face.
Elle me lance un regard noir.
— Tu avais raison. Parfois, tu n’es qu’un gros connard !
— Ne me gifle plus jamais ! préviens-je.
— Plus jamais ? Cela voudrait dire que tu vas me voir souvent. Tu viens juste de me dire de passer le reste de ma vie avec un homme que je ne supporte pas, qui n'accepte pas qu'on lui dise non et qui me harcèle. Mais tu as raison. Ma mère sera super heureuse.
Une nouvelle rage monte en moi.
— Te harcèle ?!
Elle pousse ma poitrine.
— Tu peux dégager de mon chemin maintenant. Désolée de m'être présentée à l'improviste au pub de ta famille. C'était évidemment une erreur. Mais tout le monde sait qui je suis, alors ça m'a permis de me sentir à l'aise. Ta mamie est gentille... un peu effrayante, mais gentille. Darcey a l'air cool. Bridget est amusante, mais son radar à relations doit être totalement éteint parce qu'elle pensait que tu me reprendrais. Désolée de m'être trompée. Elle pose à nouveau ses poings sur mon torse, mais je lui attrape les poignets.
— Attends un peu, là. Revenons à la partie « harcèlement » !
— En aucun cas ! Oublions ce que j'ai dit ! En fait, oublie carrément que je suis venue ici, d’accord ?! Je suis désolée d'avoir fait irruption dans ta vie. Je ne recommencerai pas. Elle essaie de bouger à nouveau.
— Bon sang, Brenna, attends une minute !
Ses yeux se transforment en poignards brûlants.
— Laisse-moi m’en aller, Finn !
— Non. Je veux connaître le nom de ce type.
— Ce ne sont pas tes affaires. Maintenant, dégage de mon chemin ! Tu m'as bien fait comprendre que tu ne voulais plus de moi ! lance-t-elle.
— C'était le mensonge du siècle… Tu sais très bien que je te veux, bordel ! dis-je, totalement à bout.
Elle soupire bruyamment.
— Oui, mais tu as une drôle de façon de le montrer. Je pensais que tu n'aimais pas les jeux débiles, mais je me trompais. Maintenant, dégage de là !
— Des jeux débiles ? Tu penses que c'est un jeu, ça ?! Je peux t'assurer que rien de ce que j'ai fait à ton sujet n'est un jeu, ma luciole.
Elle se moque de moi.
— Maintenant tu vas m'appeler « ma luciole » ? Je viens jusqu’ici pour te voir, je te dis que je te veux, tu me rejettes, et tu m'appelles « ma « luciole en prétendant que tu ne joues pas avec moi ?! C’est quoi ce truc ?!
C'est pas beau à voir... Ça sonne mal quand elle le dit comme ça. Je renifle fort, en la regardant fixement.
— Laisse-moi m’en aller ! Elle me repousse à nouveau, et je finis par craquer complètement :
— Je ne peux pas faire ça avec toi, Brenna. Pas parce que je ne te veux pas. Jésus, je n'ai jamais voulu quelqu'un autant que toi ! Mais je m'effondre, j'agis comme un putain de fou sans toi ! Et je ne peux pas aller et venir entre les moments où tu es d'accord avec mon monde et ceux où tu ne l'es pas. Ça va me détruire, et je suis déjà assez abîmé.
Elle se fige, seules ses lèvres frémissent à peine alors qu’elle m’observe.
— Je ne voulais pas te faire de mal, avoué-je en passant mon doigt sur ses lèvres.
— Pourquoi penses-tu que je suis ici alors ? murmure-t-elle.
Je secoue la tête.
— Je ne sais pas. Un moment de faiblesse. Une envie soudaine de penser que tu peux faire face à celui que je suis. Je n’en ai aucune idée.
— Pourquoi crois-tu à tort que tu es le seul à avoir des problèmes dans ta vie ? Je ne suis pas parfaite, non plus.
— Ce n'est pas la même chose.
La colère emplit son visage et son ton.
