Par-delà le danger - Un suspect très séduisant

Chapitre 6

6

 

— Elle pense que la boucle est en forme de serpent à sonnette.

Conscient de la présence de son beau-frère dans la chambre d’amis, Riley chuchotait presque dans son téléphone portable.

— Ce n’est pas exactement un motif original, remarqua Joe.

— C’est déjà quelque chose. Peut-on charger quelqu’un de s’en occuper, de trouver des images parmi lesquelles Hannah pourrait choisir ?

— Autant chercher une aiguille dans une meule de foin, grommela Joe.

— C’est déjà quelque chose, répéta Riley.

— Je vais mettre Jane sur l’affaire. Elle insiste pour ne pas rester sans rien faire à la maison en attendant l’arrivée du bébé, et c’est plus sûr que de patrouiller les rues.

— Merci.

— Comment ça va, maintenant que Jack est là ?

— C’est un peu plus compliqué que prévu. Mais pour le moment, tout va bien.

Certes, il y avait encore la perspective de devoir passer toute une nuit avec Hannah dans sa chambre…

En entendant des pas dans le couloir, il mit fin à la communication. Quand il se retourna, Hannah était sur le seuil de la cuisine, ses cheveux bruns ébouriffés, l’air encore à moitié endormie. En dépit du sweat gris qui dissimulait ses courbes tentantes, elle éveillait en lui un désir qu’il n’avait plus connu depuis la mort d’Emily.

Que diable lui arrivait-il ? Pourquoi elle, et pourquoi maintenant ? Il n’aurait pu choisir pire moment — ou pire femme — pour s’apercevoir qu’il était encore un homme vivant et en pleine possession de ses moyens.

— Je pourrais préparer quelque chose pour le dîner, suggéra-t-elle, sa voix rauque provoquant un frisson de plaisir le long de son échine. Je veux dire… je ne suis pas une cuisinière géniale, mais je suis plutôt douée avec un ouvre-boîte.

Son sourire plein d’humour faisait pétiller ses yeux verts, et Riley dut se détourner.

— Tu es encore convalescente, dit-il d’un ton bourru.

— Je ne suis pas malade, répliqua-t-elle, sur la défensive.

Il leva la tête, agacé contre lui-même et par la manière dont la situation lui échappait. Cependant, avant qu’il ait eu le temps de s’excuser, Jack arriva derrière Hannah et posa les mains sur ses épaules.

Comme elle tressaillait, il les lui pressa doucement pour la rassurer.

— Si je m’occupais du dîner ? proposa-t-il en la guidant vers la table. Je meurs d’envie d’essayer une recette de chili que m’a donnée une adorable petite señorita que j’ai rencontrée à Laredo.

Riley réprima une bouffée d’irritation en voyant la familiarité dont Jack faisait preuve avec Hannah.

— Je ne sais pas si tu vas trouver de quoi préparer ça ici, marmonna-t-il. Je n’ai pas fait beaucoup de courses, ces temps-ci.

— Je suis allé faire un saut en ville pendant que vous vous reposiez.

Jack fit un clin d’œil à Riley et sourit, puis ouvrit un placard et en tira un sac en toile plein de provisions.

— Tu sais, ce petit magasin sur Canyon Road a vraiment un bon choix de légumes frais, poursuivit-il. J’ai dépensé une fortune, mais je suis sûr que le plat en vaudra la peine.

Il se tourna vers Hannah.

— Vous êtes douée aussi avec un couteau, ma belle ?

Contente d’avoir autre chose à faire que dormir, elle sourit et prit le couteau et la planche à découper qu’il lui tendait.

— Tu te débrouilles bien, commenta Riley quelques minutes plus tard en observant ses gestes adroits alors qu’elle coupait des oignons en rondelles.

Surprise, elle leva les yeux. Le couteau glissa, lui entaillant légèrement l’index.

— Zut !

— Je suis désolé.

Il s’empressa d’arracher quelques feuilles de papier essuie-tout et les passa sous le robinet, puis se mit en devoir d’examiner son doigt.

