All I Want Is You

Brenda Beli · Chapitre 17 sur 38

Pages du PDF

All I Want Is You

Chapitre 17

 

 

Jace

 

L’eau chaude de la douche brûle mes épaules avant de les détendre. Je suis mort : la journée m’a épuisé. Le paintball avec les garçons était une bonne idée. Ils ont réussi à extérioriser toutes les mauvaises émotions qui les pourchassaient. Nous avons ensuite mangé dans un fast-food. J’ai payé une bière sans alcool à chacun d’eux pour leur faire comprendre que je ne les voyais plus comme des gamins. Zack s’est excusé. Ben m’a révélé son secret, mais il n’est pas encore décidé à le dire à tout le monde.

Nous avons parlé des réseaux sociaux et de leur impact sur leur vie. Ben m’a certifié que ces photos étaient juste un moyen de flirter avec un garçon de son lycée, et il s’est assuré de les envoyer via Snapchat pour qu’elles ne soient pas enregistrées. Zack nous a avoué le faire aussi, de temps en temps, quand une fille lui plaisait et qu’elle voulait une photo de lui.

Quand j’étais au collège, il n’y avait pas de réseaux sociaux. Internet venait de faire son entrée dans nos vies, et c’était déjà impressionnant de pouvoir juste discuter avec quelqu’un à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, le danger est partout, et il me semblait important de leur rappeler qu’il faut sécuriser sa vie privée avant de l’exposer.

Nous avons passé une bonne journée, bien qu’intense émotionnellement. Les garçons m’ont remercié pour cette sortie entre mecs. Nous avons ensuite rejoint les filles, pour l’activité de Ben, à Dyker Heights.

Le chaos qu’on a semé dans le quartier n’est toujours pas arrangé. J’ai donné mon numéro au propriétaire de la maison et j’ai demandé à ma mère qu’elle m’envoie le nom d’un décorateur pour réparer nos bêtises. Je ferais en sorte que les décorations soient de nouveau opérationnelles avant Noël.

Je lave mes cheveux, puis mon corps, en insistant sur mon genou pour enlever le sang séché. J’ai de belles égratignures, mais rien de méchant, avec un gros bleu. En sortant de la douche, j’enfile un tee-shirt, un caleçon et un short.

Tout le monde est couché depuis deux heures. Il est tard, mais je n’arrivais pas à dormir malgré ma fatigue, alors j’ai attendu pour prendre ma douche. C’est toujours étrange de ne rien entendre dans cette maison. En pleine journée, il y a toujours des bruits de fond, comme la télévision, les musiques de Zack, les clips de danse de Janice ou le rire de Gabie. C’est une maison qui respire le bonheur et la joie de vivre. C’est pour ressentir ce genre de chose que je n’hésite pas à proposer mes services en tant qu’éducateur au centre social. Même si ce n’est pas toujours évident, j’essaie du mieux possible d’être optimiste pour les enfants.

Au moment où je vais entrer dans ma chambre, les marches de l’escalier grincent et je vois Ely remonter avec une petite bouteille d’eau. Ses cheveux détachés tombent sur le décolleté de sa chemise de nuit. Son peignoir en soie n’est pas entièrement fermé et mon regard atterrit tout de suite sur ses longues jambes. Elle s’arrête en haut de l’escalier pour m’observer, sa bouche s’ouvrant de surprise.

– Tu ne dors pas ? demandé-je en m’adossant à ma porte.

– J’avais chaud, me répond-elle doucement pour ne pas faire de bruit.

Maintenant qu’elle le dit, je vois que ses cheveux collent un peu à son front et qu’une pellicule de sueur recouvre sa poitrine. Je m’avance vers elle. Le mouvement m’arrache une grimace. Ely le remarque tout de suite. Elle s’approche de moi rapidement pour s’agenouiller et toucher la bosse sur mon genou du bout des doigts.

– Tu n’as pas mis de glace ?

– J’ai assez vu de glace pour aujourd’hui, Ely, plaisanté-je.

– Tu exagères ! Ça pourrait être plus grave qu’un hématome.

– Ça va aller. J’ai juste besoin de repos.

Sans me demander mon avis, elle pénètre dans ma chambre. J’essaie de chasser les idées délicieuses qui se forment dans mon esprit tout en la suivant. Elle attrape ma main pour me faire asseoir de force sur mon lit. Tout en pointant son index vers moi, elle fronce les sourcils et me gronde comme si j’étais un putain de gamin.

– Ne bouge pas de là, je vais chercher ce qu’il faut.

– Oui, madame.

Je la vois partir comme une furie en marmonnant que je suis inconscient. Quand elle revient, elle dépose un tube de crème sur le lit et une bande blanche. Je la regarde faire, impatient de savoir jusqu’où Ely va aller cette fois-ci.

– Je ne tolérerai aucun accident de travail, me dit-elle avec un clin d’œil.

Elle s’installe sur les genoux, juste en face de moi. La scène pourrait être affreusement érotique si elle ne venait pas de me mettre une quantité astronomique de crème gelée sur ma peau.

– Qu’est-ce que tu fais ?

– Chut !

Ely pose mon pied sur sa cuisse et commence à masser mon genou doucement. La délicatesse de ses gestes m’empêche de bouger. Elle veille à ne pas me faire mal tout en faisant pénétrer la crème dans ma peau. Nous ne parlons pas. Ce n’est pas nécessaire ce soir. Avec ce geste, elle me prouve de mille façons qu’elle est aussi investie que moi dans cette non-relation. Nous n’avons pas besoin de mettre une étiquette sur ce qu’il se passe entre nous. C’est appréciable de fréquenter une fille qui ne veut pas tout de suite donner un sens à une attirance mutuelle.

