Automne À Pékin
B
Un capitaine de gendarmerie se glisse
dans la pièce, pâle comme un mort (il craignait de recevoir une balle).
(Maurice Laporte, « Histoire de l’Okhrana » Payot, 1935 » page 105.)
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Claude Léon entendit à bâbord la sonnerie de trompette réveille-matin et se réveilla pour l’écouter avec plus d’attention. Ceci fait, il se rendormit, machinalement et rouvrit les yeux, sans le faire exprès, cinq minutes plus tard. Il regarda le cadran phosphorescent du réveil, constata qu’il était l’heure, et rejeta la couverture ; affectueuse, elle remonta aussitôt le long de ses jambes et s’entortilla autour de lui. Il faisait noir, on ne distinguait pas encore le triangle lumineux de la fenêtre. Claude caressa la couverture qui cessa de s’agiter et consentit à le laisser se lever. Il s’assit donc sur le rebord du lit, étendit le bras gauche pour allumer la lampe du chevet, se rendit compte, une fois de plus qu’elle était à sa droite, étendit le bras droit et se cogna, comme tous les matins, sur le bois du lit.
– Je finirai par le scier, murmura-t-il entre ses dents.
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