Histoire ancienne de l'Orient jusqu'aux guerres médiques (1/6) I. Les origines, les races et les langues

Chapitre 296

Les trois fils aînés de Yapheth forment une première série, énumérée d’ouest en est et reculée à l’extrême plan septentrional.

Les quatre autres en composent une seconde, plus au sud, énumérée dans le même ordre géographique régulier; il est important de tenir grand compte de cette circonstance dans la recherche de leurs assimilations.

 

Yavan est le nom des Grecs[145] dans toutes les langues de l’Orient; il correspond à Iones, dont la forme primitive était Iavones. Dans le tableau ethnographique de la Genèse, ce nom constitue la désignation générique la plus étendue de l’ensemble des peuples helléno-pélasgiques avec leurs deux divisions primitives, européenne et asiatique, si bien définies par M. Ernest Curtius. «La migration aryenne qui s’était déversée dans l’Asie-Mineure, dit le savant berlinois, peupla le plateau de cette presqu’île de tribus de race phrygienne. Le peuple grec, en s’en séparant, constitua, par le développement de ses institutions et de sa langue, un rameau distinct, qui se subdivisa à son tour en deux branches. L’une traversa l’Hellespont et la Propontide,… l’autre demeura en Asie et s’avança graduellement du plateau de l’intérieur, en suivant les vallées fertiles que forment les rivières, jusque sur la côte, où elle s’établit à leur embouchure, rayonnant de là au nord et au sud. On n’observe nulle part plus qu’en Asie-Mineure le contraste de la région de l’intérieur et de celle du littoral. Sur la côte, c’est comme une terre d’une autre constitution et soumise à un autre régime. La côte de l’Asie-Mineure avait donc sa nature propre; elle eut aussi sa population et son histoire particulière. C’est sur le littoral que s’établit l’une des deux branches de la nation grecque, tandis que l’autre, s’avançant plus à l’ouest, traversait l’Hellespont et mettait définitivement le pied dans les vallées fermées et les plaines de l’intérieur de la Thrace et de la Macédoine, défendues par des montagnes. Ainsi déjà, sur la terre d’Asie, s’étaient séparées les deux races grecques, les Grecs orientaux et les Grecs occidentaux, autrement dit les Ioniens et les Hellènes, dans le sens strict du mot. Dès une époque fort reculée, ce peuple occupa la région environnant la mer Égée, qui devait devenir le théâtre de son histoire. Les Ioniens s’avancèrent dès le principe jusqu’au bord le plus extrême du continent asiatique, d’où ils se répandirent dans les îles; les Hellènes, au contraire, se cantonnèrent dans la vaste contrée montagneuse située plus avant en 297 Europe, et dans les vallées fermées où ils se fixèrent; ils adoptèrent, par suite du développement de leurs moeurs, un système de constitution cantonale. Plus tard, inquiétés dans leurs défilés par de nouvelles migrations, repoussés au sud, ils vinrent s’abattre par masses successives dans la presqu’île européenne, sous les noms d’Éoliens, d’Achéens et de Doriens.»

 

[Note 145: Voy. plus haut, à la page 225, le type idéal de la race grecque.]

 

Yavan, dans le chapitre X de la Genèse, a quatre fils, Elischah, Tharschisch, Kittim et Dodanim ou Rodanim. Ici encore nous avons un ordre géographique d’ouest en est.

 

Etischah, d’après l’emploi de ce nom dans d’autres passages bibliques, est sûrement la Grèce européenne. Quelques commentateurs ont cherché à rapprocher cette appellation de celle des Hellènes

ou de l’Elis; mais la philologie repousse l’un et l’autre rapprochement, car la forme la plus antique d’Hellènes est Selloi et celle d’Éleioi est Valeivoi. Le nom grec qui a été ainsi transcrit dans le document sacré est celui des Éoliens, qui constituèrent, en effet, la plus ancienne couche des Grecs européens ou Hellènes, et à qui se rattachaient les Achéens, entre les mains desquels fut l’hégémonie des populations helléniques du Péloponnèse jusqu’à l’invasion dorienne. On doit noter que la transcription de Aiolievs en Elischah est tout à fait parallèle à celle du nom des Achéens dans les documents égyptiens de la XVIIIe dynastie, Akaiouscha, de Achaivos, forme primitive de ce nom grec.

