Une mère en cavale - Un protecteur si séduisant
Chapitre 10
10
Alors qu’elle sortait de la salle de concerts J.D. la rattrapa et la prit dans ses bras. Il l’embrassa passionnément, comme il en avait envie depuis qu’il l’avait revue. C’était plus fort que lui. Il l’étreignit, émerveillé de la sentir enfin si proche. Mais rien ne l’avait préparé à la délicieuse saveur de sa bouche ni au désir fou qui l’embrasa aussitôt. Il eut l’impression d’un tremblement de terre. Il n’avait jamais rien éprouvé d’aussi fort avec une femme.
Denver le dévisagea, manifestement aussi sonnée que lui.
— Et que signifie ce baiser ? dit-elle enfin, tremblant de tous ses membres.
— J’en avais juste très envie, Denny.
Elle hocha la tête comme si elle s’attendait à une autre réponse et changea brutalement de sujet.
— Où as-tu trouvé l’argent pour te lancer dans la chanson, il y a neuf ans ?
J.D. savait d’où venait cette attaque. Seul Pete était au courant de cela.
— Max t’a-t-il donné de l’argent ? insista-t-elle, le suppliant des yeux de lui affirmer le contraire.
— Oui.
— Et tu as passé un marché avec lui ? Tu t’es engagé, en échange de cet argent, à ne jamais revenir dans ma vie ?
— Denny, comprends-moi. Quand je suis parti, tu n’étais qu’une gamine.
— Je vois, dit-elle en se détournant de lui.
Mais il lui attrapa le bras pour l’attirer de nouveau à lui.
— Non, tu ne vois rien du tout. Mais je vais t’expliquer. Viens avec moi, ajouta-t-il en l’entraînant vers son pick-up. Et ne discute pas.
D’un air superbe, elle grimpa dans la cabine et en claqua la portière. Il s’installa au volant, osant à peine la regarder. Les néons du Stage Coach clignotaient. Il sentait la colère de Denver et son cœur s’accéléra sous l’effet de la peur. Il avait retrouvé sa Denny et redoutait plus que tout de la perdre de nouveau.
— J’ai pris l’argent que Max me proposait, dit-il. Il me l’avait donné pour me permettre de me lancer. Par la suite, je l’ai remboursé avec des intérêts. Il n’y a pas eu de marché.
Il posa la main sur son épaule, et sentit aussitôt son propre corps s’enflammer.
— Manifestement, Max désirait autant que toi que tu t’en ailles, soupira-t-elle.
— Denny, je n’ai promis à Max qu’une chose : ne pas te faire de mal. Ton oncle voulait que tu sois heureuse, dit-il en lui caressant les épaules. Et tu ne l’aurais pas été si tu avais lâché tes études pour me suivre. Je n’avais rien à t’offrir. Ni toit, ni argent… Et puis, surtout, j’ignorais si j’avais du talent, si je réussirais à percer. Je ne t’aurais jamais demandé de me suivre, même si tu avais été plus âgée, même si…
Elle planta ses yeux dans les siens.
— Même si tu avais été amoureux de moi ?
Il sourit piteusement.
— A l’époque, j’étais trop imbu de moi-même pour avoir des sentiments pour quelqu’un d’autre.
Le regard que lui décocha Denver fut d’une tristesse infinie.
— Ce jour-là, à la tour de guet, reprit-il, je n’étais pas conscient de ce que tu m’offrais. Maintenant, je le suis.
Ils restèrent silencieux un long moment.
— Il se fait tard, finit-elle par dire. Je ferais mieux d’aller chez Maggie.
— Je t’y conduis.
— Non.
Elle voulut ouvrir la portière mais il la retint.
— Bon sang, Denny, on peut arrêter de se disputer ?
— J’ai besoin d’être seule pour réfléchir, répondit-elle, soudain adoucie.
Il avait envie de la prendre de nouveau dans ses bras. Ses yeux brillants et ses lèvres pleines l’attiraient comme un aimant.
