Developper une equipe performante - Piloter son equipe avec le management situationnel
L’équipe en phase d’harmonisation
Ce qui est vécu
Dans cette phase, l’équipe se construit. L’unité se renforce, le sentiment d’appartenance est plus fort. Chacun ressent la communauté d’objectifs. On constate un a priori de confiance, confiance dans les collègues et vis-à-vis du responsable de l’équipe. C’est ce qu’il faut pour une coopération efficace.
L’équipe est en train de se donner des normes de comportement. Plus les participants interagissent entre eux et plus vite ils adoptent des perspectives et des façons d’agir communes. En fait, chacun a plutôt envie de coopérer, de se conformer aux règles du jeu, de suivre l’orientation proposée par le responsable.
Le coéquipier commence à vivre le rôle unique qui est le sien dans l’équipe, il ressent la complémentarité avec ses collègues, ce qui contribue au sentiment d’unité, mais il est également satisfait de se différencier. C’est le moment de prendre des responsabilités et d’aller plus loin dans l’engagement pour l’équipe.
Donc cette période d’harmonisation se caractérise par la construction du collectif, par l’émergence de normes de comportements, par la complémentarité des rôles, par la confiance qui grandit.
Témoignage
« La normalisation au sein de l’équipe peut être au service d’un meilleur fonctionnement
et de la performance, mais ce n’est pas automatique. Par le passé, j’ai eu l’occasion de
rejoindre une équipe où régnait une pression de conformité pour le volume de travail à
ne pas dépasser, pour la longueur des pauses et même pour la façon de s’habiller ».
Les risques en phase d’harmonisation
Unanimisme À ce stade, l’équipe risque de cultiver l’entre-soi et peut se complaire dans une sorte d’unanimisme fusionnel et confortable. Il n’y a plus de friction, les membres arrivent assez facilement à se mettre d’accord. Cela peut correspondre à un appauvrissement de la réflexion collective, car trop d’unité peut faire taire la diversité qui est source d’enrichissement. L’équipe doit se garder d’adopter une pensée unique peu favorable aux remises en question.
Régression
Un deuxième risque couru par l’équipe serait de régresser au stade d’équipe turbulente décrite au chapitre précédent. Le retour en arrière est toujours possible ; il suffit que l’équipe soit confrontée à des difficultés, à de nouvelles exigences des clients, et des vues divergentes apparaissent, sources de nouvelles tensions. Le maintien de la cohésion de l’équipe reste une nécessité durable, en particulier si l’équipe subit une pression pour fournir un résultat.
Nouveaux membres
Troisième risque, l’arrivée d’un nouveau membre dans l’équipe. Il faut tout faire pour bien l’intégrer, mais le nouveau peut être tenté de remettre en question les habitudes, la façon de travailler, ce qui peut être une nouvelle source de tensions dans le groupe.