capitulation volume 1 de la trilogie Surrender

Melody Anne · Chapitre 15 sur 42

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capitulation volume 1 de la trilogie Surrender

Chapitre 14

14

 

 

La bouche de Rafe sur la sienne, Ari reste figée quelques secondes, persuadée qu’elle pourra résister. Mais lorsque sa langue de Rafe se glisse entre ses dents, toute résistance devient vaine. Les sensations que lui impose son corps lui font oublier tout ce que lui dicte son cerveau. Elle n’a jamais rien ressenti de tel. L’intérieur de son ventre palpite et une chaleur intense irradie son sexe.

La jeune femme serre les jambes, espérant faire disparaître cette sensation qui ne cesse de s’amplifier. Au moment où elle puise en elle la force nécessaire pour repousser Rafe, celui-ci fait lentement passer ses lèvres le long de sa mâchoire, avant de parsemer son cou de baisers légers comme des plumes. La langue de Rafe glisse sur sa peau d’Ari et ses dents lui mordillent doucement l’épaule.

Un frisson la parcourt. Surprise, elle se laisse soulever sans effort, d’un geste qui témoigne de la puissance de son partenaire. Il se dirige vers la chambre puis la pose sur le lit. Le corps de la jeune femme s’enfonce sur le matelas moelleux.

— Normalement, je ne fais jamais l’amour avec une femme qui n’est pas à mon service – avec qui je n’ai pas signé de contrat de travail. Seulement voilà : je n’arrive pas à vous chasser de mon esprit. J’ai besoin de faire l’amour avec vous et j’en ai assez de résister. Alors, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin, sauf si vous me le demandez. Si vous avez des objections, formulez-les maintenant, ordonne Rafe en enlevant sa veste, avant de déboutonner sa chemise trempée.

C’est maintenant qu’elle doit lui dire qu’il ne se passera rien. Il faut que les mots sortent de sa bouche et qu’elle lui demande de sortir. Mais lorsqu’il défait le dernier bouton de sa chemise, mettant au jour son torse musclé à la peau mate, les bonnes résolutions de la jeune femme s’envolent instantanément. Le spectacle de ses abdominaux musclés accroît encore son désir. Elle sent un pincement dans ses seins dont la pointe se durcit, provoquant une tension exquise, qu’elle essaye de refréner en plaquant ses mains sur sa peau, sans résultat. Au contraire, les mains plaquées sur ses seins accentuent encore les sensations. Malgré elle, elle écarte les cuisses, ses yeux plongés dans ceux de Rafe. Il enlève le reste de ses vêtements avant de rester debout à côté du lit, entièrement nu, comme une statue d’Adonis.

Il est d’une beauté éblouissante, de ses cheveux sombres légèrement ébouriffés jusqu’à la pointe de ses pieds. Tout son corps est musclé et son érection imposante se dresse fièrement, prête à la pénétrer. Elle devrait peut-être avoir peur, elle n’éprouve que du désir.

— Pas de regrets, Ari ? Après, il sera trop tard, murmure-t-il en saisissant ses deux mains pour les soulever au-dessus de sa tête.

Sans lui laisser le temps de protester, il se baisse et fait glisser ses lèvres jusqu’à la pointe d’un sein, qu’il prend entièrement dans sa bouche chaude. La jeune femme se cambre et soulève ses hanches, recherchant la chaleur du corps de son partenaire. Il passe une jambe par-dessus celles d’Ari pour la maintenir fermement tandis que sa bouche dévore un mamelon durci, puis l’autre.

Quand il lui libère les mains, elle passe aussitôt ses doigts dans les cheveux épais de Rafe et elle lui tient la tête pendant qu’il assouvit le désir qui enflamme ses seins, tout en éveillant d’autres sensations plus bas dans son corps.

Son ventre n’est plus que frissons et chaleur. Elle le sent, elle est en train de s’inonder de l’intérieur. La main de son partenaire remonte le long de sa cuisse et ses doigts effleurent les abords de son sexe. Avec facilité, il glisse ses doigts en elle. Le brasier qui couvait s’éveille instantanément, se transformant en flammes dévorantes.

