L'ultime choix

Gérard Vigneron · Chapitre 29 sur 44

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L'ultime choix

Est-ce que la conscience existe au-delà du cerveau ?

Tous ces « faits » ont été validés par des études scientifiques répétées de nombreuses fois depuis plus de trente ans et les résultats ont été publiés dans des revues à comité de lecture. Je pense que la première réaction du plus grand nombre d’entre vous serait l’incrédulité. Vous vous demanderiez peut-être aussi ce qui peut bien relier ces faits si disparates et si invraisemblables. En réalité, il existe bien un point commun à toutes ces expériences que je vais maintenant évoquer. Elles laissent à penser que le rapport entre le cerveau et la conscience n’est pas aussi univoque que le voudrait l’hypothèse soutenue par les neurosciences. Ces faits nous amènent à formuler des questionnements qui, en réalité, nous ouvrent à une autre compréhension de la relation entre le cerveau et l’expérience de la conscience. Ils ont pour objectif d’explorer si, par exemple, le cerveau est nécessaire pour faire l’expérience de la conscience, ou s’il est un filtre de conscience, ou mieux encore une antenne qui capte, transmet, traite et filtre les signaux provenant d’une conscience « non locale » ; ce qui laisse à penser que la conscience existe au-delà du cerveau…

Toutes ces hypothèses d’une ampleur quelque peu vertigineuse nous permettent d’entrevoir l’étendue des capacités étonnantes de l’être humain.

 

Est-ce que la conscience existe au-delà du cerveau ?

« Je n’ai aucun doute que la plupart des gens vivent, physiquement, intellectuellement ou moralement, dans un cercle très restreint de leur être potentiel. Ils utilisent une très petite partie de leur conscience possible… comme un homme qui, de tout son corps, devrait prendre l’habitude de n’utiliser et de ne déplacer que son petit doigt… Nous avons tous des réservoirs de vie dont nous ne pouvons pas rêver. »

– William James, The Letters, volume 2.

 

Si les matérialistes ont échoué à rendre compte de la richesse et de la complexité de la réalité, il est d’autres scientifiques, les post-matérialistes, dont les études rendent compte d’expériences qui restaient jusque-là inexpliquées. En reconnaissant la conscience comme étant ontologiquement première, ils nous permettent de répondre à cette question quelque peu provocante : « La conscience existe-t-elle au-delà du cerveau ? » En y répondant positivement, ils sont conduits à élargir le champ d’investigation de la science sur des phénomènes aussi déconcertants pour un esprit rationnel que celui de l’étude de l’impact de la conscience d’un être vivant sur le monde matériel. En effet, de nombreuses recherches tentent d’apporter des explications à ce phénomène. Beaucoup d’entre elles ont été menées dans le cadre du Programme de recherche des anomalies, de l’Université de Princeton (PEAR). Parmi les expériences menées figure celle de la mécanique dite « à cascade aléatoire ». Elle a pour but de déterminer si l’intention humaine peut affecter le mouvement d’objets. Le dispositif expérimental permet à 9 000 billes de polystyrène de tomber dans une matrice pour rebondir sur des chevilles en nylon disposées en ligne, les répartissant dans 19 boîtes. Au fur et à mesure que les billes entrent dans les boîtes, les comptes exacts sont accumulés grâce à un procédé photoélectrique, affichés en retour à l’opérateur et enregistrés par un ordinateur. On demande au sujet de se concentrer pour déplacer la moyenne de la distribution des billes vers la droite ou la gauche. Les résultats obtenus s’avèrent différents de ce qui était prévisible en considérant uniquement l’effet aléatoire. Ils montrent que la répartition des billes dévie de la courbe attendue et qu’il existe bien une interaction entre la conscience de l’expérimentateur et la matière.