Chaotic Mind

Maze Perkins · Chapitre 30 sur 44

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Chaotic Mind

24. joue avec moi

24.

joue avec moi

 

Heath – 24 ans

— Relève-toi, ordonné-je.

Elle me lance un regard noir, le genre de ceux qui t’enterrent vivant, tout en jurant contre mon manque de fair-play.

Comme si un potentiel agresseur allait l’être avec elle…

Raf nous observe, un franc sourire aux lèvres, tranquillement installé sur mon canapé. Le salon s’est temporairement transformé en ring de boxe afin que je puisse tenir mon engagement. Sur le sol, des tapis de sport pour amortir le joli cul de Scarlett – ou le mien – mais vu les dernières minutes, je ne pense pas que ce sera d’une grande utilité.

Elle finit par se relever, non sans lever ses deux majeurs en direction de Raf qui explose de rire.

— Rappelle-moi ce qu’il fout là ? balance-t-elle en le désignant d’un geste de la tête.

Pour seule réponse, je hausse les épaules. Si je devais me demander pourquoi Rafael agit de telle ou telle façon ou pire encore, la raison de sa présence quasi constante dans mon appartement, je passerais ma vie à penser à lui. J’aurais cru que, lui et Scar, ça aurait matché direct. Après tout, ils sont plus semblables qu’il n’y paraît. Leur capacité à s’immiscer dans la vie des gens et de kidnapper leurs pensées est, sans nul doute, un point commun qui les réunit. Sans parler de leur froideur apparente qui cache de profondes plaies, leurs caractères de merde, leur façon de prendre tout et tout le monde pour acquis, leur égoïsme, leur narcissisme, leur côté hautain, méprisant et parfois méprisable… Bref, ils devraient s’entendre comme cul et chemise.

Ce n’est visiblement pas le cas. Enfin, du côté de Scarlett puisque Raf, égal à lui-même, la dévore des yeux. À vrai dire, dans ses prunelles, je lis son désir presque palpable lorsque son regard glisse délicatement sur ses courbes délicieuses. Pas gêné pour un sou par ma présence, il va jusqu’à humidifier ses lèvres en passant sa langue dessus, puis, il plante ses dents dans l’inférieure.

Un rictus carnassier étire sa bouche, déclenchant en mon for intérieur une pointe de colère qui menace d’éclater. Évidemment que j’ai de quoi m’inquiéter. Raf sait se servir à merveille de son charme, des traits virils de son faciès et de ses yeux à mi-chemin entre le marron et le vert. Il se cache derrière un sarcasme et un humour noir qui fonctionne parfois avec un certain type de femme – comme Scar – ou un plus enfantin qui attire l’autre catégorie de nanas. S’il était un animal, Raf serait sans aucun doute un caméléon. Il s’adapte à son environnement et avant tout, à la personne en face de lui.

J’adore ce type, c’est mon meilleur pote – le seul que je n’ai jamais eu, soit dit en passant. Toutefois, dire qu’il est un fin manipulateur est encore un doux euphémisme. Il maîtrise l’art du chantage affectif comme personne et se sert de son charme magnétique pour attirer les femmes par centaines avant de les jeter. Son mantra ? Jamais deux nuits avec la même.

Bien sûr, pareil à tous les mecs de sa trempe, il a eu le cœur brisé, une fois. Une seule et unique fille s’est introduite si profondément dans son âme qu’elle est parvenue à tout pulvériser, ne laissant de lui que des miettes. Il ne me parle que très rarement d’Aelys. En réalité, il a abordé le sujet une seule fois et de manière très brève. Ils se sont connus quand ils avaient quinze ans et se sont quittés dans le sang et les larmes un peu après leurs dix-huit ans. Depuis, il est devenu celui que je connais : un enfoiré de première, un don Juan professionnel et méprisable sur de nombreux points.

