Chapitre premier
Chapitre 1165
Chapitre 49
Le hurlement de la boule de feu était horrifiant.
La voir approcher tétanisait Jennsen.
Cette arme magique n'avait qu'un seul objectif: tuer tout ce qu'elle rencontrait sur son passage. La sorcellerie maléfique du seigneur Rahl...
Et cette fois, il n'y aurait pas de Sœur de la Lumière pour se sacrifier.
La sorcellerie du seigneur Rahl. Un feu qui semblait réel sans l'être vraiment...
Un instant avant que la boule de feu soit là, Jennsen comprit ce qu'elle devait faire.
Elle se jeta sur l'empereur et lui fit un bouclier de son corps, comme à Sebastian, quelques minutes plus tôt.
A travers ses paupières closes, elle fut quand même éblouie par la lueur aveuglante. Et elle entendit le terrible rugissement des flammes. A part ça, rien ne se produisit.
La boule de feu la traversa et continua son chemin. Ouvrant un œil, Jennsen la vit
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exploser contre le mur, le traverser et se disperser en une gerbe de flammes blanches.
Après que le mur se fut désintégré, la lumière du jour pénétra à flots dans le couloir.
—Excellence, vous êtes vivant? demanda Jennsen en se relevant.
—Grâce à toi, oui... Mais comment as-tu réussi ça? Et... —Silence..., souffla Jennsen. Et ne bougez pas, sinon, il vous repérera.
Il n'y avait pas de temps à perdre, car il fallait en finir une bonne fois pour toutes. Couteau au poing, Jennsen partit au pas de course dans le couloir. Très vite, elle aperçut le seigneur Rahl, car il s'était immobilisé puis retourné pour voir ce qui se passait.
En approchant, Jennsen découvrit qu'il ne s'agissait hélas pas de son demi-frère. C'était un vieillard aux cheveux blancs si squelettique qu'il flottait dans sa tunique noire toute simple. Sa crinière blanche était en bataille, comme s'il avait oublié de se
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peigner, mais ça n'enlevait rien à son aura d'autorité.
Dans ses yeux, Jennsen lut cependant de la surprise. À l'évidence, il ne comprenait pas comment elle avait survécu au feu de sorcier.
Puis il s'avisa qu'elle était un trou dans le Inonde, et tout devint clair pour lui. Jennsen suivit le processus sur son visage, et vit à quel moment il avait atteint la conclusion inévitable.
Malgré son allure inoffensive, ce vieillard venait de tuer des milliers d'hommes. Il était au service du seigneur Rahl et commettrait d'autres meurtres si personne ne faisait rien pour l'arrêter. C'était un sorcier... et un monstre. Jennsen devait le tuer.
Elle leva son couteau et chargea en poussant un cri de guerre qui lui rappela celui des cavaliers, un peu plus tôt. Elle comprenait qu'on puisse hurler ainsi, à présent. Car elle avait soif du sang de cet homme!
—Non..., dit le vieillard. Ma petite, tu ne
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sais pas ce que tu fais. Mais nous n'avons pas le temps... Bon sang! Je ne peux pas perdre une seconde. Arrête ça! Et laisse-moi...
Les paroles de ce tueur comptaient aussi peu pour Jennsen que les propos de la voix. Continuant à courir, elle éprouva la même fureur que le jour où des brutes avaient tué sa mère avant de s'en prendre à elle.
Jennsen savait ce qu'elle devait faire. Et elle était la seule capable d'agir.
Parce qu'elle était invincible!
Avant qu'elle l'ait atteint, le sorcier leva une main. Cette fois, aucune flamme n'en jaillit. Mais Jennsen n'aurait de toute façon pas ralenti. Elle était invincible et rien ne l'arrêterait.
Devant elle, les débris bougèrent soudain comme si un balai géant les avait poussés et formèrent bientôt une sorte de petite montagne. Avec un cri de surprise, Jennsen se prit les pieds dans les vestiges d'une chaise et s'étala tête la première. L'impact contre le parquet l'assomma à demi.
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Des débris volaient dans les airs au milieu d'une colonne de poussière.
Bien qu'elle eût très mal, Jennsen tenta d'obéir à la voix, qui l'exhortait à se lever et à continuer l'attaque. Mais la vision de la jeune femme s'était bizarrement rétrécie, et le monde, au bout de ce curieux tunnel, lui semblait irréel.