— Alors, c'est tout ?! Tu dois me dicter ce que je veux ? Ce dont j'ai besoin ? Ce que je peux ou ne peux pas supporter ?!
Je soupire et lui caresse la joue.
— Que se passera-t-il la prochaine fois que je ferai une connerie ?
— Et si c’est moi qui foire, hein ?!
Je reste silencieux, ne sachant comment répondre à sa question, n’ayant envie que d'elle mais essayant de faire ce qui est juste.
La douleur inonde sa voix, me coupant dans mon élan.
— Je vois que je l'ai déjà fait quand j'ai demandé de l'espace. Il n'y a pas de seconde chance avec toi, Finn, n'est-ce pas ? Quand on foire, on foire, et puis c’est fini ?!
— Il ne s'agit pas de cela… réponds-je.
— Ah, bon ? Et quoi ? Si je n'avais pas demandé un peu de recul, un peu d’espace pour réfléchir, nous serions encore ensemble. Nous ne serions pas là, à avoir cette discussion. Non ?
Impossible de la contredire là-dessus. Cela me fait voir à quel point j'ai l'air d'un connard à ses yeux. Dans une dernière tentative, je déclare :
— J'essaie de te protéger.
— De qui ? De toi ?
— Non. De… De tout ce qui vient avec moi.
Sa voix tremble mais semble étrangement forte.
— Alors protège-moi de ça ! Ne m'éloigne pas de toi !
Mon cœur se tord. Ce sont des coups de poignard douloureux, pleins de remords et de peur.
— Et si je n’en suis pas capable, Brenna ? Et si mon monde et tout ce que ça comporte comme saloperies écrasait le tien ? Hein ?
Elle secoue la tête.
— Cela n’arrivera pas.
— Et si c'était le cas ?
— Alors je m'en occuperai.
— Pourquoi ça ?
Elle cligne des yeux, mais une larme s’en échappe. Elle ferme les yeux.
— Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais je ne peux pas respirer sans toi. Je manque d’air quand tu n’es pas là.
Mes derniers remparts de retenue s'effondrent soudain. Je ne peux plus me retenir. Elle a réussi à formuler ce que je n'arrivais pas à exprimer. Alors je me jure que quoi qu'il arrive, je la protégerai. Je lui donnerai ma vie, mais je ne laisserai personne lui faire du mal. Et s'ils y arrivaient pourtant, je me jure de leur arracher leur dernier souffle.
Je pose délicatement mes mains sur ses joues.
— Regarde-moi !
Elle obéit, soulevant lentement ses sourcils.
— Dis-moi que si on fait ça, toi et moi, ensemble, tu ne vas pas changer d'avis et me fuir. J'ai besoin de ta parole, Brenna. Si tu ne peux pas me la donner, je comprendrai, mais...
— Je ne changerai pas d'avis. Tu as ma parole.
Au moment où ces mots-là sortent de sa bouche, mes lèvres et ma langue sont sur les siennes, léchant, suçant, explorant chaque partie d'elle que j'ai repassée dans ma tête de manière obsessionnelle cette dernière semaine.
Elle s'agrippe à mes cheveux, me tenant aussi près d'elle que possible, tremblant dans mes bras. Ses gémissements résonnent dans la ruelle, produisant des sons doux.
Je la soulève et elle enroule instinctivement ses jambes autour de moi, se frottant à ma queue douloureuse. Je gémis et appuie mon front contre le sien.
— Viens chez moi !
Elle acquiesce puis retourne m'embrasser comme si son monde commençait et se terminait avec moi.
Je fais plusieurs pas, attrape la poignée de la porte, puis je m'engage dans le couloir. Il y a à peine un mètre à marcher avant que les marches de l’escalier ne commencent. Tandis que je les monte, elle s'accroche à moi, gémit, puis marmonne :
— Où va-t-on ?
— À la maison.
— Pratique, souffle-t-elle et reprend ma bouche, la possédant, l'adorant, faisant vibrer chaque partie de mon corps.