 

Tharschisch est à partir d’une certaine époque le nom de l’Espagne, où les Tyriens allaient commercer à Tartesse, dans le pays des Tardétans. Mais il est impossible que ce nom ait un tel sens dans le tableau ethnographique de la Genèse. En effet, Tharschisch y est un fils de Yavan, c’est-à-dire un pays colonisé par la race helléno-pélasgique, et de plus, sa position est entre Elischah et les Kittim, entre la Grèce et Cypre, ce qui nous reporte vers l’Archipel. C’est là, d’ailleurs, un de ces noms de pays lointains qui ont successivement reculé à mesure que les connaissances géographiques s’étendaient. Tharschisch est l’extrême ouest des navigations phéniciennes, comme Ophir est leur extrême est. D’abord beaucoup plus voisin de la côte de Kena’an, il a été reporté toujours davantage dans l’occident, jusqu’en Espagne, en se localisant là où des assonances de noms le permettaient. Dans l’ethnographie de la Genèse, il n’y a pas moyen de ne pas assimiler Tharschisch aux Touirscha des inscriptions hiéroglyphiques, d’hésiter à y voir, avec Knobel, les Tursanes ou Pélasges Tyrrhéniens. Et d’après la place que le document biblique 298 leur assigne, ils y occupent encore leurs premières demeures sur les côtes occidentales de l’Asie-Mineure et dans les îles de la mer Égée, où quelques-unes de leurs tribus, restées en arrière dans la migration générale du peuple vers l’Italie, subsistaient encore isolément à l’aurore des temps classiques. Ici donc les documents mis en oeuvre par le rédacteur de la Genèse remontaient certainement à une époque antérieure à la migration des Tyrrhéniens dans l’Occident, dont les monuments égyptiens nous permettront de déterminer la date.

 

[Illustration 322: Guerriers des nations pélasgiques au temps de la XXe dynastie égyptienne[1].]

 

[Note 1: Figures empruntées aux sculptures historiques de Médinet-Abou, à Thèbes, datant du règne de Ramessou III (XXe dynastie). Les premiers guerriers sur la droite, appartiennent à la nation des T’akkaro ou Teucriens; ceux qui viennent ensuite, à la nation des Touirscha ou Tyrrhéniens.]

 

L’assimilation des Kittim est tellement certaine qu’elle ne demande pas de commentaire. Ce sont les habitants de l’île de Cypre, désignés d’après la grande ville de Kit ou Cition, qui était le principal port de communication des Phéniciens avec cette île. Les découvertes récentes de la science ont établi que la population de Cypre, où l’on a fait dans les quinze dernières années des fouilles si fructueuses pour l’histoire et l’archéologie, était dès la plus haute antiquité de la souche helléno-pélasgique, parlant un dialecte grec, qu’elle écrivait avec un système graphique particulier.

 

Pour le quatrième fils de Yavan, au contraire, la question qu’il soulève reste fort douteuse, d’autant plus que l’on n’est même pas sûr de la forme exacte de son nom. Notre texte hébreu de la Genèse porte Dodanim; mais dans celui que les Septante et les auteurs de 299 la version samaritaine avaient sous les yeux, on trouvait Rodanim, et c’est la leçon que fournit le texte hébreu du livre des Chroniques (ou Paralipomènes, dans la Vulgate latine), à l’endroit où le tableau ethnographique de la Genèse y est reproduit. C’est donc Rodanim qui a pour soi le plus d’autorités, et en même temps il se prête à une assimilation beaucoup plus vraisemblable que Dodanim. Les commentateurs qui ont adopté cette dernière leçon y ont vu Dodone d’Épire, ce qui est impossible historiquement et géographiquement reporte beaucoup trop loin dans le nord-ouest, ou bien les Dardaniens de la Troade, qui sont aussi trop au nord, d’autant plus que pour les retrouver ici il faudrait corriger arbitrairement Dodanim en Dardanim. Rodanim, au contraire, nous fournit le nom de l’île de Rhodes, dont l’importance historique est si ancienne et dont la mention à côté de Cypre est toute naturelle. Il est probable, du reste, que sous ce nom sont aussi englobés les Cariens, au territoire desquels touchait Rhodes; car la population de l’île et celle du district continental voisin paraissent avoir été identiques.

