L'amour en A, Snow & Hazel

Elma Hilde · Chapitre 33 sur 36

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L'amour en A, Snow & Hazel

– Je peux le faire ?

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– Je peux le faire ?

L’absence de réponse de la part de Snow et son air hésitant me force à

préciser.

– Te brosser les cheveux !

Elle paraît réfléchir à ma proposition un instant avant de finalement me

tendre sa brosse.

– D’accord…

Avec délicatesse, j’attrape ses cheveux humides et les coiffe avec un

grand sérieux.

Malgré la fatigue, j’ai rencontré quelques difficultés à trouver le sommeil

hier soir. Mon insomnie était la conséquence directe de ma décision

d’arrêter le groupe. Rien à voir avec une quelconque hésitation sur le sujet.

Non, je pensais surtout aux autres !

Comment leur annoncer que je vais me barrer ? Ils vont me flinguer !

Surtout maintenant qu’ils ont goûté à la scène ! Mais je ne peux retarder

l’échéance plus longtemps ! J’ai déjà trop tardé. Comment pourrais-je me

priver du bonheur de vivre près de Snow ? Oui, j’adore la musique et

l’idée d’arrêter ne me ravit pas plus que ça, mais rien n’est plus précieux à

mes yeux que de préserver Snow et l’amour qui nous unit. Ce n’est pas en lui infligeant tous ces changements de vie qu’elle pourra être pleinement

heureuse elle aussi.

Si je suis sûr de moi, je ne suis pas pressé de devoir annoncer la nouvelle

aux copains.

Qui ne le seront définitivement plus lorsque ça serait chose faite !

Je ne vais pas les laisser se bercer d’illusions trop longtemps, mais avant

de balancer cette bombe, j’aimerais que Snow ne soit plus là. Je n’ai pas

envie qu’elle assiste à ça. Encore pire, qu’elle s’imagine que tout est de sa

faute. L’ambiance risque d’être bien pourrie après ça. Je ne sais pas ce que

vous en pensez, mais je ne suis pas hyper détendu à l’idée de vivre dans ce

bus avec des mecs qui vont avoir envie de me buter pendant les mois à

venir. Ce qui me fout bien les boules, c’est la position dans laquelle je vais

malencontreusement mettre Charlie. Je n’ai jamais douté de la véracité de

ses propos lorsqu’il a prétendu que ma décision n’influencerait pas notre

amitié. Cependant, il va se trouver le derche coincé entre deux chaises.

– Voilà ! Tu es canon, blondinette !

Je lui rends sa brosse qu’elle range dans son sac de toilettes.

– Tu dois être contente de ne plus avoir à prendre ta douche ici !

Snow nous ouvre la porte. Nous marchons en direction du bus.

– La remorque-salle de bain ne va pas me manquer !

– Ce soir, tu seras à la maison ! Est-ce que ça te fait plaisir ?

– Je ne sais pas. Je suis contente de revoir Lorna, de dormir dans ton lit,

mais je suis triste parce que tu ne seras plus avec moi.

– Ouais, c’était un peu con comme question !

Nos affaires rangées, je m’installe dans le salon pendant que Snow

boucle sa valise, lorsque Dary apparaît. Elle échange un mot avec ma petite

nana avant de se pointer.

– Haze, y’a Rick qui est là ! Il veut vous parler !

– Oh…

Je me lève et l’embrasse.

– Merci, D. Je me fais un café et j’arrive.

Lorsque c’est chose faite, je rejoins la bande dehors, Snow me talonne de

près. Rick, installé autour de la table, bavarde avec Charlie. Je m’approche

et le salue avant qu’il ne s’intéresse à ma voisine.

– Bonjour, Snow ! Isla m’a rapporté ta mésaventure d’hier. Comment te

sens-tu ?

– Mieux maintenant qu’Hazel m’a retrouvée !

– J’imagine, lui dit-il un sourire bienveillant en coin.

Pendant qu’ils échangent quelques mots, je m’installe près de Rick.

J’invite Snow à s’installer à son tour, mais la demoiselle préfère rester

debout.

– Tu voulais nous voir ?