Il n’en reste pas moins un ami extra… à qui je n’hésiterai pas à refaire le portrait s’il s’approche trop de Scar. Certes, nous avons aplani nos rapports, posé les bases de notre nouvelle relation, toutefois elle n’en reste pas moins Scarlett Black, la seule qui a eu, un jour, de l’importance. Qu’elle s’envoie en l’air avec le monde entier, ce n’est pas mon problème, mais je connais sa fourberie mieux que quiconque et simplement pour me faire regretter mon rejet, elle serait capable de céder aux potentielles avances de Raf. Honnêtement, je ne veux pas savoir qui ressortira grand gagnant de ce duel au sommet.

L’un comme l’autre voudra prendre le dessus. Et dans les rapports de force de cette envergure, lorsque ça pète, tout le monde explose autour, moi le premier. Malgré mes nouvelles résolutions, je refuse de la voir s’enticher de mon meilleur ami. Je ne veux pas la voir le désirer. L’attirer dans ses filets telle une veuve noire. Le briser comme elle en a l’habitude.

Il est hors de question de voir mon seul ami détruire mon seul amour.

Rien de bon ne ressortirait de cette relation. Ni pour elle, ni pour lui et encore moins pour moi. Je me suis déjà retrouvé dans ce schéma et la finalité n’est jamais celle qu’on espère, encore moins lorsque Scarlett Black est le point culminant.

Et puis merde ! Il est mon meilleur ami, elle est mon unique amour, il est hors de question qu’ils s’envoient en l’air.

Je jette un coup d’œil agacé à Rafael, qu’il capte sans mal. Évidemment, un sourire hautain étire ses lèvres avant qu’il ne refasse son chignon. Ses cheveux bruns, légèrement ondulés lorsqu’il les libère, tombent sur sa nuque. Une coupe qui lui va, sans aucun doute, à la perfection et il en est parfaitement conscient, tout comme l’effet de son teint hâlé, typiquement méditerranéen. Ses origines italiennes l’aident pas mal dans sa quête de femme facile ou de coup d’un soir.

Garde en place, Scarlett s’impatiente. Elle ne devrait pas, après tout, son cul a davantage rencontré les tapis que ses poings, mon corps. Je ne peux retenir un regard lubrique vers sa poitrine moulée dans une brassière de sport. Je grimace légèrement à la vue de ses côtes apparentes et son ventre sans muscles ni graisse, simplement de la peau couvrant son estomac.

Scarlett est belle, le nier serait un mensonge. Toutefois, il faut reconnaître que ses nombreuses addictions combinées à l’absence d’apports nutritionnels réguliers entachent sa beauté à la fois pure et sauvage. Elle ne consomme plus de drogue, certes, mais les dégâts, eux, perdurent bien des années après le sevrage. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’on affirme qu’un toxico l’est à vie. Même si le temps fera son œuvre pour son physique, dans sa tête, elle aura éternellement une petite voix qui lui réclamera une dose. Bien sûr, je ne la juge pas, bien qu’avec un traitement adapté, elle ne serait pas dans un état aussi alarmant. Une part de moi ne peut s’empêcher d’être inquiète à son sujet. Chaque coup, même minime, que je lui porte, la fout au sol sans mal. Elle n’a aucune masse musculaire. Je ne parle même pas des dommages causés par sa consommation : ses joues légèrement creusées, son teint encore un peu blafard, les poches sombres sous ses yeux et ses dents légèrement jaunies. Le nombre de clopes qu’elle s’enfile par heure n’aide en aucun cas son cardio déplorable.

Pour faire court : si on l’attaque et que je suis dans l’incapacité de lui venir en aide, je ne donne pas cher de sa peau.

Ma mâchoire se crispe lorsque mon regard tombe sur son flanc, là où elle a cru bon de graver le prénom de mon frère. Une soudaine envie de brûler sa chair à l’acide me prend, au lieu de quoi, je m’approche d’elle d’un pas conquérant. Elle tente un crochet du droit que j’esquive sans mal puis enchaîne avec un autre qui atteint mes abdominaux dénudés. J’entends vaguement le téléphone de Raf sonner, puis la porte claquer, pour une raison qui m’échappe, je la laisse marteler mon torse.