— Ce n’est qu’une égratignure, assura-t-elle sans tenter de retirer sa main.

Jack posa le couteau avec lequel il tranchait des lamelles de bœuf et se dirigea vers la salle de bains.

— Je vais chercher un pansement.

Hannah rougit et esquissa un sourire gêné.

— Je t’avais dit que je n’étais pas très bonne cuisinière.

— C’est ma faute, je t’ai fait sursauter, répondit Riley.

Ils étaient si proches l’un de l’autre qu’il respirait le parfum du savon parfumé à la pomme qu’elle avait utilisé en prenant sa douche. Un parfum qui lui rappelait le printemps — frais, pur et plein de promesses.

Ses grands yeux verts s’assombrirent.

— Je suppose que je suis encore un peu nerveuse.

Le sang de Riley courait, brûlant, dans ses veines. Il avait presque oublié la sensation du désir qui déferlait au creux de son ventre, les battements violents de son cœur.

— Et voilà ! annonça Jack en revenant avec la trousse à pharmacie.

Il écarta Riley et sortit le flacon de désinfectant. Pendant qu’il appliquait un pansement sur le doigt d’Hannah, Riley s’approcha de la porte donnant sur le jardin et tira le rideau pour contempler le ciel bleuté annonçant la tombée de la nuit. Un vent froid soufflait des montagnes et faisait trembler la porte. Il était tenté de sortir prendre l’air, de laisser les bourrasques dissiper le tumulte qui régnait en lui.

Comment diable allait-il pouvoir passer une nuit avec Hannah Cooper sans devenir fou ?

Hannah et Jack se remirent au travail et préparèrent ensemble le chili, riant et plaisantant, tandis que Riley gardait ses distances.

De toute évidence à l’aise avec Jack, elle étincelait comme un joyau au milieu de sa cuisine rustique. C’était la vraie Hannah Cooper, comprit soudain Riley. Celle qui n’était pas sous l’emprise de la peur. La femme qu’elle avait dû être en arrivant dans le Wyoming, avant qu’un tueur ne décide de faire d’elle sa prochaine victime. Avec Jack, elle n’avait pas besoin de réfléchir aux indices ni de fouiller dans ses souvenirs. Elle pouvait tout simplement être Hannah, la femme de l’Alabama venue à la pêche et à la découverte des grands parcs du Wyoming.

Jack avait raison, songea Riley avec un serrement de cœur : Emily aurait aimé Hannah.

En dépit de la longue sieste qu’elle avait faite dans l’après-midi, Hannah ne put s’empêcher de bâiller durant le dîner.

— Nous vous ennuyons déjà, la taquina Jack.

— Je promets de rester éveillée assez longtemps pour participer à la vaisselle, répondit-elle avec un petit rire embarrassé.

— Ce n’est pas la peine, intervint Riley, émergeant de son silence. Va te coucher. Jack et moi, nous pouvons nous débrouiller seuls.

Elle lui décocha un regard curieux, puis se leva et leur souhaita bonne nuit.

— Tu n’as pas été très bavard, ce soir, observa Jack lorsqu’ils furent seuls.

— Il m’a semblé qu’Hannah et toi, vous n’aviez pas besoin de moi pour faire la conversation, répondit-il d’un ton sec qu’il regretta aussitôt.

Il se conduisait comme un imbécile jaloux ! Ironiquement, cela joua en sa faveur.

— Je ne cherche pas à te voler ta copine, Riley. Je sais que j’ai une réputation de coureur, mais je ne te ferais pas ça.

Bien qu’il ait l’estomac noué, Riley se força à rire.

— Je sais.

— Et, tu sais, vous n’êtes pas obligés d’être distants l’un envers l’autre quand je suis là. Ça ne va pas me tuer de vous voir vous embrasser.

Ponctuant ses paroles d’un regard insistant, Jack se leva pour débarrasser.

