Requiem américain
Chapitre 6
Mardi 22 octobre
Pendant qu’il roulait sur l’autoroute 20 en direction du bureau, Hayden reçut un appel de Chalifour lui ordonnant de se rendre immédiatement à une adresse du quartier Rosemont. En apprenant la nature du cas, son visage se troubla.
— Je te crois pas!
— Tu devrais.
— Voyons, tabarnak, ça se peut pas!
— Guevara est en chemin. L’Identité judiciaire est sur place.
Sans qu’il s’en rende compte, sous le choc de cette nouvelle, Owen avait accéléré au-delà de la limite autorisée. Il voulait croire que c’était une méprise. Il devait s’agir d’une erreur.
L’événement s’était produit dans une ancienne manufacture transformée en lofts. Des murs de briques, de vieilles structures en bois et de grandes baies à carreaux jaunis, poisseux. Lorsque l’ancien ascenseur industriel se hissa dans l’appartement, Owen ouvrit la porte accordéon en losanges métalliques. La scène lui souleva le cœur. Sur une chaise gisait un homme assis, décapité. Sa cervelle avait été projetée au plafond avec une grande quantité de sang. La cartouche avait explosé sous le menton. Un fusil de chasse se trouvait à deux mètres devant le corps, à côté d’une caméra VHS fixée sur un trépied.
Puisque l’homme était un enquêteur de la SQ, on avait fait appel au SPCUM pour investiguer. Le Service d’identité judiciaire (SIJ) procédait aux prélèvements d’usage sur la caméra et sur l’arme. Le photographe prenait des clichés sous tous les angles.
Le biologiste surgit dans sa combinaison blanche avec son impayable sourire, beau temps, mauvais temps.
— Ça va, Owen?
— Oh! Duke! J’arrive pas à y croire.
— Je pense que sa mère ne le trouvera plus très beau. Tu sais c’est qui?
— Oui. Bergeron… Méchante claque sur la gueule ce matin.
Le biologiste judiciaire Duchesne, alias «Duke», était un boute-en-train jusque sur les scènes de crime, mais aussi un redoutable expert dans les meurtres maquillés en suicides. Au début de sa carrière, les autres enquêteurs le regardaient de haut. Pourtant, ses compétences allaient causer bien des blessures d’orgueil, mais aussi inciter certains à faire plus souvent appel à lui. Parfois, l’instinct des policiers et l’interprétation des preuves scientifiques de Duke distinguaient le meurtre du suicide.
Sa présence rassura Hayden. Avec sa tignasse épaisse, sa barbe et ses lunettes à monture noire, il ressemblait à un professeur d’université.
La porte accordéon de l’ascenseur s’ouvrit. Guevara parut avec une grimace de dégoût, sidéré par l’atrocité de la scène.
— C’est vraiment Bergeron? demanda-t-il avec une pointe d’hésitation.
— Il n’est plus très reconnaissable, dit Duke.
— Même s’il a encore sa carte d’enquêteur sur lui, on fera quand même une analyse d’ADN pour s’assurer que c’est bien lui.
Owen désigna la caméra du menton.
— Pas besoin d’ADN. On va le savoir assez vite en regardant la vidéo.
Il hochait la tête, dépité.
— Il m’a enseigné à l’Institut de police…
Le lieutenant Jean Bergeron de la Sûreté du Québec, qui gisait sans tête sur cette chaise, était une autorité dans le milieu. Il était la bible du renseignement en matière de crime organisé. Owen avait suivi ses cours et le tenait en très haute estime. Il avait tout appris de lui ou presque. Bergeron l’avait incité à connaître sur le bout des doigts les dossiers de centaines de motards.
— Les gars du SIJ ont fini de prélever les empreintes sur la caméra, dit Duchesne. Vous pouvez la manipuler.
Pour que ses collègues n’aient pas à marcher dans le sang, la matière grise et les éclats d’os, Duchesne la rapprocha d’eux. Guevara et Hayden se regardèrent comme pour se souhaiter bonne chance: ils savaient que les images qu’ils verraient les hanteraient longtemps.