— Putain, ma luciole, j'ai hâte de te goûter ! murmuré-je en glissant ma main sous son short élimé et le long de sa peau chaude. Je monte sur le palier et traverse le minuscule salon et la cuisine, pour aller directement dans la chambre à coucher.
Elle frissonne, ses joues rougissent et ses yeux bleus s'illuminent.
— Euh...
J'embrasse la courbe de son cou et la suce.
— Oh... euh... oh... Jésus ! gémit-elle.
— Qu'est-ce qui ne va pas ? lui demandé-je en léchant derrière son oreille et en glissant un doigt dans son sexe.
— Ah... oh mon Dieu... je suis... euh... oh ! lâche-t-elle, se déhanchant sur ma main.
Je fais entrer et sortir mon doigt de son corps.
— Qu'est-ce que tu essaies de dire ?
— OK. Arrête-toi juste une petite minute !
Je marque une pause et place mon visage devant le sien, attendant qu'elle parle.
La rougeur de son visage s'accentue. Ses grands yeux bleus clignotent comme s'ils luttaient pour se concentrer.
— Je prends la pilule.
Je lui vole un baiser avant de répondre :
— C'est contre ma religion, mais ça va.
— Quoi ?! Elle fronce les sourcils.
— Je suis catholique. Tu n'es pas catholique ?
— Protestante, répond-elle.
— Oh, mon Dieu ! Ne dis pas ça à ma famille !
Elle penche la tête.
— Vraiment ?!
— Oui. Ta famille était du mauvais côté de l'Irlande, ma luciole !
Elle me regarde comme si j'étais fou. Je le suis probablement, mais avant que je n'épouse cette femme-là, et je l'épouserai, elle devra se convertir. Je laisserai cette conversation pour une autre fois.
Elle relâche ses jambes pour se tenir debout sur le sol, mais mon doigt est toujours en elle. Je le sors.
— Qu'est-ce qui ne va pas ?
Elle prend une longue inspiration.
— Je suis clean. J'ai fait des tests récemment.
Je brosse les cheveux de son visage.
— D'accord. Merci de me l'avoir dit. J'essaie de recommencer à l'embrasser, mais elle recule la tête.
— Et toi ?
— Oh, désolé ! Oui, je suis clean moi aussi, lui confirmé-je.
— Quand as-tu été testé pour la dernière fois ?
J'arque les sourcils.
— Tu penses que j'ai quelque chose et que je te mentirais ?
Elle secoue la tête.
— Non. Je demande, juste.
— Il y a un mois, lors de mon examen médical.
— Et as-tu été avec une autre fille depuis ?
— Non. C'était avant de passer le test, puis je t'ai rencontrée toi.
— Et tu n'as vraiment été avec personne d'autre depuis ?
— Pourquoi as-tu l'air surprise ? poursuivis-je.
Elle grimace.
— Je ne sais pas. Je suppose que... eh bien, tu es le genre de gars dont je pense, lorsque je le regarde, qu’il a probablement une femme différente dans son lit chaque nuit. Voilà.
J'éclate de rire.
— Qu'y a-t-il de si drôle ?!
— Alors quoi, d’après toi je suis un gigolo ?!
Elle grimace.
— Je n'ai pas dit ça.
— Ah, bon ?
— Non. J'ai juste... oh, Jésus ! Elle se couvre le visage avec ses mains.
Je les enlève.
— Calme-toi, ma petite luciole infirmière ! Tu prends la pilule. Je n'ai aucune maladie, je te le jure. Et même si j'aime que tu penses que je suis un gigolo, ce n'est pas le cas.
Elle gémit.
— Ça sonne complètement débile, en fait. Je suis désolée.
— Ce n'est pas grave. Il m’est arrivé de l’être, ajouté-je en la taquinant, mais il y a une part de vérité là-dedans !
Elle étouffe son rire.
J'embrasse sa main, puis je fouille dans mon tiroir. J'en sors une boîte de préservatifs que je jette sur le lit.
— Ceux-là, c'est pour plus tard.
