Sous-Offs
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IX
Le bataillon quittait Dieppe dans un mois, à la fin de mai.
La vie devint insupportable.
Le désir de reconduire au Havre une troupe à la hauteur animait les décisions quotidiennes du commandant Mauve-zin. Officiers, sous-officiers et soldats étaient sur les dents, exténués par des marches, des exercices en terrains variés, destinés à briser le corps. « Marche d’entraînement cette après-midi ; chargement complet (l’itinéraire annonçait huit lieues) ; marche demain matin ; départ à cinq heures, on par-courra 30 kilomètres ; à la rentrée, la soupe mangée, der-nière marche : trois lieues. » Pour la bonne bouche !
À chaque sortie, on visitait trois sacs par escouade, afin de punir les tireurs au cul tentés de s’épargner le poids de l’ordonnance. Salés également, ceux qui n’étaient pas recon-nus malades par le médecin-major. Celui-ci, d’ailleurs, n’exemptait personne. Les visages s’allongeaient ; les pieds se talaient ; les officiers, commandés à tour de rôle, cepen-dant, alors que la troupe, elle, était debout tous les jours, à toute heure, les officiers eux-mêmes s’énervaient à voir le commandant, calme, à chaque tournant de route, tantôt der-rière la colonne, tantôt débouchant à l’improviste sur son cheval bai, ou surgissant, à la pause, pour faire installer un homme, vérifier le contenu des sacs, des bidons. Plus rude aux officiers responsables qu’aux soldats, il rachetait vis-à-vis de ceux-ci ses exigences de rude chef par un parfait mé-pris pour les inspections de détail, le fignolage en chambrée,
– 169 – l’astiquage des ardillons, les supplices réels de la troupe. Bourru, mais juste, entendu et crâne, il la pliait, d’un coup de genou, comme une femme prise de force, tombant ensuite à l’adoration du mâle.
« Il la connaît », disaient les soldats, et c’était, dans leur bouche, un brevet de capacité, de popularité, qui les mettait à la discrétion de Mauvezin, dans cette garnison où il était le maître, au milieu d’une famille dressée, disciplinée, façonnée à ses goûts. Certainement, il regretterait Dieppe, car rentré dans le giron, que serait-il ?… Un simple chef de bataillon aux mains du colonel.
Autour de lui, en revanche, on souhaitait le départ. Tout craquait ; les profits de la place s’émiettaient ; à l’automne, la garnison prendrait possession du nouveau fort, sur la route de Rouen, hors la ville. Finis les beaux jours, les bons rapports avec le civil, la vie de plain-pied, porte à porte. L’antique caserne, exténuée elle aussi, au retour des marches militaires, geignait, râlante, achevée à coups de souliers et de crosses de fusils. Plus larges, les trous s’ouvraient dans les planchers ; on ne réparait plus rien ; et les pluies con-sommaient l’œuvre de destruction, coulaient silencieuse-ment comme des larmes de vieille femme qui s’écoute pleu-rer.
Est-ce qu’on ne supprimait pas déjà l’indemnité de lo-gement aux officiers et les trois francs mensuels qu’allouait la municipalité aux sous-officiers ? Cet appoint, au dernier prêt, c’étaient deux nuits au Cheval Blanc, les saladiers de vin chaud, l’aumône à la fille…
Aussi bien, peut-être, cela valait-il mieux, le Cheval Blanc et le bal de Neuville devenant peu sûrs depuis que les Ita-liens des chantiers y fréquentaient. Des rixes préparaient une
– 170 – catastrophe ; un sous-officier n’avait échappé au couteau qu’en dégainant ; et le poste, un soir, devait sortir pour pro-téger Devouge, chassé du 44 par une bande de forcenés. Car, dans leurs relations galantes, les militaires couvaient des ruptures. Des maîtresses se reprenaient ou s’accrochaient davantage pour qu’on les emmenât ; des promesses se rap-pelaient ; de féroces égoïsmes transsudaient ; toute la lie de ces amours vénales s’étalait en taches pâteuses, comme le fond du dernier saladier de vin frelaté, bu ensemble.
Peuvrier, relancé par les parents de la fille qu’il avait courtisée à Saint-Nicolas, n’osait plus sortir ; et Devouge, un soir, ayant déclaré à « sa vieille » qu’il entendait n’être point suivi par elle au Havre, Laure s’échappait du 44, dans son costume de travail, venait, à minuit, demander son amant à la porte du quartier. La sentinelle, le caporal, tout le poste, eussent profité de l’aubaine, si Succot n’avait rejoint sa pen-sionnaire, dans la guérite.