— Tu ferais mieux de partir avant que je ne t’embrasse de nouveau.
Elle avait ouvert la portière et se penchait vers lui. Incapable de résister plus longtemps, il l’enlaça. Leur premier baiser avait été surprenant. Celui-là lui fut encore plus intense. Il l’étreignit avec force contre lui.
Mais elle s’écarta.
— Je dois réfléchir, balbutia-t-elle en sautant sur le sol.
Il la regarda s’éloigner, surpris par l’étrange espoir qui venait de naître en lui.
* * *
Denver huma l’air de la nuit. Elle espérait recouvrer ses esprits. Mais les larmes lui brûlaient les yeux. Des images de J.D., de Pete et de Max remontaient à sa mémoire. Ils avaient toujours été liés et, avec eux trois, elle avait vécu la période la plus heureuse de sa vie. Son enfance et son adolescence sur les rives du lac avaient été un enchantement. Elle devait bien se l’avouer : elle aimait J.D. depuis toujours.
Elle se revit avec lui, l’été de ses seize ans. A l’époque, elle s’imaginait qu’il l’épouserait, qu’ils étaient destinés l’un à l’autre, qu’ils seraient heureux. Mais tout cela était bien loin maintenant et elle refusait de retomber dans la même illusion. Elle se força à se remémorer le départ de J.D. neuf ans plus tôt. Quand elle avait compris qu’il partait, sans elle, elle en avait eu le cœur brisé. Il lui avait fallu des mois pour cicatriser. Avec le temps, la douleur qui l’avait ravagée s’était peu à peu estompée. Mais les questions étaient toujours là.
Max avait-il vraiment essayé d’acheter J.D. pour qu’il s’en aille ? Ou avait-il simplement voulu l’aider à concrétiser son rêve ? Max avait toujours été fier de lui. Et il avait toujours su ce qu’elle éprouvait pour J.D. Qui fallait-il croire ?
Elle s’arrêta en bas de chez Maggie, se rappelant les baisers qu’elle avait échangés avec J.D. après le concert, la façon dont son cœur s’était emballé quand il l’avait prise dans ses bras. Le simple fait de le toucher l’avait bouleversée.
Les étoiles brillaient dans le ciel comme dans les yeux de J.D. lorsqu’il la regardait. Elle inspira profondément, voulant savourer la nuit comme elle avait savouré les baisers de J.D.
Comme autrefois, elle était amoureuse de J.D. Pourtant, il lui avait conseillé de ne pas se fier à lui sur le plan sentimental. Pourquoi ? Se remémorer le passé ne l’apaisait pas, imaginer l’avenir non plus. Et tant que le meurtrier de Max ne serait pas arrêté, elle ne trouverait pas le repos. La seule chose qu’elle savait à présent, c’est que son cœur était à J.D. pour toujours. Pour toujours.
Elle s’approcha de la maison de Maggie. Quand elle ouvrit la porte, elle la trouva au milieu du salon, affolée. La pièce était sens dessus dessous.
— Regarde ce qu’ils ont fait ! cria Maggie. Mon Dieu, à quoi donc Max était-il mêlé ?
* * *
J.D. resta dans son pick-up pour attendre Pete. Il avait du mal à maîtriser sa colère contre son ancien ami. Pourquoi avait-il menti sur les raisons pour lesquelles Max lui avait prêté de l’argent ? Etait-il donc prêt aux pires bassesses pour garder Denny ? Agissait-il par amour ? Ou tentait-il de dissimuler le rôle qu’il avait joué dans la mort de Max ? Même si au départ, l’idée lui avait paru absurde, Pete lui semblait à présent le suspect numéro un.
L’entrée des artistes s’ouvrit et Pete apparut. Il grimpa dans son pick-up, garé près de l’ancien bus scolaire, repeint en noir sur lequel était écrit le nom du groupe. J.D. se souvint avoir conduit ce véhicule lors de leurs tournées autrefois. Il se sentit brusquement coupable de son succès.
