Automne À Pékin

Boris Vian · Chapitre 17 sur 64

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Automne À Pékin

Chapitre 3

– Complètement.

Cruc se pencha sur le cylindre brillant, dévissa légèrement le pointeau, et changea de place pour remettre le moteur en marche. Celui-ci démarra au moment où Mangemanche quittait la pièce. Cruc avait modifié le réglage de la compression, et, avec un ronflement rageur, l’hélice arracha la table du sol ; le tout s’écrasa sur le mur opposé. Au bruit, Mangemanche était revenu. En voyant ça, il tomba à genoux et se signa. Cruc était déjà en prières.

 

3

 

La domestique de Cornélius Onte introduisit le Pr Mangemanche dans la chambre du blessé. Celui-ci tricotait, pour passer le temps, un motif jacquard de Paul Claudel, qu’il avait relevé dans un numéro de « La Pensée Catholique et le Pèlerin Agglomérés. »

– Salut ! dit Mangemanche. Vous me dérangez.

– Oui ? dit Cornélius. J’en suis peiné.

– Je vois. Vous avez mal ?

– J’ai la hanche en cinq morceaux.

– Qui vous a soigné ?

– Perriljohn. Ça va très bien maintenant.

 

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