Oligny et Yelle arrivèrent sur ces entrefaites. Personne ne broncha. Ils s’approchèrent à leur tour du petit écran. L’index sur la bouche, Owen leur demanda d’être moins bruyants.
À cinq heures quarante-trois, Bergeron s’adressa à sa maîtresse avec des mots tendres, puis à sa femme avec des mots durs – l’accusant de l’avoir acculé à la faillite. Ses propos étaient décousus.
— Ma belle Djou, on aurait dû se rencontrer sous d’autres cieux. Finalement, notre affaire, c’est comme Roméo et Juliette. Je t’aimerai toujours, Djou. Fais attention à toi. Va-t’en. Reste pas là. Tout aurait été plus facile autrement. L’amour a été plus fort que la trahison. Sors de ce monde-là.
Puis, avec tendresse, il parla à ses enfants comme s’il leur léguait son testament. Il s’adressa ensuite «aux policiers qui récupéreront cet enregistrement». Il pleurait, gémissait. Il avoua avoir transmis des informations confidentielles à Denis Viau en échange d’argent, mais «les crisses m’en demandent toujours plus». Il lui avait fourni des renseignements lors du procès de Marc Hamel. Il marqua une pause, s’excusant encore auprès de ses collègues qu’il avait trahis, les implorant de ne pas suivre son exemple, de demander de l’aide, ce qu’il s’était refusé à faire. Il se leva une première fois, se rassit, mit le canon de l’arme sous son menton, mais il hocha la tête, se releva, tourna autour de la chaise et recommença le manège une deuxième fois, puis une troisième. Chaque fois, angoissés, Hayden, Duchesne, Guevara, Oligny et Yelle appréhendaient la séquence qui allait suivre. Bergeron tourna autour de la chaise, se rassit, appuya la crosse par terre, le canon sous le menton, et regarda la caméra. Ensuite, il ferma les yeux et dit:
— Je vous demande pardon.
À cinq heures cinquante-huit, la tête explosa, et le fusil de chasse fut catapulté. Pendant de longues secondes, le cœur, qui battait toujours, éjecta du sang. La caméra continua de filmer la scène, jusqu’à ce que cette fontaine rouge se tarisse. Et dire qu’il leur faudrait revoir la scène à plusieurs reprises pour documenter le dossier!
— Shit! murmura Guevara.
— Fuck! cria Yelle en fermant les yeux, au bord de la nausée. C’est épouvantable!
— Tu imagines tout ce que les gens vont raconter maintenant et qui va nous retomber dessus, dit Oligny.
— À quoi il a pensé? dit Guevara.
— Qu’il était dans la marde et qu’il n’en sortirait pas, conclut Duchesne.
Hayden se gratta la tête, incrédule. Cette mort serait une bombe dans les milieux judiciaire et criminel. Le système s’en trouverait fragilisé, mis à mal, à un bien mauvais moment.
Jean Bergeron qui vendait des renseignements aux motards, c’était impensable! Cet homme était le bouclier anticorruption par excellence et il avait cédé, séduit par l’argent facile et quoi encore. Un peu plus tôt, sur la même cassette, il expliquait l’avoir fait pour des raisons d’endettement lié à son divorce, ce qui rappela à Owen sa propre vulnérabilité. Il ressentit alors une soudaine empathie envers son collègue. Bergeron mentionnait aussi le nom d’un actuel ministre libéral fédéral, Antonio Gallo, qui avait été aussi député provincial. Ce dernier avait des liens très étroits avec la mafia et le milieu de la construction. Des membres du comité directeur de la Ville de Montréal étaient aussi visés, ainsi que le maire. Il n’y avait pas de fumée sans feu, et si Bergeron révélait ces informations avant de mourir, c’est qu’il avait de bonnes raisons de croire à l’implication de politiciens dans le milieu interlope, ce qui n’avait rien de nouveau, mais qui était souvent difficile à démontrer.