Riley demeura silencieux, la bouche sèche, troublé par la question que sa remarque venait de faire naître. Qu’éprouverait-il en embrassant Hannah ? En sentant les courbes douces de son corps épouser le sien comme si elle était faite pour lui ? Il avait soudain une envie dévorante de le savoir.

Il devait sortir de la maison. Tout de suite. Aller faire un tour, épuiser une partie de l’énergie fébrile qui le tourmentait. Mais avant qu’il ait pu faire quoi que ce soit, on frappa à la porte du jardin.

Ignorant le regard intrigué de Jack, il vérifia que son revolver était bien glissé dans sa ceinture, s’approcha de la porte et écarta le rideau.

Joe et Jane Garrison étaient là, blottis l’un contre l’autre dans l’air froid de la nuit.

Riley tira le verrou et les fit entrer, non sans avoir lancé à Joe un regard d’avertissement. Il avait déjà mis ses amis au courant de l’arrivée inopinée de Jack et de la comédie qu’Hannah et lui jouaient devant son beau-frère.

Joe et Jack se connaissaient depuis des années, mais Jane ne l’avait jamais rencontré. Joe fit les présentations, et Jane entama aussitôt la conversation avec Jack, donnant aux deux policiers l’occasion d’échanger quelques mots à l’écart. Joe tendit à Riley le dossier qu’il avait apporté.

— Jane a passé deux heures sur internet, à répertorier toutes les boucles en forme de serpent qu’elle a pu trouver. Elles sont imprimées là. J’ai pensé que tu voudrais les voir le plus tôt possible, pendant que le rêve est encore assez frais dans les souvenirs d’Hannah. J’ai aussi demandé à Jim Tanner de me faxer les dossiers du personnel de l’hôpital dès qu’il y aura accès. Ses gars vont faire les vérifications nécessaires, mais je me suis dit qu’il n’y aurait pas de mal à collaborer.

— Bonne idée. Si tu les obtiens, j’amènerai Hannah au bureau. Ça lui fera une occasion de prendre l’air.

Et peut-être qu’avec des gens autour d’eux, il ne serait pas constamment en train de s’interroger sur la douceur de sa peau ou le goût de sa bouche.

Parce que s’il ne parvenait pas à maîtriser son corps qui le trahissait, les quatre jours à venir allaient être les plus longs de sa vie. * * *

Une lune cireuse brillait bas dans le ciel, répandant une lumière bleutée sur les montagnes au loin. Au-delà, la nuit était peuplée d’étoiles, de millions d’étoiles scintillantes. Hannah avait grandi dans une région isolée de l’Alabama, où la pollution lumineuse n’existait pas. Cependant, même chez elle, jamais elle n’avait vu autant d’étoiles.

Ce qui était troublant, c’est qu’elle ne parvenait pas à s’orienter. Elle savait que la fenêtre de la chambre de Riley donnait sur l’est, sans quoi elle n’aurait pu distinguer la lune, mais où était l’est quand on ignorait où l’on se trouvait ?

Elle s’était toujours flattée d’avoir conscience de son environnement, de remarquer des détails qui échappaient à la plupart des gens. Elle savait suivre des traces et piloter un bateau aussi bien que ses frères, et elle était la meilleure marcheuse de la famille.

Il lui déplaisait de se sentir ainsi, comme en suspens. Cela lui rappelait bien trop l’instant où, quatre ans plus tôt, elle avait vu son avenir se briser en mille morceaux.

Elle appuya le front contre la vitre froide que le vent faisait vibrer dans son encadrement.

Bientôt, Riley Patterson allait entrer, et ils s’enfermeraient dans cette petite chambre pour la nuit. Cette pensée la rassurait, la certitude de savoir qu’ici, avec Riley pour veiller sur elle, rien ne pouvait lui arriver.

Pourtant, cette impression de sécurité s’accompagnait d’une sensation plus complexe, une sorte d’impatience frémissante. Riley serait bientôt là, si proche qu’elle l’entendrait respirer. Elle mourait d’envie de le voir arriver enfin.