La poussière lui irritait la gorge, mais elle ne parvenait même pas à tousser. Un vrai pantin dont on aurait coupé les fils.
Mobilisant sa volonté, la jeune femme parvint à s'asseoir. Une fois qu'elle fut dans cette position, sa vision s'éclaircit et elle réussit à tousser pour dégager ses voies respiratoires. Une de ses jambes était coincée sous un tas de débris. Elle la libéra péniblement et se réjouit d'avoir porté des bottes. Grâce au cuir épais, les éclats de bois et de pierre ne l'avaient pas blessée.
En revanche, elle avait perdu son couteau. À quatre pattes, elle fouilla le tas de gravats, écartant des morceaux de tenture et des pieds de chaise.
Glissant un bras sous un guéridon
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renversé et brisé, elle sentit du bout des doigts ce qui devait être la garde gravée d'un «R. Poussant au maximum, elle put refermer la main sur l'arme qui mettrait bientôt un terme à l'existence du seigneur Rahl.
Quand elle se fut enfin relevée, son couteau au poing, le vieillard n'était plus en vue. Sachant qu'il ne pouvait pas utiliser son pouvoir contre un trou dans le monde, le sorcier avait recouru à une frappe indirecte très judicieuse. Décidément, il était dangereux et devait être éliminé.
Jennsen se lança à sa poursuite. Arrivant à une intersection de couloirs, elle les sonda tous et ne vit absolument rien. Se fiant à son instinct, elle choisit un corridor et l'explora prudemment.
Dans le lointain, elle entendit crier des hommes, mais sans reconnaître la voix de Sebastian.
Partout, des explosions et des éclairs rappelaient que la magie était toujours à l’œuvre dans le Palais des Inquisitrices, qui en tremblait parfois sur ses fondations.
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Des cris d'agonie montaient aussi de toute part, rappelant que ce jour serait un désastre dans l'histoire de l'Ordre Impérial.
Jennsen continua de poursuivre le vieux sorcier. Mais il s'était volatilisé. Dans certains couloirs, elle vit des dizaines de cadavres. Des hommes fauchés par un piège magique ou tués sur son chemin par le vieux sorcier? Elle n'aurait su le dire, mais elle s'inquiétait de plus en plus pour Sebastian.
Entendant soudain des bruits de bottes, elle se pétrifia, puis capta un appel et reconnut aussitôt la voix de son compagnon.
—Par ici! C'est elle!
Jennsen courut jusqu'à une intersection et s'engagea dans le couloir d'où, selon elle, était montée la voix de Sebastian.
Le bruit de ses pas assourdi par un tapis vert moelleux, la jeune femme se réjouit d'entrer dans une zone du palais encore intacte. Ici, tout était encore comme au temps où la Mère Inquisitrice régnait d'une main de fer sur les Contrées du Milieu.
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Cette partie du palais était un labyrinthe de couloirs et de somptueuses pièces. En les traversant, Jennsen remarqua à peine la délicatesse du mobilier, la qualité des tentures ou la finition des lambris. Son seul souci étant de ne pas se perdre, elle imagina qu'elle était dans une forêt et grava dans sa mémoire des points de repère afin de pouvoir revenir sur ses pas. Une fois sa mission accomplie, elle devrait s'occuper de l'empereur et le conduire en sécurité.
Jennsen remonta un large couloir dont les murs étaient constellés de petites niches contenant une incroyable collection d'objets de valeur. Passant une double porte ornée de dorures, elle déboula dans une salle dont la splendeur acheva de lui couper le souffle, après une course épuisante.
L'énorme dôme qui coiffait la salle était décoré de peintures d'une beauté saisissante. Ces fresques représentaient des personnages majestueux qu'on se serait attendu à voir parler ou bouger, tant ils
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étaient réalistes. Juste au-dessous, un cercle de fenêtres rondes laissait entrer la lumière du jour, éclairant l'estrade en demi-cercle où d'imposants fauteuils trônaient derrière un grand pupitre.
Jennsen devina qu'elle était à l'endroit où la Mère Inquisitrice prenait toutes les décisions essentielles pour le destin des Contrées du Milieu. Les sièges disposés tout autour de l'estrade - en hauteur, dans un balcon circulaire - devaient accueillir les dignitaires autorisés à assister aux grandes cérémonies du pouvoir.
Jennsen vit qu'une silhouette se faufilait entre les colonnes, à l'autre bout de la salle.
