Dracula
15 août
Sans la réveiller, je ramenai les couvertures sur elle. Main-tenant, la porte est fermée à clef, et j’ai eu soin de bien fermer la fenêtre.
Elle est très jolie, reposant ainsi ; mais elle est pâle en ce moment, et ses traits sont tirés. J’ai peur qu’une chose que j’ignore ne l’inquiète. Si je ne pouvais savoir ce que c’est !
15 août
Nous nous sommes levées plus tard que d’habitude. Lucy, fatiguée, s’était rendormie après que l’on nous eut appelées. Heureusement surprise, au petit déjeuner : le père Arthur va mieux et voudrait que le mariage ait lieu le plus tôt possible. Lucy rayonne de joie ; quant à sa mère, elle est heureuse et triste tout ensemble. Elle m’a expliqué son sentiment, un peu plus tard dans la journée. Elle a beaucoup de chagrin à la pensée de devoir se séparer de Lucy, mais elle se réjouit que sa fille ait bientôt un mari qui veillera sur elle. Pauvre Mrs Westenra ! Elle sait, m’a-t-elle confié, qu’il ne lui reste plus longtemps à vivre. Elle n’en a rien dit à sa fille et m’a fait promettre de garder le secret. La moindre émotion risquerait, pour Mrs Westenra, d’être fatale. Ah ! nous avons bien fait de ne pas lui révéler l’aventure de Lucy, l’autre nuit.
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