Édeline, après le fils, ayant voulu initier la mère aux joies d’une gymnastique appropriée : « Mise en garde en deux temps… une, deux… », le mari s’était fâché, fermait sa porte.
Le commandant, averti, par une lettre anonyme, du con-cubinage du cantinier, invitait celui-ci à régulariser une situa-tion impossible au Havre ; enfin Schnetzer que Marie, la maî-tresse de Montsarrat, continuait à recevoir, à des intervalles réguliers, Schnetzer, entraîné par un sevrage prochain, à double dépense, recourait à une application semi-mensuelle de la consigne qui lui garantissait l’éloignement de l’ami du cœur.
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Seuls, cependant, Blanc conservait l’estime des pom-piers de Neuville et Petitmangin décidait sa femme mariée à le suivre au Havre.
Par surcroît, arrivèrent, un matin, les permutations de Favières et de Tétrelle. Sans doute, il fallait qu’ils fissent leur stage ; mais ce grade de sergent, dans de nouvelles compa-gnies, Tétrelle à la deuxième, Favières à la première, les li-vrait à de malebêtes exaspérées par le trimage du moment, ruant, passant sur leurs subordonnés, rages, dégoûts et co-lères.
Ce fut l’enfer.
Partagés entre la surveillance de leur section, les marches et les plantons qu’il fallait prendre, le sac à peine déposé, Favières et Tétrelle s’abandonnaient au décourage-ment des premiers mois, dans l’apprentissage de nouvelles corvées, de fonctions où ils payaient pour tous, enragés, mordus et mordant, parcourant les chambres, lorsqu’ils étaient de semaine, comme de mauvais chiens échappés. Ils étaient si tranquilles à leur table de comptables ! Et combien préférable le bureau à cette pièce énorme où les sergents de deux compagnies étaient relégués, dans une collectivité de bêtise et de transpiration qui ressuscitait les réveils fétides de la chambrée !
Tétrelle, lui, regrettait surtout le rabiau, les fructueux tours de distribution, ce tran tran de vol si commode. Il était brouillé avec Favières, dont la complaisance ne s’était pas ranimée aux objurgations qui l’attisaient. Il lui reprochait le refroidissement de Delphine, une bouderie de rancune qui suspendait tout commerce, et, privé des confidences de son ancien ami, il ne savait pas la nouvelle dont le collage de ce-lui-ci s’étoilait, – à la façon d’une vitre heurtée.
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— Je suis enceinte, oui, de quatre mois, voilà !
Cette déclaration, Favières l’essuyait, un dimanche soir, entre les bras de Généreuse.
Elle disait le jour : « dans le café, sur cette chaise qui lui brisait les reins… parfaitement ». Puis, des récriminations : « Jamais elle n’avait eu de chance ; pourquoi trois à elle et pas à d’autres ? Était-ce juste, enfin ? Qu’est-ce qu’elle avait fait au bon Dieu pour qu’il la frappât ainsi, au ventre ? Que deviendrait-elle si sa mère s’apercevait de sa grossesse ? »
Favières pensa : « Eh bien ! et les deux premières fois ? »
Mais elle continuait :
— Tu comprends, si je ne t’ai rien dit jusqu’ici, c’est que j’espérais toujours… Ah ! j’ai tout fait, va… On m’avait con-seillé l’absinthe ; j’en ai pris… des verres, oui ; tu te rap-pelles, il y a quinze jours, quand tu m’as trouvée si drôle ?… C’était ça… Mais je suis dégoûtée ; le cœur me lève rien qu’à voir cette saleté-là… quand j’en sers…
Elle se pencha sur le silence de son amant :
— Ça t’embête, hein ?
Il répondit :
— Dame !
— Pourtant, mon petit homme, ce n’est pas toi le plus à plaindre. Si tu savais comme tout va mal ici… Tu ne vois rien. Depuis que vos camarades ont eu vent de nos relations, personne ne vient plus. Maman se félicite de votre départ, de l’arrivée du nouveau détachement qui permettra peut-être à l’établissement de se relever. Mais je ne verrai pas cela.
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— Comment ? demanda Favières, inquiet.
— Je ne pourrai pas rester ici… grosse… Je me serre encore… à me cramponner quelquefois pour ne pas défaillir. Mais, dans peu de temps, la dissimulation ne sera plus pos-sible. Alors, il faudra que tu t’occupes de me trouver une chambre, au Havre. Je chercherai de l’ouvrage après mes couches. J’ai été repasseuse avant de tenir le café avec ma-man. Je me placerai facilement.
Il ouvrait la bouche pour combattre ce projet ; mais il céda à de vagues scrupules – momentanés.
— Oui, c’est à examiner, quand je serai là-bas.
