Dracula

BRAM STOKER · Chapitre 78 sur 161

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Dracula

Télégramme de Van Helsing, Anvers à Seward, Carfax

Retourné maintenant sur le ventre, à la manière d’un chien, il léchait le sang qui avait coulé de mon poignet. Mais je fus assez étonné de voir qu’il se laissait emmener sans difficulté, en répétant à tout moment :

– Le sang, c’est la vie ! Le sang, c’est la vie !

Je ne puis vraiment pas me permettre de perdre de ce sang, serait-ce même en petite quantité ; j’en ai déjà perdu suffisam-ment ces derniers jours, d’autant plus que la maladie de Lucy, avec tout ce qu’elle exige d’endurance et d’efforts de notre part, avec toute l’horreur qu’elle nous inspire à certains moments, devient vraiment éprouvante.

Je n’en peux plus ; il me semble que je tomberai d’épuisement si je n’ai pas une nuit de repos.

Oh ! dormir ! Dormir des heures !

Heureusement, Van Helsing ne m’a pas fait appeler ; aussi j’aurai ces heures de sommeil si nécessaires.

 

Télégramme de Van Helsing, Anvers

à Seward, Carfax

 

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