Owen demanda à tout le monde de ne rien dire aux médias, de ne jamais mentionner la méthode qu’avait choisie Bergeron pour se tuer et de ne surtout pas révéler qu’il avait filmé sa mort.
— On garde ça secret, dit-il. Pour sa famille et ses enfants. Les ramasse-crottes n’ont pas besoin de le savoir.
À ces mots, Hayden glissa la funeste vidéocassette dans un sac en papier qu’il scella.
Les deux employés de la morgue, arrivés entre-temps, attendaient le signal pour emporter le cadavre et les restes. Hayden leur fit signe qu’ils pouvaient procéder.
— Et vous ramassez tout, merci. Il ne faut pas qu’on puisse deviner ce qui s’est passé ici.
— Le plafond?
— Appelez la compagnie de nettoyage.
Avant de partir, les quatre enquêteurs examinèrent les lieux de fond en comble.
— Yello et Che, vous écoutez tout ce que Bergeron dit sur la cassette.
Les visages de Yelle et Guevara grimacèrent, comme si on leur demandait de passer une nuit en enfer.
— Je veux aussi savoir à qui appartient l’immeuble. Et vous allez demander un mandat de perquisition chez Denis Viau à Sorel. Ça prend ça d’ici la fin de la journée.
— Oui, chef! répondit Che.
— Nous, on doit aller voir la veuve de Bergeron.
— Hostie que ça me tente pas, grogna Oligny.
— Et moi, tu penses?
— Toi qui cherches un appartement dans Rosemont, tu pourrais racheter celui de Bergeron…
— Tu parles…
* * *
Estelle Bergeron habitait une tour d’habitation laide et brune sur l’avenue Papineau, devant le parc La Fontaine. Les deux enquêteurs s’engouffrèrent dans l’ascenseur. Hayden appuya sur le bouton du douzième étage. Il détestait ces moments-là. Il avait déjà rencontré la femme de Bergeron à quelques occasions, mais il ne lui avait jamais parlé seul à seule. Sans doute qu’elle ne le reconnaîtrait pas.
Oligny hocha la tête, encore incrédule.
— J’arrive pas à croire que Bergeron ait pu devenir un ripou. Ça me dépasse… Un peu comme si Nelson Mandela ouvrait une école ségrégationniste.
— Ou comme si le pape fondait une clinique d’avortement ou que tu devenais végétarien…
Oligny gloussa.
Les portes de la cabine s’ouvrirent. Ils allèrent à droite. Le tapis rouge était sinistre et les odeurs de cuisson, répugnantes.
— C’est toi qui annonces, Owen?
Hayden roula les yeux et fit oui du bonnet.
Devant l’appartement 1215, Owen sonna. Quelques secondes plus tard apparut une femme au visage bouffi, rougi par l’alcool, cigarette aux lèvres.
— Madame Estelle Bergeron, l’épouse de Jean Bergeron?
Elle fronça les sourcils.
— Je suis le lieutenant Owen Hayden et voici mon collègue, le lieutenant Oligny, de la police de Montréal. Nous devons vous annoncer avec tristesse que votre mari s’est enlevé la vie.
Le visage, un instant perplexe, se changea en un masque impassible. Elle ne joua pas la comédie de la veuve éplorée. Peu d’émotions à offrir.
— Oh, shit! J’y avais pensé. On sort d’un divorce difficile, pis ça brasse.
— On peut entrer?
— Oui, entrez.
L’appartement comportait quatre pièces. La cuisine, la salle à manger et le salon étaient dans le même prolongement. Les fenêtres donnaient sur la canopée des arbres aux couleurs vives, ornés de jaune et de rouge. Le lieu semblait parfumé à la nicotine. À la télé, un coach de vie dispensait ses conseils pour garder ses amis. Pause publicitaire de nourriture pour chiens.