 

Les deux fils de Yapheth qui succèdent à Yavan, sont accouplés étroitement dans le tableau ethnographique, Thoubal et Meschech, comme aussi dans presque tous les autres passages bibliques, assez nombreux, où ils sont nommés et où ils se présentent habituellement comme inséparables. Ce sont deux peuples de l’Asie-Mineure, guerriers et célèbres par leur métallurgie, qui habitaient côte à côte, vivant dans une intime alliance. Pas de doute qu’il ne faille, comme l’ont fait tous les commentateurs depuis Josèphe, reconnaître en eux les Tibaréniens et les Moschiens de la géographie classique. Seulement, au temps où les Grecs et les Romains nous en parlent, ces peuples avaient été refoulés dans d’étroits cantons des montagnes qui bordent le Pont-Euxin, tandis qu’il est évident que dans la Genèse leur territoire a une extension bien plus grande et surtout est placé bien plus au sud.

Ici encore, les documents cunéiformes assyriens sont venus apporter les plus heureux éclaircissements à l’ethnographie biblique. Ils nous montrent, en effet, dans les peuples de Tabal et de Mouschki deux nations puissantes, presque toujours associées, qui du XIIe au VIIe siècle avant notre ère habitaient la Cappadoce, venant toucher au pays de Khilakki, c’est-à-dire à la Cilicie, et au Koummoukh ou Commagène, presque jusqu’au haut Euphrate. Au reste, l’ancienne extension des Moschiens dans la Cappadoce a été connue de Josèphe, qui affirme que la ville de Mazaca leur devait 300 son nom, et du temps de Cicéron il y avait encore des clans de Tibaréniens dans le voisinage de la Cilicie, de même que bien plus au nord, dans les pays Pontiques.

 

Enfin, pour ce qui est du dernier des peuples de Yapheth, Thiras, la presque unanimité des commentateurs, à commencer par Josèphe, y a vu les Thraces. La chose est pourtant philologiquement impossible; les deux noms ne se correspondent aucunement. Thiras, avec un i long entre le th et le r et une sifflante à la fin, au lieu d’une gutturale, ne saurait être la transcription hébraïque d’un nom dont le radical était thrak. En outre, la race thraco-phrygienne est déjà représentée dans la famille japhétique par Gomer. Enfin Thiras, géographiquement, n’est pas reculé dans le nord-ouest comme les Thraces; c’est un voisin de Thoubal

et de Meschech, qui doit être plus oriental qu’eux ou un peu plus méridional. Ceci donné, c’est au nom de la grande chaîne du Taurus que j’identifie le sien. Et de cette façon je vois en lui le représentant de la population de la Cilicie, vaste contrée qui ne pouvait manquer d’avoir sa place dans la géographie du chapitre X de la Genèse, et à laquelle pourtant ne correspond aucune des appellations que nous avons jusqu’ici passées en revue. Quelques érudits, frappés de cette lacune inexplicable, ont cru pouvoir chercher la Cilicie dans Tharschisch, dont ils rapprochaient le nom de celui de Tarse. Mais cette conjecture a été définitivement écartée une fois qu’on est parvenu à lire la véritable forme sémitique du nom de la ville de Tarse, Tarz dans les légendes araméennes des monnaies qui y ont été frappées sous les Achéménides, Tarzi dans les textes assyriens. La Cilicie n’est pourtant pas absente du tableau ethnographique de la Bible, mais on y a jusqu’ici méconnu le vrai nom qui la désigne et qui est Thiras.