– En fait, c’est Nathan et moi qui souhaitions vous parler, alors…

Il sort son portable et passe un appel qu’il met sur haut-parleur.

– Ouais ?! décroche Nathan, tellement rapidement qu’on peut en

déduire qu’il était sur le pied de guerre.

– C’est bon, je suis avec les mecs !

– Salut, les gars ! Comment ça va ?

Nous le saluons tous en retour. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête

des autres à cet instant précis, mais ce coup de fil ne me dit rien qui vaille…

– Je me suis longuement entretenu avec Rick à votre propos. Comme il

était convenu entre nous, il a suivi les débuts de votre tournée de près. J’ai

totalement confiance en lui, en sa capacité à juger du potentiel d’un groupe

et comme je m’y attendais, il ne m’a donné que de bons échos. Je ne sais

pas si vous avez jeté un coup d’œil à votre activité sur les réseaux…

J’interroge Reece du regard qui hausse les épaules. C’est lui le geek de la

bande alors, naturellement, il a pris le contrôle de tout ça ! Il poste

régulièrement des vidéos de nos concerts, de nos répets’. Bref, tout ça c’est

sa came, pas la mienne. Je me contente de maîtriser mon logiciel qui me

permet d’enregistrer mes morceaux, ça me suffit largement !

– J’ai posté pas mal de trucs sur notre chaîne depuis le début de la

tournée, j’ai remarqué que ça bougeait un peu !

– Un peu ?! Vos dernières vidéos ont fait des dizaines de milliers de

vues en quelques jours les gars !

– La connexion est pourrie ici, j’ai pas eu l’occas’ d’y aller depuis qu’on

est là !

– Bon ! Je pense qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud et

commencer à bosser sur l’album dès que possible !

Voilà, je redoutais un peu une merde comme ça…

Comme je le craignais, je me retrouve confronté à la joie et

l’enthousiasme de mes potes en sachant pertinemment que je vais détruire

leur rêve.

– Je vais préparer un contrat et vous le transmettre au plus vite ! En

parallèle, je vais vous trouver un studio où vous pourrez enregistrer pendant

le break de trois semaines au mois de septembre. Va falloir vous démerder

pour crécher sur Londres, je pense…

– Attends, Nathan !

Je préfère le couper dans son élan et mettre un terme rapidement à ce

foutoir pour que les mecs ne s’enflamment pas davantage.

– Je suis désolé, mais ça va pas être possible !

– Comment ça ?

Mal à l’aise, je lance un coup d’œil en direction de mes amis. Si Charlie

reste calme sur sa chaise, je perçois l’agacement chez Jake et Reece.

– Je m’éclate avec cette tournée, mais je vais pas aller plus loin ! C’est

pas compatible avec ma vie…

– Putain, j’y crois pas ! s’emporte Reece en bondissant de sa place. Tu

vas pas remettre ça ! Tu déconnes, Hazel !?

– Je peux savoir ce qui se passe ?! nous questionne Rick.

– J’ai déjà longuement hésité à faire cette tournée, mais j’ai tenté

l’expérience pour être certain de ne pas commettre une erreur. Maintenant,

je sais ce que je veux, et c’est Snow que je désire plus que tout au monde.

– Et alors ? s’écrie Reece. En quoi ça nous concerne tes histoires avec

la nana que tu baises ?

Je me mets debout en brandissant l’index vers lui dans une posture

menaçante.

– Je vais finir par te foutre mon poing dans la gueule si tu persistes à lui

manquer de respect !

– Pour quelle raison je ferais ça ? Toi, tu n’en as rien à branler de nous

quand il s’agit de foutre notre avenir en l’air ! N’exige pas de nous d’être

compréhensif, alors que tu t’en bats les couilles de nous !

– C’est ce que tu penses ? Tu crois sérieusement que j’en ai rien à

branler ?

– Mais t’essaies même pas !!!!

