J’arrête de trop cogiter !
Jour 4, 11 et 18 Accueillir et s’accueillir
JOUR 4, 11 ET 18
Accueillir et s’accueillir
Méditation de pleine présence sur le souffle 3 minutes
La méthode Tipi 2 minutes
Apprendre à accueillir : exercice flash des poings fermés 2
minutes
Respirer des odeurs 4 minutes
Le Ho’Oponopono 4 minutes
Plus de la moitié du chemin est déjà parcourue pour cette première
semaine ! BRAVO ! Aujourd’hui, je vous propose de pratiquer trois
outils que vous connaissez déjà : la méditation de pleine présence (3
minutes), respirer les odeurs (4 minutes), le Ho’Oponopono (4
minutes).
Nous allons ajouter deux petites nouveautés pour travailler sur la
notion fondamentale de l’accueil (c’est un mot que je répète tout le
temps en accompagnement, si bien que certains clients me charrient
en me nommant « Miss Welcome »).
Nous avons toujours l’impression que ce qui nous arrive ne devrait
pas nous arriver, que ce serait bien mieux si les choses étaient
différentes : « À chaque fois c’est pareil, je tombe sur la caisse qui
n’avance pas ! », « Ce n’est pas comme cela que les choses étaient
prévues ! » Lorsque je donne des ateliers de méditation, je m’en
amuse presque à chaque fois avec les participants qui commencent
systématiquement par pointer ce qui ne s’est pas passé dans leur
séance et comment les conditions auraient pu être plus favorables :
« Je n’ai pas senti de détente », « Cela aurait été mieux si la lumière
avait été moins forte », « C’est dommage, il y avait un peu trop de
bruit ». Notre mental est friand de cela ! Il adore évaluer notre
expérience !
Notre regard d’être humain est d’ailleurs naturellement orienté – et
en priorité – sur ce qui est négatif. C’est ce que l’on appelle en
psychologie le biais cognitif de négativité, qui nous fait davantage
remarquer les trains qui arrivent en retard que ceux qui arrivent à
l’heure ! Quand ce biais est à l’œuvre, nous sommes dans une
forme de résistance par rapport à notre vécu et les ruminations vont
bon train. Le premier pas est d’apprendre à accueillir les choses
telles qu’elles sont. Ce n’est ni bien ni mal… C’EST tout simplement.
Dit comme cela, cela paraît simple mais il s’agit d’un véritable
exercice au quotidien que nous pouvons tous mettre en place. La
notion d’accueil est fondamentale : accueillir permet d’embrasser
notre expérience de manière complète, totale, inconditionnelle, et
avec fluidité, alors que résister nous demande tant d’efforts.
Apprendre à accueillir : exercice flash des poings fermés
2 minutes
Posez quelques instants ce livre… Prenez le temps de vous installer
en posture assise dans un endroit confortable. Serrez fort, très fort,
le plus fort possible vos deux poings (comme si vous étiez très en
colère)… Sentez vos poings se contracter de plus en plus… peut-
être que d’autres zones de votre corps se contractent elles aussi (les
dents, les mâchoires, les bras…). Vivez complètement l’inconfort de
cette posture… celle qui revient à vouloir exercer une maîtrise, un
contrôle… Puis à un moment donné, relâchez vos mains le plus
lentement possible, desserrer les poings, déplier vos doigts et
tournez doucement vos paumes vers le ciel en signe d’accueil et
d’ouverture… comme lorsque l’on décide de lâcher prise, de faire
confiance… Quelle est la posture la plus confortable selon vous ?
Cette pratique convient particulièrement au penseur
perfectionniste.
Avec le temps, j’ai compris que nous avions tout à gagner à travailler
notre relation au désagréable. Lorsque le mental s’emporte, lorsque
nous ruminons, ce n’est pas agréable évidemment. Il en va de même pour les émotions désagréables… que nous qualifions
d’ailleurs de « négatives ». Or, en tant qu’être humain, que faisons-
nous ? Soit on s’immobilise, figé dans nos ruminations, soit on fuit,
on se divertit, on fait autre chose, on change de disque. Rarement
nous faisons face… et c’est bien normal car dans ce genre de
situation, c’est l’animal effrayé en nous, notre partie reptilienne, qui
mène la danse. Nous avons peur et nous nous sentons menacés.
Néanmoins, le désagréable fait partie intégrante de notre expérience
et le refuser, c’est comme nier une part de notre vécu… une part de
nous-mêmes. Alors que ce qui permet de « dompter » notre mental,
de travailler avec nos émotions, c’est de les accueillir. Les bras
grands ouverts en signe de bienvenue ; vous pouvez même
prononcer ce terme à voix haute « BIENVENUE » : Bienvenue à toi
ma rumination, bienvenue à toi émotion désagréable. Je t’en prie,
viens, assieds-toi à côté de moi, prenons un café ensemble, parlons,
discutons… Cela nous permet d’entrer en familiarité avec notre vécu
qui, comme nous apprenons à le connaître, nous paraît moins
effrayant. C’est ce que propose la méthode Tipi.
La méthode Tipi
2 minutes
Mise en évidence par Luc Nicon, cette méthode s’appuie sur le fait
que nous avons tous, quel que soit notre âge, une capacité
physiologique et naturelle de régulation émotionnelle. Il s’agit de
revivre un événement en faisant appel à nos ressentis physiques
pour le désamorcer. Cette technique peut se pratiquer au moment
où l’on ressent l’émotion désagréable ou en différé, une fois que
l’émotion est passée.
La méthode Tipi1 est composée de six étapes :
1) Vous ressentez l’émotion désagréable.
2) Fermez les yeux.
