Imago
Chapitre XVII
Une conversation houleuse animait l’infirmerie. Plus exactement, au monologue furieux d’Ophidia répondait le tintement d’un pneu du Gérant butant à son arrivée sur l’opercule en métal. Un silence s’ensuivait tandis que la première lisait le billet, puis le soliloque plus furibond que jamais reprenait.
L’infirmière s’était longuement douchée et avait mis à tremper, pour la deuxième fois, son uniforme imbibé de sang. Rhabillée, elle tourna en rond dans sa chambre avant de la quitter au pas de charge pour dévaler l’escalier vers son bureau. Devant la vigne, elle avait apostrophé son supérieur invisible sans aucun respect pour la hiérarchie.
« Gérant, vous me devez des explications. Votre attitude est inqualifiable, je suis sûre à présent que vous en savez beaucoup plus et vos cachotteries ont provoqué des morts. »
Ophidia n’en était pas si convaincue qu’elle l’affirmait, mais ses réflexions avaient réduit ses doutes jusqu’à ce qu’ils deviennent négligeables.
Le Gérant avait prouvé maintes fois qu’il communiquait par magie avec les pensionnaires, leur donnait des ordres, et peut-être bien, les surveillait ou les espionnait. D’une autre manière qu’avec elle, cela aussi se vérifiait, aucune vigne ne poussait ailleurs que dans son appartement et dans son bureau. Pour une raison qu’elle ignorait, il était incapable de la contacter comme il le faisait avec les magiciens. Il possédait également un moyen pour converser avec l’extérieur, l’épisode ahurissant dans le vestibule l’attestait, et il exerçait une influence certaine au Ministère des Précautions. L’antagonisme de Müller et Liarsson impliquait même que son autorité provoquait des tensions.
« Et j’attends de vous des réponses claires », intima l’infirmière pour faire bonne mesure.
Je ne comprends pas du tout où vous voulez en venir, Gardienne. Vos accusations me chagrinent. Le Gérant
« Ne jouez pas l’innocent blessé, c’est indigne d’un Gérant, fût-il un monstre de duplicité. Vous m’avez bernée, manipulée, emprisonnée, et j’aurais pu vous le pardonner, mais trois hommes sont morts et un quatrième a disparu. D’ailleurs, vous devez savoir ce qu’il est advenu à Niklaus. Où est-il ?
Je vous jure sur ce que j’ai de plus sacré que j’ignore où se trouve l’Oracle !
— Dites-moi alors quoi ou qui est sacré pour vous ! »
Le Gérant ne répondit pas immédiatement. Il lui fallait démontrer sa bonne foi après ses nombreux mensonges et ses omissions, le calcul méritait réflexion. Ophidia exultait en attendant l’aveu ou le bobard qu’elle reconnaîtrait.
Le tube tomba enfin.
Imago.
De dépit, Ophidia tapa du pied.
« Imago ? Quelle est encore cette invention ! Qu’est-ce que c’est, Imago ?
Ce que je considère comme le plus sacré. Je donnerais mon existence pour Imago. Vous n’en saurez pas plus, c’est à prendre ou à laisser… enfin, puisque l’honnêteté semble indispensable, vous prendrez. Le Gérant
— Admettons, finit par dire Ophidia. Et comme nous empruntons la voie de la sincérité : Endrike est-il responsable des meurtres ?
Il n’est pas responsable
— Alors qui est-ce, bon sang ! Son frère a égorgé Bill, c’est lui qui a tué Ivan et Arthurius, et peut-être d’autres victimes dont je n’ai pas connaissance ? »
Non.
L’infirmière renâcla plus qu’elle ne soupira d’exaspération, son ressentiment devant les faux-fuyants du Gérant atteignait son comble. Le claquement d’un message avorta l’explosion en cours.
