Le Meilleur Médicament, c'est vous !

Frédéric Saldmann · Chapitre 14 sur 58

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Le Meilleur Médicament, c'est vous !

• Les allergies

Les fibres

 

Les fibres se trouvent dans une grande quantité d’aliments : • Les céréales (pain, riz, blé, semoule…)

• Les légumineuses (haricots rouges, lentilles, pois chiches…) • Les légumes (haricots verts, épinards, asperges, céleri, fenouil,

artichaut…)

• Tous les fruits

• Les compléments alimentaires (charbon, argile…) et les

probiotiques sont également efficaces dans le cadre d’un régime riche en fibres

 

• Les allergies

Les allergies concernent aujourd’hui une part grandissante de la population et deviennent un véritable problème de santé publique. On estime en effet à plus de 20 millions le nombre de Français souffrant d’une allergie, ce qui est considérable. Elles ont doublé en vingt ans et la courbe continue d’augmenter année après année. Les effets sont multiples, de la petite démangeaison à l’asthme, de l’éternuement à l’œdème de Quincke pouvant entraîner la mort. Pourquoi ces allergies augmentent-elles en flèche ? Peut-on faire quelque chose pour prévenir et diminuer ce phénomène ?

 

Veaux, vaches et grand air…

Quelques livres d’histoire racontent qu’autrefois, dans certaines familles aisées, les bébés étaient envoyés à leur naissance à la ferme chez des nourrices. Ils revenaient bien plus tard dans leurs foyers en étant propres, sachant parler et marcher. Plus tard, au XIXe siècle, la région du Morvan devint la capitale de l’allaitement avec les fameuses nourrices morvandelles. Réputées pour être de bonnes allaitantes, ces femmes ont accueilli des milliers de bébés envoyés par l’Assistance publique de Paris. On estime que près de 50 000 enfants ont été ainsi placés dans le Morvan que les habitants appelaient le « petit Paris ». Les nourrices étaient issues de familles modestes qui s’étaient appauvries encore davantage avec la révolution industrielle. C’est ainsi que l’écrivain Jean Genet fut placé jusqu’à l’âge de 13 ans dans une de ces familles. La réputation de ces nourrices était telle que Napoléon Ier, suivant les conseils de son médecin, prit une nourrice morvandelle pour allaiter son fils Napoléon II, le roi de Rome. Tout comme plus tard le président Félix Faure, fit de même. De retour au pays, ces nourrices revenaient avec suffisamment d’argent pour s’acheter une maison, que les habitants appelaient les maisons de lait. Si la pratique d’antan d’envoyer les enfants à la ferme est très critiquable sur le plan des relations affectives, peut-être avait-on découvert sans le savoir la première méthode efficace de prévention contre les allergies.

Une équipe de chercheurs allemands vient en effet de faire une

découverte passionnante. Ils ont comparé plusieurs milliers d’enfants vivant à la ferme par rapport à un groupe d’enfants habitant en ville. Il s’agit de deux environnements complètement différents. Dans le premier cas, la vie à la ferme implique un contact quotidien avec tous les animaux tels que les vaches, cochons, poules… Dans l’autre cas, l’univers est beaucoup plus stérilisé. Les résultats de ces recherches ont clairement démontré que les enfants qui avaient grandi à la ferme développaient nettement moins d’allergies que les enfants des villes avec une réduction de 51 % du risque d’asthme et de 76 % du risque d’allergie. Il est possible que ce soit le contact précoce avec tous les microbes de la ferme qui fasse la différence. En effet, il existe dans le milieu rural une très grande diversité de champignons, de bactéries et de toutes sortes de micro-organismes qui auraient un effet immunitaire bénéfique dès le début de la vie. Il apparaît que l’effet préventif de ce contact avec les animaux de la ferme dans l’enfance continue à l’âge adulte.

Le chien, le meilleur ami de l’homme

 

Dans le même esprit, il faut citer des études récentes portant sur les

liens entre la présence d’un chien au domicile familial et l’asthme de l’enfant. Le chien aurait un effet préventif possible sur l’apparition de l’asthme. Il semble que les microbes naturellement présents chez le chien joueraient un rôle contre le virus respiratoire syncitial en lien avec l’apparition des crises d’asthme chez l’enfant. Les travaux scientifiques ont étudié des souris exposées à la poussière de maisons dans lesquelles habitent des chiens. Il apparaît qu’elles se trouvent protégées par ce virus. Ces recherches sont parties de la constatation empirique que les enfants qui vivaient au contact de chiens développaient moins d’asthme. En effet, le contact précoce avec cet animal pendant l’enfance stimule positivement les défenses immunitaires.

 

Baiser et allergie : je t’aime, moi non plus…

Une allergie peut être transmise par un baiser. Si vous êtes allergique aux cacahuètes et que votre partenaire vient d’en consommer, vous pouvez déclencher une allergie sévère à cause des particules de cet aliment qui seront transmises dans l’échange de salive. Cela peut aller d’une simple démangeaison jusqu’au redoutable œdème de Quincke qui peut engager le pronostic vital. C’est un scénario idéal pour un polar qui s’appellerait « le baiser qui tue ». Mais tout n’est pas perdu, loin de là ! Rappelons les travaux étonnants du Pr Kimata au Japon (Kimata, 2006), qui ont démontré que les baisers prolongés dans le couple provoquaient une diminution des allergies. Pour cela, il a étudié 24 couples dont l’un des deux présentait un eczéma modéré. Il leur a demandé de s’embrasser librement le plus souvent possible pendant trente minutes. Juste avant de commencer et tout de suite après les trente minutes, il a pratiqué des prises de sang pour doser des constantes biologiques (Ige) qui interviennent dans les allergies. Les résultats ont montré une diminution de l’eczéma chez les sujets qui en présentaient et une diminution du critère biologique sanguin de l’allergie étudiée.

 

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