J.D. suivit Pete à distance. Il ne fut pas surpris de le voir se diriger vers le nord de la ville, vers Rainbow Point Road, vers le chalet de Denver. Pour ne pas être repéré, J.D. éteignit ses phares, comme sans doute Pete l’avait fait la nuit où il avait débouché à Horse Butte.
Il se gara non loin de l’endroit où Pete laissa son pick-up et le suivit, une lampe de poche à la main. Il lui fallut un moment pour comprendre que Pete se rendait à la cabane que tous trois avaient bâtie autrefois dans les arbres.
Pete grimpa l’échelle puis disparut dans la petite hutte. Aux bruits qu’il perçut, J.D. devina que Pete y cherchait quelque chose.
Aussi silencieusement qu’il le put, il gravit à son tour les échelons de corde. Il regretta de ne pas être armé, il se serait senti plus en sécurité.
* * *
Denver aida Maggie à ranger la maison. Elle n’était pas dans le même état que le bureau de Max mais Maggie se sentait comme violée.
— Es-tu sûre que ça va ? s’enquit Denver quand elles eurent terminé.
Maggie avait allumé un feu, avant de s’effondrer devant.
— Je suis juste en colère. J’aimerais que ces bandits soient arrêtés.
— Je te comprends parfaitement, Maggie. A ce sujet, il y a quelqu’un dont j’aimerais te parler. Lila Wade. La femme qui avait embauché Max avant sa mort.
— Oui, je me souviens. Elle craignait que son mari n’entretienne une liaison.
Denver lui expliqua ce qu’elle et J.D. avaient découvert dans le dossier, ainsi que le code gribouillé en bas de page.
— J’espère que Lila pourra nous éclairer à ce sujet, conclut-elle. Cela t’ennuie si je t’emprunte ta voiture ? J’ai laissé la Jeep au chalet.
— Bien sûr que non, répondit Maggie en lui tendant ses clés. Mais tu ne veux pas que je t’accompagne ?
Denver secoua la tête.
— Non, je ne voudrais pas lui donner l’impression que je la mets sous pression.
* * *
J.D. arriva à l’entrée de la cabane. Pete était à quelques mètres de lui, assis sur un coffre qui leur servait autrefois de banc. A l’aide de sa lampe de poche, il inspectait le contenu d’une enveloppe en papier kraft. L’odeur de bois chatouilla les narines de J.D., ravivant une myriade de souvenirs. Enfants, ils passaient leurs journées dans ce repaire.
— Intéressante lecture ? lança J.D.
Pete sursauta.
— Que fais-tu ici ? Je te croyais avec Denver.
— Vraiment ? Eh bien, non, je suis là. Pourquoi lui as-tu parlé de l’argent que Max m’avait donné ?
Les yeux de Pete se remplirent de colère.
— Tu m’y as forcé en persistant à te mêler d’une affaire qui ne te concerne en rien. Tu compliques tout.
J.D. soupira, agacé.
— Que se passe-t-il, Pete ? Je suppose que tu viens de trouver le dossier que tout le monde cherche. Que contient-il de si important ?
— Tu n’imagines pas à quel point j’avais besoin de mettre la main dessus. Quand j’ai parlé avec Denver tout à l’heure, elle m’a rappelé cette cabane.
Max l’y avait caché en pensant que Denver le découvrirait, songea J.D. Avait-il oublié Pete ? Ou lui avait-il fait confiance et en était-il mort ?
— A une époque, nous étions amis, reprit J.D.
— C’était avant que Denver ne tombe amoureuse de toi.
— Cette histoire n’a rien à voir avec ce qu’il y a entre elle et moi, assura J.D. se rendant compte qu’il avait sans doute tort de le penser. Montre-moi ce dossier.
— Je ne peux pas faire ça, tonna Pete.
