Le Meilleur Médicament, c'est vous !

Frédéric Saldmann · Chapitre 43 sur 58

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Le Meilleur Médicament, c'est vous !

• Les pouvoirs que l’on ne comprend pas

Dans ce cas aussi, la stimulation électromagnétique donne des résultats positifs chez un certain nombre de sujets. Le caractère non invasif et indolore de la méthode lui donne un atout non négligeable, surtout chez les personnes qui souffrent pendant toute une vie. Dans bon nombre de cas, la stimulation magnétique permet d’agir en diminuant le seuil de déclenchement des crises, ce qui a pour effet de réduire de façon significative la fréquence des crises.

La stimulation électromagnétique a été utilisée avec succès dans d’autres pathologies. Dans des douleurs chroniques neuropathiques rebelles à tous les traitements, cette technique compte de nombreux résultats positifs. De même, dans la maladie de Parkinson qui se caractérise par un tremblement de repos et une hypertonie, elle a permis une récupération partielle des performances motrices. Dans le cadre de dystonies (comme par exemple la crampe de l’écrivain), cette méthode se révèle également bénéfique. Nous sommes pour le moment au tout début de l’exploitation de ce nouveau moyen thérapeutique, mais les premiers résultats sont très prometteurs et incitent, dans les cas rebelles aux traitements classiques, à réfléchir à cette méthode qui sort des sentiers battus.

 

• Les pouvoirs que l’on ne comprend pas

La première règle pour devenir un excellent chercheur, est de ne surtout pas avoir d’a priori. Il faut observer et réfléchir sans idées préconçues. Prenons l’exemple des plantes médicinales. Elles sont utilisées depuis des siècles en Afrique, en Inde ou en Asie. Au fil du temps, des générations d’hommes et de femmes ont été soignées par ces traitements sans que l’on en connaisse la raison. Depuis plusieurs années, l’industrie pharmaceutique est partie sur la piste de ces plantes qui soignent pour percer leur mystère et démontrer ou pas leur réelle efficacité. Pour l’instant, quelques pratiques ancestrales se sont montrées utiles pour guérir certaines maladies. Sans le savoir, nos ancêtres ont instinctivement établi une jonction entre une plante et une maladie. Dans d’autres cas, les résultats ont été totalement décevants. Mais les recherches se poursuivent encore aujourd’hui. Dans cet esprit, j’ai essayé de comprendre s’il y avait une réalité scientifique dans les pratiques de la parapsychologie. Au démarrage, j’ai simplement tenté de savoir si ces méthodes vieilles pour certaines de plusieurs milliers d’années avaient une quelconque légitimité.

 

Prédire son avenir : les lignes de la main

La chiromancie est utilisée en Chine et en Inde depuis cinq mille ans.

Pour les adeptes de cette discipline, l’objectif est d’interpréter le trajet des lignes de la paume de la main afin d’établir des liens avec la personnalité et l’avenir de la personne. En chiromancie, il existe plusieurs lignes : la ligne de vie serait la plus importante, indiquant la vie et les ruptures qui se traduisent par des coupures. Les chiromanciennes divisent la longueur de la ligne de la main en périodes proportionnelles pour prédire le moment où se produiront ces ruptures. Elle débute entre le pouce et l’index et s’achève au mont-de-vénus, situé à la base du pouce. La seconde ligne, celle du milieu, est la ligne de tête, qui correspondrait aux aptitudes mentales. La ligne de cœur fournirait des indications sur la vie amoureuse. Il y a également une ligne du destin et de la chance. Existe-t-il une réalité scientifique dans ces pratiques, ou cela relève-t-il uniquement du charlatanisme ?

Plusieurs équipes scientifiques se sont attelées à cette recherche. Le

Pr Newrick, en Grande-Bretagne (Newrick et al., 1990), a étudié la relation entre la longueur de la ligne de vie et la longévité réelle des sujets. Sa méthode a le mérite d’être efficace : sur 100 autopsies, il a comparé la longueur de la ligne de vie et la date du décès des personnes. Contre toute attente, il a établi un lien entre les deux. L’étude porta sur 63 hommes et 37 femmes âgés de 27 à 105 ans. Newrick mesura avec soin chaque longueur de ligne en veillant à placer à chaque fois la main dépliée dans la même position. Il observa que les corrélations étaient plus fortes avec la main droite qu’avec la main gauche. Il est évident que l’échantillon de 100 personnes est une première approche et qu’il serait nécessaire d’effectuer des recherches sur des populations plus importantes pour vérifier ces premières données. Dans ce cadre, d’autres études ont été menées. Je citerai à titre d’exemple une étude indienne récente (Madan, 2011) qui a porté sur 336 enfants entre 3 et 6 ans. Il a ainsi pu établir un lien entre l’apparition des caries dentaires et la forme des empreintes du troisième doigt de la main.

