J’arrête de trop cogiter !

Gaëlle Piton · Chapitre 19 sur 37

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J’arrête de trop cogiter !

Jour 7, 14 et 21 Danser encore !

JOUR 7, 14 ET 21

 

Danser encore !

 

Méditation de pleine présence sur le souffle 3 minutes

Colorier des mandalas 4 minutes

Danse en pleine présence 8 minutes

 

Nous y sommes ! À la méditation du jour (3 minutes) et une nouvelle

session de mandala (4 minutes), j’aimerais aujourd’hui vous inviter à

pousser les chaises et les tables pour une petite session de danse

en pleine présence. Je vous avais prévenu, c’est plus fort que moi,

je ne peux pas m’empêcher de mettre un peu de danse partout.

 

Vous vous souvenez de cette chanson Danser encore du groupe HK

qui a fait le buzz pendant le confinement ? Cela montre bien

l’importance et le côté essentiel et vital de la danse (et plus

largement de la culture). La danse est bien plus qu’un exercice

physique. Elle permet de prendre conscience de soi et de lever les

blocages inscrits dans la mémoire de notre corps.

 

Je dis souvent à mes patients que le corps ne ment jamais. Il

engramme les tensions, les traumas, les douleurs du passé… mais

nous pouvons aussi partir de lui, insuffler un autre état d’être pour

transformer notre état psychologique. J’aime dire que quand la vie

me met à l’épreuve, je créé des moments au cours desquels je

« m’enjaille 1 » toute seule. Je m’aide d’une musique entraînante

(j’affectionne particulièrement les titres souls de la Motown) et je

laisse aller mon corps. Généralement, je me réserve un moment de

qualité afin de ne pas me sentir limitée par le regard des autres.

L’idée n’est pas d’exécuter une chorégraphie parfaite (j’en suis bien

loin !) mais de lâcher prise ! La danse permet d’être en contact avec

ses émotions et de les manifester par des gestes spontanés et

naturels. Et plus je reproduis ces moments, plus cela devient facile de contacter cette part de moi, instinctive et puissante. Avec les

années, je me suis plus rapprochée de cette danse dite « intuitive »,

organique, libre comme celle d’Isadora Duncan2. J’aime aussi

exécuter des danses plus codifiées comme la salsa ou le flamenco

mais lorsque je dois reproduire des mouvements ou des

chorégraphies, je sens mon mental plus à l’œuvre et parfois à deux

doigts de retomber dans les travers du jugement ou de l’évaluation.

La contrainte de la technique me limite dans ce cas. Or, ce n’est pas

le sens que j’entends donner à la danse ici. Je parle de la danse qui

part de l’intérieur en vue de s’étendre, la danse qui régénère, qui

ressource !

 

La danse en pleine présence

 

5 à 10 minutes

 

Dans votre posture debout, prenez conscience de votre respiration,

laissez-la se déployer et mettre progressivement votre corps en

mouvement. Laissez faire l’expérience comme elle vient.

 

Vous pouvez également porter votre attention sur les différentes

parties de votre corps, les unes après les autres (doigts, poignets,

coudes, épaules, chevilles, genoux, hanches, jambes, tête…). Ou

encore danser l’émotion qui vous habite au présent, laisser

s’exprimer vos joies, vos peines. Vous pouvez aussi mettre votre

musique préférée et vous laisser ainsi porter par elle dans votre

salon.

 

L’objectif n’est pas de faire du beau mais d’expérimenter le

mouvement dans l’ici et maintenant, de se mettre à l’écoute de son

corps, sans jugement et avec bienveillance.

 

Cette pratique convient particulièrement au penseur

perfectionniste et au penseur en boucle.

Aller plus loin cette semaine : reconnexion

 

avec Dame nature

 

Les bienfaits de la nature sur notre santé ont fait l’objet de bon

nombre d’études scientifiques 3. Une balade en forêt, au bord de la

mer, à la campagne nous ressource et nous reconnecte au rythme

des saisons, de la nature, dont la vie moderne nous éloigne

progressivement. En ville, il est tout à fait possible de prendre aussi

le temps de profiter de quelques espaces verts… même petits. Ce

n’est pas la quantité de nature qui compte mais plutôt la qualité de

votre attention. Les activités comme le jardinage ou encore

l’ikebana, un art traditionnel japonais fondé sur la composition

florale, peuvent contribuer à cette reconnexion. Alors, prenez l’air

chaque jour, dès que possible partez à la découverte et à la

reconquête des espaces verts autour de vous (ce sont vos oasis

précieuses !), foulez le sol des forêts de vos pieds nus, plongez vos

mains dans les fleuves, les torrents, les lacs, les cascades, ou

même les fontaines du parc municipal ! La nature nous offre un

spectacle merveilleux et généreux à tout instant.

 

Une promenade attentive en nature

 

10 minutes

 

Organisez régulièrement des promenades en nature en vous

donnant des points de repère pour nourrir votre travail sur l’attention

(sur les fleurs, les arbres, les nuages, les oiseaux…). Ne vous

laissez pas décourager par le mauvais temps. Couvrez-vous si

besoin !

 

Cette pratique convient particulièrement au penseur en

boucle.

 

1. S’amuser, faire la fête.

2. Isadora Duncan (1877-1927) est une danseuse américaine connue pour avoir révolutionné la pratique de la danse, notamment en s’affranchissant du tutu et des pointes et en dansant pieds nus, et en y amenant une dimension spirituelle.

3. Je vous renvoie ici au très bel ouvrage de Frederika Van Ingen 101 façons de se reconnecter à la nature, Éditions Les Arènes, 2021.

 

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