Si les premiers coups n’étaient pas douloureux, les suivants, toujours frappés aux mêmes endroits, me font grimacer. Elle frappe encore et encore et rapidement, je comprends qu’elle déverse sa frustration. Je la laisse faire, mordant vigoureusement l’intérieur de ma joue.

— Tu m’as repoussée, crache-t-elle. Encore une fois.

Je grogne en reculant d’un pas. Comment peut-elle se montrer si égoïste ?

— Mon but est de te protéger Scarlett, pas de te baiser ou de faire ami-ami.

La force de ses coups redouble d’intensité alors que je me convaincs intérieurement de ne pas avoir envie de coucher avec elle.

— Tu ne comprends vraiment rien, pas vrai ? demande-t-elle le souffle chaotique. Mourir n’a aucune espèce d’importance à mes yeux si ça implique que tu te joues de moi.

J’éclate d’un rire froid, méprisant. Mes doigts s’enroulent autour de ses poignets, avant que je ne la repousse légèrement, stoppant ses coups. Elle continue de se débattre, ajoutant un discours incompréhensible à ses mouvements. D’un geste brusque, je la retourne, plaquant son dos contre mon torse. Je bloque ses bras sur sa poitrine, sans pour autant relâcher ses poignets. Tout son corps se crispe, tandis que je m’insulte mentalement pour avoir choisi cette position. Ma queue pressée contre le galbe de ses fesses provoque en moi une réaction purement physique. À demi bandée sur son fessier qui ondule doucement, volontairement provocante. Je ne suis pas sûr que son mouvement soit conscient, tant le haut de son corps reste stoïque.

Son parfum fruité enivre mes sens tandis que sa queue-de-cheval caresse ma joue mal rasée. Sous mes mains, je perçois sa poitrine monter puis redescendre au rythme de sa respiration irrégulière.

Mes lèvres se rapprochent de son oreille, que je peine à ne pas mordiller. Toutefois, j’obtiens satisfaction quand mon simple souffle la fait frémir.

Oui, Scarlett, tu es à moi. Même lorsqu’aucun de nous ne le désire.

— Quand comprendras-tu que ce que tu veux n’a plus aucune importance pour moi, Scarlett ? Tu ne mourras pas sous ma protection. Ce que tu feras ensuite ne regarde que toi, mais aujourd’hui, c’est mon jeu, mes règles.

Elle frissonne. D’effroi. De désir. De colère. Ça n’a aucune espèce d’importance.

— Quel jeu ? Quelles règles ? demande-t-elle d’une voix assurée.

Cette fois, je n’hésite pas. Mes dents s’enfoncent dans le lobe de son oreille, lui arrachant un gémissement semblant sortir de ses tripes. J’adore entendre ce son et sentir tout son corps y réagir, comme si elle n’attendait que ça. J’enferme ses deux poignets dans une de mes mains, laissant l’autre vagabonder sur son ventre offert à mon toucher.

Quel jeu ? Je n’en ai aucune idée, Scar, je suis actuellement en totale improvisation.

J’ai du mal à suivre mes propres actes, il est normal qu’elle soit paumée. Les paupières closes, je caresse son ventre. Mon index passe sous la ceinture de son jogging, frôle la dentelle de son sous-vêtement… Je retiens de justesse un soupir.

— Toi qui me cours après, comme toujours. Moi qui te repousse, comme toujours. Jusqu’à ce que l’un de nous craque.

Elle lâche un ricanement amer, déclenchant mon sourire. Je me disais bien, elle était trop docile pour une phase blanche. Je connais toutes les déclinaisons de ses périodes, même les épisodes maniaques. Si son trouble a dû évoluer puisque non traité, elle reste la même. Rien n’est dans la demi-mesure. Si elle avait réellement été en colère, je n’aurais plus de couilles et l’univers dans son intégralité tremblerait d’appréhension, moi le premier.

