Correspondance - Tome III
À Ernest Feydeau ............................................................ 19
Adieu, vieux. Soigne-moi la sixième partie, n… de D… ! Il faut que ce soit écrit transcendantalement, lisse comme un marbre et furieux comme un tigre.
Mais prends garde d’abîmer ton intelligence dans le commerce des dames. Tu perdras ton génie au fond d’une matrice. Tâche de nous montrer un peu.
L’accord d’un beau talent et d’un beau caractère.
Réserve ton priapisme pour le style, f… ton encrier, calme-toi sur la viande, et sois bien convaincu, comme dit Tissot (de Genève), (Traité de l’onanisme, page 72, voir la gravure), que : une once de sperme perdu fatigue plus que trois litres de sang.
Je t’embrasse, vieux dromadaire.
À ERNEST FEYDEAU
[Croisset,] mercredi soir [16 février 1859].
Tu m’as l’air bien embêté, mon pauvre vieux ?
Si ma présence peut te distraire, viens me voir di-manche, dans l’après-midi. Je serai à Paris, samedi, vers 6 heures.
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