Elle se mordille la lèvre et arque un sourcil. Ma bite se heurte à ma fermeture éclair. Cette nana est belle, si sexy et tellement innocente. Je ne suis peut-être pas le gigolo qu'elle imagine, mais je vais l’honorer toute la nuit jusqu'à ce qu'elle soit épuisée et ait du mal à respirer.
Je saisis soudain sa blouse et la lui passe par-dessus la tête.
— Tourne-toi ! lui dis-je en faisant tourner mon doigt en l'air. Elle obéit, et je repousse ses cheveux sur une épaule, puis j'embrasse goulûment sa nuque.
Elle gémit et je souris, prêt à écouter tous les sons qu'elle peut émettre. Je place mes lèvres derrière son oreille tout en détachant son soutien-gorge.
— Tu sais ce dont j’ai envie ?
— Non, répond-elle d'une voix rauque.
Je descends ses bretelles et jette son soutien-gorge à travers la pièce pour qu'il atterrisse sur ma chaise.
— J'ai envie de jouer avec ces seins magnifiques, murmuré-je en glissant ma main autour d'elle et en passant le bout de mes doigts sur ses mamelons.
Elle appuie sa tête contre ma poitrine et ferme les yeux en soupirant.
Je pince ses mamelons, et elle halète en ouvrant les paupières. En lui léchant l'oreille, je continue :
— Je veux baiser chaque partie de ton corps, ma luciole. Je déboutonne son short et le laisse tomber par terre. Je fais glisser mon doigt sur sa culotte humide et ajoute : Cette chatte-là est à moi. Elle est destinée à ma bouche, mes doigts, ma bite. Elle n'appartient à personne d'autre. C'est compris ?
Elle inspire longuement, en tremblant, et acquiesce.
Je passe mon autre main sur son magnifique postérieur, faisant glisser un doigt sur la jointure entre ses fesses.
— Est-ce que quelqu'un t'a déjà eue en entier ?
Elle se fige puis croise mon regard.
— Oui ou non ?
— Non, souffle-t-elle.
Je l'embrasse chastement.
— C'est bien. Si tu me veux, tu dois tout prendre, Brenna. Chaque acte dépravé, avide et pécheur que je veux expérimenter avec toi, tu vas me le permettre. Et tu en aimeras chaque minute.
Elle inspire vivement.
Je couvre tendrement son sexe de ma main en poursuivant :
— Maintenant, cette chatte est à moi, ou tu as encore des doutes ?
Elle appuie sa tête sur mon épaule et roule la tête vers moi.
— Non. Prends-moi, Finn ! Comme tu veux.
— Oh, ma vilaine fille ! Comme j'ai rêvé que tu dises cela ! lui avoué-je.
Des flammes bleues et avides rencontrent les miennes, tandis qu'elle râle :
— Alors baise-moi !
Je lui vole encore un baiser.
— Détends-toi, ma luciole ! Personne ne nous observe. Rien ne nous enregistre. Pas de folie ce soir. Juste toi et moi.
— Nous… enregistre ?
— Oui, mais pas ce soir.
— Tu… tu as enregistré des vidéos ici avec d'autres femmes ?!
Merde !
— Oui.
Ses yeux s'écarquillent.
— Savaient-elles que tu les enregistrais ?
— Oui. Je ne suis pas ce genre de salaud-là.
— Où sont-elles ? demande-t-elle.
— Loin. Ne t’inquiète pas ! Il n’y a rien d’enregistré, lui assuré-je.
Elle hausse les épaules.
— Où sont-elles, Finn ?
— Dans le meuble sous la télé.
Elle se dirige vers la télévision et ouvre la porte. Elle sort la boîte avec les vidéos.
— Brenna, on ne regardera pas ça !
Elle tourne sur elle-même et me jette la boîte dans les bras.
— Sans déconner, Sherlock ! Jette-les ! Maintenant.
— Ne t'énerve pas...