Gardienne, vous avez été recrutée pour deux raisons, pour votre rare manque total d’imagination et pour une qualité précieuse, votre désir irrépressible de sauvegarder la vie. Quand j’ai accepté du ministère votre candidature, ni eux ni moi ne connaissions votre intelligence, elle s’est révélée un atout crucial depuis votre prise de fonction à l’Institut. Malgré vos échecs à sauver trois pensionnaires, personne à part vous ne peut mener la mission de Gardienne et rien n’est perdu. Pensez-y, d’autres vies sont en jeu. Je ne veux pas et je ne peux pas vous donner plus d’information, raison d’État. Le Gérant
L’explosion à retardement détonna.
« Gérant, vous récidivez ! Gardez vos discours pour les politiciens du ministère, j’exerce un métier respectable, moi. Je n’ai besoin ni de vos compliments à double sens ni de la culpabilité que vous voulez me faire endosser. Je n’ai pas échoué dans ma mission professionnelle : Arthurius, Ivan et Bill ont été assassinés par une personne, le meurtrier est responsable de leur mort ! Mais vous reconnaissez implicitement que le décès d’Ivan n’était pas un accident. J’en prends bonne note ! » Et sans attendre une nouvelle manifestation de la dialectique de son supérieur, Ophidia sortit de son bureau en claquant la porte.
Elle s’éloigna pour ne plus entendre le gargouillis de la vigne et, adossée à la porte du Placard de gauche, elle versa quelques larmes. Du dos de la main, elle les essuya avec colère, contre le Gérant, contre la mort, et contre elle-même qui cédait au découragement.
Soudain, elle courut vers son bureau, fit irruption dans la pièce, empocha sa lampe à manivelle et ressortit en claquant la porte plus fort encore. Un CLING ! signala la chute d’un tube qui s’ajouta à ceux déjà envoyés par le Gérant, en pure perte, après son premier départ. Ophidia au bout du couloir ne l’entendit pas tomber, elle filait vers l’office.
Sur le seuil du cagibi, elle remonta le mécanisme de sa torche puis éclaira le sombre réduit, s’apprêtant presque à buter contre le pauvre Bill et son entêtement à barrer le passage, son balai à la main. Son fantôme n’apparut pas ni même l’ombre d’une sourirare que l’infirmière redoutait beaucoup plus, la cicatrice de la morsure la démangeait encore. Elle n’atermoya pas plus longtemps et traversa la pièce. L’obstination du balayeur à défendre l’accès au sous-sol dissimulait forcément un secret d’importance qui valait le risque d’une meurtrissure. Avant d’expirer, il avait parlé d’une équipe dont Endrike se vengeait, et Ivan écrivait dans son journal qu’une expérience interdite avait eu lieu. La solution de ces énigmes se trouvait peut-être au-dessous de l’Institut.
La volée qui s’enfonçait dans les profondeurs de la cave était sinistre, les marches grossièrement taillées dans la pierre luisaient d’humidité, et comme sur le gong, des griffes les avaient marquées d’entailles nombreuses. Ophidia s’engagea avec précaution sur les dalles glissantes, elle posa sa main sur le mur pour assurer son équilibre puis la retira précipitamment, empoissée d’un liquide visqueux. Le rayon lumineux de sa lampe lui montra la source de cette bave collante, un rire bref secoua ses épaules quand il lui dévoila une colonie populeuse d’escargots. Se moquant de ses craintes excessives, elle descendit les dernières marches sans plus faire de bruit.
L’escalier s’achevait à gauche de l’entrée d’une réserve vide qu’aucune porte ne fermait, elle y jeta un coup d’œil puis s’aventura dans la deuxième, située à l’opposé ; celle-ci contenait des pots de confiture rangés sur une étagère. Un glouglou de fontaine murmurait à l’extrémité du couloir, en face des marches. Elle avança dans la direction du clapotis lorsqu’un grincement dans la réserve inutilisée l’alerta : un éraillement de gond mal huilé, anormal dans une pièce sans porte. Sa lampe éteinte en hâte, elle se plaqua contre le mur en retenant sa respiration.
