Les Mohicans de Paris 4
Fantaisie à deux voix et à quatre mains sur l’éducation des hommes et des chiens.
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Fantaisie à deux voix et à quatre mains sur
l’éducation des hommes et des chiens.
Au moment où M. Jackal descendait rapidement l’escalier de l’entresol de Rose-de-Noël, la chambre de la Brocante était veuve encore de ses habitants ordinaires, mais momentanément occupée par un habitant extraordinaire.
Reprenons les choses d’un peu plus haut.
Au milieu du désarroi général qu’avait causé l’escapade de Babylas, le propriétaire de Caramelle – que nous ne connaissons encore que par cette rudesse de voix qui avait fait passer un frisson dans les chairs de Babylas –, après l’avoir vue tourner l’angle de la rue, après avoir vu Babylas s’élancer de la fenêtre, puis la Brocante suivre Babylas, puis Pharès suivre la Brocante,
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puis les autres chiens suivre Pharès, et, enfin, cinq minutes après, Babolin fermer la marche, le propriétaire de Caramelle, disons-nous, soit qu’il eût préparé, dans un but qui nous sera découvert, peut-être, le rendez-vous des deux amoureux, soit qu’il n’attachât aucun intérêt aux fiançailles de sa pupille, entra par la porte chez la Brocante, une seconde après que Babolin en était sorti par la fenêtre.
L’appartement était complètement désert ; ce qui ne parut nullement étonner le personnage.
Aussi, enfonçant les mains dans les larges poches de sa redingote, se mit-il à inventorier d’un air assez nonchalant la chambre de la Brocante. Cette nonchalance, qui lui donnait l’air d’un Anglais visitant un musée, disparut cependant à la vue d’une charmante esquisse de Pétrus représentant les trois sorcières de Macbeth en train d’accomplir l’œuvre infernale autour de leur chaudière.
Il s’approcha vivement du tableau, le décrocha de la muraille, le regarda avec plaisir d’abord, avec amour ensuite ; essuya soigneusement du
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revers de sa manche la poussière dont il était couvert, et en suivit jusque dans les angles les plus éloignés les merveilleux détails ; et, finalement, après lui avoir fait toutes les mines qu’un amant pourrait faire au portrait de sa maîtresse, il l’engouffra dans la large poche de sa redingote, afin de pouvoir, sans doute, le contempler chez lui plus à loisir.
M. Jackal entrait, de son côté, dans la chambre de la Brocante juste au moment où le tableau disparaissait dans la poche de l’inconnu.
– Gibassier ! s’écria M. Jackal à moitié étonné – car, en face de Gibassier, le chef de police était trop intelligent pour s’étonner tout à fait –. Vous ici ? Je vous croyais dans la rue des Postes.
– C’est Caramelle et Babylas qui y sont, répondit, en s’inclinant, l’illustre comte Bagnères de Toulon. Or, le tour étant fait, j’ai pensé que Votre Excellence pouvait avoir besoin de moi ici, et je suis venu.
– L’intention était bonne, et je vous en remercie ; mais je sais tout ce que je voulais savoir... Venez, mon cher Gibassier ; nous
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n’avons plus rien à faire ici.
– C’est vrai, répondit Gibassier, dont les yeux démentaient les paroles, c’est vrai, nous n’avons plus rien à faire ici.
Mais le grand amateur de peinture avait aperçu, de l’autre côté de la chambre, un tableau de même dimension que celui qu’il possédait déjà, et qui lui semblait être un Faust chevauchant avec Méphistophélès ; et, tout en prononçant ces paroles, il se sentit irrésistiblement appelé vers le Faust, comme il s’était senti attiré vers les Sorcières.
Toutefois, Gibassier avait une grande puissance sur lui-même, et, cette puissance, il la devait à la force de son raisonnement. Il s’arrêta donc, murmurant à part lui :
– Au bout du compte, qui est-ce qui m’empêchera de revenir un de ces jours ? Ce serait par trop absurde de ne pas avoir le pendant quand il est d’un prix si peu élevé ! Je repasserai demain ou après-demain.
Et, après s’être donné à lui-même cette
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assurance d’un prochain retour, Gibassier rejoignit M. Jackal, lequel avait déjà ouvert la porte de la rue, et, n’entendant point les pas de son féal emboîter les siens, se retournait, inquiet, pour lui demander la cause de son retard.
Gibassier comprit parfaitement l’inquiétude de son chef de file.
