Le Meilleur Médicament, c'est vous !

Frédéric Saldmann · Chapitre 4 sur 58

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Le Meilleur Médicament, c'est vous !

• Les mystères du piment et du poivre

Les aliments riches en protéines

 

• Viandes blanches et rouges

• Œufs

• Poissons

• Fruits et légumes secs (amandes, noix, lentilles, haricots blancs) • Produits laitiers (yaourts, fromage)

 

• Les mystères du piment et du poivre

 

Le piment

Beaucoup d’entre vous ont un jour été victimes de la blague qui consiste à

avaler un piment caché dans un plat. Le résultat est immédiat : une soif difficile à étancher et surtout une très forte sensation de chaleur avec une transpiration intense. En observant ce phénomène, des chercheurs américains se sont demandé s’il n’existait pas une relation entre la consommation de piment et le poids. En clair, existe-t-il un effet brûleur de graisse du piment ? Ces scientifiques, intrigués par le phénomène, ont testé les effets du piment sur une population de volontaires. Ils sont partis de l’hypothèse que le piment pouvait stimuler la dépense énergétique et accélérer le métabolisme. L’étude a montré une augmentation de la thermogénèse (température) après le repas, ainsi qu’une augmentation de l’oxydation des graisses. Une autre étude, menée à Bâton-Rouge aux États-Unis, a mesuré l’effet calorique de l’ingestion d’un piment qui est d’environ 50 calories par jour, ce qui reste assez modeste…

 

Le poivre et le sel : le frein et l’accélérateur

La présence du sel est invisible dans les aliments et constitue pourtant une menace pour la santé s’il est consommé en excès. La majorité des scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Le lien entre l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, la fréquence accrue des cancers de l’estomac et l’ostéoporose sont maintenant évidents. Plus récemment des recherches ont mis en lumière une association potentielle avec des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. En pratique le sel attaque sur tous les fronts l’organisme, que ce soit les artères ou certains cancers qui en sont la cible. Il faut souligner aussi que le sel est un très bon déclencheur de l’appétit : c’est pourquoi les gâteaux apéritifs, cacahuètes et amandes sont salés. Pour les personnes qui souhaitent réguler leur poids, ce n’est pas un allié.

Mais comment savoir si l’apport de sel quotidien est excessif ? Ce n’est pas évident du tout. Personne ne réussit à peser le sel qu’il va absorber dans la journée. Vivre avec une calculette pour savoir combien de sel contient la tranche de jambon ou le plat préparé n’est pas pratique. Additionner les apports en sel sur 24 heures est un casse-tête chinois. La solution, c’est de naviguer avec bon sens. Je conseille de ne jamais mettre de sel sur la table, et encore moins de saler avant de goûter. S’habituer à cuisiner sans sel est aussi une bonne technique. Faites l’expérience de demander au restaurant un plat sans sel. C’est aussi un bon test pour savoir si les plats sont préparés à la demande… Au début de ce petit jeu, vous trouverez les aliments insipides et sans saveur. Cela dure environ une quinzaine de jours. L’appétit diminue nettement. Progressivement, vous allez modifier votre seuil de goût salé au niveau du cerveau. Pour vous représenter ce qui se passe, c’est comme si vous avez coutume de prendre le café sans sucre. Si quelqu’un ajoute un morceau de sucre, vous n’arrivez plus à le boire, vous le trouvez écœurant. Tout l’environnement alimentaire présente la même modification. Le petit carré de chocolat qui accompagne, vous ne le supportez plus au lait mais le plus noir possible. Vous avez changé. Vos goûts ne sont plus les mêmes. Vous ne faites plus de régime, ce sont d’autres goûts qui vous font maintenant plaisir. Avec le sel, vous pouvez jouer la partie de la même façon. En s’habituant à manger peu salé ou pas salé du tout, vous ne pouvez plus supporter un plat trop salé. Vous avez gagné la partie. Vous protégez vos artères, votre risque de cancer de l’estomac est beaucoup plus faible. Et, cerise sur le gâteau, votre appétit est beaucoup plus facile à contrôler.

C’est un fait, nous consommons spontanément trop de sel. Le bon réflexe

est donc de s’habituer à manger le moins salé possible. Pour ce faire, un bon moyen est de substituer le poivre au sel. Le poivre existe en plusieurs couleurs : le gris, qui n’existe que moulu, le vert, le noir, le blanc, ces couleurs correspondant en général à une maturité différente de la cueillette des grains. Je mets volontairement à part le poivre rose, dont il faut limiter la consommation car il peut présenter des problèmes de toxicologie (poison ivy) pouvant être à l’origine de maux de tête, de troubles respiratoires, de diarrhée ou d’hémorroïdes. Si vous êtes vraiment amateur de poivre rose, vous devez n’utiliser que quelques grains dans un plat, mais pas plus.

Il faut savoir que le poivre que l’on trouve dans le commerce est très

souvent préalablement irradié. En effet, dans les pays producteurs, la plupart du temps, les épices sèchent à même le sol et renferment de nombreux microbes. Il est donc fréquent de retrouver dans le poivre un million de bactéries par gramme ainsi que des salmonelles. Cependant, pas de panique : l’irradiation permet de stériliser le produit et de le consommer en toute tranquillité. Il s’agit d’une technique qui tue les bactéries dans les aliments et qui ne comporte aucun risque pour la santé.

Le poivre s’avère un allié minceur intéressant. En effet, il dispose de

plusieurs propriétés. Il permet de diminuer l’appétit et de faciliter la digestion en réduisant les flatulences. On continue tous les jours à découvrir de nouvelles propriétés à cette épice. Par exemple, le poivre agirait comme un brûleur de graisse et inhiberait l’adipogenèse (formation des graisses de réserve). Des études récentes ont ainsi été réalisées pour analyser ces fonctions surprenantes. Le Pr Kim en Corée a démontré un effet réducteur de l’obésité du poivre chez la souris. D’autres travaux ont montré un effet sur la baisse du cholestérol. Une équipe canadienne a étudié les effets du poivre rouge chez la femme à l’occasion de repas particulièrement riches en graisses et en sucres. Ils ont noté que le fait d’ajouter du poivre augmentait la dépense énergétique et que plus de calories étaient brûlées avec une sensation accrue de chaleur corporelle. Les mêmes effets ont été observés chez l’homme par une équipe scientifique japonaise, qui a noté cette même augmentation de la dépense énergétique.