Le frottement de griffes sur la pierre précéda l’apparition d’une forme trapue plus sombre que l’obscurité de la cave. Bien qu’elle ne la voie pas, la gardienne savait qu’il s’agissait d’une sourirare. La créature s’immobilisa et commença à renifler.
« Bill ami ? »
Ophidia se mordit les lèvres pour ne pas crier en entendant la voix aigrelette.
« Non, pas Bill ami. Qui ? »
La sourirare se déplaça en humant l’air, puis se figea de nouveau.« Gardienne ? Oui, odeur gardienne. Où Bill ami ? Moi gentille, toi où Bill ami… Prière. »
Le désarroi transparaissait dans la supplication. Le langage rudimentaire en exprimant l’essentiel émouvait Ophidia, il vainquit sa méfiance pour l’assaillante à la dent acérée, elle ralluma sa torche. La lumière aveugla la sourirare, ses yeux papillotèrent, elle les cacha d’une patte griffue, curieusement semblable, avec son pouce opposable, à une main ridée de vieillard. L’infirmière baissa le rayon à hauteur de la poitrine couverte de fourrure grise.
« Bill est parti, il ne reviendra plus. Je suis désolée pour toi et ton ami. »
Un sanglot secoua le corps replet, silencieux et sans larme. Si l’étrange animal maîtrisait partiellement la parole, il comprenait fort bien ce qu’elle signifiait.
« Je m’appelle Ophidia. Quel est ton nom ?
— Nom ? Pas nom, numéro deux, numéro un mort, raté.
— Mais Bill t’appelait comment, alors ?
— Deux… »
La sourirare pencha la tête de côté, pensive, sa chevelure d’un gris plus doux que son pelage accompagna le mouvement. Elle y passa les doigts écartés comme un peigne puis ajouta avec une intonation plaintive :
« … et Vieille Carne, moi colère. Pas vieille, pas carne, non. Bon corps, bonne tête, bons cheveux, réussie.
— Je suis persuadée de ta réussite, s’exclama avec chaleur Ophidia, tu es bonne, Deux.
— Oui, Bonne Deux, bon nom. »
Le rictus déplaisant fendit la figure moustachue, l’infirmière réprima sa peur à la vue des incisives tranchantes : Bonne Deux, puisqu’elle appréciait qu’on l’appelle ainsi, souriait de satisfaction.
D’après les informations fragmentaires que la sourirare venait de lui fournir, Ophidia déduisait qu’elle et ses congénères résultaient d’une expérimentation, scientifique ou magique, le détail avait peu d’importance. Elle écarta l’hypothèse que cette manipulation se réfère à l’expérience interdite mentionnée par Ivan dans son journal, le petit-personnel était connu de tous. Il lui semblait bien plus plausible que celui-ci ait servi d’assistants contrôlés par…
Par qui ? Bill n’était qu’un homme de main, c’était évident. Le Gérant ? Possible, après tout, il gouvernait l’Institut… Et si ce n’était pas lui, il devait être au courant, omniscient depuis sa position invisible. En pensant à leur dernière conversation, l’infirmière crispa la mâchoire de ressentiment.
La sourirare interrompit ses réflexions en nasillant une question qui raviva ses espoirs mal-en-point.
« Bonne Deux quoi Oracle ?
— Niklaus est en vie !
— Oui. Pas bon… sommeil.
— Conduis-moi, je le soignerai, je suis la Gardienne, Ophidia amie. Et je te promets, Bonne Deux, je prendrai soin de toi aussi.
— Ophidia amie, oui. Promesse. Ici. »
Désignant une aspérité pas plus large que le bout d’un index au bas du mur, la sourirare pressa d’un ongle griffu le bouton dissimulé en profondeur sous le repli. Une lourde porte, badigeonnée de chaux grossière en trompe-l’œil, s’enfonça de quelques centimètres puis coulissa dans le grincement de gond sous la poussée.