Brusquement, il sortit une arme, mais J.D. demeura imperturbable, le regardant en face.
— Dis-moi que tu n’as pas tué Max.
— A quoi cela servirait-il ? répondit Pete, en haussant les épaules.
— Je ne crois pas que tu sois un meurtrier.
— Ah non ? Pourtant, tu me prends déjà pour un menteur.
— Mais pas pour un tueur, prétendit J.D. qui n’en était pas certain.
— A ta place, je n’en mettrais pas ma tête à couper, répliqua Pete en s’éloignant vers la porte, l’arme toujours pointée sur son ancien ami.
— Le nom de l’assassin de Max est dans ce dossier, non ? Qui protèges-tu, Pete ?
— Moi, peut-être.
Ils n’étaient qu’à quelques pas l’un de l’autre. J.D. sentait croître la tension entre eux. Il se demanda s’il pourrait sauter sur Pete et lui arracher son arme sans se faire tuer, ni le tuer.
Comme s’il devinait ses pensées, Pete lança :
— Ne fais pas ça, J.D. Il y a eu assez de sang répandu.
— Si tu tiens vraiment à Denver, dis-moi ce que contient ce dossier. Elle ne renoncera pas à chercher l’assassin de Max et tu le sais très bien.
— Tu ne vois pas à quel point c’est dangereux pour elle ?
— Dis-moi à quel point, Pete.
— Elle risque de se faire tuer.
J.D. secoua la tête.
— Alors remets ce dossier à Cline.
Cette éventualité parut amuser Pete.
— Cline ? Quelle idée ! Il y a bien davantage dans cette enveloppe que le nom du tueur de Max ! Reste en dehors de tout ça, vieux. Et tiens Denver à l’écart de cette histoire.
Les deux hommes se défiaient du regard, mesurant le gouffre que les années et leurs choix de vie avaient creusé entre eux.
— Ce dossier vaut-il la peine de mourir pour lui ?, lança J.D.
Pete lui sourit d’un air mauvais.
— Ou de tuer ? Oui. S’il tombait entre de mauvaises mains…
Il secoua la tête tout en se dirigeant vers la porte.
— Prends soin de Denver. Je ne peux plus la protéger. Mais ne lui brise pas le cœur une nouvelle fois, J.D.
Comme il s’apprêtait à descendre l’échelle, J.D. lui attrapa le bras.
— Je ne peux pas te laisser partir avec ce dossier, Pete.
Pete se libéra d’un mouvement sec.
— La seule façon de m’en empêcher serait de me désarmer et je ne te laisserais pas faire.
J.D. le dévisagea. Pete était-il vraiment prêt à tirer sur lui ?
— Dis-moi que je ne suis pas stupide de te faire confiance, s’emporta J.D.
Pete sourit, les yeux aussi bleus que dans sa jeunesse et aussi impénétrables qu’alors.
— Tu es stupide, J.D.
Et il acheva sa descente.
J.D. le regarda s’éloigner, priant de ne pas avoir commis une grave erreur.
* * *
Lila Wade ouvrit la porte de sa caravane, vêtue d’une robe de chambre rose et de pantoufles à pompons. Elle portait des bigoudis. Elle dévisagea Denver d’un air méfiant.
— Oui ?
Denver se présenta.
— Je sais qui vous êtes, bredouilla Lila qui venait manifestement de boire plusieurs bières. Que voulez-vous ?
— J’aimerais vous parler de mon oncle. Puis-je entrer un moment ?
A contrecœur, Lila s’effaça pour la laisser passer.
— Lester va bientôt arriver, vous savez.
Elle se laissa tomber sur le canapé et Denver s’installa sur une chaise.
— Je suis en train de répertorier les dossiers sur lesquels travaillait Max. Je crois que vous lui aviez demandé de suivre votre mari…
Lila sortit un flacon de vernis et se mit à l’appliquer sur ses ongles.
