Le droit d'aimer: Une romance M/M sur la découverte de soi (French Edition)

Chapitre 20

 

Nous continuons de parler de Lyam. Il aimerait voir à quoi il ressemble, mais je ne peux pas lui montrer de photos. Une idée me vient alors à l’esprit. Peut-être qu’il a un compte Instagram. Tout en continuant de discuter avec mon frère, je tape son nom dans la barre de recherche.

« Lyam Carter »

Un petit cercle tourne en boucle, signifiant qu’il charge les résultats. Il y a un nombre énorme de possibilités. Je clique sur le premier qui s’appelle « ctrlyam ». Le compte est en privé, mais je suppose que c’est lui. Sa photo de profil ressemble vraiment à son physique, mais elle est trop petite pour que j’en sois certain. Je ne peux donc pas montrer à mon frère à quoi il ressemble.

— Tant pis, tu me le présenteras, dit-il en me faisant un clin d’œil.

— Ouais, c’est ça. Dans tes rêves !

Il hausse les yeux au ciel et termine son bol de céréales. Nous restons un moment silencieux. Je sens qu’il a quelque chose à me dire, son regard va et vient entre la maison derrière et moi. Il est d’un coup nerveux et agite sa jambe frénétiquement sous la table. J’attends qu’il me dise ce qu’il y a, mais comme il n’a pas l’air décidé à le faire et que son mouvement me stresse, je prends les devants :

— Sinon, ça va toi ?

— Je sais pas. Il faut que je te dise quelque chose, mais promets-moi de pas le dire à maman.

— Je t’écoute.

Il me fait peur, je ne sais pas ce qu’il a, mais je crains que ça n’annonce rien de bon.

— J’ai été parler de Calvin au lycée hier, commence-t-il doucement. Je leur ai tout raconté, enfin pas pour la drogue, mais pour le reste… Les vidéos, les coups, les humiliations…

— Et qu’est-ce qu’ils ont dit ? demandé-je prudemment.

— Ils m’ont dit que ce n’était pas leur problème…

— Quoi ? Qui est-ce qui t’a dit une connerie pareille ? m’énervé-je.

— La conseillère principale. Elle a dit que je dois être plus ferme avec eux, et que tout ira bien.

— Oh putain, mais elle est sérieuse, celle-là ? Mais tu leur as tout expliqué ?

— Une grande partie, oui.

— Alex, c’est grave, putain !

Il se replie sur lui-même et baisse les yeux. Je déteste m’emporter ainsi, mais toute cette histoire me met hors de moi. Je ne supporte pas l’idée que ce mec puisse s’en tirer sans aucune conséquence. Alors quoi, on encourage les gens à harceler maintenant ? Et on ne défend pas les victimes ? C’est incroyable que même le personnel du lycée puisse fermer autant les yeux sur ce qui se passe au sein même de leur établissement. Le pire, c’est qu’Alex a pris sur lui, qu’il a pris son courage à deux mains pour tout avouer et eux, non, ils préfèrent ne rien faire !

Je respire un bon coup et me reprends :

— Désolé, je voulais pas m’énerver contre toi. Mais ça me fout les nerfs tout ça… Sérieux, tu n’as pas d’autres choix que de subir ? Bordel, ça ne devrait pas se passer comme ça !

— C’est pas grave… Bon, je monte, j’ai des trucs à faire.

Mon frère quitte la table sans un autre mot et je réfléchis à une autre manière de faire bouger les choses.

 

L’entraînement de basket me fait un bien fou. Mes potes ne se doutent de rien, mais c’est vrai qu’à présent j’ai l’impression de les regarder différemment. J’essaie de ne pas trop y prêter attention et me concentre sur notre jeu. Il faut que je donne le meilleur de moi-même pendant ces deux heures, pour espérer jouer au prochain match. Je n’ai pas été au top la dernière fois et j’espère que le coach me fera à nouveau confiance pour me laisser jouer.

***

 

Nous marchons jusqu’à la plage et Roxane pose sa serviette à un endroit éloigné d’autres personnes déjà présentes au bord de l’eau. Je ne sais pas si je dois commencer par lui parler de ce que j’ai pu trouver sur Internet, ou s’il ne faut pas que j’aborde le sujet tout de suite. Je pense à Lyam et mon cœur se sert quand je réalise que je ne me sentirais même pas capable de sortir avec lui en public… Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ma tête ? Un moment, je me dis que tout est normal et la seconde d’après, je ne peux pas m’empêcher de penser que je ne suis pas comme tout le monde. Enfin, à quoi ça sert d’être comme tout le monde, si on n’est pas heureux ?