Elle tourna la tête, car Sebastian et un groupe de soldats venaient d'entrer par une autre porte dans l'imposante pièce.
—Elle est là! cria le jeune homme aux cheveux blancs en brandissant son épée.
Il semblait épuisé, mais la colère ne s'était toujours pas éteinte dans ses yeux.
—Sebastian! cria Jennsen en courant vers son compagnon. Nous devons sortir
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d'ici! Il faut conduire l'empereur en sécurité. Un sorcier nous a attaqués et il a tué la Sœur de la Lumière. Jagang est seul... Viens avec moi!
Les soldats s'étaient déjà déployés pour passer à l'attaque. Des fauves sur la piste d'une proie, pensa Jennsen, angoissée parce qu'elle avait trop longtemps joué le rôle du gibier pour se mettre spontanément du côté des chasseurs.
—Je veux d'abord attraper cette chienne! répondit Sebastian. (Il désigna quelque chose avec son épée.) L'empereur aura au moins la Mère Inquisitrice pour se consoler...
Jennsen regarda dans la direction qu'indiquait Sebastian et vit une femme debout à l'autre extrémité de la salle. Vêtue d'une simple robe de lin décorée au col de broderies où se mêlaient du jaune et du rouge, elle arborait une chevelure grise coupée au ras de sa mâchoire carrée.
—La Mère Inquisitrice, enfin..., murmura Sebastian, hypnotisé.
Jennsen le regarda, perplexe.
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—La Mère Inquisitrice? (Comment Richard Rahl aurait-il pu épouser une femme assez vieille pour être sa grand-mère?) Sebastian, décris-moi ce que tu vois.
—C'est la Mère Inquisitrice, te dis-je!
—Dis-moi à quoi elle ressemble! Comment est-elle vêtue?
—Elle porte sa fameuse robe blanche... Serais-tu aveugle, Jenn?
—Cette garce est sacrément belle, murmura un soldat incapable de détourner les yeux de la femme. Mais c'est l'empereur qui s'amusera avec elle...
Les autres hommes affichaient la même expression hallucinée. De plus en plus inquiète, Jennsen prit Sebastian par le bras.
—Non! Non! Sebastian, ce n'est pas elle!
—Es-tu devenue folle? Tu crois que je ne sais pas à quoi ressemble la Mère Inquisitrice?
—Je l'ai déjà vue, dit le soldat, et je suis certain que c'est elle!
—Non, répéta Jennsen en tirant sur la manche de Sebastian pour l'arracher à sa
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folie. C'est un sortilège, ou quelque chose comme ça. Sebastian, moi, je vois une vieille femme. Tout ça est en train de très mal tourner. Nous devons partir...
Le soldat debout près de Sebastian gémit, lâcha son épée et porta une main à sa poitrine. Puis il s'abattit sur le sol comme un arbre déraciné. Un deuxième homme s'écroula, puis un troisième et un quatrième.
Jennsen se campa devant Sebastian, les bras écartés pour le protéger.
Un éclair aveuglant illumina la pièce, en fit le tour en rugissant et abattit les uns après les autres tous les guerriers de l'Ordre. Jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, Jennsen vit que la lumière meurtrière jaillissait des mains de la vieille femme.
Tous les soldats étaient morts, mais une Sœur de la Lumière venait d'entrer dans la salle et elle chargeait la vieille magicienne.
La sœur tendit les mains, sans doute pour lancer un sort de protection. Puis elle passa à la contre-attaque, et des éclairs
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crépitèrent au bout de ses doigts.
Ayant abattu tous les soldats à part Sebastian, qu'elle ne parvenait pas à atteindre, la vieille magicienne se concentra sur l'attaque de la sœur. Levant simplement les mains, elle renvoya les éclairs à leur expéditrice.
—Il te suffit de prêter serment, ma fille, dit-elle d'une voix grinçante, et tu seras libérée de celui qui marche dans les rêves.
Jennsen ne comprit rien à ce charabia. Mais la sœur, elle, semblait avoir saisi.
—Ça ne fonctionnera pas! cria-t-elle. Je ne veux plus souffrir atrocement! Que le Créateur me pardonne, mais tout sera bien plus facile pour nous si je vous tue...
—Si c'est ton choix, qu'il en soit ainsi.
La sœur voulut lancer un nouveau sort, mais elle s'écroula sur le sol en criant de douleur. Alors que ses doigts essayaient de griffer le marbre, elle tenta de réciter une prière entre ses hurlements de douleur.
