Mon calendrier de l’amour

Emma Berthet · Chapitre 60 sur 76

Pages du PDF

Mon calendrier de l’amour

Lettre 16

 

Cher Christmas,

Cette lettre, je te l’écris le cœur battant, je suis dans mon lit depuis déjà deux heures mais je ne trouve pas le sommeil. Tu es dans toutes mes pensées. Je songe à demain, après-demain, mais aussi à hier. En réalité, je me pose beaucoup de questions.

Penses-tu qu’une simple rencontre peut t’amener à faire l’introspection de tes dix dernières années ?

Et si on y réfléchissait ensemble ?

Quelle était ta dernière relation sérieuse ? À quand remonte-t-elle ? Ta tête était-elle sens dessus dessous ? Ton corps cherchait-il toujours un moyen de se rapprocher du sien ?

Pour ma part, je pense ne rien avoir vécu d’important depuis ma relation avec Dimitri au lycée. Il n’y a eu que des hommes de passage, aussi éphémères que des papillons. La plupart sont des connaissances de ma famille, de « bons partis », selon ma mère. Ne va pas croire qu’elle se donne des airs bourgeois, elle cherche juste mon bonheur et a peur que je me perde dans la course au prince charmant.

Chaque année, à l’approche des fêtes, elle tente de me faire abandonner l’idée du « miracle de Noël », soi-disant que je pourrais passer à côté de mon âme sœur en guettant une histoire trop parfaite. Je n’étais pas prête à renoncer, je suis une romantique inconditionnelle, et tu es arrivé…

On est charmé par des mots, mais on tombe amoureux par les actes. Aujourd’hui, c’est à moi de mettre des mots pour conquérir ton cœur, et de les appuyer par des actes pour t’avoir tout entier.

Je ne peux pas te parler de ce que j’ai ressenti lors de notre première rencontre, il y a des années, mais je le fais avec la plus récente, celle qui, pour moi, compte. Ça ne ressemble pas à un film de Noël où les deux protagonistes se rentrent dedans et où après un regard ils sont déjà subjugués l’un par l’autre. Pourtant, le temps s’est suspendu l’espace d’un instant. Tu étais là, devant moi, avec tes allures d’homme des cavernes. J’ai eu un doute, peut-être même un peu peur,

puis tu as poussé la porte… et ça ne s’est pas arrangé. Cette rencontre n’augurait pas une relation des plus pacifistes, mais je ne la changerais pour rien au monde. C’est toi que j’ai vu, sans artifice ou faux-semblant. Tu n’étais pas là pour me séduire.

Et pourtant…

Je t’embrasse,

Alyson

 

OceanofPDF.com