 

On le voit par ce qui précède, la grande majorité des peuples classés dans la descendance de Yapheth appartiennent à cette grande race, la plus pure du type blanc et la plus noble de toute l’humanité, que l’on connaît sous le nom d’aryenne ou indo-européenne, et dont la science contemporaine, en se guidant sur les affinités physiologiques et linguistiques, est parvenue à reconstituer l’unité originaire. En Europe, les Grecs et les Romains, les Germains, les Celtes, les Scandinaves et les Slaves; en Asie, les Perses, l’aristocratie des Mèdes, les Bactriens et les castes supérieures de l’Inde; telles sont les principales nations de cette race, divisée depuis une très haute antiquité en deux grandes branches, l’une occidentale et l’autre orientale, les Européens, ainsi désignés d’après la partie du monde où ils 301 terminèrent leur migration et trouvèrent leur demeure définitive, et les Aryas, comme ils s’intitulaient eux-mêmes. Ces derniers, réunis d’abord sous ce nom commun, restèrent longtemps concentrés dans les contrées arrosées par l’Oxus et l’Iaxarte, c’est-à-dire dans la Bactriane et la Sogdiane, région qui avait été le berceau premier de la race. De là un de leurs rameaux se dirigea vers le midi, franchit l’Hindou-Kousch et pénétra dans l’Inde en détruisant, ou subjuguant les populations antérieures, de souche thibétaine, kouschite et dravidienne. L’autre s’établit dans le pays qui s’étend entre la mer Caspienne et le Tigre, et dans les montagnes de la Médie et de la Perse.

 

[Illustration 325: Perse en costume national[1].]

 

[Note 1: D’après les sculptures de Persépolis.]

 

L’auteur inspiré du chapitre X de la Genèse n’a donc compris dans son énumération ethnographique qu’une faible partie du vaste développement de cette race et, sauf Madaï, tous les représentants qu’il en nomme appartiennent à la branche occidentale.

Naturellement son tableau embrasse seulement ceux des peuples aryens qui pouvaient être connus des Hébreux de son temps, ceux qu’il connaissait lui-même; et il n’y a pas à hésiter pour reconnaître que ceux de ses commentateurs qui ont prétendu trop élargir son horizon géographique, l’étendre au même degré que celui des Grecs et des Romains, se sont absolument trompés. Mais pour ce qu’il a connu de peuples aryens, l’auteur sacré a discerné de l’oeil le plus sûr leur étroite parenté, et il leur a assigné une origine commune, ce qui est déjà merveilleux, car chez aucun ancien l’on ne rencontre une vue ethnographique de cette profondeur et de cette justesse. C’est bien la race aryenne ou indo-européenne dans son ensemble qu’il a voulu représenter comme issue de Yapheth, et si la science actuelle trouve ici à élargir son cadre, elle n’a pas à le modifier. Cette race est celle à laquelle nous appartenons.

C’est la race noble par excellence, celle à qui a été confiée la mission providentielle de porter à un degré de perfection inconnu de toutes les autres les arts, les sciences et la philosophie.

«Béni soit Yapheth, dit Noa’h suivant la Bible, que Dieu étende au loin sa postérité, qu’il habite dans les tentes de Schem et que 302 ‘Ham soit son serviteur!» Cette bénédiction et cette prophétie se sont accomplies, car la descendance de Yapheth n’est pas devenue seulement la plus nombreuse et la plus étendue; elle est aussi la race dominatrice du monde, celle qui chaque jour encore s’avance vers la souveraineté universelle.