Si l’on fait une corrélation entre l’apparition des rides et la durée de vie, il est établi par des études scientifiques que lorsqu’on paraît dix ans de moins, on vit dix ans de plus. Pour illustrer ces travaux, il suffit de penser au fait que le tabac accélère de façon forte les rides sur le visage, donne un teint gris et diminue fortement l’espérance de vie par l’apparition précoce des maladies cardiovasculaires et des cancers. Sans passer par les lignes de la main, il existe donc d’autres moyens pour prédire l’espérance de vie. Il suffit d’observer la vitesse de la marche d’un sujet âgé pour prédire son espérance de vie.

Le Pr Rachel Cooper (Cooper et al., 2010) a recherché d’autres indices pour prédire l’espérance de vie de façon objective sans utiliser de boule de cristal. Elle a établi, chez des sujets âgés, des liens nets entre l’espérance de vie et plusieurs paramètres physiques, comme la force de serrage de la main, la vitesse de la marche et la rapidité à se lever d’une chaise. Globalement, plus le sujet se déplace vite et bouge rapidement, plus il maintient une bonne force musculaire et plus sa longévité augmente.

 

Montre-moi tes mains

Les mains racontent souvent l’histoire d’une vie. Depuis les mains besogneuses du travailleur de force jusqu’aux mains fines du pianiste, il existe une multitude de témoignages. Les mains révèlent l’âge d’une personne avec plus de fiabilité que le visage. Si l’on pense à se mettre des crèmes solaires protectrices sur le visage, il faudrait avoir les mêmes réflexes pour les mains qui sont très exposées au soleil.

 

Nos ongles ont la parole

Certaines pathologies transparaissent à travers l’apparence de nos

mains, en particulier les ongles. Voici quelques exemples.

• L’hippocratisme digital est un signe qu’il faut toujours prendre très

au sérieux, car il est un signal fort de maladies graves comme des

cancers du poumon. Il se traduit par des ongles qui bombent

légèrement, en verre de montre. L’ongle bombe dans les deux sens,

dans le sens de la largeur et de la hauteur. Dans sa consistance, l’ongle

est normal, en revanche il présente une modification dans sa forme.

• La couleur des ongles est aussi une indication importante : s’ils

apparaissent un peu violacés, il faut sans attendre consulter son

médecin. Cette coloration dite cyanosée signifie que le sang n’est pas

suffisamment oxygéné. Il peut y avoir plusieurs causes possibles : des

insuffisances respiratoires liées à des maladies chroniques du poumon,

des cancers du poumon ou des maladies cardiovasculaires, la pompe

cardiaque ne faisant plus complètement son travail. Pour confirmer ce

doute, il suffit d’observer dans un second temps la couleur des lèvres.

Si elles apparaissent également violacées, le diagnostic est posé. En

revanche, des taches blanches sous les ongles ne présentent pas de

risque particulier pour la santé.

 

La longueur de l’index et le cancer de la prostate

Une étude britannique récente vient de mettre en évidence le fait que la

longueur de l’index est un facteur de prédictivité du cancer de la prostate. Si un homme est âgé de moins de 60 ans et que son index est plus long que son annulaire, le risque pour lui de développer un cancer de la prostate baisse de 87 %. Si l’homme est âgé de plus de 60 ans, le risque baisse de 33 %. Il se trouve que la longueur de l’index est en rapport avec le niveau d’hormones pendant la grossesse. En pratique, moins les garçons sont exposés à la testostérone, plus l’index sera long, augmentant ainsi la protection contre le cancer de la prostate.

 

La graphologie : une façon de diagnostiquer des maladies

La graphologie est utilisée pour essayer de comprendre les

caractéristiques psychologiques d’une personne à partir de son écriture. Certains cabinets de recrutement utilisent cette technique pour essayer de mieux cerner un individu avant une embauche potentielle. La question ici est de savoir si, à partir d’une forme d’écriture, on peut détecter l’apparition de certaines maladies et si la graphologie s’avère une technique fiable pour déterminer la personnalité et la psychologie d’un individu. Il faut reconnaître qu’il devient plus facile, aujourd’hui, de récupérer le code génétique d’une personne avec un simple cheveu (en sachant que nous en perdons au moins cinquante par jour) que de récupérer un échantillon d’écriture. De plus, l’arrivée des textos et des e-mails ne laisse plus rien filtrer d’intime dans la forme. Enfin, il est évident qu’une personne souffrant d’une maladie de Parkinson retrouvera son tremblement au niveau de l’écriture.