– Je suis venu, j’ai essayé !!! hurlé-je. Snow est là ! Elle a fait l’effort

de passer quelques jours avec nous pour voir de ses propres yeux ce que

cette vie impliquait ! J’ai rien à me reprocher ! Et si tu crois vraiment que

j’ai aucun remords de vous planter, bah c’est qu’on n’est pas potes toi et

moi, et que j’ai rien à faire avec vous ! Au moins, ça va nettement me

faciliter la chose ! Allez vous faire foutre avec votre groupe ! Moi, je me

casse !

Je me tourne vers Rick qui s’est levé lui aussi.

– Je fais la fin de la tournée pour honorer l’engagement que j’ai pris

envers toi ! Même ce putain de contrat que j’ai signé, je me torche avec !

Je ne le fais que pour toi !

– Je pense que tu devrais aller t’aérer la tête, me dit-il calmement.

Amène Snow avec toi et va marcher un peu !

Je balance ma tête sur le côté en direction de ma blondinette et la voir se

tenir les oreilles exacerbe mon envie de mettre un pain à Reece.

– Viens, trésor !

– Tu cries, Hazel !

Mais quel abruti…

En deux pas je suis près d’elle. Mes mains rejoignent les siennes.

– Ce n’est pas après toi que je crie ! Je suis en colère contre Reece, pas

contre toi ! Je suis désolé, Snow ! Je voulais attendre que tu t’en ailles

pour leur parler de ce qu’on a décidé hier ! On va aller marcher et discuter

de tout ça. OK ?

Ses grand yeux ses remplissent de larmes.

– C’est de ma faute, Hazel ? C’est à cause de moi ?

– Non, mon amour !

Je l’étreins.

– Rien n’est de ta faute, bien au contraire !

Je lie mes doigts aux siens avant de la conduire loin de cette

conversation que je redoutais tant.

 

**

 

Snow et moi, nous nous absentons une bonne partie de la matinée. Ce

n’est qu’après avoir pris un truc à manger près du festival que nous avons

rejoint le bus. Je crois avoir réussi à apaiser Snow par rapport à la réaction de Reece, mais rien n’est jamais certain lorsqu’il s’agit d’elle. Je ne peux

pas m’assurer pleinement de ses pensées et me contente d’espérer que mes

paroles lui aient permis de se détendre.

Retrouver le reste du groupe ne m’emballe pas plus que ça. Je me doute

bien qu’il va falloir que nous parlions et ça n’a rien pour me ravir. Malgré

tout, j’aimerais que nous profitions des derniers mois qu’il nous reste pour

nous amuser, mais je ne peux pas exiger une telle chose de leur part. J’ai

brisé leurs espoirs !

À notre retour, c’est un peu comme si nous venions de partir, vu

qu’aucun membre du groupe n’a vraiment abandonné sa place. Il n’y a que

Rick qui s’est tiré. Soucieux de ne pas raviver le malaise de Snow, j’ai un

coup d’œil pour Dary.

– Tu peux attendre avec elle à l’intérieur, s’te plaît ?

– Bien sûr !

Je dépose un baiser sur la joue de Snow.

– Va avec Dary ! Je te rejoins bientôt.

– Est-ce que tu vas encore te disputer avec eux ?

– Non, sois tranquille ! Y’a aucune raison qu’on s’engueule ! Je vais

juste bavarder calmement avec mes potes !

J’ignore le ricanement hautain et à peine dissimulé de Reece et regarde

Snow disparaître dans le bus en compagnie de Dary. Je récupère une bière

dans le paquet posé sur la table, m’installe sur la première chaise de libre et

m’allume une cigarette.

– Je disais vrai, je viens pour discuter, pas pour me prendre la tête avec

vous ! Contrairement à ce que semble croire Reece, ça ne m’éclate pas de

vous fausser compagnie ! J’ai été placé face à un choix ! Cette vie et ma

relation avec Snow ne peuvent pas être compatibles, c’est trop déstabilisant

pour elle. Ça aurait été injuste pour vous si je n’avais pas tenté l’aventure, mais je l’ai fait ! Snow aussi a fait des efforts pour essayer de se

familiariser avec ce mode de vie, mais ça ne va pas être possible ! Ce qui

s’est produit hier en est la preuve !

– Tu n’as pas à te justifier, Haze ! intervient Charlie.