Son massage s’éternise, et je ne l’arrête pas. Quand la crème a entièrement disparu, ses mains montent pour masser ma cuisse.

– Ely, murmuré-je.

Finalement, elle se relève trop vite à mon goût. Je l’attrape par la taille pour l’asseoir à califourchon sur mes cuisses. Son corps chaud fond contre mon torse. Je remarque sans peine ses mamelons qui durcissent sous la soie de sa nuisette. Je me penche pour en attraper un avec mes dents et elle se cambre en glissant ses mains dans mes cheveux. Son souffle s’accélère et mon érection durcit contre elle sans que je puisse l’en empêcher.

– J’ai tellement envie de toi, souffle-t-elle contre mon oreille.

Je remonte mon visage vers elle pour l’embrasser avec ferveur. Son goût est exquis. Nos langues fusionnent, nous arrachant de nombreux gémissements. J’essaie de me contrôler pour ne pas ameuter les monstres.

– Je suis là, chuchoté-je contre ses lèvres. Qu’est-ce qui te retient ?

– Ce soir ? Rien.

Nos bouches se happent, nos corps se rapprochent. Nous ne faisons plus qu’un. Ely gémit contre mes lèvres quand je passe les mains sous son peignoir pour caresser le haut de ses cuisses. Sa peau douce me donne envie de découvrir chaque centimètre de son corps avec la langue.

J’ignore la douleur de mon genou et soulève Ely en la maintenant contre moi. Ses jambes se croisent autour de ma taille et ses mains ravagent mes cheveux. À aucun moment nos baisers s’épuisent, même quand je la dépose sur le lit.

Ely serre mon tee-shirt dans son poing pour continuer à m’embrasser. J’ouvre son peignoir et recule pour l’admirer. Étendue sur mon lit, les joues rougies par le plaisir et les yeux brillants, elle est toujours aussi belle. Ses cheveux éparpillés imprègnent mes draps de leur parfum. Sa nuisette remonte dangereusement jusqu’en haut de ses cuisses quand je pose la main sur son ventre. La respiration saccadée, Ely se contente de m’observer en mordant sa lèvre.

– Tu es à couper le souffle, chuchoté-je.

Je suis fasciné par sa beauté, son caractère, son sourire. Ely se redresse et son peignoir glisse le long de ses bras. Elle attrape mon tee-shirt pour le faire passer au-dessus de ma tête et le lance au pied du lit. Son regard brûlant s’attarde sur mes tatouages, puis elle se met sur les genoux. Sans cesser de me toucher du bout des doigts, elle continue son inspection, les lèvres si proches de ma peau que je sens son souffle, qui me fait frissonner.

– Tu es une œuvre d’art à toi tout seul.

Ely remplace ses doigts par ses lèvres et embrasse chaque tatouage qu’elle voit. Mon sang pulse de plus en plus, me faisant presque gémir de douleur tellement j’ai envie d’elle. Sa bouche se pose sur ma colonne vertébrale et provoque des centaines de frissons que je n’arrive pas à contrôler. Je me retourne, glisse mes bras autour d’elle et l’embrasse en retenant un grognement d’impatience.

– Même si tu es incroyablement sexy dedans, haleté-je, tu dois te débarrasser de ta nuisette.

Le désir et la malice que je vois dans ses yeux font grimper ma température corporelle. Ely s’installe à califourchon sur moi en levant légèrement les bras.

– Je t’en prie.

Sa voix est brouillée et son souffle se coupe à plusieurs reprises quand je glisse les mains sur sa taille pour retirer sa nuisette. Ses seins apparaissent devant moi, ronds et parfaits pour mes mains, avec des aréoles aussi roses que ses lèvres. Dès qu’elle se retrouve nue, nos gestes deviennent brouillons. L’impatience se ressent dans nos baisers, nos caresses et nos respirations saccadées.

Ne tenant plus, je tends le bras pour ouvrir mon sac près du lit et récupérer un préservatif. Ely est brûlante. Elle gémit contre moi et donne des petits coups de bassins sur mon érection. Je n’arrive pas à me concentrer sur ma tâche quand elle m’embrasse dans le cou avec le bout de sa langue. Ely se lève rapidement pendant que je fais glisser mon caleçon le long de mes jambes pour me protéger.

La seconde d’après, elle est sur moi et je suis en elle. Nos corps arrêtent de bouger, et je crois même que j’arrête de respirer pour apprécier sa chaleur étroite et humide. Une main dans ses cheveux, l’autre sur sa fesse, je la maintiens contre moi, à tel point que sa poitrine s’écrase contre mon torse.

– Jace, gémit-elle.

J’embrasse son épaule, puis nous nous laissons totalement aller. Je perds la notion du temps, mais je ressens chaque pulsion de plaisir augmenter d’un cran à mesure qu’Ely bouge sur moi. Je la caresse, l’embrasse, mordille sa peau, recouverte d’une fine pellicule de sueur. Je la laisse prendre le contrôle, prendre tout le plaisir qu’elle veut. Ses yeux sont fermés. Sa bouche entrouverte laisse échapper quelques soupirs.

Quand elle approche du point culminant, ses traits se tendent et elle ouvre les paupières pour chercher mon regard. Je n’ai pas détourné les yeux une seule fois de son visage. J’étouffe l’un de ses gémissements en l’embrassant. Son corps se contracte et, quelques secondes plus tard, elle fond contre mon torse en respirant fort.

– Tu n’as pas… chuchote-t-elle quand je la couche sur le lit.

– Non, mais uniquement parce que la nuit ne fait que commencer.

Je l’entends rire derrière sa main alors que les miennes recommencent à la caresser.

Ce son…

Au fond de moi, ça crépite, et c’est bien plus puissant que le désir que je ressens pour elle.

OceanofPDF.com