Le Meilleur Médicament, c'est vous !

Frédéric Saldmann · Chapitre 34 sur 58

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Le Meilleur Médicament, c'est vous !

• Pratiquer la méditation

• Ils sont conscients que la vie est parsemée de difficultés et les

intègrent au cycle de leur existence.

• Ils sont en accord avec eux-mêmes, que ce soit dans leur vie

professionnelle, amoureuse, familiale ou sociale.

• Ils entretiennent leur corps et leur mental comme des biens

précieux.

• Ils ne recherchent pas l’approbation permanente dans le regard des

autres.

• Ils sont en lien permanent avec leur famille, leurs amis, leurs

voisins.

• Ils pratiquent la bienveillance, l’absence de jugement et la

gratitude.

• Ils ont une vie intérieure riche : réflexion, spiritualité, religion… • Ils savent ce qu’ils veulent et ont un objectif de vie bien défini. • Mais surtout, ils vivent bien ancrés dans le présent : sans ruminer

ou ressasser le passé, et sans angoisser ou fantasmer par rapport à l’avenir.

 

• Pratiquer la méditation

Il existe au plus profond de l’être humain des moyens d’autoguérison puissants dont on ignore l’existence la plupart du temps. L’esprit peut agir de façon spectaculaire sur le corps et changer la donne. De nombreuses études scientifiques ont ainsi démontré que les sujets qui pratiquaient de façon régulière la méditation arrivaient à réduire leurs chiffres de pression artérielle, à ralentir leur fréquence cardiaque et à diminuer leur stress. D’autres travaux ont montré un meilleur fonctionnement du système immunitaire. Au niveau neurologique, il a été mis en évidence une nette amélioration de la concentration intellectuelle et physique chez les pratiquants de la méditation quotidienne. Certains résultats méritent d’être mis en avant, en particulier les travaux présentés au congrès international de cardiologie d’Orlando. Les participants à cette étude ont pratiqué la méditation transcendantale pendant cinq ans. D’origine indienne, c’est une technique mentale de relaxation et de développement de la conscience qui se pratique en général à raison de deux séances de vingt minutes chaque jour. Il a été observé que ceux qui avaient pratiqué la méditation par rapport au groupe ne la pratiquant pas présentaient une baisse de 43 % du taux de décès liés aux maladies cardiovasculaires. L’étude a porté sur 201 patients âgés de 59 ans en moyenne. Il faut noter que les patients qui suivaient des traitements médicaux les ont poursuivis dans les deux groupes. Il est difficile de fournir des explications rationnelles par rapport à ces résultats. Le stress diminue très nettement chez les sujets pratiquant la méditation. Le stress étant connu comme un facteur de risque significatif des maladies cardiovasculaires, on tient ainsi un début d’explication.

La pratique de la méditation est à la portée de chacun. Il suffit de s’asseoir

sur le sol en tailleur en fixant un objet dans le silence. Vous aurez les yeux mi-clos, les bras posés sur les cuisses en ouverture avec le pouce et l’index formant un cercle harmonieux, la colonne vertébrale bien droite. Les sages comparent cette position à celle d’une pile de pièces d’or. Dans tous les cas, il est important de ne pas ressentir d’inconfort ce qui pourrait perturber le bon déroulement de la séance de méditation. S’il le faut, n’hésitez pas à utiliser un coussin pour vous asseoir ou à vous installer sur une chaise si vous avez des douleurs vertébrales.

Une fois que vous êtes bien installé, il faut apprendre à faire le vide, à ne

penser à rien, simplement à l’objet fixé. Très vite, des pensées automatiques apparaissent, des flash-back sur le passé, proche ou lointain, sur ce que l’on devrait faire dans la journée, la semaine ou les mois à venir. Repérer ces premières pensées parasites, apprendre à les faire retomber est une première approche. On peut comparer cet exercice à une eau qui serait mélangée avec de nombreuses impuretés en mouvement qui la rendraient trouble. Il suffit d’attendre sans bouger pour que les impuretés s’étalent sur le fond et que l’eau redevienne claire et transparente. L’objet à fixer peut être la pointe de la flamme d’une bougie, par exemple. Savoir concentrer toute son énergie et toute son attention, ne serait-ce que cinq minutes, sur ce point lumineux permet de ressentir quelque chose de fort et de neuf en soi. Imaginez un rayon laser étalé sur toute la surface d’un mur. Il ne se passe rien. La même énergie focalisée sur un seul point permet de percer le mur.

Ce qui compte dans la méditation, c’est la persévérance et la régularité de

ce rendez-vous quotidien avec soi-même. La respiration est essentielle. Apprendre à respirer calmement, lentement et profondément en ayant conscience de sa propre respiration permet de mieux accéder aux bienfaits de la méditation. Il existe bon nombre de techniques et de nombreux ouvrages à ce sujet. Je recommande surtout de suivre votre instinct, de savoir ce qui vous fait du bien et, le moment venu, pour pouvoir inventer votre propre méthode. La méditation est une trajectoire passionante à suivre, il faut trouver les moyens qui correspondent le mieux à celui qui désire découvrir cette voie.

 

1. Source : Affsaps, 2012.

 

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