— Ça va Julian ? s’enquiert ma meilleure amie en voyant ma mine perdue.

— Ouais, au top ! mens-je.

— Je te connais trop bien, je sais à quoi tu penses… Vous avez reparlé avec Lyam ?

— Comment tu fais pour toujours avoir raison ? T’es une sorcière, meuf, tu lis dans mes pensées, c’est pas possible autrement !

Elle rit à gorge déployée et reporte son attention sur moi :

— T’es pas très difficile à cerner, en fait.

Ah, je ne sais pas comment je dois le prendre.

— Enfin quoi Julian, on se connaît depuis si longtemps ! Et puis, tout est en train de changer dans ta vie. Ta prise de conscience tu sais, c’est pas rien. Je sais que ça te préoccupe. Ton regard dans le vide, ça ne pouvait qu’être lié à ça…

— Mouais… dis-je en faisant exprès de ne pas être convaincu par ses explications.

— Je l’ai dit à mon frère, balancé-je de but en blanc.

— Sérieux ? Mais c’est trop cool ! Je suis fière de toi ! s’exclame-t-elle en s’asseyant sur sa serviette impeccablement posée sur le sable.

— Ouais, enfin… Il l’avait deviné, et il m’a surpris en train de regarder un forum qui parlait de l’homosexualité.

— Attends, trop d’infos dans une seule phrase.

Elle s’assied parfaitement droite et énumère avec ses doigts :

— 1. Ton frère avait deviné ?! 2. Tu as fait des recherches sur Internet ? et 3. Tu… Tu lis les forums ?!

Elle paraît choquée, mais je sais qu’elle le fait exprès, pour me faire réagir. Je prends une longue inspiration, souris et commence :

— Ouais. Il m’a dit qu’il y avait déjà pensé… Comme quoi, on doit lire en moi comme dans un livre ouvert apparemment, sauf que je ne connaissais pas ma propre intrigue… Bref, et du coup oui, je voulais… je ne sais pas, faire des recherches, enfin lire des témoignages de gens… comme moi ?

Ma dernière phrase sonnait plus comme une question qu’une affirmation. J’ai encore du mal à me dire que je fais désormais partie d’une communauté. Du moins que je ne suis pas le seul dans ce cas-là. Je me suis rendu compte qu’il y avait des milliers, des millions, de personnes comme moi. Ou plutôt que je suis comme des millions de personnes, que tout cela n’a rien d’anormal. Mais encore une fois, dans notre société, tout cela est dur à intégrer et surtout à accepter. C’est ironique parce que même moi, j’ai du mal à l’accepter, alors que c’est ce que je suis, c’est ce que je ressens au plus profond de moi. Mais depuis que je suis enfant, on me répète que les petits garçons, ça va avec les petites filles et inversement. Jamais de ma vie, on ne m’a dit qu’aimer un homme était normal, que désirer un homme était une réaction totalement ordinaire. Jamais on ne m’a dit que cela existait, je l’ai découvert à la télévision il y a quelques années. Et me voilà aujourd’hui, à me rendre compte que c’est la compagnie d’un homme que je préfère. Que c’est avec un homme que je me vois échanger une relation de couple, plutôt qu’avec une femme. Ouais, je me rends compte aujourd’hui que la société est pourrie, qu’on inculque des valeurs aux enfants qui sont les nôtres, mais qu’on ne les laisse pas se définir eux-mêmes, se découvrir eux-mêmes. Non, on leur met des barrières dès qu’ils sont enfants, pour qu’ils rentrent dans « le moule », comme on dit si bien.

— Mais comme je suis fière de toi, Julian ! Sérieusement, tout ce que je souhaite c’est que tu sois heureux… Tu sais t’es pas tout seul, loin de là. Et si tout cela t’aide à comprendre et à accepter la situation, alors ça va !

— Merci…

— Mais ne me remercie pas ! Et puis, merde, même ton frère y a pensé ! J’en reviens pas !

— Moi non plus, je t’avoue ! m’exclamé-je en me couchant sur le sable.

— Mais c’est mieux comme ça non ?

— De quoi ? demandé-je.

— Je veux dire, c’est mieux qu’il soit au courant, non ?

