Correspondance - Tome III

Gustave Flaubert · Chapitre 26 sur 50

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Correspondance - Tome III

À Sa Nièce Caroline ........................................................ 52

7° J’ai fatigué le harem du grand Turc. Toutes les sul-tanes, en m’apercevant, disaient : « Ah ! qu’il est beau ! Taïeb ! Zeb Ketir ! »

8° Je me glisse dans la cabane du pauvre et dans la mansarde de l’ouvrier pour soulager des misères inconnues. Là, je vois un vieillard… ici une jeune fille, etc. (finis le mou-vement), et je sème l’or à pleines mains ;

9° J’ai huit cent mille livres de rentes. Je donne des fêtes ;

10° Tous les éditeurs s’arrachent mes manuscrits ; sans cesse je suis assailli par les avances des cours du Nord ;

11° Je sais le « secret des cabinets » ;

12° (et dernier). Je suis religieux !!! J’exige que mes do-mestiques communient.

 

À SA NIÈCE CAROLINE

[Croisset,] mardi midi [23 août 1859].

Mon Bichon,

Je vois avec plaisir que vous vous amusez. Et je regrette bien de n’être pas avec vous. Mais il faut être raisonnable !

J’ai reçu hier un mot du jeune Baudry pour vous inviter à venir passer dimanche prochain à la Neuville. Il viendrait dès le matin vous chercher en fiacre et vous ramènerait. Je ne lui ai point donné de réponse définitive, car si ta bonne maman se porte bien au bord de la mer, pourquoi n’y pas rester plus longtemps ? Restez jusqu’à la fin de la semaine ? Qu’elle suive l’avis de ton oncle. La soignes-tu bien ? Es-tu gentille ?

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