Puis elle se tut et s'immobilisa, gisant raide morte dans une flaque de sang.
Couteau au poing, Jennsen courut vers la
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vieille tueuse. Sebastian la suivit, mais la magicienne lança un éclair qui le toucha au flanc. Par bonheur, la lumière magique avait d'abord traversé le torse de Jennsen et perdu un peu de puissance. Blessé mais pas carbonisé sur le coup, le jeune homme aux cheveux blancs bascula en arrière.
—Sebastian, non! Non! cria Jennsen.
Elle voulut rejoindre son compagnon, mais se ravisa quand elle vit qu'il n'était pas trop grièvement touché. Le plus urgent était de neutraliser la vieille magicienne!
Immobile, celle-ci semblait désorientée et hésitante. Au lieu de regarder Jennsen, elle tendait une oreille vers elle, comme pour l'entendre approcher.
Jennsen remarqua alors que les yeux de la femme étaient entièrement blancs. Dans sa mémoire, quelque chose s'éveilla...
—Adie? souffla-t-elle, stupéfiée.
De plus en plus désorientée, la vieille femme tourna la tête pour écouter avec son autre oreille.
—Qui est là? demanda-t-elle de sa voix grinçante. Qui est là? Jennsen se garda
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bien de répondre, car elle ne voulait pas trahir sa position. Il n'y avait plus un bruit dans la salle, et de l'inquiétude se lisait sur le visage de la vieille magicienne. Mais sa détermination restait entière, et elle leva de nouveau les mains.
Ignorant que faire, Jennsen serra plus fort son couteau. S'il s'agissait vraiment d'Adie, la femme dont lui avait parlé Althea, elle ne voyait pas du tout le «trou dans le monde». En revanche, elle distinguait parfaitement bien Sebastian avec son don.
—Petite, es-tu une sœur de Richard? demanda soudain la magicienne. Dans ce cas, que fais-tu dans le camp de l'Ordre?
—J'essaie de vivre, tout simplement.
—Non! Non! (Adie secoua la tête.) Si tu combats pour l'Ordre, tu as choisi la mort, pas la vie!
—C'est vous qui commettez des meurtres, pas l'Ordre!
—Vil mensonge! Des milliers d'hommes sont venus aujourd'hui avec la haine au cœur. Ce n'est pas moi qui suis allée les chercher.
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—Peut-être, mais c'est vous qui souillez le monde avec votre sorcellerie! cria Sebastian dans le dos de Jennsen. Vous voulez réduire l'humanité en esclavage, mais nous ne vous laisserons pas faire!
—Je vois..., marmonna Adie. C'est toi qui as trompé cette petite avec de beaux discours.
—Il m'a sauvé la vie! s'écria Jennsen. Sans lui, je ne serais rien! S'il ne s'était pas battu pour moi, je serais morte, comme ma mère.
—Petite, c'est un mensonge aussi... Abandonne ces gens et viens avec moi...
—Vous aimeriez ça, pas vrai? cria Jennsen. Ma mère est morte à cause de votre seigneur Rahl. Alors, n'essayez pas de me piéger. Je sais que vous rêvez de ramener un trophée de choix à votre naître!
Adie secoua la tête.
—Petite, j'ignore de quels mensonges ta tête est farcie, et je n'ai pas le temps de m'en occuper. Tu dois venir avec moi, sinon, je ne pourrai pas t'aider. Et je ne suis plus en mesure d'attendre. Le temps est
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une denrée rare, et j'ai épuisé mes réserves.
Pendant que la magicienne parlait, Jennsen avança discrètement de quelques pas. Elle devait saisir l'occasion de neutraliser cette vieille femme. Elle avait toutes ses chances, et elle le savait. Lors d'un combat où seules compteraient la force physique et l'habileté, elle aurait un avantage écrasant. Le pouvoir d'une magicienne ne servait à rien contre une personne invincible.
—Jenn, tue-la ! cria Sebastian. Tu en es capable! Venge ta mère! Jennsen n'était plus très loin de la vieille femme. Encouragée par son compagnon, elle avança encore de quelques pas.
—Si c'est ton choix, souffla Adie de sa voix grinçante, qu'il en soit ainsi.
Sur ces mots, elle tendit un bras vers Sebastian.
Horrifiée, Jennsen comprit que la mort de son compagnon serait le prix à payer pour avoir l'occasion d'égorger Adie.
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