Examiner quoi ? Il ne savait pas bien lui-même. D’ici là…
Il y eut un grand silence entre eux, puis :
— Figure-toi, murmura-t-elle, je n’osais pas te dire… je croyais, ensuite, que tu ne voudrais plus…
Cette insinuation, voilant l’appel de la chair toujours amoureuse, toujours attachée, le révolta. Il pensa : « Ah ! pour sûr, ce soir au moins… Non ! trop bête ! » Et tout haut, sans répondre autrement à l’invite :
— Quelles idées !
La vérité c’est que ce ventre le repoussait, lui semblait maintenant énorme, et rond, et haut, touchant le plafond descendu, l’embarrassant, comme cette paternité que son amour-propre et les antécédents de Généreuse lui faisaient tour à tour accepter et nier. Et puis quoi ? Il demeurait, dans l’un et l’autre cas, aussi peu engagé vis-à-vis d’elle. Il retour-nait au Havre, et ce départ arrangeait tout. Évidemment, elle
– 174 – ne l’y suivrait pas. Il avait tort de s’arrêter à cette fable de la grand’mère courroucée. Elle ne chasserait pas sa fille au moment où le nouveau détachement…
Et, auprès de sa maîtresse, le sous-officier songeait complaisamment à son successeur probable, entraînant cette méchante histoire à l’oubli.
Il ne lui restait plus qu’une colère, une seule… contre le mystère de la fécondation, ce trémoussement créateur… et sur une chaise… c’était stupide ; elle devait se tromper. Il n’imaginait pas ce résultat possible sans une apparence de confort, presque de l’application, le vouloir d’une seconde, l’éclair d’une pensée. Mais rien… la procréation tant magni-fiée, l’appel à la vie, réduit à ce jeu de pair ou non (père ou non lui traversa l’esprit et le fit sourire), tout cela s’abîmait dans un ridicule aggravé par l’uniforme. L’uniforme ! autre canaillerie au fond ! Il pouvait en bâcler des enfants… à la grosse, en deux temps… une, deux ! comme disait Édeline, – et décliner ensuite toute responsabilité, le rengagement, au besoin, mettant la barrière de l’apport dotal entre les suppli-cations de la mère et l’indifférence du papa. Commode le métier. Donc, à la hussarde !
— À quoi penses-tu ? fit Généreuse.
— Aux ennuis que tu vas avoir, répondit-il, gravement.
— N’est-ce pas ?
Il croyait, par ce thème à méditations, s’affranchir de ses doléances, mais elle lui réservait encore la surprise de ce cri idiot, dans un rire qui ne sortait pas :
— Vois-tu ? S’il allait venir au monde avec un pompon !
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À partir de cette nuit. Favières ne coucha plus, le di-manche, prétextant le service de semaine, les plantons, les préparatifs de départ. Ils ne se voyaient plus que dans le ca-fé, deux minutes.
— Ça va ? disait légèrement le sergent, lorsqu’il était seul avec sa maîtresse.
Et il étudiait son ventre, en arrivant, sans doute sous l’influence de ses craintes, à le trouver phénoménal et s’étonnant d’être le seul à s’en apercevoir. Des jours, il sou-haitait que la grand’mère apprît tout, afin d’en finir d’un coup. D’autres fois il préférait que la scène eût lieu quand il ne serait plus là, afin d’en éviter les éclaboussures.
Il était temps décidément que le bataillon fût relevé. Le charme paraissait rompu par Blanc, que Schnetzer, avec le concours de la rosse d’adjudant Rupert, venait enfin de con-vaincre d’ivresse dans le service, malgré le « raidissement » légendaire du sergent dont les attitudes d’aplomb, stupé-fiantes, niaient la ribote que confessait contradictoirement une inénarrable gueule vultueuse à veinules violacées, gon-flées de vin prêt à gicler.
Court-Bouillon l’avait salé : quinze jours de consigne à la chambre, avec promesse de cassation à la première récidive.
La veille du départ, Favières alla prendre congé de Gé-néreuse.
Il la trouva dans le café désert, sentant la faillite ; et, aux premiers mots, elle le touchait par une tristesse affectueuse, différente du gros épanchement qu’il redoutait.
Elle avait fait un petit paquet : « Il y a une bouteille de vin blanc, que vous boirez, Tétrelle et toi, à la première
– 176 – pause, en pensant à nous, – et un petit flacon de rhum pour vos bidons. Ah !… et puis des bandes, pour tes pieds ; j’ai coupé une chemise… À quelle heure partez-vous ?
— Cinq heures.
— Je vous verrai passer de ma fenêtre… Je te cherche-rai… en serre-file, n’est-ce pas ?