— Je ne suis pas énervée. Tu vas les jeter à la poubelle. Si tu dois regarder quelqu'une, ce sera moi, pas tes ex-copines, tes conquêtes d'un soir ou qui que ce soit d'autre ! déclare-t-elle.
Elle a raison. C'est juste. De toute façon, je n'ai plus envie de les regarder depuis que je l'ai rencontrée.
— D'accord, je vais les mettre à la poubelle maintenant, lancé-je.
— Où sont les caméras, Finn ?
J'ouvre la porte de l'armoire du bureau qui se trouve en face du lit, enlève les photos sur les murs opposés, me mets debout sur le lit, lève la main et tire l'obturateur de l'objectif caché par le luminaire.
Brenna reste bouche bée.
— Quatre ?
— C'est un hobby, précisé-je.
— Un hobby ?!
Je souris.
— Ouaip.
— Eh bien, je ne savais pas que faire du porno maison était un hobby, moi ! Elle sourit.
Je hausse les épaules, mais je sens l'arrogance sur mon visage.
— Je fais du montage vidéo, en fait.
Elle se mordille la lèvre, et je ne peux pas savoir ce qu'elle pense. Ses yeux passent d'une caméra à l'autre, ce qui met ma bite en ébullition. Depuis que je l'ai rencontrée, j'ai pensé à la filmer... à nous filmer. Mais c'est trop tôt encore.
— Elles ne sont pas enclenchées, elles ne filment pas. Vas-y, vérifie-les ! lui dis-je en espérant que cela ne la fera pas fuir ou qu'elle ne se sentira pas assez à l'aise pour rester chez moi ce soir.
Soudain, elle me lance :
— Allume-les !
— Quoi ?
Sa voix devient plus forte.
— J'ai dit : allume-les !
Je reste figé, pas sûr d'avoir bien entendu. C’est une femme innocente. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit d'accord avec ça avant que notre relation ne soit bien plus avancée. L'idée même d'enregistrer notre première fois ensemble transforme mon érection en acier. Je lui demande :
— Tu as déjà fait ça avant ?
— Non, je ne l’aurais pas laissé faire ça, m’avoue-t-elle.
Lui. C'est le « presque fiancé » dont elle parle, ou un autre ? Je repousse ma curiosité pour le moment. Cela n'a pas d'importance. Elle ne l'a pas laissé faire, mais elle est prête à me laisser faire, moi.
— Tu ne veux pas nous enregistrer alors ? demande-t-elle d'une voix blessée.
Je grogne.
— Ce n'est pas du tout ça !
— Alors pourquoi ne les allumes-tu pas ?
Je place la boîte en équilibre sous mon bras et glisse ma main autour de sa tête. Je tire sa tête en arrière et elle halète.
— Tu es sûre, ma luciole ? Une fois qu'elles seront allumées, je ne les éteindrai pas.
— Oui, je comprends. Alors, pourquoi hésites-tu ? Son expression se transforme en un mélange de douleur et de honte. C'est à cause de moi ? Je ne suis pas comme les femmes que tu enregistres habituellement, c’est ça ?
— Tu n'es pas comme ces femmes-là. Tu es mille fois plus sexy, tu m'excites plus que tu ne pourrais l'imaginer, et je suis tellement dur à l'idée de t'enregistrer que j'en ai mal aux couilles. J'embrasse sa joue, puis j’approche mon visage du sien. J'hésite seulement parce que je ne veux pas que tu penses que tu dois faire quelque chose ce soir pour lequel tu n'es pas prête. Je suis d'accord pour te laisser faire les choses en douceur avec moi. Que tu prennes ton temps.
— Eh bien, je ne veux pas qu'on me laisse faire les choses en douceur. Alors allume les caméras, jette-les à la poubelle et ne te retiens pas ! Mais il n'y aura pas d'autre femme que moi dans cet appartement ou dans ta vie. Est-ce que c'est clair ?
C'est la femme de mes rêves.
Je souris et l'embrasse avec force.
— Je ne voudrais pas qu'il en soit autrement, ma luciole.
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