Sa fureur, à l’instar de sa tristesse et de sa joie, est dévastatrice. Pour elle et pour le reste du monde. Autrefois, je n’aurais jamais imaginé que le bonheur puisse être dangereux. Mais j’ai appris au contact de Scarlett que, lorsqu’il est trop intense, il est réellement risqué.

J’ai vu Scar prendre des risques inconsidérés sans aucune raison, simplement parce qu’elle se sentait toute puissante. Uniquement car elle pensait en être capable. Et puisqu’elle se considère qualifiée pour tout et n’importe quoi, elle perd rapidement patience lorsque les autres ne la suivent pas dans ses délires. Alors, elle s’énerve et croyez-moi sur parole, sa colère est… un putain de tsunami couplé avec un séisme de magnitude maximale et une multitude de tornades, le tout s’écrasant sur toutes les personnes qui ont le malheur de croiser son chemin.

Il est donc évident qu’elle attendait quelque chose derrière son comportement, une réaction certainement. Oh, Scarlett est une sacrée menteuse. Je l’ai vue simuler des épisodes noirs simplement pour qu’on s’inquiète pour elle et donc, qu’on lui apporte de l’attention. Il est plus complexe d’imiter une phase blanche lorsqu’elle est en plein dans un épisode dépressif, mais c’est du déjà-vu également.

— Dans ce cas, j’ai déjà perdu, murmure-t-elle d’une voix suave.

Elle tourne doucement la tête vers moi, un sourire éclatant aux lèvres. Je ferme les yeux un instant, essayant de rassembler le courage nécessaire pour la repousser.

Lâche-la, Heath, ce n’est pas compliqué.

Mes doigts jouent avec l’élastique de sa culotte tandis qu’elle continue d’onduler des hanches. Son geste, volontairement lent, parfaitement calculé pour me foutre la tête à l’envers, me rend dingue.

Repousse-la, bon sang.

— J’ai envie de toi, H… Fais-moi l’amour.

Respire mon pote, elle se joue de toi. Tu le sais mieux que personne.

Ma seconde main chute sur sa taille, la plaquant davantage contre moi, alors que mes doigts plongent dans le tissu de son sous-vêtement. Elle gémit sans retenue lorsque je frôle ses lèvres intimes. Scarlett se cambre contre moi, appuyant fermement ses fesses sur mon érection devenue douloureuse.

Tu merdes totalement, Heath !

Je glisse mon index sur son intimité humide… Non, trempée serait le mot le plus adapté. Elle frémit contre moi, j’en deviens dingue. Je dois faire appel à tout mon self-control lorsqu’elle lâche un léger cri. Doucement, j’enfonce mon majeur en elle tandis qu’elle continue de se frotter à moi, telle une chatte en chaleur. Adorable. Sensuelle. Elle rejette la tête en arrière, je trouve directement son regard luisant.

— C’est ça que tu veux, Scarlett ?

Elle hoche doucement la tête.

— Je n’ai pas entendu, soufflé-je en ajoutant mon majeur.

Elle gémit en fermant les yeux. J’impose de lents va-et-vient, la torturant autant qu’elle le fait. J’adore la voir onduler sur mes doigts, comme si elle les baisait. Mon index cajole son clitoris palpitant. Ma queue frétille dans mon pantalon, douloureusement enfermée dans mon caleçon.

— Oui…

Sa respiration est chaotique. Sa poitrine monte et descend frénétiquement aux rythmes de son souffle. Les mouvements de ses hanches sont de plus en plus rapides. Une fine pellicule de sueur recouvre sa peau, la faisant briller sous l’éclairage du salon.

Elle appuie tout son poids sur moi, ses jambes semblant faibles, incapables de la supporter. Mon autre main saisit plus fermement sa taille, enfonçant mes ongles dans sa chair, si fortement que je lui arrache une plainte.