— Ah ça… Oui, sans doute…

— Tu as déjà pensé au jour où tu le diras à tes parents ?

Je me redresse brusquement, pris au dépourvu par sa question.

— Quoi ? Non ! Surtout pas !

— Eh, pardon, je ne voulais pas t’offenser !

— Nan, désolé c’est moi. Je ne sais pas… Tu crois que je devrais faire un coming out un jour ? m’inquiété-je.

— C’est ton choix, mais tu ne dois pas te sentir obligé de le faire. Je pense que si tu ressens le besoin de le dire pour te libérer, alors fais-le. Mais si tu ne te sens pas de leur dire maintenant, c’est pas grave non plus… Après tout, tu as vingt ans, c’est ta vie et ton orientation sexuelle ne doit pas te définir. Enfin, je veux dire qu’elle est totalement normale, si tu étais hétéro est-ce que tu irais dire à tes parents « papa, maman, j’aime les filles » ?

Elle rigole et son sourire est communicatif, je ris avec elle. En soit, elle n’a pas tort, pourquoi est-ce qu’on devrait les informer de ce genre de choses ? Certes, ils ne risquent pas d’être grands-parents avec moi… Enfin quoi que, de nos jours il existe de nombreuses autres solutions. Oh et puis merde, elle a toujours raison !

— C’est vrai ça…

— De quoi ? ajoute-t-elle.

— Ce que tu viens de dire. Je n’irais pas les voir pour leur dire que je sors avec une fille, enfin pas avant de leur présenter…

— Exactement ! Et puis, franchement, le souci principal de tes parents c’est de te voir heureux non ? Alors que ce soit avec un mec ou une meuf, quelle différence ?

— Euh… Pour mon père il risque d’y voir une grosse différence… dis-je craintif.

— Mais tu l’emmerdes !

Je lui fais les gros yeux et elle s’excuse directement, puis poursuit :

— Bref, ce que je veux que tu comprennes, c’est que le coming out, c’est pas une étape obligatoire… Tu dois pas te mettre la pression avec tout ça. Tu restes Julian, tu restes la même personne. T’as juste envie de toucher une bite, plutôt qu’une chatte, voilà tout !

Je lui balance mon sac à la figure et la réprimande :

— Roxane ! Putain, t’es sérieuse ! On parle de mes parents et tu me sors ces mots dans les mêmes phrases ?!

Elle s’esclaffe encore une fois, prise d’un fou rire irrépressible. Elle savait que j’allais réagir comme ça.

— Oh ça va ! Désolée, s’amuse-t-elle en levant les yeux au ciel.

Pour toute réponse, je me lève, retire mon t-shirt et garde uniquement mon short de bain.

— On va dans l’eau ?

Elle acquiesce et se déshabille pour ne laisser que son maillot de bain. Nous regroupons nos affaires dans nos sacs et sur nos serviettes. Puis nous courons jusque dans l’eau. Elle est chaude et c’est agréable d’y plonger directement dedans.

 

Nous parlons de son copain, elle me raconte la soirée où elle a rencontré pour la première fois ses parents et nous revenons sur le sujet de l’homosexualité. Cela me gêne que nous parlions presque que de moi, mais apparemment pour elle, c’est normal.

— Et du coup, tu ne m’as pas répondu avant, vous avez reparlé avec Lyam ? renchérit-elle, plus intéressée que jamais.

— Ouais…

— Et… ça va ?

— En fait, on parle comme avant, enfin nos conversations sont toujours aussi cool…

— Vous parlez de quoi ? demande-t-elle curieuse.

— De tellement de choses ! En fait, on peut parler autant du basket, de la danse, mais aussi de tout un tas d’autres trucs…

— C’est cool ça !

— Ouais. Et puis, tu sais je t’avais dit qu’on a fait un FaceTime ?

— Mais Julian ! T’aurais dû commencer par ça ! C’est vrai que tu m’avais vite dit que vous alliez vous appeler, mais tu m’as pas raconté ! Je veux tout savoir, il était comment ? À l’aise face à la caméra ? Vous êtes restés longtemps ?

— Oh, doucement sur les questions ! la freiné-je en nageant à côté d’elle.

Elle me suit et nous discutons en nageant tranquillement. Je lui raconte alors notre rendez-vous en vidéo, lui explique ce qu’il m’a dit et pourquoi il a voulu s’inscrire sous le nom de Léna. Même si tout cela ne me paraît pas si clair que ça… Je peux comprendre sa solitude et son besoin de draguer. Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi l’avoir fait sur un site hétéro. Roxane m’écoute attentivement, ne m’arrête pas jusqu’à ce que j’aie terminé de lui raconter.