3) Repérez dans votre corps deux sensations physiques différentes. 4) Laissez les sensations évoluer, grandir, s’intensifier puis se
transformer d’elles-mêmes.
5) Laissez faire sans chercher à interrompre, à changer
l’expérience… jusqu’à apaisement des sensations (en général le
processus n’excède pas 2 minutes).
6) Ouvrez les yeux et accueillez toute cette expérience.
J’aime répéter aux personnes que j’accompagne que l’expérience
peut être désagréable mais n’est pas dangereuse… C’est une
nuance très importante !
Cette pratique convient particulièrement au penseur
perfectionniste.
Des méthodes pour mieux s’organiser et optimiser son
temps
Le temps est un bien précieux que l’on peut facilement perdre…
mais aussi gagner. Certaines méthodes d’organisation ont fait leur
preuve, nous permettant ainsi d’être plus efficaces et de moins
ruminer tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire et de favoriser
notre concentration.
La technique Pomodoro de Francesco Cirillo : elle propose de
structurer son temps de travail en sessions de 25 minutes
(entrecoupées d’une pause de 5 minutes) pendant lesquelles on se
concentre exclusivement sur la tâche à accomplir. Pomodoro veut
dire « tomate » en italien en référence au minuteur de cuisine utilisé
par Francesco Cirillo pour sa méthode.
Avaler son crapaud de Brian Tracy : consiste à faire en premier (le
matin) la tâche la plus pénible de sa liste. Selon cet auteur, il ne
s’agit pas d’accomplir toutes les tâches de notre liste, mais de nous
concentrer sur les plus importantes, sur celles qui auront le plus
d’impact positif dans nos vies. Commencer sa journée par réaliser la
tâche la plus difficile permet d’éviter la procrastination, d’alléger son
esprit, et de ressentir fierté et satisfaction.
La méthode GTD (Getting Things Done) de David Allen : il s’agit
d’une méthode de gestion des priorités quotidiennes afin de garder
un esprit serein dans une vie bien remplie.
Elle comporte cinq étapes :
1) Collecter, de manière exhaustive, toutes les tâches à accomplir
sans les hiérarchiser.
2) Traiter, c’est-à-dire se demander « Ai-je une action à faire sur
cette tâche ? ». Si la réponse est non, on la raye ; si c’est oui, soit
elle prend moins de 2 minutes et on l’accomplit tout de suite, soit on
passe à l’étape suivante.
3) Organiser les missions plus chronophages, soit en les
reportant, en les déléguant, soit en les planifiant.
4) Réviser, c’est-à-dire mettre en place un suivi régulier de l’état
d’avancement des missions.
5) Et enfin agir, selon notamment ses priorités et le temps dont on
dispose.
Pratiquer le hygge danois : hygge signifie « bien-être ». Il s’agit de
créer chez soi une atmosphère confortable, chaleureuse, cocooning,
en mode plaid, bougies (indispensables), feu de cheminée, et
profiter simplement de la vie, dans une ambiance harmonieuse et
auprès des gens que l’on aime. Cela peut être aussi un bain chaud,
un dîner aux chandelles.
Pour accueillir de nouvelles façons de fonctionner, il faut faire de la
place. Nous pouvons au préalable agir sur notre environnement pour
favoriser un terrain propice à notre belle évolution. Ainsi, si notre lieu
de vie est obstrué, encombré, chargé… notre esprit risque de l’être
aussi. Simplifier, alléger, se libérer du superflu pour ne garder que
l’essentiel peut grandement nous aider. Posséder beaucoup
d’objets, cela veut dire s’en occuper et on sous-estime trop souvent
la charge mentale que cela ajoute dans son quotidien. Je vous invite
d’ailleurs à observer si dans votre intérieur, des pièces sont sources
de ruminations et, le cas échéant, à en changer l’aménagement,
l’énergie.
De la même façon, mettre de l’ordre, ranger nos objets et nos
placards peut véritablement contribuer à mettre de l’ordre dans nos
pensées. Cela permet d’insuffler au lieu une énergie nouvelle et, par
ricochet, une énergie nouvelle à nos pensées. C’est ce que propose
par exemple le mode de vie minimaliste, qui concerne les objets
mais pas seulement. Le minimalisme est un mode de vie qui nous
invite à nous détacher des objets, à ne garder que ce qui nous est
utile et essentiel… être plutôt qu’avoir…
J’ai pour ma part été bouleversée par la lecture des ouvrages de
Dominique Loreau comme 2 L’art de la simplicité. Plus récemment,
j’ai découvert le travail de Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus
(blog The Minimalists) et leur magnifique documentaire sur Netflix
que je vous encourage (si ce n’est pas encore fait) à regarder. Une
superbe source d’inspiration ! J’ai décidé de relever le défi de ce
qu’ils ont baptisé le « minsgame » (contraction de minimalist et
game), qui se déroule sur un mois. Le but du jeu est de se
« débarrasser » d’un objet le premier jour, de deux le second, de
trois le troisième et ainsi de suite pour arriver à 30 objets le
trentième jour, ce qui nous amène à un total de 465 articles ou
objets à supprimer en un mois ! J’ai vraiment vécu une
transformation profonde au cours de ce mois et mené une véritable
réflexion sur ce qui est essentiel pour moi… Au final, nous avons
besoin de très peu de choses pour être heureux ! En vidant
placards, armoires, étagères, je me suis sentie moi-même plus
légère, disposant d’espace et de place pour ce qui est fondamental.
Et surtout, je me prends moins la tête sur la gestion des objets et les
actions à faire qui en découlent.
1. http://www.tipi.fr
2. Dominique Loreau, L’art de la simplicité, Marabout, 2019.
OceanofPDF.com