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• Les ennemis du sommeil : le ronflement et l’apnée
• Pratiquez la pensée positive : si votre planning est chargé, vous
pouvez par exemple visualiser mentalement la fin de la journée, quand vous rentrerez chez vous pour prendre un bon bain ou retrouver vos enfants…
• Les ennemis du sommeil : le ronflement et l’apnée
Le ronflement
Le ronflement se produit lorsque, pendant le sommeil, le palais ou la luette vibre au passage de l’air. Le ronflement en lui-même n’est pas dangereux. Il peut juste perturber la nuit du conjoint puisqu’il produit au moins 50 décibels (l’équivalent d’une voix humaine). Dans certains cas, il peut aller jusqu’à 90 décibels (le bruit d’une grosse moto). Le ronflement est favorisé par la surcharge pondérale, les boissons alcoolisées, la prise de somnifères ou de sédatifs, les congestions nasales et l’âge. Globalement, avant la ménopause, les femmes sont moins concernées par le ronflement du fait de l’action de la progestérone, qui favoriserait entre autres la ventilation. Des problèmes ORL favorisent également le ronflement, comme une simple déviation de la cloison nasale ou des amygdales hypertrophiques. La position au lit peut aussi augmenter le ronflement. Les sujets qui ont l’habitude de dormir sur le dos ronflent plus. En effet, dans cette position, la langue se situe plus en arrière et, de ce fait, le passage prévu pour l’air est plus étroit. Comme on bouge beaucoup la nuit, toute la difficulté consiste à garder la bonne position pour lutter contre les ronflements.
En pratique, il est conseillé de dormir sur le ventre, éventuellement sur le côté. Une astuce connue consiste à enfiler avant de se coucher un tee-shirt dans le dos duquel est cousue une poche pour y mettre une balle de tennis. C’est très efficace pour garder la bonne posture. La position de la tête est également importante : mettre des oreillers pour allonger un peu le cou permettrait de diminuer le ronflement. Une autre solution consiste à surélever légèrement le lit. Enfin, si le ronfleur potentiel s’abstient de consommer de l’alcool et de prendre des tranquillisants avant de se coucher, il met toutes les chances de son côté pour faire passer une bonne nuit à son conjoint.
L’apnée du sommeil
Les choses sont à envisager plus sérieusement si le ronflement
s’accompagne d’apnée du sommeil. Dans ce cas, les risques sur la santé ne sont pas négligeables. L’apnée du sommeil se caractérise par des arrêts involontaires de la respiration pendant le sommeil allant de dix à trente secondes et répétés pendant la nuit.
Les personnes en excès de poids sont les plus exposées à ces apnées du
sommeil, en raison de l’excès de graisse dans la zone du cou qui diminue le diamètre des voies respiratoires. Indépendamment, il a été observé que plus le cou est large, plus le risque d’apnée du sommeil est important. À partir de 43 centimètres chez l’homme et de 40 centimètres chez la femme, le risque augmente. Les sujets gros consommateurs d’alcools, de drogues ou de somnifères majorent aussi le risque d’apnées du sommeil.
L’apnée du sommeil va user prématurément l’organisme. Le sommeil est
un moment essentiel pour régénérer les cellules du corps. Dans le cas des apnées, les mécanismes physiologiques réparateurs sont perturbés. Les premiers symptômes sont classiques : une fatigue dans la journée, des petits états dépressifs, des troubles de la mémoire, des baisses d’énergie fréquentes, une irritabilité excessive, des céphalées.
Le plus préoccupant demeure le risque de maladies cardiovasculaires
provoquées par l’apnée du sommeil. En effet, le cerveau est exposé à des déficits en oxygène pendant des périodes répétées au cours de la nuit, ce qui provoque des microréveils brusques qui font monter la pression artérielle et le rythme cardiaque. Les personnes atteintes d’apnée du sommeil seront davantage sujettes aux risques d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles du rythme cardiaque. Dans les cas d’apnée sévère, le risque de mourir brusquement pendant le sommeil est augmenté. De même, en cas d’anesthésie, les risques sont plus importants.
Il est donc essentiel de savoir si les ronflements s’accompagnent ou non
d’apnée du sommeil. Le conjoint remarque parfois ces pauses respiratoires caractéristiques. Réveillé par le ronflement du voisin, il est facile de repérer ce silence lié à l’apnée au milieu de la nuit. C’est parfois un excès de somnolence pendant la journée ou le fait de se réveiller trop souvent la nuit qui doit attirer l’attention. Le bon réflexe est de consulter un médecin spécialiste qui pourra poser le diagnostic d’apnée du sommeil. L’examen consiste à mesurer pendant une nuit, à l’aide d’électrodes placées sur le corps, la fréquence et la durée des apnées du sommeil, l’activité du cerveau ainsi que le taux d’oxygène dans le sang.
La lutte contre la surcharge pondérale et la pratique de l’exercice physique vont évidemment contribuer à diminuer le risque d’apnée du sommeil. À ce propos, citons les travaux de scientifiques brésiliens qui se sont penchés sur l’effet d’exercices oropharyngés chez des patients présentant des apnées du sommeil modérées. Ils sont partis du principe que l’apnée du sommeil correspondant à un relâchement des fibres musculaires, une sorte de fitness de ces muscles pourrait améliorer les choses. Pendant trois mois et à raison d’une demi-heure chaque jour, les sujets devaient s’astreindre à plusieurs exercices, comme par exemple appuyer fortement avec leur langue sur différents points du palais. Les résultats ont montré une amélioration des symptômes par rapport à un groupe témoin qui ne pratiquait aucun exercice quotidien. Si les mesures préventives ne marchent pas, il existe différents moyens thérapeutiques pour améliorer l’apnée. Le médecin pourra prescrire des appareils à porter pendant la nuit. Ces appareils insufflent de l’air par le nez à l’aide d’un masque. Dans tous les cas, ne négligez pas l’apnée du sommeil, qui peut s’avérer désastreuse pour votre organisme.
1. Source : étude INPES, 2010.
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