Elle se plaque contre lui, sans plus chercher à comprendre ce qui lui arrive. Instinctivement, son corps prend le relais. On est loin des tâtonnements maladroits de son camarade d’université, lors de sa seule expérience sexuelle. Elle le sait : Rafe saura étancher la soif qui la submerge.

La bouche de Rafe descend vers son ventre, lui arrachant des gémissements de plaisir lorsqu’il effleure son buste brûlant. Elle commence à entrevoir un plaisir qu’elle n’aurait jamais cru connaître. Est-il possible de vivre une expérience aussi intense ? Pourquoi n’a-t-elle jamais cherché à atteindre ce plaisir ?

Elle a le sentiment de suffoquer – son cœur bat à tout rompre et sa gorge se serre, lui coupant le souffle. La pression va crescendo dans son sexe. Submergée par l’émotion, elle secoue la tête en tous sens, tandis que Rafe prend tout son temps pour dévorer son corps.

— Oh je t’en prie, Rafe, fais que ça s’arrête, gémit-elle en levant ses hanches pour que Rafe glisse ses doigts au plus profond d’elle.

— Mais ma belle, nous ne faisons que commencer, murmure-t-il avant d’écarter les genoux de la jeune femme et de passer sa langue à l’intérieur de ses cuisses.

Elle gémit de plaisir. Les doigts de Rafe vont et viennent énergiquement dans son sexe, tandis qu’il passe avec gourmandise ses lèvres autour de son clitoris. Lorsqu’il fait glisser sa langue sur son bouton, la tension atteint un niveau inégalé. Un frisson parcourt tout son corps, encore et encore. La langue de Rafe passe sur les lèvres humides de son sexe et il accélère le va-et-vient de ses doigts en elle. Elle n’en peut plus…

Jetant la tête en arrière, elle lâche prise, chassant de son esprit toute idée de culpabilité. Les sensations qu’elle ressent n’ont rien de mauvais ! Au contraire, c’est sans doute la chose la plus exquise qu’elle ait jamais expérimentée. Elle meurt d’envie d’être soulagée, tout en souhaitant que cela ne s’arrête jamais. Comme elle aimerait vivre cet instant pour l’éternité…

Soudain, la langue de Rafe se plaque contre son sexe, provoquant une véritable explosion à l’intérieur d’elle-même. Tandis que les lèvres de Rafe entourent son clitoris brûlant de plaisir et que ses doigts la pénètrent profondément, elle est prise de tremblements. Son sexe palpite, et des secousses électriques la submergent. Saisie de vertige, elle sent son corps s’embraser. Ses seins sont lourds, son bas-ventre est en feu. Rafe ralentit le mouvement de sa langue et suce doucement sa peau humide, provoquant un spasme d’Ari entre ses mains.

Alors que les dernières palpitations s’estompent, Ari sent que Rafe bouge de nouveau ses doigts. Aussitôt, elle resserre les cuisses. Non ! Terminé. Elle ne peut plus.

— Je n’en ai pas fini avec toi. Fais-moi confiance, murmure-t-il.

Elle tente de protester – impossible de survivre à cela une deuxième fois. Le plaisir qu’elle a éprouvé était bien au-delà de tout ce qu’elle pouvait imaginer. C’est sûr – revivre cette expérience deux fois de suite provoquerait un arrêt cardiaque.

Et pourtant non – alors que les doigts de Rafe massent doucement ses replis enflés, elle sent renaître le désir. Des sensations se remettent à affluer dans son clitoris, se propageant jusqu’à ses jambes et à son ventre. Avec plaisir, elle constate que le bout de ses seins réagit aussitôt, que cette sensation délicieuse revient et que son corps s’éveille immédiatement aux caresses. Elle pourrait passer ses journées et ses nuits à faire l’amour avec lui !

Elle entend Rafe pousser un gémissement excitant avant d’entrouvrir la bouche et de glisser cette langue experte sur son sexe mouillé. La pièce baignée de soleil résonne de leurs gémissements de plaisir.