– Bien sûr ! siffle Reece entre ses dents. C’est typique !

– Je peux savoir ce que ça veut dire ?

– T’es toujours là à ramper devant lui ! Mais putain, il t’a laissé tomber

comme une merde y’a des années de ça ! Il recommence aujourd’hui et toi,

tu fermes ta gueule comme toujours !

– Je ne te demande pas de…

– T’en fais pas, Charlie ! dis-je pour ne pas envenimer les choses. Il a le

droit de penser ce qu’il veut ! Je regrette sincèrement que ça se termine

ainsi !

C’est au tour de Jake de prendre la parole.

– J’aimerais y croire, Hazel ! Sérieux ! Mais je sais pas, tu nous fous

vraiment dans la merde là, et t’as pas l’air de te rendre compte de l’impact

que ça a sur nous !

Je suis sur le point de riposter, mais Charlie prend la parole avant moi.

– Écoutez, on ne peut pas demander à Haze de changer d’avis ! C’est

un trop gros engagement ! Tout ce qu’on peut faire pour le moment est de

faire en sorte que la fin de cette tournée se passe au mieux.

– Parce que tu crois que je vais vivre cinq mois avec lui et faire comme

s’il ne venait pas de foutre ma vie en l’air ! s’indigne Reece en me pointant

durement du doigt. Ne compte pas sur moi pour arrondir les angles, mec !

C’est mort ! Il veut se casser du groupe, bah qu’il se tire, mais je ne ferai

rien qui lui donnera meilleure conscience.

– C’est vraiment ce que tu souhaites ? Que le temps qui nous reste à

jouer ensemble se passe dans la mauvaise ambiance et les reproches ?

Reece se lève.

– J’ai plus rien à dire à cet enfoiré d’égoïste !

– Dans ce cas, si c’est la seule réponse que tu as à apporter à ce qui nous

arrive, je me barre moi aussi, balance Charlie.

Attends, quoi ?!

– Bro, qu’est-ce que tu branles ? T’as pas besoin de faire ça !

– Si la musique a pris le pas sur l’amitié entre nous, alors ça ne

m’intéresse plus, Haze ! On était des mômes qui grattaient dans un garage,

bordel ! J’ai peut-être vingt-deux piges, mais je suis toujours ce gamin qui

voulait simplement s’éclater avec ses potes ! Ce soir, je ne vois plus que

des mecs qui pensent davantage à leur réussite plus qu’à ce qui a fait qu’on

en est arrivé là !

Jake me désigne de la main.

– Il vient de tout bousiller !!!

– Et on n’aurait jamais eu cette opportunité si Hazel n’avait pas rejoint le

groupe ! On ne va pas se mentir les gars, tout ce qu’on faisait a pris du

sens dès l’instant où il est revenu ! Il compose, il écrit, il chante ! Sans

lui, on se branlerait encore les couilles dans mon garage ! Faut pas se

voiler la face !

– Dans ce cas ! s’exclame Reece en écartant les bras. On dirait bien

qu’on n’a plus rien à faire ensemble puisque le grand seigneur Hazel vient

de quitter le navire ! Chacun de nous reprendra son chemin dès qu’on en

aura fini avec cette tournée !

 

**

 

Notre charmante conversation à peine achevée, Reece et Jake se sont

barrés en nous laissant seuls avec les filles. Même si ça me fait chier de voir Charlie s’embrouiller avec les autres, je ne suis pas revenu sur le sujet.

Snow et Dary doivent prendre la route dans peu de temps et j’ai envie de lui

consacrer ces derniers instants sans songer au reste pour le moment.

Je vais avoir cinq mois pour le faire…

Tout est soudainement très pesant ici. Comme si une chape de plomb

s’était brusquement abattue autour de nous. Le départ imminent de Snow et

Dary en est l’unique cause, c’est évident. Aucun d’entre nous n’a

réellement envie de se séparer. Même si j’ai du mal à songer à autre chose,

si devoir lui dire au revoir me mine, je remarque un drôle de manège entre

les filles.