Alors que son corps se crispe, qu’elle bloque sa respiration, qu’elle se resserre sur mes doigts, je m’arrête net. Je retire ma main de son intimité et recule d’un pas. Elle se tourne vers moi, le regard un peu perdu tandis qu’un fin sourire étire mes lèvres.

Dans un geste de pure provocation, je glisse mes doigts dans ma bouche et les suce, profitant de son goût à la fois doux et âpre. Je lâche un grognement de plaisir sans la quitter des yeux. Son regard se voile, le tsunami n’est pas loin…

— Délicieux, la provoqué-je.

— Tu fous quoi, au juste, Heath ?

Sa voix encore fébrile démontre cependant sa colère et sa frustration.

— Mon jeu, mes règles, déclaré-je en souriant de plus belle.

Elle jure dans sa barbe, le regard vissé dans le mien.

— Tu ne peux pas me laisser comme ça, s’écrie-t-elle alors que j’opère déjà un demi-tour. Heath !

Elle me suit dans le couloir où nous croisons Raf, pendu au téléphone. Il me lance un regard qui semble hurler « bien joué, mon pote » alors que je me dirige vers la salle de bains dans l’espoir d’apaiser mon érection. Avant qu’elle n’arrive, j’ai déjà fermé la porte à clef. Scarlett cogne celle-ci en hurlant mon prénom tandis que je retire mes fringues. Ma queue, enfin libérée de sa prison de tissu, se dresse douloureusement.

J’entre rapidement dans la douche et l’empoigne fermement. Je soupire et entame de doux va-et-vient. Mon pouce glisse sur mon gland, pendant que le reste de mes doigts caresse ma longueur.

Je ferme les yeux et, tout naturellement, le visage de Scarlett s’impose sous mes paupières. Mes mouvements s’accélèrent tandis que ses gémissements me reviennent en mémoire, si bien que je ne suis plus certain de la réalité qui m’entoure.

Sa façon de bouger sur mes doigts, comme si moi seul étais en mesure de la soulager. Son souffle lourd de sens. Ses muscles qui se contractent. Son regard perdu entre l’extase et la déception.

Il ne me faut que quelques secondes pour jouir douloureusement. J’appuie ma tête sur le carrelage sombre de la cabine, mordant ma lèvre pour retenir mon gémissement. Bien que vidé, la frustration de ne pas avoir senti sa chair autour de ma queue me fait regretter mon choix de la priver de cet orgasme qu’elle semblait tant chercher. Rien que la faire jouir aurait, très certainement, suffi à combler ce désir brûlant qui me consume doucement, mais sûrement. Toutefois, je sais comment fonctionne Scarlett, offrez-lui la lune bien emballée dans une boîte entourée d’un joli ruban, elle ricanera avant de tourner les talons. Montrez-lui la lune, dites-lui que vous êtes en mesure de l’atteindre pour elle sans lui offrir pour autant et elle la voudra. Encore et toujours.

Notre relation, que je pensais aplanie, est plus dangereuse que jamais. Je la désire, elle me désire, mais quoi qu’on décide, qu’on cède ou qu’on continue à se refuser l’un à l’autre, on souffrira. Quoi qu’il arrive, notre relation est vouée à se terminer dans les larmes et les cris. C’est ainsi depuis le premier jour.

Mon jeu, mes règles… mon cul, ouais ! Ni elle ni moi n’avons un quelconque pouvoir sur cette partie qui dure depuis de nombreuses années. Nous sommes, elle comme moi, pris dans un engrenage infernal qu’on ne maîtrise pas, qu’on ne contrôle pas, qu’on adore détester, qu’on déteste adorer. Une roue qui tourne encore et encore et nous ramène toujours au même point, à la même fin. On se brûle les ailes à trop se désirer.

On crève de ne pas savoir s’aimer.

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