Correspondance - Tome III
À Aglaé Sabatier .............................................................. 90
Le vôtre.
À AGLAÉ SABATIER
[Croisset, 13 décembre 1859.]
Voulez-vous, belle Présidente, faire à Mlle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j’ai apprise avant-hier au soir.
Je ne lui écris pas, pour mille raisons. – Mais la meil-leure de toutes est que vous vous entendrez à cela bien mieux que moi, en votre qualité de femme. – Dites-lui de ces choses qui font pleurer et qui soulagent.
La voilà revenue telle que devant. – Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir.
Ainsi finissent les choses humaines. Quelle triste masca-rade que l’existence !
Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte. Le silence est donc plus éloquent que toutes les paroles. Lorsque vous n’aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup et si la portraiture fait son chemin.
Mille tendresses de votre…
13 décembre, Croisset.
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