— Vous allez vous voir en vrai, maintenant ? s’empresse-t-elle de me demander.

— Je ne sais pas encore… On s’est dit qu’on y allait doucement… Je n’ai pas envie de précipiter les choses, et… Je ne me sens pas prêt.

— Oh, je vois.

— Enfin, j’ai envie de le voir, hein, détrompe-toi. Mais j’ai…

— Peur ? finit-elle à ma place.

— Je crois, oui.

Nous arrêtons de nager et regagnons le bord de la plage.

— T’as peur de quoi, exactement ?

Je ne réponds pas, ne sachant pas exactement de quoi j’ai peur. Qu’est-ce qui me rend si réfractaire à aller de l’avant ? Je n’en ai aucune idée.

— T’as peur de ce que pourraient penser les autres ? ajoute-t-elle en voyant que je n’allais pas répondre.

Je hoche la tête.

— Ce foutu regard des autres, hein ! Il nous gâche la vie, sérieux ! Mec, tu t’en fous de ce que les autres pensent ! Tu les connais pas, tu les envoies se faire foutre s’ils le veulent !

— Ouais, enfin ceux que je connais…

— Ah. Tu as peur de ce que pourraient dire tes coéquipiers, par exemple ?

Je prends un moment de réflexion et lui réponds :

— Mais t’imagines, s’ils le savent, qu’est-ce qu’ils diront de moi ?

— Que t’es un putain de chanceux ! sourit-elle.

— Mais Rox, tu comprends pas…

— Si je comprends… Mais t’en as rien à foutre de ce qu’ils pensent, ça leur appartient ! Qu’ils vivent leur vie, toi tu vis la tienne ! Et ils peuvent penser ce qu’ils veulent, c’est ta vie, pas la leur !

— Mouais… Mais quand même, t’imagines s’ils veulent plus que je les approche ?

— Mec, t’as pas la rage, merde ! Et puis, faudrait vraiment être un sacré con pour ne plus te vouloir dans l’équipe, t’es un des meilleurs !

Elle me fait sourire et nous changeons de sujet rapidement pour parler de ses études. Je n’ai plus envie de parler de tout ça, je me sens tellement perdu. Elle a dit trop de choses, trop de vérités dont j’ai du mal à encaisser. J’ai eu ma dose pour plusieurs jours.

Mais encore une fois, elle m’ouvre les yeux sur de nombreuses choses… Mais suis-je vraiment prêt à les affronter dès aujourd’hui ? Il me faut du temps, beaucoup de temps…

 

Ce soir, je rentre chez moi, achevé par ma journée. Il ne me reste plus qu’à prendre une douche, manger un bout et regarder une série. Le samedi soir classique chez moi.

Lorsque je sors de la douche, mon téléphone m’annonce une nouvelle notification.

Lyam.

Un nouveau message apparaît sur Match&Meet. Je me dis qu’il serait peut-être temps de lui demander son numéro. Mais encore une fois, je repousse ce moment à plus tard. Comme si le jour où j’aurai son numéro, cela rendrait tout cela réel.

Je noue ma serviette autour de ma taille et me regarde dans le miroir. Je crois que je dois aller chez le coiffeur, mes boucles brunes commencent à me tomber dans le visage. Je prends mon téléphone et lis le message de Lyam :

Lyam : Hey ! Ça va ? Tu fais quoi ce soir ?

Julian : hello ! bien et toi ? rien de spécial, et

toi ?

Lyam : T’es fâché contre les majuscules ? x)

Je rigole tout seul dans ma salle de bain. Qu’il est con.

Julian : Haha, sorry, je sors de la douche, j’ai écrit

vite !

 

Lyam : Voilà une info intéressante 😊 Est-ce que je

pourrais voir à quoi ressemble ta sortie de douche ?

Je rougis malgré moi derrière mon téléphone et pour une fois, je décide d’être audacieux. Je me prends en selfie dans le miroir. On y voit ma tête à moitié cachée par le téléphone, mon torse et mes abdos ainsi que le début de la serviette qui cache mon intimité.

Je clique sur « envoyer » et attends sa réponse. Elle ne se fait pas attendre, puisqu’à peine une minute plus tard, je reçois :

Lyam : *-*

 

Lyam : J’aime beaucoup ce que je vois 😊 Alors,

ce soir, tu fais quoi ?