Rafe prend tout son temps pour remonter et couvrir le ventre d’Ari de baisers, avant de passer la bouche sur ses seins. Doucement, il mordille ses mamelons durcis. Les mains de la jeune femme empoignent de nouveau ses cheveux, cette fois pour l’attirer vers sa bouche et sentir ses lèvres sur les siennes.

Répondant à son désir silencieux, il remonte et l’embrasse, glissant sa langue profondément dans sa bouche. Ari frissonne en découvrant le goût de son sexe sur la langue de Rafe. Il maintient la tête pour l’empêcher d’interrompre leur baiser et très vite, ce goût l’excite, décuplant encore son désir.

— Tu es prête, murmure-t-il en ouvrant le tiroir de la table de chevet pour prendre un sachet en aluminium.

Après avoir glissé la protection sur sa longue queue, il écarte les jambes d’Ari avec ses genoux.

Les yeux de la jeune femme se voilent lorsqu’elle sent l’extrémité de son membre épais contre son sexe. Lorsqu’il commence à la pénétrer, elle se tend : son membre gorgé de désir a du mal à se glisser en elle. Une pointe de douleur se mêle à son plaisir lorsqu’il bouge les hanches, pour la pénétrer entièrement. Soudain effrayée, elle gémit sous lui. N’est-elle pas en train de commettre une énorme bêtise ?

— Tu es très étroite. Laisse à ton corps le temps de s’adapter, une petite seconde, souffle-t-il, immobile contre elle.

Au moment où elle croit tout son plaisir envolé, il recommence à bouger. Il se retire de quelques centimètres, avant de la pénétrer de nouveau.

La douleur se dissipe tandis que cette exquise tension monte de nouveau en elle, jusqu’à céder la place à une véritable fièvre. À mesure que son anatomie s’adapte à la largeur du membre qui la pénètre, elle ondule sous lui, cherchant à atteindre de nouveau ce sommet du plaisir, avide soudain de jouissance. Rafe a ouvert en elle une porte qu’elle ignorait avoir fermée. Désormais, tout retour en arrière est impossible.

— C’est ça, Ari, laisse-toi aller, ordonne Rafe d’une voix basse et sensuelle, tout en accélérant son mouvement.

Elle n’arrive pas à détacher son regard de ses yeux chargés de désir, tandis que leurs corps bougent à l’unisson. Ari n’a pas conscience de bouger ses hanches, son corps a pris le relais. Il sait précisément ce qu’il faut faire pour ressentir ce plaisir vertigineux qui l’a envahie quelques instants plus tôt.

Des gouttes de transpiration perlent sur le torse musclé de Rafe et Ari passe ses mains sur son dos ferme. Elle a envie de le toucher, partout, d’explorer le moindre centimètre carré de sa peau.

Un râle emplit la pièce. Vient-il d’elle ou de lui ? Elle n’en sait rien, et peu importe. Le corps d’Ari est saisi d’une frénésie qui va croissant. Elle sent chaque centimètre de l’imposante érection pénétrer son sexe humide – une sensation exquise.

Lorsque l’orgasme la submerge, plus violent encore que le précédent, elle ne peut s’empêcher de crier. Les mouvements de son partenaire déclenchent des contractions dans son sexe, l’envoyant au septième ciel.

— Oui, c’est ça, laisse-toi aller. Oui… tu es si étroite, si chaude. Ah, je vais jouir…, gémit-il.

Elle sent qu’il se fige, son sexe parcouru de spasmes.

Un brouillard la submerge elle aussi, son cerveau envahi par une bienheureuse plénitude.

Rafe pousse plusieurs gémissements de plaisir, tandis que ses hanches exécutent un va-et-vient plus rapide. Puis le mouvement se ralentit. Le plaisir qu’elle a ressenti lui procure une joie indescriptible, tout comme l’idée d’avoir fait perdre la tête à Rafe – un sentiment qui l’enivre.

Tandis que Rafe s’écroule à côté d’elle, la jeune femme se laisse aller au sommeil, comblée.

 

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