French Conversation and Composition

Harry Vincent Wann · Chapitre 46 sur 130

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French Conversation and Composition

59. Van Dyck et Rubens

qu'une perruque et le pauvre diable descend au fond de l'eau. Aussi

l'enseigne portait-elle en gros caractères: «Au désavantage des

perruques.»

 

L'exemple était trop juste pour qu'il ne produisît pas l'effet désiré.

Un barbier du même endroit, qui faisait, lui, des perruques, voyant

tous les amateurs terrifiés courir à son confrère le tondeur, se hâta

de fabriquer aussi une enseigne parlante. Il y fit représenter Absolon

mourant accroché aux branches d'un arbre, autour desquelles ses

cheveux s'étaient entortillés, et il écrivit au-dessous ces mots: «S'il

avait eu une perruque!»

 

L'histoire ne dit pas quelle fut l'issue de cette lutte originale. À en

juger par le présent, les perruques perdirent le procès. Leur tour

pourra revenir. Patience! la mode a opéré tant d'autres miracles.

 

59. VAN DYCK ET RUBENS

 

Van Dyck était élève de Rubens. Un jour que ce dernier était sorti

pour prendre l'air, Van Dyck et ses camarades s'approchent de deux

tableaux que Rubens venait d'ébaucher. En se poussant

mutuellement pour voir de plus près, l'un d'eux tombe sur les

ébauches et les efface. Comment faire pour éviter les reproches du

maitre à son retour? «Il faut, dit l'un d'eux, que le plus habile d'entre

nous tâche de réparer ce malheur: je donne ma voix à Van Dyck.»

 

Ses camarades applaudissent. Van Dyck se met à l'œuvre. Il imite

de son mieux le faire de Rubens, qui revient au bout de trois heures.

Rubens porte les yeux sur ce qu'il croit ses ébauches, et dit à ses

élèves inquiets: «Ce n'est pas là ce que j'ai fait de plus mauvais en

ma vie!»

 

Van Dyck connaissait-il Rubens?--Pourquoi Rubens était-il sorti une fois?--Qu'est-ce que ses élèves voulaient voir?--Quel malheur est arrivé?--Comment fallait-il tâcher de le réparer?--Qui s'est chargé de le faire?--Y a-t-il réussi?--Rubens s'est-il douté de quelque chose quand il est rentré?