C’était insensé. Non seulement il était de toute évidence encore marqué par la mort d’une épouse qu’il n’avait jamais cessé d’aimer mais, de plus, leur relation était censée être purement officielle et de courte durée, puisqu’elle devait s’en aller dans quelques jours.

Par ailleurs, elle avait connu d’autres hommes tout aussi attirants sans pour autant se conduire comme une collégienne enamourée. Des hommes plus disponibles, plus… appropriés.

A moins que ce ne soit justement cela qui l’attire ? Ses frères la taquinaient toujours au sujet de son esprit de compétition. S’imaginait-elle avoir une chance de conquérir le cœur de Riley Patterson ?

Quelle idiote elle faisait !

Elle repoussa ses cheveux en arrière, et grimaça quand sa main heurta l’égratignure qu’elle avait au front. Il fallait qu’elle se ressaisisse avant de faire une bêtise.

Un léger coup frappé à la porte la fit tressaillir. Le battant s’ouvrit et laissa pénétrer la lumière du couloir dans la chambre. Retenant son souffle, Hannah se tourna vers Riley.

Il s’arrêta un instant sur le seuil, sa silhouette élancée se découpant à contrejour. Son visage était dans l’ombre et elle ne distinguait pas ses yeux, mais elle sentait son regard sur elle comme une caresse. En dépit de la chaude chemise de nuit qui lui tombait sur les chevilles, elle eut soudain l’impression d’être nue.

Il tendit la main vers l’interrupteur.

— Non, souffla-t-elle, encore réticente à affronter la réalité.

Il hésita une seconde, puis sa main retomba le long de son corps et il referma la porte, replongeant la chambre dans l’obscurité.

Hannah se retourna vers la fenêtre et appuya son front brûlant à la vitre.

— On voit mieux la montagne sans lumière.

Une vague de chaleur déferla en elle alors que Riley s’approchait. Elle ne pouvait pas le voir, mais elle sentait sa présence derrière elle.

— C’est le mont Sawyer.

— La montagne ?

— Oui.

Se postant à côté d’elle, il écarta le rideau. Discrètement, elle observa ses traits décidés nimbés de lumière argentée, le contour de ses pommettes saillantes, la fossette profonde de son menton.

Au clair de lune, son visage semblait sculpté dans le roc. Elle brûlait du désir de le toucher. Serait-il comme la pierre, froid et rugueux sous ses doigts ?

Après un moment de délicieuse tension, il reprit la parole.

— J’ai quelque chose à te montrer.

Il s’éloigna de la fenêtre. Quelques secondes plus tard, la lueur tamisée de la lampe de chevet éclaira la pièce, dissimulant le paysage. Hannah surprit son propre reflet dans la vitre, ses cheveux en désordre, ses yeux cernés.

Elle se détourna en hâte, et passa les doigts dans ses cheveux pour se recoiffer.

— Quoi ?

Il tenait un mince classeur. Il s’assit sur le lit, tapotant le matelas à côté de lui. Elle prit place à l’endroit qu’il indiquait et regarda le contenu du dossier qu’il venait d’ouvrir. C’était des photos, imprimées en couleur — des boucles de ceinturon, représentant toutes sortes de formes de serpent.

— Jane n’a pas perdu son temps, ce soir, dit-il. Reconnais-tu quelque chose ?

Hannah se mit à feuilleter les pages. Aucun des motifs ne lui disait rien. Tant de détails concernant l’agression demeuraient confus, que ce soit à cause du coup qu’elle avait reçu à la tête ou du traumatisme psychologique causé par l’incident ! Plus elle essayait de se souvenir, plus elle était plongée dans l’incertitude.

— Je ne sais pas, avoua-t-elle honnêtement.

— Peux-tu en éliminer certaines ?

Elle observa de nouveau les photos. Dans certains motifs, c’était le serpent lui-même qui faisait office de boucle. Elle était sûre que l’homme qui l’avait attaquée ne portait pas ce genre de chose.

— Celles-là. Et celles-là aussi, ajouta-t-elle, en montrant des boucles sombres, en étain vieilli plutôt qu’en argent étincelant.