– Me voici, dit-il.
M. Jackal fit à son acolyte un signe de satisfaction, veilla à ce qu’il refermât soigneusement la porte ; puis, lorsqu’il fut dans la rue d’Ulm :
– Savez-vous Gibassier, dit-il, que vous avez là une chienne précieuse, un animal vraiment rare !
– Il en est des chiens comme des enfants, Excellence, répondit sentencieusement Gibassier : en s’y prenant de bonne heure, on peut faire des uns comme des autres absolument tout ce qu’on veut, c’est-à-dire les rendre à volonté bons ou mauvais sujets, saints ou scélérats, idiots ou intelligents ; le tout est de
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savoir s’y prendre à temps. Si vous ne leur inculquez pas, dès leur enfance, les principes les plus sévères, vous n’en ferez rien qui vaille ; à trois ans, un chien est incorrigible, comme un enfant à quinze – car vous savez, Excellence, que les facultés chez l’homme, l’instinct chez les animaux, se développent en raison de la longueur de l’existence.
– Je sais cela, oui, Gibassier ; mais les vérités les plus connues prennent, en passant par votre bouche, un air de nouveauté qui réjouit. Vous êtes un prodige de science, Gibassier !
Gibassier inclina modestement la tête.
– J’ai fait mes premières études au séminaire, Excellence, dit-il, et je les ai achevées sous les regards des plus habiles théologiens... ou plutôt, non, je ne les ai point achevées, car je les poursuis tous les jours ; mais, je dois le dire, ce que j’ai étudié le plus particulièrement, Excellence, c’est la façon d’élever, d’instruire, de former ou de déformer la jeunesse. Oh ! ce sont, sur ce sujet, de bien grands hommes que mes maîtres les jésuites ! si grands, que j’avoue ne pas
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avoir pu les suivre toujours sur les terrains où ils voulaient m’engager. Cependant, quoique parfois en dissidence avec eux sur certains points d’éducation, je crois avoir beaucoup profité à leur école, et, si jamais je deviens ministre de l’instruction publique, mon premier acte sera une réforme complète, radicale, absolue de notre système d’éducation, défectueux à mille et un titres.
– Sans partager tout à fait vos opinions à cet endroit, Gibassier, dit M. Jackal, je crois qu’il y a effectivement beaucoup à faire dans cette grave question. Mais permettez-moi de vous le dire, ce n’est point tant l’éducation des enfants qui me préoccupe en ce moment, que la façon dont vous avez dû vous y prendre pour élever votre chienne Caramelle.
– Oh ! bien simplement, Excellence !
– Mais encore ?
– Avec peu de douceur et force coups.
– Depuis quand l’avez-vous, Gibassier ?
– Depuis la mort de la marquise.
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– Qu’appelez-vous la marquise ?
– Une maîtresse à moi, Excellence, qui se trouvait être en même temps la maîtresse de Caramelle.
M. Jackal releva ses lunettes et regarda Gibassier.
– Vous aimiez une marquise, Gibassier ? demanda-t-il.
– Du moins, j’étais aimé d’elle, Excellence, dit Gibassier d’un petit air modeste.
– Une vraie marquise ?
– Je ne vous réponds pas, Excellence, qu’elle ait jamais monté dans les carrosses du roi... mais j’ai vu ses titres.
– Mes compliments de félicitation, Gibassier, et en même temps mes compliments de condoléance, puisque vous m’apprenez à la fois la vie et la mort de cette aristocratique personne... Ainsi, elle est morte ?
– Elle le prétend, du moins.
– Vous n’étiez donc point à Paris au moment
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où est survenue la catastrophe, Gibassier ?
– Non, Excellence, j’étais dans le Midi.
– Où vous voyagiez pour votre santé, comme vous m’avez fait l’honneur de me le dire ?
– Oui, Excellence... Un matin, je fus rejoint par Caramelle, qui avait été le témoin muet, sinon aveugle, de nos amours. Elle portait à son cou une lettre dans laquelle la marquise m’annonçait que, sur le point de rendre l’âme dans une ville voisine, elle envoyait Caramelle me porter ses derniers adieux.
– Oh ! cela tire les larmes des yeux ! dit M. Jackal en se mouchant avec bruit, malgré les préceptes indiqués par la civilité puérile et honnête. Et vous adoptâtes Caramelle ?