Il rectifia :
— Non, à la droite de la première section, sans doute.
De sa grossesse, pas un mot. Elle dit seulement :
— Tu m’écriras ? Occupe-toi de me trouver une chambre dès que tu seras arrivé. Je vais bien m’ennuyer.
Il l’embrassa sans répondre. Alors, comme il était près de la porte :
— Hein ! tu ne te soucieras guère de moi… dans huit jours ?
Il protesta, lui retourna le trait :
— C’est comme si je te disais…
— Oh ! toi… tu laisses un souvenir…
Ce fut la seule allusion qu’elle se permit. Le judas s’ouvrit, au plafond.
— Maman !… C’est elle qui ne vous regrette pas… et elle ne sait rien… si elle savait !…
Une longue poignée de mains… et il s’en allait, décon-certé.
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Tout d’une pièce, c’est ainsi qu’il l’avait toujours consi-dérée. Cet ambigu de putinerie et de bonne enfance, de dé-vergondage et de délicatesse dans les adieux, les petits soins de la veille, cela le surprenait comme une révélation… la ré-vélation d’une Généreuse meilleure, avec des débris de cœur rassortis sous la mamelle. Au résumé, il gardait, de cette dernière entrevue, le vague malaise d’un état transitoire, la gêne d’un fil à la patte, – qu’il tirerait jusqu’au Havre.
Cinq heures. Le bataillon en colonne de compagnies dans la cour de la caserne, tenue de campagne ; tout le mé-nage sur le dos.
Une matinée fraîche et claire de printemps, où il semble qu’il pleut du ciel. L’appel… et, lointain, on dirait parodiant, un chant du coq en écho. Puis, dans le silence retrouvé, des vols, des pépiements, une discrète musiquette d’adieux.
Toute la vieille, la chancelante caserne : bâtiment A, à droite, bâtiment B, à gauche, se penche sur le départ, à poutres ruinées, à toitures glissées, en auvent, – se penche, sentant bien que c’est la fin, la vie qui s’en va d’elle, son der-nier sang, dans ces lochies de culottes rouges faisant, à ses pieds, une mare clapotante dont la porte du quartier, grande ouverte, promet l’écoulement.
La marche du régiment… Les compagnies font : par le flanc droit, et défilent. Dieppe, le Pollet, dorment. Quelques fenêtres s’ouvrent, cependant, et derrière des rideaux soule-vés, des réveils s’effarent. Cinq ou six personnes sont venues saluer des officiers ; et c’est toute la députation qu’envoie la Ville à cette garnison qu’elle a choyée pendant trois ans. Le civil a sa revanche, rejette la sangsue avec mépris.
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Dans l’indifférence ambiante, le bataillon se resserre, se contracte ; les compagnies semblent entrer les unes dans les autres, se former en carré défensif contre ce tas de pierres muet.
À l’église Saint-Jacques, Tétrelle et Favières se retour-nent.
La boutique des Couturier est fermée, mais les deux femmes sont là-haut, à leur fenêtre, le regard hésitant. Entre l’allège et l’accoudoir, le ventre de Généreuse s’encadre, surplombe… Et pour Favières, c’est son enfant qu’elle lui tend, de loin, comme elle peut…
Il revoit, une minute, les six mois passés là et il les trouve lourds de cette liaison, du souvenir de Camélia aussi, – lourds comme cette boue des chantiers, des quais, qu’ils emportent aux semelles, épaisse et noire. Ah ! du galon, par exemple, il en a pris – et de la dégradation en même temps, inversement… Il retrouve l’ordre de ses promotions aux de-grés d’infamie qu’il a descendus. Le dernier correspond à sa permutation. Ah çà ! est-ce qu’il va traîner cela jusqu’au Havre, attaché à ses godillots et à sa conscience ?
Mais, ils sont maintenant sur la route ; derrière lui, un soldat s’écrie :
— Y a qu’une chose que je regrette : le pain.
Tandis qu’un plaintif essai de « cabillou » avorte piteu-sement, succombe sous un chant martial que le ciel profond recueille et que la brise propage.
Et Favières pense que, peut-être, c’est vrai ; que leur mémoire, bientôt, de cette étape de leur vie, retiendra seu-lement la qualité des boules de son délivrées par une entre-
– 179 – prise particulière, moins lésineuse que les manutentions pressurées.
Aussi bien, les semelles allégées, à mesure qu’ils s’éloignent, ne soulèvent plus qu’une fine poussière ; et de même qu’ils la chassent, d’une chiquenaude au pantalon, de même, à la pause, le vin blanc de Généreuse libère la gorge un moment obstruée, entraînant à l’égout du corps les glaires tribulants et les pustules sentimentales.
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE
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