— C’est déjà quelque chose, affirma Riley, mais une pointe de frustration s’entendait dans sa voix.

Elle se leva et commença à étaler les feuilles sur le lit. Lorsqu’elle eut terminé, elle recula d’un pas et ferma les yeux, s’efforçant de faire le vide dans son esprit pour se reporter au moment de l’agression.

Elle roulait sur la nationale, espérant atteindre Jackson avant la tombée de la nuit. Cependant, elle ne dépassait pas la vitesse autorisée — elle avait vérifié son compteur en apercevant le gyrophare derrière elle.

— Je me suis rangée sur le bas-côté, murmura-t-elle. J’ai mis la main dans mon sac et j’ai sorti mon permis de conduire. Ensuite, je me suis retournée vers la vitre et je n’ai vu que sa taille. Il portait un jean et une boucle de ceinturon en argent…

L’image lui apparut soudain, nette et précise. La boucle était ovale, le serpent lové, comme prêt à frapper.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, Riley était en train de scruter les images, les sourcils froncés.

Elle les parcourut de nouveau, en cherchant une qui ressemble à celle dont elle se souvenait. Elle la vit, dans la rangée du milieu, la troisième à partir de la gauche. Comme elle tendait la main vers la photo, Riley bougea. Leurs mains se rencontrèrent au-dessus de l’image.

Un picotement lui parcourut le bras. Elle fut surprise de voir qu’il la dévisageait, une étrange intensité dans ses yeux bleus.

— Celle-là ? demanda-t-il, ses doigts se resserrant autour des siens.

Le souffle soudain coupé, elle hocha la tête.

Un sourire triomphant éclaira le visage de Riley.

— Comment le savais-tu ? murmura-t-elle, fascinée par sa main qui recouvrait encore la sienne.

Il la lâcha et se leva pour aller jusqu’au bureau placé près de la fenêtre. Il tira un épais classeur du tiroir inférieur et l’apporta.

— Peux-tu enlever toutes les autres photos ?

Hannah obéit et remit les feuilles dans le dossier, gardant à la main celle qu’elle avait identifiée. Elle l’observa de plus près. C’était indéniablement celle qu’elle avait vue ce jour-là. Mais s’il s’agissait d’un motif courant.

— Regarde…

Riley lui tendait un papier.

Elle cilla en comprenant qu’il s’agissait d’une photo prise lors d’une autopsie — un gros plan du ventre d’une femme. Une contusion sombre était visible juste au-dessous de la cage thoracique.

Il pointa le doigt vers la marque.

— Tu vois ça ?

Elle regarda plus attentivement et, tout à coup, le bleu prit une forme reconnaissable.

— O mon Dieu ! C’est la boucle du ceinturon.

Sa stupeur s’accrut lorsqu’elle vit qu’il souriait. Laissant tomber le classeur sur le lit, il lui prit la main, l’attira dans ses bras et la fit tournoyer dans la chambre en riant.

Enfin il la reposa sur le sol, mais la garda tout près de lui.

— Depuis le temps que je me creusais les méninges pour savoir ce que c’était…, dit-il contre ses cheveux, tout en la serrant plus étroitement.

D’un geste hésitant, elle glissa les mains le long du torse de Riley, épousant le contour de ses muscles durs. Au fond d’elle, une vague de chaleur montait, déclenchant de petits frissons le long de son échine. Son pouls s’accéléra, son cœur se mit à tambouriner violemment dans sa poitrine.

Oh non ! Voilà que ça recommençait !

Riley se dégagea lentement. Quand leurs regards se rencontrèrent, elle comprit qu’il avait perçu la réaction traîtresse de son corps. Son regard s’était assombri, mais il n’exprimait ni colère ni surprise.

Sous sa main toujours posée sur sa poitrine, elle sentait son cœur battre à toute allure.

« Embrasse-moi ! » songea-t-elle, incapable de respirer.

Elle faillit s’effondrer lorsqu’il s’écarta d’elle.

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