 

Avec les peuples aryens, l’auteur du tableau ethnographique de la Genèse a placé les populations caucasiennes et les peuples de Meschech et de Thoubal, qui certainement s’y rattachaient. Ce sont là ceux qui pouvaient être connus de lui parmi les peuples que l’on appelle «les blancs allophyles,» autrement dit ceux qui, sans différence notable et facilement appréciable dans le type physique avec les nations européennes, parlent des idiomes radicalement différents, qui semblent éloigner leur origine de la souche aryenne. Il est clair qu’ici c’est sur le type qu’il a basé son classement et non sur les idiomes, ce que le simple bon sens indique, du reste; car certainement, si la parenté des différentes langues de la famille sémitique ou syro-arabe était de nature à être appréciable pour la philologie si imparfaite des anciens, il n’en était pas de même de l’affinité des dialectes iraniens et du grec, de l’idiome de Madaï et de celui de Yavan; et personne ne prétendra, je pense, que les écrivains bibliques aient eu une révélation spéciale ou même simplement une inspiration divine en matière de linguistique. «Sans leur langue si spéciale, dit M. de Quatrefages, personne n’eût hésité avoir dans les Basques les frères des autres Européens méridionaux. Leur dolichocéphalie spéciale eût-elle été découverte, comme elle l’a été par M. Broca, on n’aurait pas eu l’idée d’en faire des blancs allophyles. Il en est de même des peuples du Caucase, si longtemps regardés, précisément à cause de leurs caractères physiques, comme la souche pure des populations blanches européennes.» Remarquons, du reste, que précisément ces peuples présentent pour l’anthropologiste et l’ethnographe un problème des plus obscurs et des plus complexes, par suite du contraste même qui existe entre les affinités d’origine que semblent indiquer leur type et l’isolement où les placent leurs idiomes. Mais le langage coïncidant mal avec les caractères physiques peut être chez eux le résultat de faits historiques qui resteront pour nous à jamais inconnus, par exemple un héritage de populations antérieures d’une toute autre race, dont le type aura fini par s’effacer sous l’afflux toujours prédominant du sang blanc qui devait s’y mêler. C’est ainsi que les Ottomans ont fini, à force de métissages, opérés surtout par le choix de 303 femmes européennes et caucasiennes, par devenir un peuple de race formellement blanche, tout en gardant la langue turque de leurs ancêtres d’un autre type. Bien téméraire serait donc celui qui oserait affirmer, sur la foi exclusive de la différence linguistique, qu’en classant les blancs allophyles du Caucase dans la famille de Yapheth, l’écrivain biblique n’a pas suivi des traditions formelles et autorisées, et que ce n’est pas lui qui est ici dans le vrai, aussi bien que Blumenbach et Cuvier en les classant avec les Aryens dans la même division de la race blanche, toutes réserves faites, d’ailleurs, sur le nom impropre qu’ils ont donné à cette grande division ethnique.

 

[Illustration 327: Captif nègre, représentation égyptienne[1].]

 

[Note 1: D’après les sculptures de Médinet-Abou.]

 

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La descendance de Schem, de ‘Ham et de Yapheth, telle qu’elle est si bien exposée et définie dans la Genèse, ne comprend, on vient de le voir, qu’une seule des races humaines, la race blanche, dont elle nous présente les deux divisions principales, sémitique ou syro-arabe et aryenne ou indo-européenne, avec la sous-race égypto-berbère, qui est certainement sortie de son métissage avec la race noire, et chez qui les caractères anatomiques, ainsi que tout ce qui, sauf la couleur, constitue le type physique extérieur, montre que c’est le sang blanc qui prédomine, qu’il s’agit en réalité de blancs modifiés par des alliances étrangères et des influences de milieu. Les trois autres races, jaune, noire et rouge, n’ont pas de place dans le tableau que donne la Bible des peuples issus de Noa’h. On ne saurait s’en étonner pour ce qui est de la première et de la troisième. Le rédacteur inspiré du livre de la Genèse ne pouvait parler aux hommes de son temps que des nations dont ils avaient connaissance.