— Ne me demandez pas pourquoi j’ai fait ça. C’était idiot de ma part. Mais Clara — Clara Dinsley —, vous la connaissez…
— L’esthéticienne ?
— Voilà. Bref, j’avais l’impression que Lester cherchait l’aventure. Et Clara m’a suggéré de demander à Max de le filer. Elle-même l’avait embauché un jour pour une raison similaire. J’ai été stupide. Lester avec une autre femme ! Il n’arrive déjà pas à s’occuper de celle qu’il a.
— Mais alors où était Lester les soirs où vous pensiez qu’il était avec une autre ?
Lila se raidit.
— Il traînait avec ses copains dans la ville, à boire, à taper le carton, que sais-je ? Bon, il ne va plus tarder et je préfère qu’il ne vous trouve pas ici.
Denver hocha la tête et se leva.
— D’accord. Merci de m’avoir reçue.
— De rien, j’espère vous avoir été utile.
Tout en regagnant la voiture, Denver vit Lila l’observer à travers les rideaux. Elle se demanda à quoi Lester pouvait bien passer ses soirées. Et pourquoi Lila avait menti pour lui, car elle était certaine que Lila ne lui avait pas dit la vérité.
* * *
Désireux de joindre J.D. par tous les moyens, un membre de son groupe de musiciens de Californie avait appelé chez Maggie, espérant l’y trouver. Denver avait pris le message et le tendit à J.D. quand il arriva.
« J’espère que les choses s’arrangent, que tu composes de nouvelles chansons et que tu as changé d’avis. Reviens vite. »
J.D. lut le message, puis le jeta au feu. Denver devina sa frustration et comprit qu’il ne travaillait plus, trop occupé qu’il était à l’aider. Mais que signifiait le : « J’espère que tu as changé d’avis » ?
— Je comprendrais que tu doives repartir, soupira-t-elle.
— Tu ferais mieux de dormir, rétorqua-t-il. Nous devons être à Grayling Pass avant l’aube. Je vais passer la nuit ici, juste au cas où…
Elle hocha la tête et lui tendit des couvertures. Il était manifestement contrarié.
— Peux-tu me dire ce qui ne va pas ? s’enquit-elle.
— Tout va bien, assura-t-il en se mettant à faire le lit.
— Si tu le dis…
Elle s’en alla, renonçant à en savoir plus.
— Denny ?
Elle se retourna.
— Tu ne comprends pas, dit-il d’une voix douce.
— Non, reconnut-elle en se rapprochant de lui. Pourquoi ne me dis-tu rien ? C’est d’être ici avec moi, non ? Ta carrière est en danger ?
Il la prit par les épaules.
— Cela n’a rien à voir avec toi. J’ai perdu l’inspiration.
— Que veux-tu dire ?
— Durant des années, la musique était dans ma tête, des airs nouveaux me trottaient en permanence entre les oreilles. Mais, un jour, je me suis réveillé et la source s’était tarie. Et je m’en moquais. Jusqu’au moment où je t’ai revue.
Elle se blottit contre lui et il l’enlaça. Le feu craquait dans la cheminée.
— Va te coucher, dit-il en l’embrassant. Nous avons besoin de nous reposer.
Elle hocha la tête et s’écarta, sachant que rien de ce qu’elle pourrait dire n’atténuerait la douleur dans ses yeux.
Elle s’arrêta devant la chambre de Maggie pour lui souhaiter une bonne nuit puis monta dans la chambre d’amis. Pendant des années, le cœur brisé, elle avait ressassé sa rupture avec J.D. Maintenant, elle sentait son chagrin, sa douleur à lui. Si elle écoutait son cœur, elle savait très bien où il la mènerait. Vers un homme étendu sur le canapé, un étage plus bas. Il avait besoin d’elle. Même si elle n’était pas sûre de la manière dont elle pourrait l’aider, elle se promit que, le moment venu, elle serait là pour lui.
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