Dracula

BRAM STOKER · Chapitre 31 sur 161

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Dracula

19 juillet

Nous faisons des progrès dans l’étude du cas. Renfield a maintenant toute une colonie de moineaux ; les mouches et les araignées ont presque entièrement disparu. Quand je suis entré dans la chambre, il s’est précipité vers moi en me disant qu’il voulait me demander une grande faveur, une très très grande faveur ; en parlant, il me flattait, tel un chien qui flatte son maître. Je le priai de me dire de quoi il s’agissait, et il reprit, avec dans la voix et dans le comportement, une sorte d’extase :

– Je voudrais un chaton, un joli petit chat avec lequel je pourrais jouer ; je l’élèverais, et je lui donnerais à manger… oh ! oui… je lui donnerais à manger !

En vérité, je ne m’étais pas du tout attendu à ceci, car si j’avais remarqué ses préférences pour des bêtes de plus en plus grosses, je ne pouvais tout de même pas admettre que sa jolie famille de moineaux apprivoisés disparût de la façon dont avaient disparu les mouches et les araignées ; je répondis donc que je réfléchirais. Avant de le quitter pourtant, je lui demandai sur un ton indifférent s’il n’aimerait pas mieux avoir un chat qu’un chaton.

– Oh ! oui, fit-il avec un enthousiasme qui le trahit, un chat ! J’aimerais avoir un chat ! Si je vous demandais un chaton, c’était de crainte que vous ne me refusiez un chat ! Parce que personne ne m’aurait refusé un petit chat, n’est-ce pas ?

 

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