Une fois leurs valises finies, elles sortent du bus pour les ranger dans le

coffre de la voiture, mais quand elles ne réapparaissent pas après quelques

minutes, je les rejoins pour voir ce qu’elles font et les trouver en train de

s’éloigner, me surprend.

– Hé, mais vous faites quoi ?!

Toutes deux se figent au son de ma voix. Elles échangent un regard avant

de revenir vers moi.

– On doit parler d’un truc ! me dit Dary. C’est juste une histoire de

nana ! T’inquiète !

– Vous délirez là ? Snow, tu me fais quoi ?

– Laisse-nous cinq minutes, bon sang ! s’agace Dary. On n’en a pas

pour longtemps !

– Mais vous allez passer 8 h en bagnole ! Vous aurez l’occasion de

parler de vos trucs de gonzesse, bordel ! Snow, on a plus beaucoup de

temps tous les deux !

– Je vais faire vite !

– Mais…

– Hazel, je reviens !

– Bon, si j’ai bien compris, j’ai pas le choix !

– Bien vu !

Moi, je ne ris pas du tout.

– Je t’aime, partenaire !

Et voilà qu’elle se tire ! Je parle dans le vent ou…

J’adresse un regard questionneur à Charlie qui lève immédiatement les

mains en l’air.

– Ne me demande pas ! J’en sais pas plus que toi !

Je le rejoins en sortant une clope.

– Elles vont se barrer dans une heure, mais elles se tirent «

tranquille » ! J’aime pas que ta nana soit pote avec ma nana !

– Ma nana ? C’est ta sœur, bro !

– Ouais bah, c’est encore pire ! Elle lui met trop de trucs de gonzesse

dans le crâne ! Ça craint !

Il secoue la tête d’un air désespéré.

– Je ne suis pas sorti avec beaucoup de meufs, je le reconnais, mais D est

loin d’être une fille relou !

– Sérieux ? En tant que frangine dans le genre « casse-noisette », elle se

pose là !

Il se marre.

– Je suis bien avec elle, Haze ! Elle est super !

– Je crois que le mieux que j’ai à faire est de m’en réjouir. J’ai

l’impression qu’elle aussi se sent bien !

– Je l’espère !

Je me rectifie sur ma chaise après avoir jeté mon mégot, nerveux, alors

que je m’apprête à lui dire ce que j’ai en tête depuis tout à l’heure.

– Je voulais te remercier d’être intervenu auprès des autres. T’étais pas

obligé de prendre position comme tu l’as fait !

– Je l’ai fait parce que je pensais vraiment ce que j’ai dit : l’amitié avant

la musique ! Je sais que tu aimes Snow, que tu veux la protéger et tu as

raison !

– Tu crois toi aussi qu’elle n’a pas sa place ici ?

– Je n’ai pas dit ça ! Pour moi, Snow est la seule à connaître la réponse

à cette question !

– Mais tu as oublié ce qui s’est passé hier !? Ce genre de crise est

insoutenable ! Je ne peux pas voir ma nana allongée en boule sur le sol…

– Sauf que ces crises ne cesseront pas !

– J’en ai conscience et je peux le gérer, mais pas en être la cause !

– Tu es trop dur avec toi-même ! Cependant, je peux comprendre que

signer ce contrat te fait peur ! L’idée de devoir te séparer d’elle aussi

longtemps est inenvisageable pour toi et je le conçois.

– Bah, t’es un peu dans le même cas que moi !

– C’est ça !

– T’aurais tenu la distance si on avait signé ? Dary étant à la fac, vous

auriez été contraints de ne plus vous voir !

– On en a parlé elle et moi, et je ne vais pas te cacher qu’on a envisagé

les choses différemment de cette tournée si on avait poursuivi l’aventure.

– Genre qu’elle quitte la fac ?! 

– Oui, je sais, soupire-t-il d’un air las. Épargne-moi ton numéro, s’te

plaît ! Je me doute que tu n’aurais pas approuvé !

– Bah, ouais !

– Mais on aurait fait ce qui nous aurait arrangés, bro ! me provoque-t-il

avec son petit arrogant.

– Fais pas trop le malin, sérieux !

Il se marre.

– Je t’aime, ma poule !

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