Des lampyrides éclairaient un vaste laboratoire, ses parois encombrées d’étagères, de bibliothèques et de meubles recouverts de paillasses. Un couloir circulaire dégageait largement au centre une longue table plaquée de verre épais, lequel était creusé sur tout son pourtour d’une rigole pourvue de trous d’évacuation. Dessous, un entonnoir s’amenuisait pour enfoncer l’orifice étroit dans le sol.
Ophidia frémit en reconnaissant un bloc qu’elle croyait relégué aux musées, mais la sourirare ne sourcilla pas en le dépassant, elle lui montra un paravent dans un coin de la pièce. Dans un lit de repos comme on en trouve dans tous les internats de médecine, Niklaus gisait une main ballante sur le carrelage poussiéreux. Les paupières closes, il respirait en haletant et n’eut aucune réaction quand l’infirmière écarta la cloison. Elle repéra sans difficulté l’énorme bosse sur l’arrière du crâne responsable de son inconscience.
En lui prodiguant les premiers soins, elle constata qu’il allait le mieux possible, l’hématome se réduisait déjà spontanément. Elle pensa que la perte de connaissance le mettrait à l’abri de l’intrusion du Gérant qui avait juré sur son Imago ne rien savoir du sort de l’Oracle. Sans accès télépathique à l’homme évanoui, il n’apprendrait pas non plus par son intermédiaire l’enquête qu’elle-même menait. En somme, Niklaus et elle se porteraient mieux de son ignorance. Après avoir installé de côté et bordé serré dans la couverture le corps inanimé, elle fureta dans le laboratoire sous le regard impassible de Bonne Deux.
La pièce regorgeait de tant de livres, de matériel chirurgical familier, d’instruments inconnus, de squelettes divers d’origine incertaine, de bocaux, d’éprouvettes et de cornues, qu’il était impossible de les examiner tous. Son attention fut attirée par une machine casée près du bureau principal, probablement celui de l’ancien occupant. L’engin ressemblait beaucoup aux juke-box installés par les animateurs dans les grands bals à Bonnefin, avec des haut-parleurs latéraux, mais celui-ci était surplombé d’un globe aussi gros qu’un ballon de cirque.
Ophidia pressa le bouton du milieu un peu au hasard.
Une silhouette granuleuse, assise derrière un bureau, apparut au centre de la sphère tandis qu’une voix sèche et précise s’élevait de l’intérieur de la machine.
« X. Mentor, Rapport 132… »
La sourirare émit un cri inarticulé et, tombant à quatre pattes, se mit à courir comme un cobaye affolé aux quatre coins du laboratoire. Enfin, elle s’enfuit par l’issue que la panique l’avait empêchée de retrouver immédiatement. Ophidia stupéfaite reprit son sang-froid après la sortie de la créature, bien plus curieuse qu’effrayée. Malgré le trouble de l’étrange écran, aucun doute n’était possible sur l’apparence de la personne qui dictait le rapport, c’était une femme en blouse de travail.
« … déplacé le tronçon de la queue du sphinx. Comme je l’avais subodoré, son essence chimérique est indispensable pour le succès de mes travaux. Les derniers sujets rasourires donnent satisfaction, mais ils ont atteint la limite de leurs aptitudes cognitives, leur comportement primitif influe sur leur développement et provoque des failles inacceptables. L’extrait de chimère naturelle dépassera en réussite toutes les tentatives du Gérant depuis plus d’un siècle. Depuis l’enfance, il essaie de me manipuler… et maintenant, persuadé d’avoir créé la perfection, il se moque de moi. Plus pour longtemps ! »
La magicienne tapa du poing sur son bureau en fixant l’écran d’un regard si féroce qu’Ophidia recula devant sa menace. Sa rage calmée, la femme reprit son rapport.