– Oui, Excellence. J’avais, six ou huit mois auparavant, commencé son éducation, je la repris où je l’avais abandonnée ; elle devint la compagne de mes jeux, la confidente de mes peines, et, au bout de huit jours, je n’avais plus de secrets pour elle.
– Touchante amitié ! dit M. Jackal.
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– Fort touchante, en effet, Excellence ; car, dans un siècle où les intérêts ont remplacé les sentiments, il est touchant de voir les animaux nous donner les marques d’affection que nous refusent les hommes.
– Pensée amère mais juste, Gibassier !
– Voyant, après un examen approfondi, que Caramelle était intelligente et sensible, continua Gibassier, je songeai à mettre à l’épreuve son intelligence et à utiliser sa sensibilité. Je lui appris, d’abord, à distinguer les personnes richement habillées des gens court-vêtus ; à deux cents pas, elle reconnaissait le manant ou le gentilhomme, l’abbé ou le notaire, le soldat ou le banquier. Mais une horreur instinctive que je ne pus jamais vaincre en elle, ce fut celle que lui inspirait le gendarme. J’avais beau lui dire que ces gardiens de la société étaient les enfants chéris du gouvernement, du plus loin qu’elle en flairait un, qu’il fût à pied ou à cheval, en bourgeois ou revêtu de son uniforme, elle revenait à moi la queue basse, l’œil inquiet, m’indiquant du regard le coin de l’horizon dans
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la direction duquel son ennemi allait paraître ; alors, pour ne point causer à la pauvre bête d’émotion inutile, je m’écartais du chemin et cherchais quelque abri où le regard de cet ennemi naturel de la pauvre bête ne pût pénétrer. Je revins de Toulon à Paris en prenant toutes ces précautions...
– Pour elle, bien entendu ; pas pour vous ?
– Pour elle ! En échange, et dans sa reconnaissance, elle ne savait rien me refuser, pas même les choses qui coûtaient le plus au respect qu’elle a naturellement pour elle-même.
– Explique-moi plus clairement ce que vous voulez dire, Gibassier ; d’après ce que je viens de voir à l’endroit de Babylas, j’ai certains projets sur Caramelle.
– Caramelle sera toujours on ne peut plus honorée des projets que vous aurez sur elle, Excellence.
– J’écoute.
– Eh bien, voici un des services que me rendit cette charmante bête...
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– Un entre cent ?
– Entre mille, Excellence ! Dans une ville de province que nous habitâmes une huitaine de jours... – il est inutile de vous dire laquelle, les villes de province sont comme les femmes laides : elles se ressemblent toutes – ; donc, dans une ville de province par laquelle nous passions et où la circonstance que je vais vous raconter nous força de demeurer quelques jours, habitait la plus vieille douairière du département, nantie du plus vieux carlin de la contrée. Ces deux antiquités logeaient au rez-de-chaussée d’une maison située dans une des rues les plus désertes de la cité – la rue d’Ulm de l’endroit –. Un matin que je passais devant cette maison, j’aperçus la marquise brodant au tambour, et le carlin les deux pattes appuyées sur la barre d’appui de la fenêtre...
– Vous ne confondez pas avec le chien de la Brocante ?
– Excellence, faites-moi la grâce de croire que, dans mes moments lucides, c’est-à-dire quand le vent souffle de l’est, je sais, comme Hamlet,
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distinguer un faucon d’une chouette, et, à plus forte raison, un caniche d’un carlin.
– J’ai eu tort de vous interrompre, Gibassier, continuez, mon ami ; vous êtes véritablement le père de vos découvertes, l’inventeur de vos inventions.
– Je me targuerais de ce dernier mérite, Excellence, si, grâce à cette vaste instruction que vous voulez bien m’accorder, je ne connaissais la triste fin de tous les inventeurs.
– Je n’insiste pas.
– Et moi, Excellence, avec votre permission, je rattache le fil de mon histoire.
– Rattachez, Améric Gibassier.
– Je m’assurai, d’abord, que la maison n’était habitée que par trois personnes : le carlin, la marquise et une vieille servante ; puis, comme, en passant, j’avais vu, par la fenêtre de la salle à manger... Peut-être ne savez-vous pas que je suis grand amateur de peinture ?
– Non ; mais je ne vous en estime que davantage, Gibassier.
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Gibassier s’inclina.
– Comme j’avais vu, par la fenêtre de la salle à manger, poursuivit-il, deux charmants Watteau représentant des scènes de la comédie italienne...