Elle leur fit signe de s’asseoir sur l’un des canapés et s’installa dans l’autre, croisa les jambes, replaça son toupet. Elle saisit la télécommande, éteignit la télé.
— De quelle façon il a fait ça?
— Par balle, répondit succinctement Hayden.
Elle ferma les yeux, secoua la tête.
— Quand avez-vous parlé à votre mari pour la dernière fois?
— Il y a deux jours. Il m’a téléphoné. Il voulait qu’on revoie notre arrangement financier. Cinquante-cinquante, c’était trop pour lui, mais c’est la loi du patrimoine. J’ai dit non. No way. Je lui ai coupé ça vite. Je voulais pas discuter. C’était fini, discuter.
— Comment il a réagi?
— Comme d’habitude. Il m’a dit des bêtises, m’a crié dessus. Je crois qu’il avait pris des médicaments ou qu’il avait bu.
— De quoi il a été question, sinon?
Elle fixa Hayden droit dans les yeux.
— Que d’argent… Il était toujours en manque de cash, et là le divorce lui coûtait cher. Il refusait d’obéir aux clauses du contrat de mariage, il contestait tout, et les frais d’avocat devenaient lourds.
— Vous a-t-il parlé de personnes qui faisaient des pressions sur lui?
— Il m’a juste dit qu’il était dans la marde et qu’on le faisait chanter.
— Des détails? intervint Oligny.
— No way! Je ne voulais pas en savoir plus.
— Vous a-t-il dit s’il avait été menacé? demanda Hayden.
— Il disait qu’il avait des problèmes au travail.
— Quel genre de problèmes?
— Il n’a pas détaillé, mais il croyait qu’il était fini, que sa carrière était terminée.
— Sans spécifier pourquoi?
— Non, dit-elle en aspirant longuement la fumée de sa cigarette.
— Est-ce qu’il était dépensier? demanda Oligny.
— Il a fait plusieurs voyages dans le Sud avec sa maîtresse, une jeune poulette. Ç’a dû lui coûter une méchante beurrée. Puis sa relation avec elle est devenue difficile, mais il ne voulait pas m’en parler et je voulais rien entendre de toute façon. Il devait avoir un bon crédit.
— Le nom de son amie?
— Aucune idée. Ça devait être une p’tite poule jeune pis ben sexy… Il aimait ça me répéter qu’elle était plus jeune que moi.
— Il ne vous a jamais dit qu’il se sentait menacé par quelqu’un?
— Vous le connaissiez, c’était un tough. Il faisait face à des durs et il a toujours bien dormi. Je peux pas vous dire de qui venaient les pressions. Mais il a été un temps sur une grosse balloune, pis elle a dégonflé.
Hayden pensa que Bergeron avait pu bénéficier de prêts usuraires. Il regarda Oligny et lui fit signe qu’il en avait assez entendu.
— Votre mari avait-il un signe distinctif sur le corps qui nous permettrait de l’identifier? demanda Oligny. Ça vous éviterait de le voir dans cet état.
— Jean avait une tache en forme de cœur au milieu du dos. Et un tatouage sur le bras gauche, un aigle noir à tête blanche.
— D’accord, j’aviserai le pathologiste.
— Je vous remercie de nous avoir accordé du temps en de telles circonstances, dit Hayden en se relevant. Je préfère vous avertir qu’on va beaucoup parler de Jean dans les médias, vous devriez protéger vos enfants. Merci, madame, et nous vous offrons nos condoléances.
Estelle Bergeron resta impassible une fois de plus devant les marques de sympathie.
Une fois dans l’ascenseur, Hayden dit:
— Il faut découvrir au plus vite qui est la maîtresse de Bergeron. Et qui le poussait à dépenser autant. On fait sortir ses relevés de téléphone.
* * *
Hayden et Oligny retournèrent au loft de Bergeron pour réunir des éléments de preuve. La chaise était toujours à la même place, au milieu de la mare de sang. Ça semblait être un appartement de fortune, loué en désespoir de cause. Un vaste espace à peine meublé. Un lieu pour mourir, d’une désolation totale.