« Ivan m’aide grandement, il a compris qui dirigeait, et Bill me craint. Mais les manigances d’Ezekel pour jeter dans mes bras son jeune frère ne m’amusent plus. Bien sûr, le garçon est joli, et ses talents seront utiles à l’expérience, il a une perception de la création très pure, un naïf. Par contre, son épouse pèse comme un fardeau, elle était déjà pétrie de morale à l’époque de l’école. Je ne tolérerai pas plus longtemps les stratagèmes tortueux d’Ezekel pour qu’elle cède à son amour ridicule, Endrike enfin évincé grâce à mes bons soins. Cette fille est dangereuse et… Qui est là ! »
Le bruit caractéristique de la porte dérobée quand elle s’ouvrait résonna dans les haut-parleurs, une autre voix féminine retentit sourdement.
« Mentor, garce sans âme, tu es un monstre !
— Quand on parle de la louve ! Tu ne finiras donc jamais de te mettre en travers de mon chemin, Hayat. »
Une main en plan rapproché interrompit la transmission.
La respiration coupée par la violence qu’elle avait ressentie dans l’échange final, Ophidia attrapa le siège du bureau et s’y assit avec lenteur, les doigts crispés sur les accoudoirs. Il s’était passé une chose terrible à l’Institut.
L’événement avait bouleversé beaucoup plus que la vie des protagonistes. Comment ? Elle était incapable de l’imaginer ; Endrike, le Gérant, le Ministère des Précautions, tous avaient raison, elle manquait totalement d’imagination. Mais pas d’intelligence, il suffisait qu’elle se pose les bonnes questions pour que les réponses lui permettent de résoudre les énigmes. Comme le lui avait intimé le sphinx, comme le lui avait rappelé Kalèkagath.
Les yeux dans le vague, Ophidia récapitula les interrogations qui l’avaient effleurée sans qu’elle y donne suite. L’inscription « repentir » indiquait une vengeance passionnelle, et Bill avait dit avant sa mort qu’Endrike se vengeait, le naïf trompé. Malgré sa douleur de lui attribuer les crimes abominables, elle ne pouvait pas rejeter son éventuelle culpabilité, il souffrait plus que tous les autres pensionnaires et sa folie pouvait être meurtrière. Elle repensa au vestige du visage d’Ivan, sa bouche béante d’effroi, à son regard, pendant qu’il se ruait vers elle les bras tendus, fixé sur un point au-dessus de sa tête.
Au-dessus.
La fenêtre ! Il regardait la fenêtre toujours obscurcie par les rideaux. Celle devant laquelle veillait Arthurius jusqu’à ce qu’il décide de partir droit devant lui, dans le Jardin des espèces pénibles. Et le dernier conseil de l’Oracle, « La pénombre vous aveugle, vous devriez ouvrir la fenêtre. »
Ophidia sortit en trombe du laboratoire et remonta vers l’office avec le diable à ses trousses. Sans même penser à la galaxie des lampyrides, elle grimpa l’escalier monumental quatre à quatre.
Près de la balustrade, Pedro chargé d’une pile de livres la regarda passer l’œil rond. Elle l’ignora et s’engouffra dans la jungle des chats pour courir jusqu’à la fenêtre, tellement pressée de mettre son plan à exécution qu’elle escalada la table pour atteindre plus vite les rideaux.
Enfin, la fenêtre allait dévoiler le secret que le Gérant s’évertuer à protéger des yeux de tous. Un cri d’avertissement s’éleva derrière elle.
« Non ! Le Gérant vous interdit d’ouvrir ! », hurla le bibliothécaire.
Ophidia empoigna les pans de velours et les écarta, la lumière blonde du soleil d’été jaillit pour éclabousser le grand salon. Éblouie, les larmes lui brouillèrent un instant les yeux puis elles séchèrent.
Au-dessus des arbres, de l’autre côté du Jardin des espèces pénibles, elle voyait le mirage qui s’était reflété dans le verre, elle voyait une villa resplendir au soleil, érigée au-delà des frondaisons.
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