Julian : : * J’avais prévu de regarder une série et

toi ?

Lyam : Moi aussi… On se fait une Netflix Party ?

Julian : Comme pour Lucifer ?

Lyam : Exactement ! Ça te dit ?

Julian : Grave !

 

Lyam : 😊 Alors à tout à l’heure !

Julian : je mange et je suis là !

Lyam : Ça marche, à toute !

 

Je repose mon téléphone, me sèche, m’habille et descends manger. L’ambiance est détendue à table, ce qui change de d’habitude. Mes parents semblent être dans un bon jour, et c’est agréable de les voir sourire.

Lyam et moi passons la soirée à discuter dans le chat de la Netflix Party. Je crois que nous ne faisons plus trop attention à l’épisode en cours. Cette insouciance que j’ai et cette facilité à parler de tout et n’importe quoi avec lui, tout cela me réconforte et me plaît de plus en plus.

Vers une heure du matin, je sens que nos échanges se font plus pauvres, il s’agit d’une bataille d’emoji. Oui, quand on en arrive là, on sait qu’on a fait le tour des sujets de conversations pour la soirée. Je décide donc d’aller me coucher après lui avoir envoyé un dernier message.

Le nouvel épisode de « Talk love with April » vient tout juste de sortir, je cherche mes écouteurs sur mon bureau et me recouche. J’appuie sur play et écoute avant de m’endormir dans un sommeil paisible.

 

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« … La vérité n’est pas toujours ce qu’on a envie d’entendre. Aujourd’hui, j’ai envie de partager un texte que j’ai reçu de la part d’un ou d’une fan récemment. Je l’ai trouvé beau, et j’avais très envie de te le partager. Alors le voici : “La vérité, c’est que j’étais terrifié. J’étais mort de peur à l’idée de pouvoir tout lui donner, de me livrer à lui entièrement. Je ne pouvais pas supporter l’idée qu’il soit capable de contrôler mes humeurs, qu’en une seconde je puisse passer des pleurs aux rires. Alors j’ai fait comme si je n’en avais rien à foutre, en espérant que tous les mensonges que je me racontais à moi-même deviennent réalité. Mais ça n’a pas marché. Parce que j’ai voulu le blesser en m’éloignant, quand la seule personne à qui ça faisait mal, c’était plus moi que lui.” C’est ce texte qui m’a inspiré le sujet de cet épisode… Alors voici ma réponse :

Tu sais, la vérité sera toujours ta solution. Vivre dans le mensonge n’a jamais apporté quelque chose de bien. Ta vérité est toujours celle que tu dois suivre. Tu n’en ressortiras que gagnant. Aies confiance, en toi, en l’autre, en ce que tu feras, en ce que tu es. Peu importe l’importance de ce que tu as à dire, dis-le sincèrement, sans détour. Je pense qu’il ne faut pas se perdre dans les mensonges. Ils ne sont rien de bons, aucun mensonge ne t’aidera à te trouver. J’aimerais te dire que peu importe ce qui t’arrive en ce moment, chaque problème a une solution. Mais il faut bien commencer quelque part, et le plus souvent cela commence par l’énonciation d’une vérité. Trouve-là, accepte-là et va de l’avant. Dans l’amour, tu ne trouveras jamais de mensonge, parce que l’amour est pur, il est doux et n’attend que de la sincérité. Il n’y a pas d’amour sans sincérité, il n’y a pas d’amour sans vérité. Je sais, tu me diras que parfois le mensonge est la solution pour éviter de faire mal. Mais crois-moi, la vérité n’est pas toujours ce qu’on a envie d’entendre. Et pourtant, il n’y a qu’elle pour nous faire voir les choses en face et avancer, coûte que coûte. Alors sois courageux, sois digne et lève la tête. Il faut voir et accepter les choses comme elles sont. Les sentiments sont là ? Alors dis-les, crie-les, mais ne les enfuis pas. Les sentiments ne sont justement plus là ? Alors dis-les, crie-les, mais ne les garde plus pour toi. Tu dois t’ouvrir au monde, tu dois te montrer tel que tu es et par-dessus tout, tu dois être honnête avec toi-même. C’est cette vérité-là qui est importante.

C’était Talk Love with April pour un épisode un peu spécial, à la semaine prochaine. N’oubliez pas, vous êtes forts. »

 

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