Hayden alla dans la salle de bain. Il y avait une vieille baignoire sur pattes, en fonte, une pomme de douche entartrée, des rideaux à motifs de coquillages. Sur la tablette sous le miroir se trouvaient deux flacons: du lithium et du Prozac. Hayden regarda la date à laquelle ces médicaments avaient été délivrés: 2 octobre 1996. Il lui était pénible de découvrir la vie privée de celui qu’il avait tant estimé. Il glissa les capsules dans un sachet.
— Il prenait des médicaments contre la dépression, dit Hayden.
Oligny désigna du doigt un tas de comptes impayés, des lettres d’un cabinet d’avocats.
— Il y a de quoi rendre quelqu’un malade. Rien que cette facture est de seize mille sept cents dollars.
Hayden jeta un coup d’œil à la paperasse. Il y trouva des prospectus, des relevés de banque et de cartes de crédit, des missives de deux autres cabinets d’avocats, une invitation à un colloque du FBI à Quantico, un début de message dans lequel on lisait: «Ma chère Djou, il semble bien que tout nous sépare… que la vie nous interdit d’être ensemble…» Ensuite, des ratures.
Au milieu de ce foutoir, Oligny trouva une photo sur laquelle on voyait Jean Bergeron et une beauté blonde sur une plage, à l’abri d’un palmier.
— Il a l’air bien là-dessus, remarqua Hayden.
Oligny lut la date inscrite à l’arrière de la photo: 30 avril 1996.
— Ça pourrait être sa maîtresse, dit-il.
— Les choses ont mal tourné en peu de temps.
Oligny ramassa tous les documents pour mieux les examiner au bureau.
Sur la table basse du salon se trouvaient un téléphone sans fil et un répondeur. Owen appuya sur une touche, et une voix synthétique dit: «Vous avez deux nouveaux messages et cinq messages archivés.» Son cœur se serra quand il entendit: «Papa, appelle-moi, c’est Marie.» Puis, une autre fois encore: «Papa, c’est Marie. Louise et moi, on aimerait t’inviter à souper. Ça va te faire du bien. On va te faire un bon spag.»
Les deux hommes entendirent ensuite un message qui datait du 15 octobre:
«Salut, mon beau, c’est Djou. Vaut mieux ne plus se voir. C’est trop risqué. Reprends une vie normale. Sois l’homme droit qui marchait sur les pas de son père, comme tu aimes à le dire. Retourne sur ce chemin-là, mon Jeannou.»
Elle roulait ses r, peut-être une fille d’un quartier populaire de Montréal.
— Le père de Bergeron était lui aussi un policier, dit Hayden.
Suivirent trois courts messages, une voix grave non identifiée: «Quessé tu fais!»; «Quessé t’as décidé?»; «Ça commence à niaiser, là.»
Il y avait un dernier message de Djou, du 16 octobre, sur un fond de musique tropicale:
— On est allés trop loin, mon beau bonhomme. L’amour nous a rendus aveugles et sourds. Donne-leur ce qu’ils veulent, accepte ce qu’ils t’offrent et reprends ta vie. Ça donne rien de les confronter. Ils ont le gros bout du bâton. Moi, je vais essayer de me trouver autre chose à faire. Retourner sur la Côte-Nord. Écoute pas ceux qui diront que je suis une salope. Le gros poisson que j’ai attrapé, je l’ai remis à l’eau. Il doit reprendre la mer astheure.
Hayden regarda Oligny en plissant les yeux. Il y avait beaucoup d’informations implicites dans le message de Djou.
— Il faut regarder de nouveau la vidéo de Bergeron et retrouver cette Djou au plus crisse, déclara Hayden.
C’est alors qu’il reçut un appel de Yelle.
— Tu devineras jamais à qui appartient le loft!
— Si tu me le dis pas, je pourrai pas deviner…
— À Marc Hamel.
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