– Vous aimez aussi la comédie italienne ?
– En peinture, oui, Excellence... Acquérir ces deux tableaux devint donc mon unique pensée pendant le jour, mon unique rêve pendant la nuit. J’interrogeai Caramelle, puisque, sans son secours, je ne pouvais rien.
« – As-tu vu le carlin de la douairière ? lui demandai-je. » Elle fit, la pauvre bête, la plus piteuse mine que j’aie jamais vue !
« – Il est bien laid ! poursuivis-je.
« – Oh ! oui ! me donna-t-elle à entendre sans hésiter.
« – Je suis d’accord avec toi, Caramelle, continuai-je ; mais, tous les jours, dans le monde, tu vois les jeunes filles les plus ravissantes épouser les carlins les plus désagréables : c’est ce qu’on appelle un mariage de raison. Quand nous serons arrivés à Paris, je te ferai voir, au théâtre
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de Madame, une pièce de M. Scribe, qui te prouvera la chose clair comme le jour. D’ailleurs, nous ne sommes point dans cette vallée de larmes pour y cueillir du chiendent et y grignoter des gimblettes du matin au soir ! Si nous pouvions ne faire que ce qui nous est agréable, ma mignonne, nous ne ferions absolument rien. Il faut donc passer par-dessus la laideur du carlin de la marquise et lui envoyer quelques-unes de ces œillades que ta défunte maîtresse envoyait si bien aux gens ; puis, le carlin séduit, eh bien, je te permets de faire la coquette, et même, quand tu l’auras attiré hors de la maison, et sa maîtresse derrière lui, je te permets de le punir sévèrement de sa fatuité.
« Ce dernier raisonnement produisit sur Caramelle un effet extraordinaire. Elle médita un moment, et, après ce moment de méditation :
« – Allons-y ! me répondit-elle.
« Et nous y allâmes. »
– Si bien que les choses se passèrent comme vous les aviez prévues ?
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– Exactement.
– Et que vous devîntes propriétaire des deux tableaux ?
– Propriétaire... Seulement, comme c’étaient des cadres qui dormaient, dans un moment de gêne je m’en défis.
– Oui, quitte à en acheter d’autres au même prix ?
Gibassier fit de la tête un signe affirmatif.
– Alors, continua M. Jackal, la pièce que vient de nous jouer Caramelle ?...
– Est non pas une première, mais une seconde représentation.
– Et vous croyez, Gibassier, dit M. Jackal saisissant la main du philosophe moraliste, vous croyez qu’au besoin elle vous en donnerait une troisième ?
– Maintenant qu’elle est sûre de son rôle, Excellence, je n’en doute pas.
Comme Gibassier achevait ces mots, toute la maison de la Brocante, moins Babylas, reparut au
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coin de la rue des Postes : elle s’était augmentée de tous les gamins du quartier, Babolin en tête.
Au même moment, M. Jackal et Gibassier tournaient l’angle de la rue des Ursulines.
– Il était temps ! dit M. Jackal ; si nous avions été reconnus, nous courions risque d’avoir maille à partir avec toute cette aimable société.
– Devons-nous hâter le pas, Excellence ?
– Non ; mais n’êtes-vous point inquiet de Caramelle ? Je me préoccupe de cette intéressante bête, dont je crois avoir besoin pour séduire un chien de ma connaissance.
– Inquiet ! pourquoi ?
– Comment retrouvera-t-elle votre piste ?
– Oh ! ne vous tourmentez point de cela ! elle est en sûreté.
– Et où donc ?
– Chez la Barbette, impasse des Vignes, où elle a attiré Babylas.
– Ah ! oui, oui, oui, chez la Barbette... Attendez donc ! n’est-ce pas la loueuse de chaises
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de Longue-Avoine ?
– Et la mienne, Excellence.
– Je ne vous connaissais point des allures si religieuses, Gibassier.
– Que voulez-vous, Excellence, je vieillis tous les jours, et je crois qu’il est temps que je pense à mon salut.
– Amen ! dit M. Jackal en puisant une large prise dans sa tabatière et en l’aspirant à grand bruit.
Et tous deux redescendirent la rue Saint-Jacques jusqu’à l’angle de la rue de la Vieille-Estrapade, où M. Jackal, remontant dans sa voiture, congédia Gibassier, qui, par un détour, gagna la rue des Postes et entra chez la loueuse de chaises, où nous nous garderons bien de le suivre.
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